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10/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 3 janvier

Conseil municipal du 21 décembre (2ème partie)

Présenté lors de ce conseil, le rapport annuel du maire sur le prix et la qualité de l’eau confirme que, pour une consommation référentielle de 120 m3,  notre facture a augmenté de 6,17% entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2012 (3 fois plus que l’inflation). Cette forte hausse a pour conséquence de porter le prix du mètre cube à 5,28 euros, soit l’un des plus élevés de France. En effet, selon une récente étude de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), le prix moyen du mètre cube est de 3,62 euros.

Toutefois, à l’approche des élections municipales, C. Pierret juge « opportun » de modifier le mode de facturation de l’eau tout en refusant notre proposition d’appliquer une tarification écosolidaire entièrement progressive comme cela est déjà le cas dans de nombreuses villes françaises.

Pourtant, notre proposition est une démarche sociale et environnementale permettant à chacun l’accès à l’eau, tout en préservant la ressource. Ainsi, les premiers mètres cubes seraient presque gratuits puis le prix augmenterait en fonction de la consommation. En clair, nous voulons que le prix de l’eau vitale (alimentaire, sanitaire…) ne soit pas le même que celui de l’eau utilisée pour ses loisirs.  

Or, C. Pierret a décidé que les 30 premiers mètres cubes consommés par une famille (et non par une personne) seront plus chers que les suivants. C’est une décision profondément injuste : moins on consomme, plus c’est cher. De plus, elle n’aidera pas les Déodatiens qui ont de grandes difficultés à régler leur facture (+87% d’impayés en un an).

C. Pierret a donc très mal négocié avec la Lyonnaise des Eaux. D’ailleurs, Le Canard Enchaîné du 29 août constatait que si « de nombreux élus engagent un bras de fer avec les marchands de flotte », « d’autres préfèrent se laisser câliner par ces compagnies ».

Pourtant, C. Pierret ne manquait pas d’argument. Depuis 1989, il a fait le choix de la délégation de service public (DSP) au profit de cette multinationale de l’eau. Et alors que le Conseil d’Etat a estimé en 2009 que les DSP d’une durée supérieure à 20 ans (comme à Saint-Dié) devaient être renégociées, il a repoussé le terme final de ce contrat en 2023, sans obtenir de bénéfice notoire. Cette allégeance méritait bien mieux que les quelques euros que certains Déodatiens vont économiser sur leurs prochaines factures.

Les élus du goupe UPS


Prix de l'eau 3 janvier 2013.jpg