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28/03/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 25/03/11

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[Illustration de Gehu : Tous droits réservés.]

Sommes-nous à l’abri de tout ?

Les récentes catastrophes naturelles et/ou technologiques nous rappellent que nous sommes tous exposés à des risques pour lesquels nous manquons trop souvent d’informations.

Notre ville n’échappe malheureusement pas à ce constat. En effet, s’il existe déjà au niveau préfectoral un plan de prévention des risques naturels (PPRn) concernant les inondations de la Meurthe et de ses affluents, les menaces sismiques sont quant à elles ignorées. Pourtant, les Déodatiens se souviennent du tremblement de terre de 2003 et des dégâts occasionnés sur leurs maisons.

De même, nous manquons de données quant à la qualité de l’air de notre ville. Où est passé le capteur d’air qui était installé rue Thiers ? Cette préoccupation est d’autant plus légitime que la Déodatie a été touchée par le nuage radioactif de Tchernobyl et reste exposée aux rejets industriels et aux pollutions engendrées par le trafic routier.

Nous demandons par conséquent qu’une information régulière et transparente sur ces différents risques soit donnée à tous les Déodatiens à travers tous les supports de communication (mensuel municipal, site Internet …).

 

Un carnaval sans éclat

Le carnaval organisé par la ville a beaucoup déçu petits et grands par son manque d’envergure.  Le quotidien vosgien a même considéré que « le public est quelque peu resté sur sa faim », et « que cette troisième édition du carnaval déodatien manquait un peu de corps, était un peu exsangue ». Il a également souligné que cette manifestation était très en deçà « de ce qui se fait dans de toutes petites communes à deux pas de la ville centre ».

Tout en saluant le travail réalisé par les bénévoles des différentes associations partenaires, nous comprenons la question posée par un bambin : « Dis maman, pourquoi il n’y a pas plus de chars ? » … et nous proposons même d’y répondre.

En se privant, pour des raisons purement politiciennes, du savoir-faire du comité des fêtes de Saint-Dié (Déo d’Anim), organisateur historique du carnaval, la ville n’a pas pu fédérer assez de bénévoles afin de construire un nombre plus important de chars. La municipalisation de cette fête, intervenue il y a trois ans, après plusieurs défilés brillamment réussis par Déo d’Anim, démontre, une fois de plus, que les initiatives des associations et des citoyens ne doivent pas être étouffées dans un simple but de récupération politique. Elles doivent au contraire être encouragées et soutenues, comme nous le proposons dans notre projet pour l’animation de la ville.

 

Langue de bois

Lors du conseil municipal du 4 mars, l’un des points de l’ordre du jour concernait le programme de martelage de bois dans la forêt communale déodatienne. Alors que C. Pierret souhaitait initialement en couper une surface importante, l’ONF, dans un souci de durabilité, a contrarié les plans du premier magistrat en retirant trois parcelles du document d’aménagement présenté par la ville.

Nous avons profité de l’occasion pour interroger publiquement C. Pierret sur ses projets de vente de 250 hectares de la forêt déodatienne. A notre question « Comptez-vous vendre des forêts en 2011 ? », le premier magistrat a courageusement … botté en touche.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr