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08/01/2016

Cumul des mandats (communiqué d'Union Pour Saint-Dié du 7 janvier 2016)

« Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité. » (Charles de Gaulle)

 

Le 24 février 2014, le directeur de campagne du candidat David Valence affirmait : « David Valence sera un maire à plein-temps […]. Et contrairement à ce que M Vincent chante sous tous les toits [sic], David Valence ne sera pas candidat à une autre élection ». Cette position a été confirmée à plusieurs reprises par l’intéressé lors de débats télévisés et de réunions publiques.

Qui a trompé les Déodatiens ?

Notre maire a en effet décidé de cumuler quatre mandats :

  • maire ;
  • président de la communauté de communes ;
  • membre du conseil syndical du Pays de la Déodatie ;
  • conseiller régional.

Sans parler d’autres fonctions exigeant beaucoup de temps :

  • président de l’association des élus du massif vosgien ;
  • président de la commission Transports de la région ;
  • et membre de nombreuses autres structures politiques.

Certes, il ne sera plus président du Pays de la Déodatie, mais cela ne lui enlèvera aucun revenu puisque cette fonction n’était pas rémunérée.

Par contre, son nouveau mandat d’élu régional va lui apporter des indemnités supplémentaires dont le montant sera au minimum de 2 130 euros.

Il touchera ainsi mensuellement près de 9 000 euros d’indemnités brutes, soit l’équivalent du salaire brut de 6 personnes travaillant à temps complet et rémunérées au SMIC.

Comment ne pas s’indigner que des hommes politiques perçoivent la totalité de leurs indemnités alors qu’ils n’exercent leurs mandats qu’à temps partiel ?

Ils n’ont matériellement pas le temps d'assumer pleinement toutes les missions liées à leurs multiples fonctions.

Le cumul des mandats est aujourd’hui rejeté par 91% des Français (sondage Elabe/BFMTV du 16/12/2015), qui ne veulent plus d’une professionnalisation de la politique financée par leurs impôts.

Les élus doivent prendre en compte cette attente, sous peine d’accroître davantage le désarroi des Français.

Serge Vincent : « J’ai assumé simultanément deux mandats par le passé, alors que ce débat était moins présent. Même si mes fonctions d’adjoint au maire et de conseiller général d’opposition étaient moins exigeantes en temps, j’ai compris que pour assumer parfaitement les responsabilités confiées par les citoyens, il faut consacrer toute son énergie à un seul mandat. C’est pourquoi, en fondant UPS, j’ai souhaité que ce mouvement indépendant porte des valeurs démocratiques nouvelles et salutaires telles que le non-cumul des mandats. »

Face à l’inertie des politiciens, un mouvement citoyen tel que le nôtre est à l’avant-garde des pratiques et des idées qui pourront réconcilier les Déodatiens avec la politique.

 

Les membres du conseil d’administration de l’association UPS