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13/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 9 avril

Remaniement au conseil municipal : l'austérité oui ... mais pas pour tous !

A quelques jours des fêtes de Pâques le maire a fait preuve de « bonté »  lors du conseil municipal du 29 mars. En effet, C. Pierret a opéré un jeu de chaises musicales au sein de la majorité, en mettant à profit l'élection de sa 1ere adjointe au Conseil Régional. Ce cumul des mandats éloignera celle-ci de la gestion municipale ... mais pas de l'indemnité de 1300 euros ! Alors qu'il se targue, en ce temps de crise, de mener « une politique budgétaire rigoureuse », les deux derniers conseillers municipaux de la majorité, jusqu'alors non indemnisés seront dorénavant rétribués. Sur les 35 membres du conseil municipal, seuls les 8 élus de l'opposition ne touchent pas le moindre euro.


Banque de France : le flou artistique !

Un projet de la campagne 2008 refait surface : suite à la faillite du précédent acquéreur, la ville semble être enfin parvenue à céder l'immeuble de la Banque de France à un investisseur dont le nom est toujours gardé secret malgré nos demandes pressantes.

Le projet prendrait la forme d'un "hôtel de luxe classé au minimum trois étoiles". Cette expression contradictoire (un hôtel de luxe commence à quatre étoiles) démontre que ce dossier est pour le moins opaque. De plus, ce projet qui comporterait également une brasserie et un restaurant n'est plus du tout complémentaire à l'offre existante mais apparaît comme très concurrentiel aux commerces déodatiens actuels.


Impôts : Déodatiens, à vos porte-monnaie !

Après la hausse de nombreuses taxes locales (transports, stationnement, eau...) C. Pierret a décidé d'augmenter très fortement les impôts locaux. : 6% pour les taxes foncières et 18,13% pour la taxe d'habitation !

Dans une période où les Déodatiens doivent, plus que d'autres, faire face à une grave crise économique qui rend difficile la vie quotidienne, cette aggravation de la fiscalité locale est profondément injuste.

Injuste, car elle est, pour l'essentiel, due à la suppression d'abattements accordés aux familles pour le calcul de la taxe d'habitation. A travers cette taxe, ce sont tous les Déodatiens, notamment les plus fragiles et les plus démunis, qui seront touchés par cette très forte envolée des impôts.

Injuste, car cette hausse servira notamment à financer une nouvelle augmentation du nombre des élus indemnisés, un service communication pléthorique (coût annuel : plus de 1 million d'euros), des projets pharaoniques et bien d'autres dépenses injustifiées (nous pouvons malheureusement le constater chaque jour dans la vie déodatienne).

Injuste, car dans le même temps, C. Pierret ferme une école à Saint-Dié. Fermeture arbitraire sans aucune concertation avec les parents d'élèves.

Injuste, car 95% des associations, en tenant aussi compte de l'inflation, voient leurs subventions diminuer ou pire disparaître.

Mais, rassurez vous, comme C. Pierret et un certain nombre de ses adjoints n'habitent pas St-Dié, ils ne seront pas du tout concernés par leur décision d'augmenter de 18% la taxe d'habitation !


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.