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09/12/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 02/12/11

Liberté, Egalité, Fraternité … Laïcité

Publiée le 18/11 en page d’accueil du site de la ville, une vidéo présente le « monsieur communication » de la mairie, qui interroge l’évêque de Saint-Dié sur l’ « engagement des citoyens dans la religion ». En septembre, le magazine mensuel de la municipalité (n°33, p.34) invitait à « fêter la fin du ramadan », tandis que le maire faisait voter par le conseil municipal une importante subvention à une association israélite.

Nous sommes bien entendu sensibles à la question du dialogue interreligieux ou à la place du patrimoine cultuel dans notre cité. Nous sommes heureux que les Déodatiens, dans la diversité de leurs croyances, puissent mener librement leurs quêtes spirituelles et pratiquer leurs cultes dans les meilleures conditions possibles.

Mais les manifestations de la foi appartiennent à la sphère privée et doivent ainsi rester à l’abri des interventions politiques.

En tant que citoyens préoccupés par les événements nationaux et internationaux de ces derniers mois, mais aussi en tant qu’élus républicains, nous réaffirmons notre attachement à la Laïcité.

Seul le respect de cette valeur de la République permet de concilier, en toute impartialité et sans ambiguïté, liberté de culte et neutralité de la sphère publique. En tant que femmes et hommes politiques responsables, nous préférons rassembler les Déodatiens au-delà de leurs différences religieuses, sans favoritisme, ni communautarisme, ni mélange des genres.

Cet engagement pour la Laïcité est un impératif démocratique.

laïcité,république,liberté,démocratie,jaurès« Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. Qu’est-ce que la démocratie ? Royer-Collard […] en a donné la définition décisive : « La démocratie n’est autre chose que l’égalité des droits. » Or, il n’y a pas égalité des droits si l’attachement de tel ou tel citoyen à telle ou telle croyance, à telle ou telle religion, est pour lui une cause de privilège ou une cause de disgrâce. Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne fait intervenir, légalement, la question religieuse. Elle respecte, elle assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale. »

Jean Jaurès (discours du 30 juillet 1904)

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

08:05 Publié dans Défense de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : laïcité, république, liberté, démocratie, jaurès | | |  Facebook

Commentaires

"les manifestations de la foi appartiennent à la sphère privée et doivent ainsi rester à l’abri des interventions politiques."

Les lois sur la laïcité de 1905 n'ont jamais affirmé que la foi relevait seulement de la sphère privée. C'est une fausse interprétation.

Je ne vois donc pas en quoi fêter la fin du ramadan est contraire à la laïcité. La laïcité n'est pas la négation des pratiques religieuses.

Pourquoi ne vous êtes-vous jamais offusqués de tout ce qui fait référence à Noël, à Pâques et aux fêtes chrétiennes dans la politique de la municipalité ?

Vous nous parlez d'une subvention à une association israëlite. Pouvez-vous être plus précis ? En effet, je vous invite à rechercher et à additionner toutes les subventions et aides versées aux associations catholiques.

Écrit par : Augustin | 09/12/2011

Si les manifestations de la foi appartiennent à la sphère privée, pourquoi n'avez-vous jamais dénoncé la présence d'une grande crèche au pied de la cathédrale avec l'inscription "Gloria in excelsis Deo" : "Gloire à Dieu, au plus haut des cieux" ?

Écrit par : Augustin | 10/12/2011

Bonjour,

Personne n'a jamais dit que la Laïcité, garantie de la liberté de conscience, était la négation des pratiques religieuses. Seulement, ces dernières ne sauraient être subventionnées sur les deniers publics, que ce soit de manière directe ou indirecte : c'est bien le sens de la loi de 1905.

Il nous paraît important de ne pas mélanger la politique et la foi. L'une et l'autre ont tout à perdre d'un tel mélange des genres.

Écrit par : modérateur blog UPS | 10/12/2011

Je ne vois pas de financement anormal par les deniers publics en interrogeant un évêque.

A la fête de la fin du ramadan participent aussi des athées, comme à la fête de l'Aïd el-Kebir... comme à Noël. Je ne vois donc pas en quoi la mairie aurait pu interdire de mettre à disposition des locaux municipaux. A moins de ne pas non plus organiser de repas et de festivités pour Noël.

Il serait bon de préciser de quoi il s'agit lorsque vous écrivez que "le maire faisait voter par le conseil municipal une importante subvention à une association israélite". L'antisémitisme reste très présent et par conséquent ces propos prêtent à confusion. Ils méritent d'être éclaircis. S'il s'agit d'un lieu de culte, la mairie a obligation d'effectuer les travaux d'entretien, ce qu'elle fait pour les églises et le temple.

Écrit par : Augustin | 11/12/2011

Bonjour Augustin,

Sur le dernier point que vous évoquez, il ne doit y avoir aucune ambiguïté. La délibération en question est donc consultable à cette adresse : http://www.saint-die.eu/images/stories/MAIRIE/MAIRE_CONSEIL/CONSEILS_MUNICIPAUX/DELIBERATIONS/2011/23_septembre/del_03.pdf
Vous pourrez ainsi juger par vous-même.
Vous comprendrez qu'il est gênant - car contraire à la loi de 1905 - qu'une association présentée comme culturelle mais ayant bel et bien un adjectif cultuel dans son intitulé puisse être subventionnée.
Merci, par conséquent, de ne pas nous attribuer à tort une quelconque volonté de discrimination.
Bien au contraire, l'esprit d'impartialité et de liberté qui a présidé à la rédaction de la loi de 1905 est le meilleur rempart contre les discriminations fondées sur l'appartenance à une religion.

Concernant les deux autres exemples que nous avons mentionnés (et auxquels il n'est pas pertinent d'assimiler telle ou telle festivité annuelle, ou animation touristique ou commerciale largement sécularisée), ils impliquent la (coûteuse) communication de la ville, financée par les contribuables.

Pour ce qui est de l'entretien des lieux de culte, vous avez bien entendu raison pour ceux qui ont été construits avant 1905 (et qui restent donc propriété de la commune qui se doit de les entretenir). Nous n'avons jamais remis en cause cette disposition.

Nous espérons avoir répondu au mieux à vos questions et dissipé tout malentendu.
Dans le cas contraire ou pour de plus amples informations, n'hésitez-pas à nous contacter directement par mail (ce qui sera plus pratique que par le biais des commentaires du blog).
Merci de votre compréhension.

Écrit par : modérateur blog UPS | 11/12/2011