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« PPP = AAA ? | Page d'accueil | Droit de réponse (paru dans L'Echo des Vosges du 10/02/12) »

10/02/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 03/02/12

PPP : une bombe à retardement

Plusieurs articles viennent de paraître sur les contrats de Partenariat Public Privé (PPP) :

Marianne les définit comme un « Partenariat qui Profite au Privé ».

Le Parisien souligne « la bombe à retardement » qu’ils représentent et prend l’exemple du futur Pentagone français dont le prix initial est évalué à 745 millions mais qui coûtera à l’Etat plus de 3,5 milliards de loyers sur 27 ans.

Le Canard enchainé évoque le PPP de l’hôpital de Corbeil-Essonnes. En plus de ses 8 000 malfaçons, il a entrainé un surcoût colossal selon la chambre régionale des comptes : il reviendra à 1,2 milliards sur 30 ans contre 757 millions si l’Etat l’avait financé en empruntant à 4,5%.
En outre, comme le souligne le Canard, « contrairement à un bête marché public classique, ces chantiers ne sont pas saucissonnés en plusieurs lots. A la trappe, les petites boîtes ! »
Malgré ces constats confirmant nos mises en garde, C. Pierret s’est obstiné à financer Aquanova America par un PPP.


Des Délégations de Services Publics (DSP) trop chères

Les grands groupes à Saint-Dié.jpg

Dans une étude sur les DSP et les prix de l’eau, Marianne constate que « partout où les municipalités ont entrepris soit de renégocier les contrats de délégations […], soit de les rompre pour reprendre elles-mêmes la gestion, des économies comprises entre 17 % (Bordeaux) et 25 % (Toulouse) sont espérées. […] Mais seulement 30 % des communes gèrent l’eau par l’intermédiaire d’une régie. Qu’attendent donc les autres ? »
L’hebdomadaire conclut : « Lorsque les groupes privés assurent les missions de service public, les prix […] atteignent des sommets. Sans aucune raison valable ».

Les Déodatiens subissent pleinement ces tarifs abusifs car tous les services publics ont été privatisés.

A cause de cet étranglement financier, de nombreuses familles quittent notre ville pour les communes voisines. Le dernier recensement de l’INSEE indique que la population de Saint-Dié (21 523 habitants) a encore diminué (perte de 1 067 habitants en 10 ans).
Cette baisse démographique alourdit la charge fiscale pesant sur les foyers déodatiens, charge à laquelle ne sont pas soumis de nombreux élus pierretistes qui, n’habitant pas à Saint-Dié, échappent ainsi aux conséquences financières de leurs dramatiques décisions.

Il est temps que cette politique cesse !


Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

Commentaires

"Mais seulement 30 % des communes gèrent l’eau par l’intermédiaire d’une régie. Qu’attendent donc les autres ? ». Les journalistes connaissent-ils toujours les sujets dont ils parlent ?

Le maire de Raon l'Etape voulait repasser en régie. Voici ses conclusions.

" C’est une question délicate, sauf
si l’on a un a priori» expliquait Michel
Humbert, maire, soulignant que par
conviction il était attaché au service
public, mais qu’en l’occurrence ce
qui l’intéressait avant tout, c’était
le meilleur service au meilleur prix
pour les Raonnais !

Une année aura été nécessaire aux
élus et professionnels pour réaliser
un bilan comparatif complet. Et pour
choisir la meilleure solution, la Ville a
fait appel aux spécialistes de la société
«Service Public 2000», organisme qui
fonctionne sous l’égide de l’Associa-
tion des Maires de France, et du ca-
binet d’avocats Landot. «Le sujet est
complexe, tant au niveau technique
que juridique et financier, et nécessite
des connaissances approfondies que
nous n’avions pas toutes» ajoutait le
premier magistrat de la cité. «Grâce à
la compétence, la rigueur et l’objecti-
vité de ces organismes, nous pouvons aujourd’hui proposer aux Raonnais la
meilleure solution pour l’avenir». C’est
d’ailleurs Monsieur Régnier de SP 2000
qui présentait le comparatif très pré-
cis entre les deux formules (public ou
privé). L’étude s’appuie sur les résultats
des appels d’offres lancés par la Ville
de Raon l’Étape.

Les grandes sociétés nationales qui ont
postulé («Lyonnaise des Eaux», «Saur»,
«Nantaise des Eaux») se sont livrées à
une concurrence acharnée. Leurs pro-
positions ont été comparées à une ges-
tion en régie municipale.

Le résultat est sans appel : au vu de
la taille de la commune et de ses ca-
ractéristiques, le service de l’eau est
plus rentable en gestion privée avec
un tarif inférieur de 18%, c’est-à-dire
71 000 $ par an, hors frais de finance-
ment des investissements initiaux. Cela
s’explique essentiellement par une mu-
tualisation sur plusieurs sites de per-
sonnels très spécialisés, et de matériel
sophistiqué et coûteux. M. Régnier a
également précisé que la mise en place
d’une régie nécessiterait une avance
de trésorerie de 200 000 $."

www.raonletape.fr/PJ/20110901033648-067/pj/5.pdf

Vous noterez qu'il s'agit d'un problème complexe qui a nécessité une étude approfondie.

Il est logique que les communes qui sont passées en régie aient étudié leur affaire afin d'en tirer profit.

Quant à la gestion en régie des eaux dans les petites communes, elle revient peut-être moins chère, mais l'eau y est-elle toujours potable ? Certainement pas ! Les résultats d'analyses figurent sur le site de la préfecture.

http://www.ars.lorraine.sante.fr/Fiches-d-information-2010-des.99711.0.html#S

A Saint-Dié l'eau potable est peut-être plus chère, mais elle n'a jamais rencontré de problème de potabilité (comme à Ste-Marguerite par exemple).

Écrit par : Augustin | 10/02/2012

Bonsoir Augustin
Je suis désolé mais contrairement à votre affirmation, l'eau potable de notre ville, malgrè son prix, a quelques problèmes de qualité. Il suffit d'aller sur le site du ministère de la santé pour découvrir que sur les 5 réseaux d'eau de notre ville, 3 posent des problèmes.Voici les conclusions :"alimentation ne respectant pas la référence de qualité réglementaire minimum pour le paramètre Conductivité (200 µs/cm) : eau susceptible d'être corrosive"

Écrit par : Serge Vincent | 10/02/2012

Bonjour Monsieur Vincent,

De quand date votre information et avez-vous le lien vers le site du ministère de la santé ? En effet, voici les conclusions que je trouve sur le site de l'Agence Régionale de Santé pour l'année 2010 (bulletin publié le 30/5/11) :

"L'eau distribuée s'est révélée de bonne qualité bactériologique. Il s'agit d'une eau agressive après traitement de neutralisation et très douce. Elle est de bonne qualité physico-chimique pour l'ensemble des autres paramètres contrôlés."

J'ai oublié de mentionner que la ville de St-Dié a une coûteuse station d'épuration qui protège le milieu naturel des pollutions.

Il faut rappeler que beaucoup de communes rurales, parfois importantes, ont refusé d'assainir leurs eaux usées. Ce mépris de l'environnement leur permet effectivement de livrer une eau potable à un prix très faible.

On trouve l'information sur le site de l'Agence de l'eau
http://rhin-meuse.eaufrance.fr

J'ignore le coût de l'eau à Taintrux, par exemple, mais ils ne sont raccordés à aucune station d'épuration.

Écrit par : Augustin | 11/02/2012

Bonjour Augustin,
L'enquête citée ci-dessus émane du Ministère de la Santé en date du 11 octobre 2011.
Elle souligne que 3 réseaux de distribution d'eau posent problèmes, il s'agit de : La Bolle - Robache-Saint-Roch - et 7 Fontaines (sans doute Marzelay).
Vous pouvez retrouver ces information sur le site du ministère :
http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html

Écrit par : Michel Cacclin | 11/02/2012