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22/07/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 16/07/10

Mettons «  les points sur les i » !

Dans une lettre datée du 24 juin et adressée à tous les Déodatiens, C. Pierret tente de justifier sa volteface concernant la fermeture de l’école Camille-Claudel.

Mais rappelons-nous les propos tenus par lui et son équipe depuis février 2010 :

« La décision que j’ai décidé de prendre … »

« J’assume totalement la décision qui vous sera annoncée… »

« Une campagne de désinformation et de manipulation menée par quelques parents d’élèves… »

« Je prends le pari que cette école sera fermée…. »

« Elle [la décision] est ferme et définitive ! … »

Nous connaissons la suite : après plus de deux mois de combat et plusieurs manifestations regroupant de très nombreux Déodatiens de toutes sensibilités, deux parents d’élèves ont dû faire une grève de la faim de 12 jours.

Solidaires de cette lutte, nous avions proposé dès le 12 avril au conseil municipal de surseoir à la fermeture de cette école et de mettre en place une commission de réflexion pour la rentrée 2011/2012.

C’est pourquoi nous nous félicitons du retour à la raison de C. Pierret, aussi tardif soit ce revirement. Ce sont bien nos propositions qu’il tente de s’approprier dans sa lettre du 24 juin :

« J’ai proposé lors du conseil municipal… »

« Je me réjouis que la raison l’ait finalement emporté… »

Mais, avec ce courrier triomphaliste (aux frais des contribuables !), C. Pierret semble sous-estimer l’intelligence des Déodatiens. Car loin d’être dupes, ils  n’oublieront pas que l’irresponsable qui a joué avec les allumettes est celui-là même qui se présente aujourd’hui comme le pompier providentiel et l’homme du consensus.

 

Des travaux urgents ? Circulez !

Pour leur grève de la faim,  les deux parents d’élèves de l’école de Marzelay ont stationné leur véhicule sur la place Jules Ferry. A plusieurs reprises la ville a tenté de les éloigner de cet emplacement.

N’arrivant pas à ses fins, elle a prétexté des travaux : dès 6 heures 30 du matin, kärcher, marteaux piqueurs et autres engins bruyants de chantier entraient en action.

Quelle drôle de façon pour C. Pierret d’être à l’écoute des Déodatiens !

 

La reculade de C. Pierret

Après avoir essayé pendant plus de deux mois de justifier la fermeture d’une école de quartier.

Après avoir demandé à tous ses adjoints et conseillers de défendre l’indéfendable.

Après les propos consternants de son directeur de cabinet, devenu le véritable « maire-adjoint » de notre ville.

Après avoir envoyé les derniers militants « Pierretistes » sur le terrain pour expliquer « le bien fondé » de fermer une école de la république malgré les réactions négatives de nombreux socialistes déodatiens.

C. Pierret a dû se résoudre à accepter nos solutions et a demandé au conseil municipal du 18 juin de revenir sur sa proposition - qu’il avait-lui-même présentée lors de la séance du 12 avril - de fermer l’école Camille-Claudel.

Cette manière de faire, de prendre seul des décisions, de souffler le chaud et le froid n’est pas acceptable et explique cette reculade. Les Déodatiens ne comprennent plus comment C. Pierret essaye de diriger notre ville. L’usure du pouvoir est sans doute l’une des raisons, la quasi absence de C. Pierret de Saint-Dié cinq jours sur sept en est sans doute une autre.

Nous vous rappelons nos propositions de mars 2008 :

  • Pas plus de 2 mandats successifs  pour le maire (12 ans maximum)
  • Pas d’autres fonctions électives (ni député, ni conseiller régional ou général)
  • Un maire présent à Saint-Dié sept jours sur sept

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba


Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr