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29/10/2011

Notre tribune dans le mensuel municipal (novembre 2011)

Une dette explosive

Le Journal du Dimanche [JDD] du 9 octobre publie le palmarès 2010 des grandes villes les plus endettées : Saint-Etienne pointe en tête avec 2 158 € par habitant, suivi de Marseille (2 118 €).

Pour Saint-Dié, en retenant les chiffres des comptes administratifs 2010, nous obtenons la somme exorbitante de 2 251 €.

Le JDD précise : « La bombe est amorcée. Dans une relative opacité, des centaines de villes sont en proie à un endettement fulgurant. La faute aux emprunts toxiques distribués par des banques peu scrupuleuses, à la naïveté de certains élus et à des projets trop ambitieux ».

Un article du journal Libération intitulé « Votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? » nous informe que nous sommes aussi concernés par ces financements hasardeux. Ce quotidien s’est procuré « un fichier confidentiel de la banque Dexia » qui évalue le montant des emprunts dangereux pour notre ville à 19 656 000 € et les surcoûts à payer par les Déodatiens à 3 582 000 €.

La quasi-totalité de ces emprunts, dont la vente est aujourd’hui « prohibée » selon le journal Le Monde, a été souscrite le 1er mai 2008, bizarrement au lendemain des dernières élections municipales…

Libération conclut : « L’addition pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu’en 2025 ou 2030 [2032 pour notre ville], ces emprunts toxiques n’ont pas fini de pourrir la vie des collectivités [et] des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics ».

Face à cette dette explosive, nous proposons :

- de renoncer au projet de piscine AquaNova qui aggravera de manière irréversible notre surendettement,

- de saisir, comme l’ont fait une soixantaine de maires, le médiateur désigné par les pouvoirs publics pour renégocier nos emprunts.

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

28/10/2011

Mobilisation contre la fermeture de L'Entracte

L-Entracte octobre 2011.jpg

Fermetures.jpg

Illustration : Gehu (tous droits réservés).

09:19 Publié dans Arrêt sur image | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'entracte | | |  Facebook

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 21/10/11

La vérité !

Dans l’éditorial du magazine municipal du mois d’octobre, intitulé « Un devoir de vérité » C. Pierret a non seulement perdu le sens des responsabilités mais aussi celui du mot « vérité ».

Lâché par plusieurs de ses anciens adjoints aux finances, comment peut-il écrire que la dette de notre ville (51 millions d’euros) diminue alors que nous allons payer en plus 70 millions d’euros pendant les 25 ans du contrat de location de la piscine Aqua Nova ?

La vérité, les Déodatiens aimeraient la connaître sur « les emprunts toxiques ». Selon « un fichier confidentiel de la banque Dexia », révélé par Libération, ils sont évalués pour notre ville à 19 656 000 euros et vont entraîner un surcoût de 3 582 000 euros à payer par les contribuables.

La vérité, c’est aussi reconnaître le bien-fondé de nos propositions comme :

- une maison d’accueil pour personnes âgées en centre ville et non pas à l’écart des commerces et des autres services ;

- un service de distribution de l’eau en régie municipale et non une privatisation rallongée jusqu’en 2023, alors qu’il était possible d’arrêter le contrat dès 2014 et sans pénalités ;

- une diminution des impôts et taxes et non une surimposition insupportable pour de nombreuses familles déodatiennes ;

- le développement et l’entretien de notre patrimoine communal et non la vente de nos forêts ou de nos bâtiments ;

- une piscine pour les scolaires et les adultes en intercommunalité et non un projet Aquanova hors de prix ;

- une voie verte tout le long de la Meurthe et de vraies pistes cyclables et non des portions de bandes cyclables étroites et dangereuses ;

- des aménagements urbains favorisant le déplacement des personnes à mobilité réduite ou des familles avec de jeunes enfants et non des réfections de trottoirs inadaptées ;

- un nouveau plan de circulation et non des rues et des carrefours encombrés ;

-  la diminution des zones de stationnement payant et non pas une politique du tout payant néfaste à l’activité commerciale et touristique de la ville ;

- la consultation des Déodatiens par un référendum citoyen et non pas la suppression des conseils de quartier ;

- l’organisation des assises du sport afin de recenser les besoins des bénévoles et non pas des « coups » médiatiques très onéreux et sans lendemain ;

- une politique éducative réellement prioritaire et non pas la fermeture d’écoles de la République ;

- le maintien d’un espace musical de centre ville pour les jeunes et non pas la fermeture de L’Entracte ;

- la construction d’une salle polyvalente intercommunale pouvant accueillir concerts, spectacles, expositions, salons (loisirs, tourisme, énergies renouvelables,..), et non pas la vente du Centre Schuman, privant ainsi Saint-Dié d’un espace d’animation de centre ville.

Oui, Monsieur Le Maire, nous avons des projets ambitieux pour notre ville répondant aux attentes de nos concitoyens et adaptés à nos finances. Des projets qui éviteront à plusieurs générations de payer vos dangereux choix politiques !

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

21/10/2011

Entre compromission et démission, ils ont choisi ...

Adjoints aux finances Octobre 2011.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 14/10/11

Démissions, expulsions, manifestations

Elle avait annoncé sa démission du conseil municipal quelques heures avant le vote par ses colistiers de la signature du dangereux contrat « Aquanova America ». Dans le quotidien local du 1er octobre, Mme Marie-José Marangoni, adjointe aux Finances depuis 2008, a évoqué les raisons de sa décision, présentant avec beaucoup de tact plusieurs défauts de la gouvernance pierretiste : visions à court-terme (manque de « réflexion »), « inertie » et incapacité à se remettre en cause (une « certaine difficulté à changer les habitudes ») … Ainsi, quand Mme Marangoni a déclaré : « Démissionner, pour moi, c’est avouer une faiblesse », il ne fallait pas y voir une autocritique mais bien la prise de conscience de la « faiblesse » de la politique gestionnaire de C. Pierret.

Quelques années avant Mme Marangoni, c’est Serge Vincent qui avait décidé de ne plus cautionner certaines pratiques en renonçant à cette même délégation aux Finances. En 2010, une autre colistière de C. Pierret avait démissionné du conseil lors des violentes attaques du premier magistrat contre l’école Camille-Claudel.

aquanova america,nova america,finances,l'entracte,déod'anim,pierret,marzelay,école camille claudel,quai carnot,manifestationCes démissions sont d’autant plus courageuses qu’il peut être risqué de refuser de servir le camp Pierret. Le comité des fêtes, Déo d’Anim, avait ainsi été expulsé de son local avec pertes et fracas. Aujourd’hui, c’est au tour du gérant de « L’Entracte », lieu de convivialité et de concerts rock bien connu des Déodatiens, de se voir brutalement mis à la rue. Il est vrai qu’il avait eu le « tort » d’accueillir en ses murs des conférences-débats totalement étrangères à la communication officielle ...

Le 1er octobre, un cortège de 150 personnes a défilé contre cette fermeture avant de se heurter aux portes closes de la mairie. A l’image des mobilisations massives de ces dernières années contre un autre projet de fermeture (concernant l’école de Marzelay), de tels mouvements illustrent le rejet progressif d’un système néfaste et périmé, sourd aux attentes de nos concitoyens.

C’est ce même système dont Mme Marangoni s’est détournée … non sans indiquer de voie alternative. En effet, en appelant au respect des électeurs et au refus d’un « stérile » « affrontement gauche contre droite », elle appuie notre démarche au delà des clivages politiciens nationaux et au service de l’intérêt général déodatien.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

14/10/2011

Accessibilité à Saint-Dié

trottoirs et handicapés octobre 2011.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 07/10/11

Mourir intoxiqués ?

dette,endettement,dexia,emprunts toxiques,rapport,crcDans un article intitulé « Votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? », le journal Libération  nous informe que Saint-Dié est concernée par ces financements hasardeux. Ce quotidien s’est procuré « un fichier confidentiel de la banque Dexia Crédit Local » qui évalue le montant total des emprunts dangereux pour notre ville à 19 656 000 euros et les surcoûts à payer par les contribuables déodatiens à 3 582 000 euros.

La quasi-totalité de ces emprunts, dont la vente est aujourd’hui « prohibée » (selon le journal Le Monde) a été souscrite le 1er mai 2008, soit quelques jours après les dernières élections municipales…

Libération conclut son analyse par des termes très inquiétants : « L’addition pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu’en 2025 ou 2030 [2032 pour notre ville], ces emprunts toxiques n’ont pas fini de pourrir la vie des collectivités [et] des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics ».

Et pourtant, jusqu’au dernier conseil municipal, C. Pierret a toujours soutenu que notre commune n’était pas concernée par ces « emprunts toxiques » !

Au lieu d’insulter le journal Libération en le traitant de « torchon », nous proposons au maire de Saint-Dié de s’inspirer de l’exemple de son collègue de Rosny-sur-Seine, qui a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Dexia Crédit Local devant le tribunal de grande instance pour des faits « d’escroquerie en bande organisée » et « tromperie ».

Illustration : Capture d'écran du site de Libération.

 

C. Pierret, au-dessus des lois ?

Lors du conseil municipal du 23 septembre, C. Pierret a proposé le vote d’un avenant à la convention qui lie la ville à la société « Bus-Est ». Cette délibération était nécessaire pour la mise en application de certains horaires de bus desservant plusieurs quartiers.

On pouvait alors penser que ces modifications seraient effectives à l’issue du vote des élus. Mais à Saint-Dié, on ne procède pas comme dans les autres villes : les nouveaux horaires ont été appliqués dès le 5 septembre soit 18 jours avant le vote du conseil.

La loi est souvent mise à mal à Saint-Dié. Dans un rapport de juin 2008, la Chambre Régionale des Comptes épinglait déjà le maire : « il ressort également que la signature de l’acte d’engagement est parfois antérieure à la dite délibération autorisant la dite signature… Ces anomalies résultent principalement du nombre peu élevé de réunions du conseil municipal ».

Tout cela est-il bien légal ?

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

07/10/2011

Ecosite des Tiges : qu'est devenu le seul engagement écologique de C. Pierret ?

Ecosite des Tiges septembre 2011.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 30/09/11

Comment entrainer une ville à la faillite ?

Acte I :

L’étude publiée par le ministère des finances sur les comptes administratifs 2010 des communes françaises nous permet de comparer notre situation financière à celle des villes de même taille :

 

Moyenne des villes de même taille

Saint-Dié des Vosges

Ecart

Dette par habitant

(Budget principal)

1 082 €

1 745 €

+ 61 %

Capacité d’investissement

 (Par habitant)

101 €

54 €

 - 47 %

Taux de taxe d’habitation

14,88 %

18,88 %

+ 27 %

Taux de taxe foncière

17,23 %

26,18 %

+ 52 %

 

En plus, nous apprenons dans un article de Libération (car C. Pierret a toujours soutenu l’inverse) que notre dette de plus de 50 millions d’euros serait en partie composée « d’emprunts toxiques ». Ce quotidien qui évalue le « montant total des surcoûts [pour notre ville] à 3 582 000 € » conclut que ces emprunts « devraient pourrir la vie des collectivités encore de nombreuses années ».

Nous sommes donc surimposés et notre endettement, en plus d’être abyssal, risque d’entraîner d’énormes surcoûts.

Fin de l’acte I.

Acte II :

Malgré cela, C. Pierret décide de lancer le projet pharaonique d’Aquanova America et de le financer par un Partenariat Public Privé (PPP). Nous avons largement expliqué dans les précédentes éditions de l’Echo des Vosges tous les dangers de ce type de montage baptisé d’ailleurs « astuce ou artifice comptables » par de nombreux économistes.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons rappelé, sans que la majorité pierretiste  ne contredise nos chiffres, le coût exorbitant pour les contribuables déodatiens de ce « Partenariat » : plus de 73 millions d’euros !

Rappelons que le coût annuel de fonctionnement de l’actuelle piscine est inférieur à 0,5 million d’euros.

De plus, pendant les 25 années de ce PPP, tous les risques ou incertitudes qui entraîneraient des frais supplémentaires, sont également à la charge de la ville (impôts nouveaux, recettes insuffisantes, indexation des dépenses, …).

Comment dans ce contexte ne pas sourire (jaune) des propos de C. Pierret : « J’ai négocié mot à mot ».

Fin de l’acte II.

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Illustration : Gehu (Tous droits réservés).

Acte III :

Pour faire face à cet « océan de dettes » généré par ce projet de piscine, C. Pierret n’a pas d’autres solutions que de trouver de l’argent. Et il n’a pas tardé à le faire.

Après les ventes de notre patrimoine (forêts, bâtiments, appartements d’étudiants, ..) les pierretistes ont décidé, lors de ce même conseil, d’augmenter une série de taxes municipales (les portants ainsi au maximum autorisé) :

-        sur l’électricité (au mépris de toute justice sociale car cette taxe touche les plus défavorisés de nos concitoyens),

-        sur les constructions,

-        et sur les surfaces de vente de certains commerces déodatiens.

Ce n’est pas en augmentant encore et encore les impôts locaux que les Déodatiens cesseront de quitter notre ville, que les appartements vides seront loués et que les commerçants ne déposeront plus leur bilan.

Fin de l’acte III mais pas de la politique catastrophique menée par C. Pierret.

 

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.