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« Revue de Presse : Vosges Matin du 24/05/12 | Page d'accueil | Bravo aux bénévoles et aux salariés des associations et structures organisatrices, qui doivent être soutenues dans leurs initiatives »

29/05/2012

Notre tribune dans le mensuel municipal (juin 2012)

Un devoir de vérité

Lors du conseil du 30 mars 2012, comme lors du vote du budget en 2011, nous avons rappelé à nos collègues un arrêt de la Cour de Cassation de 2008. Celui-ci confirmait la condamnation d’élus de Bagneux pour le vote de subventions aux associations qu’ils présidaient. Par deux fois, malgré nos mises en garde, les colistiers de C. Pierret concernés par cette situation ont choisi de prendre part au vote.

Une élue concernée a qualifié cette jurisprudence en ces termes scandaleux : « Je ne partirai pas de l’association pour des conneries ! ». Les 27 conseillers pierretistes ont approuvé le budget, sans aucune réserve, devant les nombreux Déodatiens présents. Le lendemain, la presse locale confirmait : « Le budget a donc été voté à l’unanimité des élus de la majorité, présidents d’association ou pas ».

Or, le recueil officiel des délibérations indique curieusement que 6 élus n’ont pas pris part au vote pour les associations dont ils sont responsables. Non conforme au déroulement de la séance, ce rapport a pourtant été « certifié » par le maire. Tout aussi surprenant, bien que physiquement présent lors du débat budgétaire, C. Pierret n’a pas lui-même voté son budget : il a en effet, sans l’annoncer, donné procuration, laissant la première adjointe présider « l’acte politique par excellence d’une collectivité » (magazine municipal de mai 2012). Cherche-t-il à fuir ses responsabilités ?

Déjà, les contradictions de C. Pierret sur le dossier du parking « Darou - Banque de France » avaient conduit une journaliste à souligner : « une crise soudaine d’amnésie de Christian Pierret ou la volonté farouche de nier autant la vérité que l’évidence ».

Les Déodatiens ont pu faire le même constat grâce aux vidéos des conseils municipaux qui, d’habitude, sont publiées rapidement sur le site de la ville. Or, à ce jour, soit plus de six semaines après le dernier conseil, aucun enregistrement de ce vote n’est disponible : hasard ou volonté délibérée d’effacer une preuve ?

Ces pratiques peu républicaines vont à l’encontre des principes de vérité, de sincérité et de transparence qui sont au cœur de notre engagement.


Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT