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« Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 12/11/10 | Page d'accueil | Article dans Vosges Matin (28/11/10) »

22/11/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) et de Demain pour Saint-Dié dans L'Echo des Vosges du 19/11/10

Impôts locaux : des réelles inquiétudes

 

Nos associations Demain Pour Saint-Dié et Union Pour Saint-Dié tiennent à remercier les 180 citoyens-contribuables, déodatiens ou non, venus s’informer et débattre, ainsi que les autres associations participantes qui ont permis la réussite de cette première.

 

Les personnes présentes ont été très intéressées par les explications détaillées des différents intervenants et par les réponses apportées à leurs questions. De ce débat, il ressort une certitude : la très forte hausse de la taxe d’habitation (jusqu’à 30%) est considérée non seulement comme scandaleuse mais également comme injuste car elle touche plus sévèrement les foyers disposant d’un logement modeste.

 

Cette nouvelle surimposition (1 million d’euros d’impôts supplémentaires), va encore faire baisser le pouvoir d’achat des Déodatiens et, ainsi, pénaliser le commerce de notre ville.

 

Les Déodatiens s’interrogent aussi sur les raisons d’une telle augmentation car les autres décisions prises par C. Pierret sont également inquiétantes : ventes du patrimoine communal, projet de cession d’une grosse partie du domaine forestier de notre ville, hausses des taxes communales, volonté de fermer des écoles, endettement toujours aussi démesuré …

 

Les Déodatiens se posent donc à juste titre cette question : des impôts très lourds, mais pour quoi faire ?

Conf-rence d-bat imp-ts locaux.jpg

Parole au peuple

 

La présence massive des citoyens à cette soirée nous conforte dans nos convictions en matière de démocratie participative : il faut plus d’espace d’échange et d’expression à Saint-Dié. Trop de personnes ont le sentiment d’être des « acteurs » pendant les deux mois précédant le scrutin, puis de redevenir simples « spectateurs » pour les six années suivantes…

 

Pour notre part, nous avons toujours pensé que le citoyen devait être associé à la vie de la cité, et ce en dehors du cadre formel et restreint des conseils municipaux, lesquels mettent simplement les administrés devant le fait accompli, en l’occurrence les décisions votées par la majorité municipale.

 

Par conséquent, le « service minimum » de la démocratie représentative a vécu, c’est-à-dire qu’il ne suffit plus d’une réunion publique par quartier, tous les six ans, pour convaincre l’électorat de confier la gestion de la ville et d’une partie de l’argent de ses impôts à une équipe municipale. Si certains s’en accommodent, nous déplorons l’abstention grandissante et la défiance manifestée à l’égard des élus, tous partis confondus.

C’est pourquoi, outre la pratique régulière de conférences-débats, nous proposons également de demander l’avis des Déodatiens grâce à l’utilisation de référendums consultatifs. A ce propos, certains élus parlent de démagogie ; nous avançons plutôt les termes de « démocratie directe » ou plus exactement de « démocratie semi-directe », des élus étant mandatés pour appliquer la volonté populaire sans toutefois se substituer à cette dernière.

D’ailleurs, toujours en lien avec cette notion de démocratie semi-directe, nous voulons réunir des « Assemblées de quartier », présidées par le maire. Car il faut tenir compte des divers problèmes posés, très différents selon l’endroit de la ville où l’on réside. Les habitants voteraient pour élire des représentants, ceux-ci constituant un relais entre le quartier et les conseillers municipaux, afin de faire remonter les informations entre les deux assemblées.

Certes, on peut comprendre la réticence, voire la crainte de certains maires à l’idée de se confronter directement aux remarques et requêtes des citoyens, mais nous pensons qu’il est du devoir du premier magistrat de rester au plus près de la vie quotidienne de ses administrés. Pour ce faire, nous souhaitons un maire à plein temps, sans aucun autre mandat que celui confié par les Déodatiens.

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Ramata Ba et Vincent Benoit