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01/03/2015

Démocratie municipale et droits de l'opposition. Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (mars 2015)

démocratie,opposition,droits de l'opposition,tribune,vidéo,conseils de quartier« Il arrive plus souvent encore que les doctrines en contradiction, au lieu d’être l’une vraie et l’autre fausse, se partagent la vérité ; alors l’opinion dissidente est nécessaire pour fournir le reste de la vérité dont la doctrine reçue ne réalise qu’une partie. »

(John Stuart Mill)

 

En démocratie, le rôle de la minorité et le droit d’expression qui lui est accordé sont indispensables à l’intérêt général. Ceux qui étaient encore dans l’opposition il y a moins d’un an ne devraient pas l’oublier et ne pas reproduire aujourd’hui, dans ce domaine comme dans d’autres, les erreurs qu’ils prétendaient combattre hier.

A Saint-Dié, l’opposition n’a pas plus d’espace d’expression qu’elle n’en avait sous la mandature précédente. En effet, si cette tribune (toujours reléguée sur une page terne repoussant le regard) compte désormais quelques lignes supplémentaires, c’est sans commune mesure avec la place accordée aux élus de la majorité, qui bénéficient chaque mois d’une pleine page illustrée pour leur communication politique. Cette disproportion est d’autant plus criante sur Internet, où les élus de l’opposition sont exclus du site municipal, où la retransmission intégrale des conseils municipaux (pourtant pratiquée par de nombreuses villes) n’a pas été rétablie, et où la tribune vidéo des différents groupes a été supprimée sans explication par le nouveau maire.

 

Cette crainte visible du maire à l’encontre de l’opposition se retrouve dans les commissions et dans les autres instances auxquelles participent des élus. Alors qu’il avait expliqué que celles-ci seraient ouvertes à l’opposition dès le troisième siège, il a récemment réservé à ses seuls colistiers les commissions administratives paritaires qui comptent pourtant trois titulaires et trois suppléants.

Sur ce point, le maire peut se retrancher timidement derrière la loi, qui n’impose pas encore le pluralisme dans certaines commissions, mais il ne peut pas alors prétendre incarner le volontarisme en matière d’ouverture et de démocratie.

Par contre, la loi prévoit que les élus d’opposition doivent disposer d’un local et ont droit à la formation. Conscients des difficultés financières, nous renonçons volontairement au premier droit et, plutôt que de recourir à des journées de formation coûteuses, nous avons demandé à être abonnés à quelques revues techniques et juridiques. Or, seule une demie revue par élu d’opposition (soit 70 euros par an) a été acceptée par le maire, alors que celui-ci et sa majorité s’accordent plus de 300.000 euros d’argent public par an !

 

Pourquoi le maire a-t-il peur d’une opposition dont les interventions constructives et l’expérience lui éviteraient de reproduire les erreurs du passé ? Pourquoi redoute-t-il également la démocratie locale au point de refuser d’écouter les Déodatiens dans le cadre de conseils de quartier ouverts à tous ?

 

Pour être démocrate, il faut pratiquer le pluralisme, accepter le débat, respecter l’opposition et écouter les citoyens de toutes sensibilités. Telles sont les conditions nécessaires à la prise en compte du bien commun.

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

Illustration : J. Stuart Mill (domaine public)

Commentaires

La majorité à changée mais pas les habitudes. Pas mieux qu'avec Pierret, c'est la même chanson : paye tes impots et ferme la. Allez courage ne lâchez rien !

Écrit par : J CLEMENT | 01/03/2015

Y'en a marre de vos critiques! Je vous pensais plus coopérants pour le bien de la cité. Je suis profondément déçue. Construisez au lieu de critiquer sans arrêt. Ce n'est pas de cette manière que la majorité vous donnera de la place

Écrit par : LORILLARD | 01/03/2015

Belle citation, qui pourrait aller aussi avec d'autres situations en politique, même nationale.
Ce manque de démocratie, ce n'est d'ailleurs pas qu'à St-Dié car dans beaucoup de communes les majorités en place n'en font qu'à leur tête et ne supportent plus aucune contradiction. Mais bon, notre jeune maire devrait se souvenir qu'il n'a été élu que par une majorité toute relative: il est sans doute le maire le moins bien élu de toute l'histoire de notre ville, cela devrait lui ramener les pieds sur terre. Mais le pouvoir est si grisant. D'ailleurs rien ne dit que vous n'auriez pas fait pareil de votre côté, mais bon "avec des si on mettrait Paris en bouteille" (lol).Bonne continuation et merci pour ces informations.
;)

Écrit par : Yvon | 02/03/2015

Mon commentaire de tout à l'heure n'apparait pas: vous aussi vous pratiquez la censure ? (lol)

Écrit par : Yvon | 02/03/2015

@Yvon : Les commentaires de ce blog sont modérés manuellement afin d'éviter le "spam" et aussi pour une question de responsabilité éditoriale.
Nous avons bien reçu votre message et nous vous en remercions.

@J Clément : Nous avons dû retirer une partie de votre commentaire qui aurait pu être considérée comme diffamatoire. Merci de votre compréhension.

@Lorillard : Nous sommes plus que jamais dans la proposition. Or, pour que nos propositions (par exemple l'organisation de conseils de quartier ouverts à tous, comme rappelé dans notre tribune) soient audibles, nous devons trop souvent lutter contre un réel manque d'esprit démocratique de la part de la majorité municipale.
Nous n'aimons pas nous plaindre, mais nous avons des responsabilités à l'égard des Déodatiens qui nous ont fait confiance et nous ne pouvons pas abandonner les principes de démocratie et de pluralisme que nous avons toujours défendus.

Écrit par : UPS | 02/03/2015