Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« A-t-on (une fois de plus) menti aux Déodatiens ? | Page d'accueil | Service public en danger ... »

22/10/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) pour L'Echo des Vosges du 15/10/10 (publiée le 22/10)

Développement durable : réalité ou contrefaçon ?

Au sein de la municipalité déodatienne, Mme J. Fresse a l'honneur de porter le titre d'adjointe au développement durable. Que recouvre en réalité cette mission ? Rappelons qu'avant de devenir une formule galvaudée et un slogan servant à vendre de la "peinture verte", le développement durable est un objectif qu'avait défini Mme G. H. Brundtland dans un célèbre rapport de 1987 intitulé Notre avenir à tous, et qu'a popularisé le Sommet de la Terre organisé en 1992 par l'ONU à Rio. En toute rigueur, reportons-nous à cette référence internationale.

Le "développement durable" c'est, selon le rapport Brundtland, un mode de développement qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Remarquons déjà que l'endettement de notre ville, transmis aux futurs Déodatiens qui devront payer un jour, ne va pas précisément dans ce sens.

Le développement durable défini à Rio, c'est par ailleurs une politique qui repose sur trois piliers et concilie trois objectifs : progrès économique, justice sociale et préservation de l'environnement.

L'économie, ce n'est malheureusement pas l'atout majeur de Saint-Dié, dont la désindustrialisation est loin de s'inverser. La pression fiscale dissuasive empêche l'implantation d'entreprises, et les indicateurs du chômage sont parmi les plus inquiétants de la région.

La justice sociale et la solidarité collective : se vérifient-elles quand les services publics élémentaires sont, soit privatisés comme l'eau, soit menacés comme certaines écoles de quartier ? Se vérifient-elles quand certains élus s'installent dans des communes périphériques pour échapper à la fiscalité de la ville qu'ils administrent ?

La préservation de l'environnement : l'équipe municipale y pense-t-elle quand elle modifie sans cesse les documents d'urbanisme pour installer une zone d'activités dans des espaces naturels protégés (Grandes Croisettes) ou lorsqu’elle projette de vendre plus de 250 hectares de forêt (Kemberg) ?   

Enfin, l'Agenda 21 (plan d'action pour le XXIe siècle) signé à Rio invite les collectivités locales à décliner le développement durable à leur échelle, à partir d'un mécanisme de consultation de la population (chapitre 28). Cette démocratie participative, les Déodatiens ne l'ont jamais vue se mettre en place, pas plus que l'Agenda 21 local, réduit à un vague et timide "P3D".

Précisons enfin que la géographe Sylvie Brunel, pilier du FIG et co-auteur avec C. Pierret d'un ouvrage récent sur la question, considère avec mépris que « le développement durable est devenu une véritable religion » et émet régulièrement des doutes sur « la véracité des informations alarmantes sur le devenir de la Terre » (revue L'Histoire n°324, octobre 2007). Même esprit chez leur compère Jean-Robert Pitte qui, en tant que président de la Société de Géographie, vient de décerner un prix à Claude Allègre. Ces trois proches de C. Pierret, pourtant en rien spécialistes du sujet, contestent régulièrement les travaux du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat, prix Nobel en 2007) sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.

Finalement, le développement durable dans la ville de Christian Pierret, est-ce vraiment crédible ?

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr