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30/09/2011

Notre tribune dans le mensuel municipal (octobre 2011)

Une dynamique citoyenne sans parti pris

A l’approche des échéances électorales de 2012, nous réaffirmons notre indépendance vis-à-vis de toutes les formations politiques nationales. Riches de différentes sensibilités républicaines, nous participerons bien sûr en tant que citoyens à ces futurs scrutins mais Union Pour Saint-Dié ne soutiendra aucun candidat, conformément à la ligne de conduite qui est la nôtre depuis mars 2008.

Nous avons fait le choix de consacrer tous nos efforts et toute notre attention au service de tous les Déodatiens. Nous pensons que les intérêts de notre ville doivent primer sur ceux d’un parti ou d’un clan.

Alors que de nombreux Déodatiens souffrent d’un contexte social et économique particulièrement difficile, il est indécent que des ambitions personnelles démesurées ou des considérations partisanes soient les seules préoccupations de certains élus locaux. D’autant plus que cela se fait trop souvent au détriment des enjeux municipaux.

Contrairement à cette posture, notre énergie est totalement concentrée sur les réponses à apporter aux problèmes rencontrés quotidiennement par nos concitoyens : fermeture d’écoles, augmentation du prix de l’eau, hausse des impôts locaux, insécurité, dépenses pharaoniques du projet Aquanova America qui aggraveront un endettement déjà dramatique …

Seule notre démarche de rassemblement de tous les citoyens soucieux de l’avenir de notre ville permettra de construire une alternative responsable, crédible et durable. Nous invitons tous les Déodatiens qui partagent cet objectif à rejoindre notre équipe pour bâtir ce projet porteur d’espoir.

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

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Pourquoi une eau si chère ?

Prix de l-eau Septembre 2011.jpg

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29/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 23/09/11

Centre Aqualudique : Le projet de toutes les folies !

Depuis plusieurs mois nous attirons l’attention des Déodatiens sur le projet pharaonique Aquanova America dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP).

Ce type de contrat est fortement critiqué par la Cour des Comptes qui estime qu’ils « génèrent des coûts de financement bien supérieurs », par l’Ordre des Architectes qui exprime « sa très grande réserve sur cette procédure très onéreuse en raison de la limitation drastique de la concurrence de milliers d’entreprises à 3 ou 4 majors, toujours les mêmes » et par les sénateurs socialistes qui avaient réclamé l’annulation de l’ordonnance créant les PPP et dénoncé une « privatisation larvée ».

La lecture du contrat que C. Pierret s’apprête à signer a malheureusement confirmé nos craintes.

De l’analyse du dossier technique, il ressort que le bassin principal aura une surface de 400 m² (25 x 16). Pourtant, dans les différentes études annexées à ce contrat,  sa dimension est supérieure de 31% (25 x 21 soit 525 m²). Nous sommes donc très loin des « lacs » annoncés par la municipalité et ce d’autant plus que dans la convention d’exploitation ce bassin ne fait plus que 375 m² (25 x 15).

Mais ce projet n’est pas seulement grave pour ses incohérences, il l’est surtout pour son aspect financier.

Le coût de cette piscine est pour l’instant estimé à plus de 21 millions TTC. Pour assurer son financement, les actionnaires, dans un grand geste de générosité, apporteront…. 73 000 euros !

Le reste proviendra de subventions (3 millions d’euros), de remboursement de TVA (3 millions d’euros), d’emprunts (12 millions d’euros) et…. d’une avance de la ville !

En effet, si l’ouverture de ce centre est seulement prévu en février 2014 (soit quelques jours avant les prochaines élections municipales), les contribuables déodatiens devront payer, dés 2012, des « avances sur loyers » pour un montant global de 3 millions d’euros hors taxes.

Malgré cette avance et l’espoir d’encaisser plus d’une million de recette annuelle provenant des entrées, le total des loyers à payer pour les 25 années du contrat est démesuré : 63  millions TTC.

Ce montant astronomique provient de la prise en charge par la ville de toutes les dépenses de l’exploitant. C’est ainsi que l’article 68.1 prévoit : « Toutes les taxes, que ce soit en phase de construction ou en phase d’exploitation seront refacturées à…la ville» et même une évolution de la fiscalité puisque « les conséquences des évolutions de la réglementation fiscale seront à la charge de la ville »

Et que dire de l’annexe 10 dans laquelle sont listées d’autres dépenses laissées à la charge de la ville :

-        l’éclairage des extérieurs,

-        les factures d’eau (coût annuel : 110 000 euros TTC),

-        le coût du chauffage (coût annuel : 169 000 euros TTC).

Au total, c’est 74 millions d’euros que les contribuables déodatiens payeront pendant les 25 années de ce contrat dramatique pour notre ville.

Mais rassurez-vous, si tous ces chiffres vous donnent le vertige, les « intérêts » du Partenaire Privé de ce PPP et de ses actionnaires sont bien préservés car dans le  plan de financement, il est écrit que l’« objectif de rémunération est un taux de rentabilité de 12% ».

Chers contribuables déodatiens à vos porte-monnaie !

 

Aquanova-1.jpg

Illustrations : Gehu (Tous droits réservés)

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

20:51 Publié dans Aquanova America | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquanova america, nova america, ppp, partenariat public privé | | |  Facebook

24/09/2011

Conseil municipal du 23 septembre 2011 : Votes et interventions des élus du groupe Union Pour Saint-Dié

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En début de séance, il est officiellement annoncé que Mme Marangoni, adjointe aux Finances, a démissionné de son mandat « pour raisons personnelles » et qu’elle est remplacée, en tant que conseillère municipale, par Mme Taruffi (N°30 de la liste de C. Pierret, le colistier N°29 ne souhaitant pas siéger « pour raisons personnelles et professionnelles »).

Les postes de membre de différentes commissions confiés à Mme Marangoni sont ainsi réattribués entre plusieurs conseillers.

Serge Vincent obtient qu’à cette occasion il soit également procédé à la réattribution des postes qui avaient été confiés aux deux conseillers municipaux ayant démissionné il y a quelques mois. Ce point n’ayant pas été prévu à l’ordre du jour, il a lieu en fin de conseil, après suspension de séance.

 

C. Pierret propose de voter ces réattributions à main levée, sans vote à bulletin secret.

POUR.


1. Adoption du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 8 juillet 2011


ABSTENTION.


Point d’information économique relatif à la pépinière d’entreprises


(Point d’information, sans vote).


2. Aquanova America – Signature du contrat de partenariat

 

CONTRE :

Nous votons contre un contrat qui sacrifie l’intérêt général à des profits privés et qui provoquera la faillite de notre ville !


Jean-Louis Bourdon puis Serge Vincent interviennent pour détailler les conséquences d’un contrat que de nombreux conseillers du groupe pierretiste ne semblent pas avoir lu avec toute l'attention nécessaire.

MM. Bourdon et Vincent rappellent tout d’abord que, de conseil en conseil, ce projet a vu son coût augmenter au fil des mois, parallèlement à des prestations constamment revues à la baisse.


De manière générale, les partenariats public-privé (PPP) sont fortement critiqués par :

- la Cour des Comptes, qui estime qu’il « génèrent des coûts de financement bien supérieurs » ;

- par l’Ordre des Architectes, qui exprime « sa très grande réserve sur cette procédure très onéreuse en raison de la limitation drastique de la concurrence de milliers d’entreprises à 3 ou 4 majors, toujours les mêmes » ;

- et par les sénateurs socialistes qui, en dénonçant  une « privatisation larvée », avaient réclamé l’annulation de l’ordonnance créant les PPP.

 

On observe déjà, dans d’autres villes, que les PPP entraînent des surcoûts et qu’ils forcent les communes à emprunter à des taux deux fois plus élevés que d’habitude.

 

En outre, le contrat de PPP concernant Aquanova America, rédigé et « amendé » en toute précipitation moins de dix jours avant ce conseil (J.-L. Bourdon fait remarquer que des plans inclus dans le contrat sont datés du 14 septembre), est particulièrement mal ficelé.

De l’analyse du dossier technique, il ressort que le bassin principal aura une surface de 400 m² (25 x 16). Pourtant, dans les différentes études annexées à ce contrat, sa dimension est supérieure de 31% (25 x 21, soit 525 m²). Nous sommes donc très loin des « lacs » annoncés par la municipalité et ce d’autant plus que, dans la convention d’exploitation, ce même bassin ne fait plus que 375 m² (25 x 15).


Mais ce projet n’est pas seulement grave pour ses incohérences formelles, il l’est surtout pour son aspect financier.

 

Le coût de cette piscine est pour l’instant estimé à plus de 21 millions TTC.

Or, les actionnaires, à propos desquels M. Arena affirme qu’ils possèdent des « milliards » d’euros de capital, n’apporteront que … 73.000 euros !

Le reste proviendra de subventions (3 millions d’euros), de remboursement de TVA (3 millions d’euros), d’emprunts (12 millions d’euros) et ... d’une avance de la ville.

En effet, si l’ouverture de ce centre est seulement prévu en février 2014 (soit quelques jours avant les prochaines élections municipales), les contribuables déodatiens devront payer, dès 2012, des « avances sur loyers » pour un montant global de 3 millions d’euros hors taxes.

 

Malgré cette avance et l’espoir d’encaisser plus d’une million de recette annuelle provenant des entrées, le total des loyers à payer pour les 25 années du contrat est démesuré : 63  millions TTC.

Ce montant astronomique provient de la prise en charge par la ville de toutes les dépenses de l’exploitant. C’est ainsi que l’article 68.1 du contrat prévoit que « toutes les taxes, que ce soit en phase de construction ou en phase d’exploitation seront refacturées à la ville » et, qu’en cas d’évolution de la fiscalité, « les conséquences des évolutions de la réglementation fiscale seront à la charge de la ville ».

 

La participation de la commune aux profits futurs est plafonnée, mais pas sa participation aux frais ! Ce contrat n’a pas été négocié dans l’intérêt de la collectivité.

 

D’autres dépenses laissées à la charge de la ville sont encore listées dans l’annexe 10 :

- l’éclairage des extérieurs ;

- les factures d’eau (coût annuel : 110 000 euros TTC) ;

- le coût du chauffage (coût annuel : 169 000 euros TTC).


Au total, c’est 74 millions d’euros que les contribuables déodatiens puis leurs enfants payeront pendant les 25 années de ce contrat dramatique pour notre ville.


La dette par habitant est pourtant déjà supérieure de 61% (1.700 euros par habitant, contre 1.082) à la moyenne des villes de la même strate !

Nous prenons acte de la déclaration de C. Pierret, qui prétend, contrairement aux révélations récentes du journal Libération (qu’il qualifie à l’occasion de « torchon » et de « journal de diffamation », propos auxquels nous refusons naturellement de nous associer), que cette dette ne serait pas aggravée par des emprunts toxiques.

Cependant, nous ne pouvons qu’être alarmés par l’ampleur actuelle de cette dette, à laquelle le montant du PPP sera intégré, conformément à une nouvelle disposition légale, d’ici moins de quatre ans.


3. Attribution de subventions à différentes associations

 

POUR :

Convaincus de la nécessité de soutenir les initiatives des associations déodatiennes, nous sommes favorables à l’attribution de telles subventions (malgré nos interrogations au sujet de deux d’entre elles).

Catherine Saint-Dizier attire cependant l’attention des membres du conseil sur la nécessité de respecter l’article 432-12 du Code pénal en ne prenant pas part au vote de subventions à des associations dans lesquelles ils occuperaient des postes importants (présidence, vice-présidence voire d’autres postes de membre du bureau). Serge Vincent rappelle qu’il avait déjà souligné ce point du droit, dont l’importance a depuis été confirmée par M. le Sous-Préfet.


4. Dotation de développement urbain 2011 – Approbation des plans de financement


POUR.


5. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 88.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Touraine

6. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 150.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Île-de-France

7. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 460.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné à financer l’acquisition d’un terrain situé rue de la Menantille à Saint-Dié-des-Vosges


POUR.

Concernant le point 7, nous nous interrogeons toutefois sur le « stock » de terrains à bâtir (et parmi lequel certaines parcelles semblent « gelées ») dont dispose actuellement le Toit vosgien.


8. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Eric Huguenin [19, chemin de la Côte Saint-Martin]

9. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Hayri Karakaya [22, rue de la Grotte]

10. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Mehmet Uslu [35, rue Erckmann Chatrian]


Serge Vincent rappelle qu’il est impératif de moraliser la vie politique et que de telles remises de pénalités ne pourraient être légitimes que si elles étaient accordées à des personnes en difficulté financière et non à des particuliers qui auraient pu payer en temps et en heure. C’est une question de solidarité, dont nous faisons un principe général qui ne saurait souffrir d’exception.

Nous nous

ABSTENONS

donc d’exprimer un quelconque accord à ces demandes de remise de pénalités, qui seront malheureusement reportées sur tous les contribuables au profit de particuliers ayant manifestement les moyens d’engager des travaux coûteux.


11. Taxes et produits irrécouvrables – Admission en nonvaleur

 

POUR.

 

12. Taxe sur la consammation finale d’électricité – Fixation du coefficient multiplicateur unique

 

CONTRE :

Sébastien Rochotte intervient pour souligner qu’en faisant passer la part communale de 8 à 8,12% (alors qu’une telle actualisation de montant n’est pas obligatoire), C. Pierret et ses colistiers provoqueront immanquablement une augmentation de cette taxe, qui touche davantage les foyers à revenus modestes. Nous sommes contre cette mesure antisociale.


13. Modulation du taux de la taxe sur les surfaces commerciales


CONTRE :

Dans un contexte difficile où de nombreux emplois sont en jeu, il ne nous paraît pas pertinent de fixer ce taux à son coefficient maximal. Nous demandons par conséquent le maintien de cette taxe à son niveau actuel.


14. Réforme de la fiscalité de l’urbanisme et de l’aménagement – Délibération fixant le taux et les exonérations facultatives en matière de taxe d’aménagement communale


CONTRE :

Le projet de délibération prévoit d’exonérer de 50% les surfaces excédant 100 m² pour les constructions à usage de résidence principale financées à l’aide du PTZ+. Il semblerait plus logique d’exonérer de 50% les 100 premiers m² et, par conséquent, d’aider prioritairement les foyers les moins aisés (qui ne peuvent assumer les frais de construction de grandes maisons) avant ceux qui ont les moyens de faire bâtir de vastes édifices.


15. Renouvellement du partenariat et convention d’objectifs avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges


POUR.


16. Convention de délégation de service public [DSP] du réseau de transports publics conclu avec la société Bus Est – Avenant N°5


NOUS REFUSONS DE PRENDRE PART AU VOTE.

Nous refusons de cautionner une pratique irrégulière et illégale - déjà épinglée en 2008 par la Chambre régionale des comptes - consistant à faire voter une décision déjà mise en application. En effet, comme le fait remarquer Sébastien Rochotte, cet avenant à la convention de DSP concernant les transports en commun a été signé le 4 septembre et mis en œuvre les jours suivants.


17. Forêt communale soumise – Contrat d’approvisionnement spécifique aux bois mitraillés


POUR.

Nous regrettons toutefois que Mme Fresse ait refusé de nous indiquer l’attributaire de ce contrat.


18. Cession à Réseau ferré de France (RFF) au titre de la compensation – Cession de ces parcelles dans le domaine public de l’Etat par compensation des emprises de la ligne grande vitesse


CONTRE :

Nous nous opposons à la vente de cette forêt, présente dans le patrimoine communal depuis la Révolution. Cette vente privera pour toujours notre commune d’un revenu important (entre 150.000 et 200.000 euros par an), d’autant plus que les bois de ces parcelles étaient à maturité.


19. Déclassement du domaine public d’une parcelle située le long de l’avenue de l’Egalité


POUR.


20. Echange de terrains entre la ville de Saint-Dié-des-Vosges et M. Raymond Pauly [18, rue des Jonquilles]


POUR.


21. Délégation de la ville à l’établissement foncier de Lorraine (EPFL) pour l’acquisition de l’immeuble du tribunal de grande instance


POUR le projet d’acquisition de cet immeuble (via l’EPFL dans un premier temps), mais, contrairement au projet de C. Pierret visant à y installer un « Institut international de géographie appliquée » (qui pourrait trouver sa place ailleurs, près de la gare TGV ou dans un autre quartier de notre ville), nous restons attachés à notre projet d’une maison de retraite qui permettrait le maintien de nos aînés au cœur de la vie de la cité et à proximité des services.


22. Proposition d’achat pour la médiathèque Victor Hugo de deux livres reliés en marqueterie par le relieur d’art de renom Alain Taral


Ce point, qui avait été retiré in extremis de l’ordre du jour du conseil du 8 juillet, n’est toujours pas rédigé dans des termes satisfaisants : il n’est pas normal de voter l’acquisition d’une œuvre avant de voter la demande de subvention la plus élevée possible. D’autant plus qu’il n’y avait pas plus d’urgence à voter cette acquisition en septembre qu’en juillet.

 

En outre, dans le rapport de Mme Fève-Chobaut, il est mentionné plusieurs œuvres données aux collections de la ville par les artistes (Laura Pitscheider, Hardin Plischki, Kijno) et par les mécènes (Jean et Mathilde Bertho, des « Amis de la Fondation Goll »). Or, dans le cas présent, il ne s’agit pas de don mais bien d’une proposition d’achat (4.700 euros pour deux reliures d’art contemporaines réalisées en 2004 et 2010).

Pourquoi ne pas proposer à M. Taral de suivre les admirables précédents de ses généreux confrères en faisant don de ses œuvres à sa ville natale ? Il en serait sans doute honoré, sa réputation n’étant plus à faire (il a été lauréat du prix Liliane Bettencourt en 2000, dans la catégorie « Métiers du bois et de la facture instrumentale »).


POUR (après amendement du projet de délibération),

 

Il est évidemment souhaitable que la ville puisse enrichir son patrimoine et ses collections concernant Yvan et Claire Goll, mais de préférence avec des œuvres directement liées à ce couple d’amis des Lettres et des Arts ou à son époque (entre les années 1920 et 1970, c'est-à-dire entre la participation d’Yvan au mouvement surréaliste et le décès, en 1977, de sa veuve, Claire). Toute politique d’acquisition nécessite des choix rigoureux pour ne pas mêler dans un même ensemble des œuvres trop dissemblables en termes de pertinence ou d’authenticité. (Cette réflexion générale est également valable dans le cas du choix des œuvres d’une exposition).


23. Personnel territorial – Création et suppression de postes


POUR.


24. Compte-rendu des décisions du maire + Tableau état des marchés attribués du 9 juin au 9 septembre 2011


(Point d’information, sans vote).

Deux des marchés attribués ne peuvent que soulever nos questions :

- le nettoyage de véhicules municipaux, attribué à la société SINEO. On nous répond, pour justifier cette privatisation, que le personnel communal n’était plus en mesure de procéder efficacement à ce travail de nettoyage.

- une mission d’expertise et de méthodologie (31.000 euros), dont C. Pierret nous informe qu’elle a été attribuée au « consultant qui réorganise l’organigramme ».


25. Questions diverses

 

(Illustration : Détail d'une photographie placée dans le domaine public par Ji-Elle).

22/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 16/09/11

La vérité sur l’école : flou, mépris, acharnement

Dans l’éditorial du dernier magazine municipal, C. Pierret annonce 2,7 millions d’euros d’investissement dans les écoles sans préciser sur combien d’années s’étaleront ces dépenses. Souhaitons que ce ne soit pas qu’un effet d’annonce au vu de la faiblesse de ceux-ci ces dernières années (à peine plus de 300 000 euros). D’autant que les chiffres concernant la nouvelle école primaire Georges Darmois varient dangereusement. Evalués à :

- 1,5 million d’euros lors du conseil municipal du 14 avril 2011 (cf. Echo des Vosges du 22 avril)

- 2 millions d’euros dans le bilan de mi-mandat de juin 2011

- puis à plus de 2 millions d’euros (cf. le magazine municipal de septembre)

- ils sont désormais estimés à 2,5 millions d’euros dans le quotidien vosgien du 6 septembre.

Bonjour l’inflation ! M. Pierret, quel est le bon chiffre ?

La rentrée scolaire 2011-2012 bis.jpg

Cette rentrée scolaire a vu plusieurs regroupements d’écoles. Contrairement au discours officiel, cela s’est fait sans réelle concertation et malgré une forte opposition des parents d’élèves concernés (Fernand Baldensperger et Gaston Colnat). Par ailleurs, il est malheureusement à craindre que cette politique conduise à des fermetures de classes dès la rentrée prochaine.

De même la municipalité prétend n’avoir « jamais varié sur la primauté du bien-être et de l’épanouissement de l’enfant ». Mais que vont penser les élèves des classes élémentaires de Gaston Colnat désormais à l’étroit dans leurs locaux ? Ainsi, ils doivent désormais se contenter de deux fois moins de sanitaires et d’un seul WC pour les garçons.

Ceux de l’école maternelle Baldensperger ont perdu leurs baies vitrées quand on les vante comme un atout de la future extension de l’école Georges Darmois. Ces enfants ont eu droit pendant quelques heures le jour de la rentrée à une école très fleurie. Mais toutes ces plantes sont reparties … peu après le passage du maire et ses invités.

Ce bel environnement n’était donc pas valable pour eux ?

Jongleur.jpgIllustration : Gehu (Tous droits réservés)

En ce qui concerne l’école Camille Claudel de Marzelay, depuis plus d’un an, et à plusieurs reprises, la mairie a été informée de la présence d’une fuite d’eau dans la toiture au dessus de la cantine. Rien n’a été fait. Alors que dire de la décision prise « en catimini » de fermer la cantine de l’école et de transporter les enfants en bus vers celle de Baldensperger, sans l’accord préalable des parents ?

Outre le caractère illégal de ce transfert et le mépris affiché à l’encontre des enfants et leurs parents, on peut s’indigner du préjudice subi par ces élèves contraints de perdre une partie de leur temps de détente en le passant dans un bus.

Comment devant cela ne pas croire à un acharnement contre Marzelay ?


Les conseillers municipaux UPS : Catherine Berruet, Francine Walter, Ramata Ba, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

17/09/2011

A noter dans vos agendas : conseil municipal le vendredi 23 septembre

Voici l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil municipal, qui se tiendra à l'hôtel de ville vendredi 23 septembre à 19h30 :

 

1) Adoption du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 8 juillet 2011

2) Aquanova America - Signature du contrat de partenariat

 

3) Attribution de subventions à différentes associations

4) Dotation de développement urbain 2011 - Approbation des plans de financement

5) Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit Vosgien pour un emprunt de 88 000 € souscrit auprès de la caisse de dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Touraine

6) Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit Vosgien pour un emprunt de 150 000 € souscrit auprès de la caisse de dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Ile-de-France

7) Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit Vosgien pour un emprunt de 460 000 € souscrit auprès de la caisse de dépôts et consignations destiné a financer l'acquisition d'un terrain situé rue de la Ménantille à Saint-Dié-des-Vosges

8) Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d'urbanisme concernant monsieur Eric Huguenin

9) Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d'urbanisme concernant monsieur Hayri Karakaya

10) Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d'urbanisme concernant monsieur Mehmet Uslu

11) Taxes et produits irrécouvrables - Admission en non-valeur

12) Taxe sur la consommation finale d'électricité - Fixation du coefficient multiplicateur unique

13) Modulation du taux de la taxe sur les surfaces commerciales

14) Réforme de la fiscalité de l'urbanisme et de l'aménagement - Délibération fixant le taux et les exonérations facultatives en matière de taxe d'aménagement communale

 

15) Renouvellement du partenariat et convention d'objectifs avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges

16) Convention de la délégation de service public du réseau de transports publics conclu avec la société Bus Est - Avenant n°5

17) Forêt communale soumise - Contrat d'approvisionnement spécifique aux Bois Mitrailles

18) Cession à réseau ferré de France (R.F.F.) au titre de la compensation - Cession de ces parcelles dans le domaine public de l'Etat par compensation des emprises de la ligne grande vitesse

 

19) Déclassement du domaine public d'une parcelle située le long de l'avenue de l'Egalité

20) Echange de terrains entre la ville de Saint-Dié-des-Vosges et monsieur Raymond Pauly

21) Délégation de la ville à l'établissement foncier de Lorraine (E.P.F.L.) pour l'acquisition de l'immeuble du Tribunal de Grande Instance

 

22) Proposition d'achat pour la médiathèque Victor-Hugo de deux livres reliés en marqueterie par le relieur d'art de renom Alain Taral

 

23) Personnel territorial - Création et suppression de postes

24) Compte-rendu des décisions du Maire + tableau état des marchés attribués du 9 juin au 9 septembre 2011

25) Questions diverses

 

Nous vous rappelons que vous pouvez également consulter le compte-rendu de nos votes et interventions au conseil municipal du 8 juillet 2011 (cliquez sur le lien).

15:19 Publié dans Conseil municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil municipal | | |  Facebook

14/09/2011

"Valoriser" le patrimoine naturel déodatien : une nécessité

Roche St-Martin 5 Septembre 2011.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 09/09/11

Une « drôle » de communication


Avec un cabinet du maire comprenant un directeur, un directeur adjoint et nombre de collaborateurs, les Déodatiens sont en droit de penser que les invitations pour la prise de fonction d’un nouveau sous-préfet sont envoyées à toutes les personnes concernées. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

En effet, si le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts s’est déroulé en présence de nombreux élus, acteurs de la société civile et représentants du monde patriotique, nous n’avons pu participer à cette cérémonie, faute d’invitation. Ceci au mépris du plus élémentaire respect des principes républicains !

 

Suite aux démissions de Nathalie Mandra et de Michel Boulet, c’est tout naturellement Catherine Saint-Dizier et Sébastien Rochotte, dixième et onzième de la liste menée au second tour des élections de mars 2008 par Damien Parmentier, qui entrent de fait et de droit au conseil municipal.

Le magazine Notre Saint-Dié des Vosges, dont l’objet est d’informer les Déodatiens sur la vie politique de notre ville, a « oublié » de présenter ces deux nouveaux élus de notre groupe UPS. Pourquoi cet oubli ?

 

Avec son projet Aquanova America, C. Pierret nous promet non pas des bassins mais des « lacs » dont l’un sera « estival… en période d’été » et d’une profondeur abyssale d’« 1,20 m ».

Les espaces extérieurs deviennent « plaine sportive » et « prairie ensoleillée » pour atteindre de lointains rivages anglo-saxons avec « aquabuilding, aquabiking, fitness, coaching, cardio-training » et surtout « kid’s mania ». Plus fort, « le lac sportif… variera de 6 lignes d’eau de 2,5 m [soit 15 mètres] à 8 lignes d’eau de 2 m [soit 16 mètres] » … et s’élargira donc d’1 m. Sans doute sous la pression de l’eau !

Superlatifs, franglais et inepties sont-ils les marques de fabrique d’un service communication pléthorique avec à sa tête un directeur de la communication et de la promotion ?

La logique ou le bon sens voudrait qu’une ville figurant en bonne place dans le triste palmarès des villes les plus endettées de France accepte de faire quelques économies, notamment en réduisant la communication interne.

Saint-Dié ne connaît pas la crise ! Rien ne peut endiguer l’autosatisfaction et la suffisance de la majorité municipale. Mesdames et messieurs les pierretistes, il est vraiment temps de gérer autrement l’argent des contribuables déodatiens !


Les conseillers municipaux UPS.

Un service comm' qui en vaut le coût ?

22 juillet-28 août 2011.jpg

13:43 Publié dans Arrêt sur image, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communication, tourisme | | |  Facebook

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 02/09/11

Une politique culturelle pour tous

 

Nous voulons faire de notre ville un carrefour des cultures. Pour cela notre projet repose sur trois grands principes et s’appuie sur trois axes principaux.

 

Trois grands principes :


1° La Culture représente un des enjeux de l’éducation

La Culture constitue un outil de la réussite éducative, une aide à l’égalité des chances et à la prévention de la délinquance. C’est pourquoi nous en faisons un enjeu d’éducation. La Culture doit symboliser la liberté de l’esprit, en dehors de toute idéologie. Il faut déceler et soutenir l’émergence de nouveaux talents, de nouveaux désirs d’Art.

 

2° La Culture représente un des enjeux de l’intégration

La mixité de la population génère des attentes et des besoins très divers. Elle constitue une richesse qu’il convient de valoriser et de faire vivre comme élément fort du lien social. Un lien social au sein de la vie de chaque quartier, par le développement d’actions culturelles de proximité : expositions, animations, présentations d’œuvres…

 

3° La Culture représente un des enjeux du partage

Les politiques culturelle, éducative et sportive, bien que de natures différentes doivent poursuivre des objectifs similaires : favoriser l’accès à tous les domaines de la connaissance, aider à l’émancipation des individus, développer la responsabilité et encourager l’engagement collectif. La politique culturelle ne doit pas fonctionner en vase clos mais au contraire s’ouvrir à tous les Déodatiens.

 

Trois axes principaux :

 

1° Dès à présent, la nécessité d’organiser des états généraux de la culture s’impose. Ils permettront (en partenariat avec les habitants, les associations, les représentants des établissements culturels, les artistes et les créateurs), de définir les attentes, d’évaluer les besoins et de bâtir les cohérences nécessaires.

 

2° A partir de cet état des lieux, il faudra établir un plan d’action mobilisant au mieux les créatifs culturels déodatiens pour toucher tous les publics, stimuler l’expression et la créativité, valoriser les spécificités des différents groupes sociaux et développer les échanges. Comme nous voulons éviter que la Culture ne s’oriente trop vers une approche élitiste, nous souhaitons une politique culturelle partagée qui doit viser à organiser des événements liés à la vie des habitants, à leur histoire, à leurs pratiques associatives, culturelles et artistiques. Elle doit répondre à la volonté de tisser des liens de proximité et intergénérationnels. Faire la fête tous ensemble par la Culture, en des lieux et des moments donnés, permettra de surmonter nos différences dans la recherche d’un mieux vivre-ensemble.

Bien entendu, des événements de ce type ne se décrètent pas mais se construisent collectivement.

La concertation sera ensuite assurée par une commission culturelle élargie dont la composition sera définie lors de ces états généraux. Elle aura pour but d’en conserver l’esprit.

 

3° Enfin, l’un des moyens de mise en œuvre de cette politique culturelle passe par la construction d’une salle de spectacles, polyvalente, conforme à nos besoins et surtout compatible avec nos moyens financiers. En complément de l’Espace Georges Sadoul, il est souhaitable qu’elle soit réalisée dans le cadre d’une coopération intercommunale.

 

Les conseillers municipaux UPS.