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25/09/2013

Pour un FIG maintenu à Saint-Dié et financé en toute transparence

fig,festival international de géographie Nous aimons le Festival International de Géographie (FIG), ce bel événement culturel et scientifique qui œuvre en faveur de la notoriété de notre cité et auquel les Déodatiens sont attachés. Par conséquent, nous voulons en assurer la pérennité pour les années à venir et soutenir le développement de ce festival dans le souci de l’intérêt général.

C’est dans le respect de cet engagement que nous avons proposé d'amender un texte soumis aux élus lors du dernier conseil municipal. Le texte en question – que vous pouvez télécharger en cliquant sur l’image ci-dessous - est un avenant à la convention signée entre la ville et l’Association de Développement du FIG (ADFIG), qui organise cet événement.

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Notre projet d’amendement – téléchargeable en cliquant sur l’image ci-dessous – apportait deux modifications, ou plutôt deux précisions importantes, au texte initial.

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La première modification résidait dans l’ajout de la mention « pour l’organisation du FIG à Saint-Dié-des-Vosges ». Cette précision pourrait évidemment paraître superflue. En réalité, elle venait combler une grave lacune du texte initial, qui ne désigne à aucun moment notre cité comme ville-hôte de l’événement. Nous voulons que le FIG soit maintenu … à Saint-Dié. Par conséquent, notre amendement avait pour but d’éviter tout risque de « délocalisation » après 2014.

Notre seconde modification au projet d’avenant concernait l’aide, aussi bien humaine que matérielle, accordée par la ville (donc par les contribuables déodatiens), à l’ADFIG.

Le texte initial de l’avenant ne la quantifie à aucun moment et indique que l’ADFIG pourra avoir recours, « en tant que de besoin » [sic], aux différents services de la ville et à leurs employés.

Étant donné le flou de cette expression, nous avons suggéré de la remplacer par : « dans la limite des moyens techniques et humains disponibles ».

Mais, surtout, nous avons proposé de plafonner le montant global de l’aide municipale en faveur de l’ADFIG à 200.000 euros. Ce montant maximum, comprenant aussi bien les subventions que les mises à disposition de personnel ou de matériel, nous a paru raisonnable et même assez généreux car, selon les chiffres officiels avancés par le maire, cette aide municipale se chiffrerait actuellement à un peu moins de 160.000 euros.

Dès lors, pourquoi le maire et ses colistiers (dont plusieurs appartiennent au bureau de l’ADFIG) ont-ils refusé de voter notre amendement ?

Pourquoi le maire sortant entretient-il un flou troublant quant à la distinction entre l’aide municipale accordée directement ou indirectement à l’ADFIG et le mécénat dont bénéficie cette association ?

Parmi ces mécènes figure la multinationale Suez (ex-Lyonnaise des eaux), bien connue des Déodatiens car c’est elle qui a obtenu la délégation du service public de l’eau, délégation qui aurait pu être renégociée en 2015 mais que le maire a décidé de prolonger jusqu’en 2023.

Or, dans une enquête publiée par le Nouvel Observateur du 13 juin dernier* et consacrée aux liens entre les « géants » de l’eau et les politiques, des journalistes s’interrogent : « Christian Pierret a-t-il pensé à son Festival international de Géographie de Saint-Dié quand il a prolongé la délégation de son principal sponsor, Suez, en 2011 ? ».

Est-ce à dire que ce mécénat privé – normalement distinct de l’aide consentie par notre ville - proviendrait indirectement des Déodatiens, qui paient leur eau à un prix inexplicablement élevé ? Cette hypothèse n’est pas prouvée. Cependant, afin de lever toutes les interrogations à ce sujet, nous voulons que le financement du FIG soit plus lisible et transparent.

Tel est le sens de notre amendement, qui avait pour but de garantir, sur des bases financières saines et dans l’intérêt des citoyens déodatiens, le maintien du Festival International de Géographie à Saint-Dié-des-Vosges.

Cet objectif est l’un de nos engagements pour 2014.

 

Serge Vincent et l’équipe d’Union Pour Saint-Dié


* Caroline Michel et Maël Thierry, « Menaces, lobbying, chantages : la guerre secrète de l'eau », Le Nouvel Observateur, 13 juin 2013.


[Illustration : Mappemonde cordiforme (en forme de cœur) d'Oronce Fine, 1536]

Commentaires

Vous dites que les déodatiens sont attachés à leur FIG. Une certaine catégorie oui, mais pas tous car cela coûte beaucoup et c’est nous qui payons et nous n’en retirons aucun profit. Tout augmente à Saint Diè (eau, impôts locaux, taxes foncières, piscine, etc.. ), projets pharaoniques de l’équipe au pouvoir, et en plus de cela nous devons nous serrer la ceinture pour transporter, héberger, nourrir et choyer des gens qui se fichent pas mal de notre cité. J’en veux pour preuve une anecdote vécue il y a quatre ans. Je marchais sur le trottoir avec mon épouse quand deux « invités du FIG » facilement reconnaissables par leurs « look » (serviette, documents du fig sous le bras) sont sortis de l’hôtel IBIS sur les quais et ont dit tout haut en rigolant « bon maintenant, on va se mêler au peuple » J’avoue que nous avons été refroidis par cet état d’esprit. Ma femme et moi étions « le peuple » qui hébergeais et nourrissais ces gens là durant leur séjour. Depuis je n’ai plus mis les pieds à ce FIG complètement écoeuré. Bien qu’anti Pierret et ayant des sympathies pour votre groupe, Je précise que je ne voterai pas pour un groupe qui soutient cette manifestation qui a mon sens n’est qu’un rassemblement « d’élites » n’ayant rien à faire des habitants d’une ville qui les hébergent.

Écrit par : un habitant | 28/09/2013

Bonjour,

Merci pour votre message.

On ne peut que partager votre réaction envers l'attitude méprisante de ces deux personnes. On retrouve un peu ce mépris dans le choix du maire sortant de convoquer la presse (y compris locale) ... à Paris (!), pour la conférence de presse de présentation du FIG.

Outre les problèmes financiers que vous rappelez justement et qui ont été pris en compte dans l'amendement des élus Union Pour Saint-Dié (qui veulent limiter les dépenses faites avec l'argent du contribuable), il y a effectivement aussi ce problème de l'élitisme. Le FIG devrait en effet être moins "bling bling", plus populaire, plus ouvert, sans pour autant renoncer aux conférences plus "pointues".

La manifestation telle qu'elle est actuellement organisée (et, surtout, financée) mérite des changements. Mais nous pensons qu'il ne faut pas y renoncer, car c'est tout de même un outil (à améliorer) de promotion touristique et d'animation.
Si les Déodatiens en reprennent le contrôle grâce au changement de municipalité, il sera possible d'en faire un événement au moins aussi important qu'actuellement, mais plus populaire et financé de manière plus transparente.

Écrit par : Joseph | 28/09/2013