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07/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 2 avril

Est-ce bien sérieux ?

Composé de seulement quatre feuilles, le Document d'Orientation Budgétaire (DOB) 2010 nous est enfin parvenu mais son contenu - ou plutôt son absence de contenu - nous scandalise.

En effet, comment peut-on se contenter d'un document aussi succinct pour présenter les grandes orientations financières et les onze budgets d'une ville de plus de 20 000 habitants ?

Pour dix de ces budgets, les informations se limitent à l'énumération de leur nom : Eau, assainissements, forêt, bâtiments, Espace G. Sadoul, ordures ménagères, ORU, parkings, office de tourisme.

Pas un seul chiffre, pas une seule explication, pas un seul projet. En un mot : rien.

La lecture de ce document nous conduit étrangement du Brésil à la Chine en passant par l'Europe centrale et l'Inde. C'est seulement à la dernière page que nous arrivons finalement à Saint-Dié et aux « véritables » prévisions budgétaires : enfin des chiffres ! A condition, toutefois, de ne pas être trop difficile, car ces orientations financières se limitent à 5 chiffres prévisionnels.

De qui se moque-t-on ? Des élus ? Des Déodatiens ?


Un maire contre les avancées sociales ?

Dans ce document, C. Pierret écrit, à propos des employés municipaux : « Des contraintes budgétaires extérieures pèsent de plus en plus fortement sur la commune :

- Revalorisation du SMIC,

- Majoration de la rémunération des 14 premières heures supplémentaires de 7 à 25 % ...,

- Hausse des cotisations de retraite,

- Reconduction du dispositif GIPA (garantie individuelle du pouvoir d'achat). »

Pour C. Pierret, ces avancées sociales sont des « contraintes budgétaires ». Pour nous, ce sont des mesures normales et justifiées qui maintiennent le pouvoir d'achat des employés communaux et qui garantissent leur retraite.


Services publics ... privatisés : un jeu de sociétés

Dans ce document d'orientation budgétaire, C. Pierret écrit également : « Afin de garantir aux Déodatiens un grand service public de qualité... »

Quels services publics ?

L'eau ? Concédée à la société Suez.

Les ordures ménagères ? Concédées à la société Sita.

Les transports ? Concédés à la société Véolia.

La restauration scolaire ? Concédée à la société Avenance.

Le chauffage urbain ? Concédé à la société Dalkia.

La piscine ? Cet équipement sera, avec le projet Nova America, confié à une entreprise privée.

Comment C. Pierret peut-il défendre les services publics alors qu'il les a tous privatisés ?


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.