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01/10/2014

Finances communales et devoir de responsabilité... Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (octobre 2014)

Finances communales : nous avions raison

L’ancien maire nous traitait de « menteurs » car nous osions mettre en doute sa politique soi-disant « remarquable » et alerter les Déodatiens sur la situation réelle des finances de la ville.

Or, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) confirme toutes nos analyses. Ses conclusions, accablantes à l’encontre de la précédente gestion, ne sont donc – hélas – pas une surprise pour nous.

En effet, nous dénonçons depuis longtemps des impôts trop lourds qui aggravent le déclin démographique de notre commune. Or, le rapport évoque bien la « décroissance démographique » de notre ville ainsi qu’une « hausse de la fiscalité ».

Dès 2010, nous avons mis en garde les Déodatiens contre le montage financier désastreux d’Aquanova America, aujourd’hui dénoncé par la CRC, qui souligne un surcoût de plus de 7 millions d’euros. Même si la prévision de 220.000 entrées annuelles (prévision « irréaliste » pour la CRC) se réalisait, une somme de 2 millions d’euros resterait à charge de la commune… chaque année et pendant 25 ans.

De même, nous avions raison quand nous déplorions une politique non durable de vente du patrimoine. En effet, la CRC indique qu’après les nombreuses ventes de 2011 et 2012 « les perspectives de cession d’actifs sont désormais limitées ». Comme nous l’avions prévu, la vente de la forêt et de plusieurs bâtiments n’aura servi qu’à régler les premiers versements pour la piscine.

Nous avions également vu juste quand nous avons proposé de diminuer fortement les charges de la municipalité : la CRC en arrive à la même conclusion.

Si l’ancien maire n’était pas resté obstinément sourd à nos mises en garde, la situation ne serait pas aussi préoccupante. En refusant tout débat et en sacrifiant l’intérêt général à d’autres préoccupations, il a gravement hypothéqué l’avenir de nos enfants.

Face à ce défi, le nouveau maire ne doit surtout pas se priver de notre expérience. Au-delà des différences de sensibilité et de projet, l’heure est aujourd’hui à l’union de toutes les bonnes volontés pour sauver notre ville. Pour notre part, nous ferons toujours passer le bien-être et l’avenir des Déodatiens avant toute autre considération.

 

L’ancien maire doit assumer ses responsabilités

Les responsables politiques doivent assumer les responsabilités de leurs actes.

Or, celles de l’ancien maire sont très lourdes. La CRC indique notamment que les informations qu’il a présenté sur le projet de piscine étaient « incomplètes », ce qui n’a pas permis aux élus de voter « en toute transparence ». Pourquoi a-t-il caché cela ? Pourquoi n’a-t-il pas informé les Déodatiens de la situation désastreuse de la SEV, pour laquelle la ville doit aujourd’hui débourser plus de 3 millions d’euros ?

Lors du dernier conseil, nous avons affirmé que l’ancien maire doit aujourd’hui répondre de ces irrégularités inexplicables. Cette volonté de justice, saluée par les applaudissements de toute la salle, est partagée par une très grande majorité de Déodatiens qui ne veulent pas payer, seuls, les conséquences de cette politique inexcusable.

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN