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12/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 04/11/11

Virtuel ?

Le mensuel municipal du mois d’octobre consacre plusieurs de ses pages aux images virtuelles de plusieurs promesses de C. Pierret.

Par contre nous n’avons toujours aucune nouvelle :

- Du retour du « virtuel supermarché Leader Price » près du rond-point Camus, annoncé dans le magazine municipal de mai 2010, et qui devait créer 6 à 10 emplois.

- De l’hôtel restaurant « haut de gamme » qui, en 2008, devait s’implanter « prochainement » dans le bâtiment de la Banque de France et apporter une aide au développement du tourisme déodatien.

- De la société « Eau, sources et ressources » (annoncée par C. Pierret en octobre 2010) qui devait embouteiller et commercialiser l’eau (très chère et bienfaisante) du massif du Kemberg.

- Des différents points inscrits à l’ordre du jour des conseils municipaux des 30 novembre 2007 et 15 février 2008 comme : l’éco-site des Tiges, le projet Dormeuil, l’aménagement de l’avenue de Robache mais aussi la mise en place d’un observatoire de la sécurité et de la tranquillité publique.

Comment dans ce contexte accorder la moindre crédibilité aux promesses de C. Pierret ?

Banque de France 2008 - Nov 2011.jpg

Ahurissant !

Depuis plusieurs mois, nous alertons les Déodatiens sur les dangers du projet pharaonique de la piscine Aquanova America. Enfermé dans un silence aussi long qu’inquiétant, C. Pierret s’est enfin décidé, dans le dernier numéro de l’Echo des Vosges, à répondre aux légitimes inquiétudes des Déodatiens sur le contrat de Partenariat Public Privé (PPP). Mais ses réponses superficielles et inexactes sont loin de nous rassurer sur les terribles conséquences, pour notre endettement, de ce contrat d’une durée d’un quart de siècle.

Tous les spécialistes économiques ainsi que la Cour des comptes sont unanimes pour reconnaître que les PPP « ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l’emprunt bancaire pour couvrir n’importe quel besoin de financement car ils n’offrent pas la même souplesse [et] génèrent des coûts de financement bien supérieurs ».

Ainsi, pour tous les experts, ce type de montage, appelé également « astuce ou artifice comptables », coûte plus cher que les financements classiques.

Alors comment ne pas être préoccupé par les propos de C. Pierret : « Réaliser Nova America par nos propres moyens eût été impossible » ?

En effet, si le recours à l’emprunt est « impossible » comment alors réaliser un PPP qui est plus onéreux ?

L’interview de C. Pierret se termine par une succession de contradictions : le Partenaire privé sera « gagnant » (cela, nous voulons bien le croire), la ville sera « gagnante »,  le « service public sera gagnant » et,  pour finir en beauté, par cette phrase magnifique : « sans compter toute la charge positive » (sic).

Mais le plus grave reste sa conclusion : « c’est un pari, je le crois gagnable mais c’est un pari ».

Après le jeu du « Monopoly » évoqué par une adjointe au maire pour justifier les ventes des différents bâtiments municipaux, c’est au tour du premier magistrat de se croire sur un champ de courses ou au casino pour faire un « pari » non pas avec son argent mais avec celui des Déodatiens.

Non, Monsieur Pierret, les Déodatiens n’ont pas besoin d’une municipalité de joueurs, mais d’une équipe de vrais gestionnaires pour les préserver d’un surendettement irréversible.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

07/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 30/09/11

Comment entrainer une ville à la faillite ?

Acte I :

L’étude publiée par le ministère des finances sur les comptes administratifs 2010 des communes françaises nous permet de comparer notre situation financière à celle des villes de même taille :

 

Moyenne des villes de même taille

Saint-Dié des Vosges

Ecart

Dette par habitant

(Budget principal)

1 082 €

1 745 €

+ 61 %

Capacité d’investissement

 (Par habitant)

101 €

54 €

 - 47 %

Taux de taxe d’habitation

14,88 %

18,88 %

+ 27 %

Taux de taxe foncière

17,23 %

26,18 %

+ 52 %

 

En plus, nous apprenons dans un article de Libération (car C. Pierret a toujours soutenu l’inverse) que notre dette de plus de 50 millions d’euros serait en partie composée « d’emprunts toxiques ». Ce quotidien qui évalue le « montant total des surcoûts [pour notre ville] à 3 582 000 € » conclut que ces emprunts « devraient pourrir la vie des collectivités encore de nombreuses années ».

Nous sommes donc surimposés et notre endettement, en plus d’être abyssal, risque d’entraîner d’énormes surcoûts.

Fin de l’acte I.

Acte II :

Malgré cela, C. Pierret décide de lancer le projet pharaonique d’Aquanova America et de le financer par un Partenariat Public Privé (PPP). Nous avons largement expliqué dans les précédentes éditions de l’Echo des Vosges tous les dangers de ce type de montage baptisé d’ailleurs « astuce ou artifice comptables » par de nombreux économistes.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons rappelé, sans que la majorité pierretiste  ne contredise nos chiffres, le coût exorbitant pour les contribuables déodatiens de ce « Partenariat » : plus de 73 millions d’euros !

Rappelons que le coût annuel de fonctionnement de l’actuelle piscine est inférieur à 0,5 million d’euros.

De plus, pendant les 25 années de ce PPP, tous les risques ou incertitudes qui entraîneraient des frais supplémentaires, sont également à la charge de la ville (impôts nouveaux, recettes insuffisantes, indexation des dépenses, …).

Comment dans ce contexte ne pas sourire (jaune) des propos de C. Pierret : « J’ai négocié mot à mot ».

Fin de l’acte II.

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Illustration : Gehu (Tous droits réservés).

Acte III :

Pour faire face à cet « océan de dettes » généré par ce projet de piscine, C. Pierret n’a pas d’autres solutions que de trouver de l’argent. Et il n’a pas tardé à le faire.

Après les ventes de notre patrimoine (forêts, bâtiments, appartements d’étudiants, ..) les pierretistes ont décidé, lors de ce même conseil, d’augmenter une série de taxes municipales (les portants ainsi au maximum autorisé) :

-        sur l’électricité (au mépris de toute justice sociale car cette taxe touche les plus défavorisés de nos concitoyens),

-        sur les constructions,

-        et sur les surfaces de vente de certains commerces déodatiens.

Ce n’est pas en augmentant encore et encore les impôts locaux que les Déodatiens cesseront de quitter notre ville, que les appartements vides seront loués et que les commerçants ne déposeront plus leur bilan.

Fin de l’acte III mais pas de la politique catastrophique menée par C. Pierret.

 

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

29/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 23/09/11

Centre Aqualudique : Le projet de toutes les folies !

Depuis plusieurs mois nous attirons l’attention des Déodatiens sur le projet pharaonique Aquanova America dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP).

Ce type de contrat est fortement critiqué par la Cour des Comptes qui estime qu’ils « génèrent des coûts de financement bien supérieurs », par l’Ordre des Architectes qui exprime « sa très grande réserve sur cette procédure très onéreuse en raison de la limitation drastique de la concurrence de milliers d’entreprises à 3 ou 4 majors, toujours les mêmes » et par les sénateurs socialistes qui avaient réclamé l’annulation de l’ordonnance créant les PPP et dénoncé une « privatisation larvée ».

La lecture du contrat que C. Pierret s’apprête à signer a malheureusement confirmé nos craintes.

De l’analyse du dossier technique, il ressort que le bassin principal aura une surface de 400 m² (25 x 16). Pourtant, dans les différentes études annexées à ce contrat,  sa dimension est supérieure de 31% (25 x 21 soit 525 m²). Nous sommes donc très loin des « lacs » annoncés par la municipalité et ce d’autant plus que dans la convention d’exploitation ce bassin ne fait plus que 375 m² (25 x 15).

Mais ce projet n’est pas seulement grave pour ses incohérences, il l’est surtout pour son aspect financier.

Le coût de cette piscine est pour l’instant estimé à plus de 21 millions TTC. Pour assurer son financement, les actionnaires, dans un grand geste de générosité, apporteront…. 73 000 euros !

Le reste proviendra de subventions (3 millions d’euros), de remboursement de TVA (3 millions d’euros), d’emprunts (12 millions d’euros) et…. d’une avance de la ville !

En effet, si l’ouverture de ce centre est seulement prévu en février 2014 (soit quelques jours avant les prochaines élections municipales), les contribuables déodatiens devront payer, dés 2012, des « avances sur loyers » pour un montant global de 3 millions d’euros hors taxes.

Malgré cette avance et l’espoir d’encaisser plus d’une million de recette annuelle provenant des entrées, le total des loyers à payer pour les 25 années du contrat est démesuré : 63  millions TTC.

Ce montant astronomique provient de la prise en charge par la ville de toutes les dépenses de l’exploitant. C’est ainsi que l’article 68.1 prévoit : « Toutes les taxes, que ce soit en phase de construction ou en phase d’exploitation seront refacturées à…la ville» et même une évolution de la fiscalité puisque « les conséquences des évolutions de la réglementation fiscale seront à la charge de la ville »

Et que dire de l’annexe 10 dans laquelle sont listées d’autres dépenses laissées à la charge de la ville :

-        l’éclairage des extérieurs,

-        les factures d’eau (coût annuel : 110 000 euros TTC),

-        le coût du chauffage (coût annuel : 169 000 euros TTC).

Au total, c’est 74 millions d’euros que les contribuables déodatiens payeront pendant les 25 années de ce contrat dramatique pour notre ville.

Mais rassurez-vous, si tous ces chiffres vous donnent le vertige, les « intérêts » du Partenaire Privé de ce PPP et de ses actionnaires sont bien préservés car dans le  plan de financement, il est écrit que l’« objectif de rémunération est un taux de rentabilité de 12% ».

Chers contribuables déodatiens à vos porte-monnaie !

 

Aquanova-1.jpg

Illustrations : Gehu (Tous droits réservés)

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

20:51 Publié dans Aquanova America | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aquanova america, nova america, ppp, partenariat public privé | | |  Facebook

14/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 09/09/11

Une « drôle » de communication


Avec un cabinet du maire comprenant un directeur, un directeur adjoint et nombre de collaborateurs, les Déodatiens sont en droit de penser que les invitations pour la prise de fonction d’un nouveau sous-préfet sont envoyées à toutes les personnes concernées. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

En effet, si le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts s’est déroulé en présence de nombreux élus, acteurs de la société civile et représentants du monde patriotique, nous n’avons pu participer à cette cérémonie, faute d’invitation. Ceci au mépris du plus élémentaire respect des principes républicains !

 

Suite aux démissions de Nathalie Mandra et de Michel Boulet, c’est tout naturellement Catherine Saint-Dizier et Sébastien Rochotte, dixième et onzième de la liste menée au second tour des élections de mars 2008 par Damien Parmentier, qui entrent de fait et de droit au conseil municipal.

Le magazine Notre Saint-Dié des Vosges, dont l’objet est d’informer les Déodatiens sur la vie politique de notre ville, a « oublié » de présenter ces deux nouveaux élus de notre groupe UPS. Pourquoi cet oubli ?

 

Avec son projet Aquanova America, C. Pierret nous promet non pas des bassins mais des « lacs » dont l’un sera « estival… en période d’été » et d’une profondeur abyssale d’« 1,20 m ».

Les espaces extérieurs deviennent « plaine sportive » et « prairie ensoleillée » pour atteindre de lointains rivages anglo-saxons avec « aquabuilding, aquabiking, fitness, coaching, cardio-training » et surtout « kid’s mania ». Plus fort, « le lac sportif… variera de 6 lignes d’eau de 2,5 m [soit 15 mètres] à 8 lignes d’eau de 2 m [soit 16 mètres] » … et s’élargira donc d’1 m. Sans doute sous la pression de l’eau !

Superlatifs, franglais et inepties sont-ils les marques de fabrique d’un service communication pléthorique avec à sa tête un directeur de la communication et de la promotion ?

La logique ou le bon sens voudrait qu’une ville figurant en bonne place dans le triste palmarès des villes les plus endettées de France accepte de faire quelques économies, notamment en réduisant la communication interne.

Saint-Dié ne connaît pas la crise ! Rien ne peut endiguer l’autosatisfaction et la suffisance de la majorité municipale. Mesdames et messieurs les pierretistes, il est vraiment temps de gérer autrement l’argent des contribuables déodatiens !


Les conseillers municipaux UPS.

28/08/2011

Notre tribune dans le mensuel municipal (septembre 2011)

Endettement public et enrichissement privé :

La crise financière montre les dangers d’une dette publique abyssale. Pour contourner le surendettement de notre ville, C. Pierret veut financer son projet démesuré de « Nova America » par un Partenariat Public Privé (PPP).

La Cour des Comptes critique très sévèrement ces contrats qui « visent en fait surtout à faire face à l’insuffisance de crédits immédiatement disponibles et engendrent des surcoûts très importants [et ils] ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l’emprunt bancaire [car ils] génèrent des coûts bien supérieurs,.. »

Le PPP a longtemps constitué pour les collectivités un tour de passe-passe budgétaire puisque son coût n’était pas, jusqu’à présent, assimilé à un emprunt. Par arrêté du 16 décembre 2010, il devient officiellement une dette.

Les conséquences pour notre ville seront dramatiques car notre endettement va passer de 52 à plus de 75 millions d’euros.

Ce « partenariat », qui engage les contribuables déodatiens pour 25 ans, est sans risque pour les grands groupes privés retenus. En effet, si notre ville ne peut plus rembourser, le préfet devra intervenir et fera augmenter nos impôts.

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT.

17:18 Publié dans Aquanova America | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dette, nova america, ppp, partenariat public privé | | |  Facebook

05/08/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 29/07/11

Nova America : la cour des comptes confirme nos inquiétudes

La cour des comptes dans son rapport du 13 juillet 2011 sur la gestion de la dette publique locale attire l’attention des élus sur les coûts excessifs des PPP pour les collectivités :

« La sélectivité, vis-à-vis des partenariats public-privé (PPP), qui ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l'emprunt bancaire pour couvrir n'importe quel besoin d'investissement car ils n'offrent pas la même souplesse, génèrent des coûts de financement bien supérieurs, et n'ont de sens économiquement que par leurs avantages non financiers ».

Les recommandations de cette haute autorité, présidée par le socialiste Didier Migaud, confirment nos craintes sur le financement du projet surdimensionné de Nova America par un Partenariat Public Privé.

Nous avons donc raison de refuser ce projet, non seulement démesuré pour notre ville mais fort coûteux pour plusieurs générations de contribuables Déodatiens (contrat sur 25 ans).

 

Animations : bonjour tristesse !

Malheureusement, chaque année les « Arts en Liberté » (ex semaine de la Liberté réduite à 5 jours) clôturent dès le 13 juillet, les animations estivales déodatiennes.

Dans son édition du mardi 19 juillet, le quotidien vosgien confirme ce constat dans un article : « Trouver des loisirs en famille à Saint-Dié relève un peu du parcours du combattant ».

Consulté par le journaliste, le personnel de l’office du tourisme reconnait aussi la pauvreté des activités de l’été : « après la semaine des Arts en Liberté, l’agenda est un peu vide, côté déodatien […] Au mieux, [précise le personnel] un concours de pétanque le 27 juillet près des terrains de tennis…

D’où la conclusion pour le moins ironique de cet article : « Bref, pas de quoi s’occuper jusqu’au 5 septembre ».

Nous proposons une autre politique d’animation, notamment en remplaçant les quelques jours des Arts en Liberté  par une programmation riche et variée sur la totalité des mois de juillet et d’août.

 

Les idées comme la fumée…pas si sûr !

Après avoir récupéré notre proposition sur l’intercommunalité (rejoindre le « Sillon Lorrain ») au cours du dernier conseil municipal, C. Pierret vient de reprendre une autre de nos idées.

En effet, nous avons toujours défendu le principe qu’un parking payant vide ne sert à rien (Echo des Vosges du 27 août 2010) comme par exemple, celui situé rue Pierre Evrat.

Les travaux de rénovation de cette rue sont enfin terminés et aucun horodateur n’a été remis en place. Nous pouvons donc supposer que ce parking deviendra gratuit comme nous l’avions prévu dans notre programme.

Contrairement à ses récentes déclarations dans la presse locale (« Cette fumée, c’est comme les idées… Les idées de mes opposants ! »), le premier magistrat semble reconnaître ainsi le bien-fondé de nos idées.

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Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

21/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 15/07/11

Nova America : Attention danger !

Depuis plus de 4 ans, C. Pierret nous annonce l’ouverture prochaine du centre aqualudique « Nova America ». Pendant cette longue période, nous n’avons jamais cessé de nous opposer à ce projet pharaonique et démesuré pour une ville de la taille de Saint-Dié.

Après avoir renoncé à un financement par une Délégation de Service Public (DSP), C. Pierret a malheureusement choisi de recourir à un Partenariat Public Privé (PPP) et d’envoyer en avril 2010 un Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC)  pour les candidatures.

Seulement trois groupements ont répondu à cet AAPC et ont participé à la phase de discussion appelée « dialogue compétitif », avec notamment l’organisation de réunions dont certaines se sont bizarrement tenues à Paris !

La commission d’appel d’offres du jeudi 7 juillet 2011, qui devait choisir un de ces groupements, n’a pas eu beaucoup à réfléchir. En effet, sur les trois candidats, deux avaient jeté l’éponge. Seul le groupe qui comprend entre autres les multinationales Dalkia et Spie Batignolles avait déposé un dossier.

Mais, comme le conseil municipal se tenait le 8 juillet, nous n’avons disposé que de 24 heures pour analyser le contenu de leur projet.

Toutefois, il ressort de cette analyse de nombreux points négatifs notamment sur le plan financier :

- Le coût des bâtiments : 21,5 millions d’euros TTC soit l’équivalent de 60 années du budget consacré aux investissements dans les écoles !

- Le loyer annuel versé par la ville : 2,3 millions d’euros soit plus de 58 millions sur la durée de l’exploitation !

- Les recettes espérées qui doivent venir en déduction de ce loyer : 1,1 million soit 5 fois le montant actuel des entrées de la piscine !

- La durée de cette location : 25 ans, jusqu’en 2036 !

- Les impôts locaux (taxe locale d’équipement, ..) payés par ce groupement d’entreprises au moment de la construction (225 000 euros) lui seront remboursés par la ville !

Le recours au PPP pour financer ce projet démesuré de Nova America est une nouvelle offensive de privatisation de l’action publique. C. Pierret présente les PPP comme l’horizon unique de la nouvelle action publique, alors que sa particularité consiste à désengager les villes des tâches d’intérêt général qui leur reviennent et à diminuer leur marge d’inflexion et d’évolution des choix publics. En finalité, les PPP sont un moyen de socialiser les pertes, tout en privatisant les bénéfices.

Après la privatisation de l’eau, de l’assainissement, des transports, des ordures, de la restauration collective, c’est l’un des derniers services publics (la piscine) qui disparaît.

Fermement opposés à cette politique ultra-libérale qui se traduit entre autres par des impôts locaux sans cesse en augmentation,  les élus du groupe Union Pour Saint-Dié continueront à défendre les intérêts des Déodatiens. En votant contre ce projet nous refusons d’apporter notre caution à quelques grands groupes internationaux dont l’objectif unique est la course aux bénéfices au détriment des citoyens.

 

Intercommunalité : notre projet voté à l’unanimité

Epine dorsale de notre projet municipal, l’intercommunalité est l’un des enjeux majeurs de cette décennie.

Depuis plus de trois ans et plus particulièrement depuis le début de cette année, nous défendons le principe d’une intercommunalité la plus large possible. C’est ainsi que dans le magazine « Notre Saint-Dié des Vosges » de juin 2011 nous écrivions :

«  Face à une communauté d’agglomération spinalienne de 39 communes pour une population de 80.000 habitants, futur point d’ancrage à la partie sud du sillon lorrain (Thionville-Metz-Nancy-Epinal), Saint-Dié se retrouve isolée dans une structure inadaptée. »  Face à cette situation, nous avions insisté sur la nécessité d’une intercommunalité qui soit capable de « se structurer juridiquement et d’offrir aux Déodatiens des services de haut niveau dans le domaine scolaire, universitaire, médical, culturel, sportif, économique et touristique ».

Après avoir constaté l’échec de ses démarches initiales, C. Pierret a dû reconnaitre le bien-fondé de cette inquiétude et le bons sens de notre proposition. Ainsi, cette dernière correspond exactement à la délibération votée à l’unanimité (sauf une abstention) lors du conseil municipal du 8 juillet dernier.

 

Carte scolaire : Les incohérences de la politique municipale

 Une nouvelle fois, l’adjoint à la vie scolaire (comme C. Pierret lors d’un précédent conseil) a affirmé que les décisions municipales de regrouper les écoles maternelles et élémentaires dans plusieurs quartiers de la ville s’étaient faites en tenant compte de propositions unanimes de la commission municipale consultative et avec l’accord des enseignants et parents d’élèves. Ceci est totalement faux car, par exemple, aucun vote n’a eu lieu lors des différents conseils d’écoles concernés.

L’adjoint a ensuite dénoncé la politique gouvernementale de réduction des postes d’enseignants. Mais cela ne l’a pas empêché de voter, comme ses collègues de la majorité municipale, les regroupements d’écoles proposés par l’inspectrice d’académie.

Ces regroupements se traduisent pourtant par des disparitions de postes de direction et par la création d'établissements de grandes tailles qui n’offrent plus des conditions d’accueil satisfaisantes pour les élèves.

Nous avons dit non à cette politique scolaire municipale et nous dénonçons cette position très ambiguë des élus pierretistes.

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

28/02/2010

Notre tribune dans le mensuel municipal (mars 2010)

Nova América : la folie des grandeurs ?

Il coûtera annuellement aux contribuables déodatiens plus de 1,5 millions d'euros et cela pendant 20 ans.

C'est une dépense pharaonique liée à la démesure du projet.

Le contrat (Partenariat Public Privé) qui met fin au dernier service public de notre ville est une façon de faire payer les pertes par les Déodatiens, tout en privatisant les bénéfices.

Souvenez-vous du parking de la place du marché !


Augmentations d'impôt : crue annoncée pour les taxes sur l'eau

Après l'augmentation des tarifs de bus et celle du stationnement payant, c'est au tour du montant des taxes communales sur l'eau de subir un véritable tsunami :

+ 56 % pour l'assainissement !

+ 63 % pour l'eau !

Ces nouvelles hausses s'appliquent à des tarifs pesant déjà lourdement sur le budget des ménages.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

22/02/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 19 février

Conseil municipal du 5 février : pourquoi nous avons voté CONTRE « Nova America »


Un projet démesuré qui risque le flop

C. Pierret assure qu'il y a un public pour un tel équipement. Ce type d'argument avait justifié l'achat de l'immeuble de la Banque de France pour y aménager un hôtel-restaurant haut-de-gamme qui semble être tombé à l'eau ...

Pour Nova America, C. Pierret compte sur « 300 000 à 350 000 entrées par an », soit environ 1000 clients par jour !

Dans notre programme de 2008, nous proposions la construction d'une piscine à vocation scolaire et sportive. Celle-ci aurait offert un véritable service public avec des tarifs adaptés au pouvoir d'achat des Déodatiens.

 

Un contrat sans bouée de sauvetage

Le contrat choisi par la municipalité est un Partenariat Public Privé (PPP) qui consiste à céder à un financier la conception, la construction, la maintenance et la gestion d'un équipement.

Avec ce PPP, la mairie « perd la main » au profit d'entreprises privées qui chercheront évidemment à optimiser leurs bénéfices.

L'expérience malheureuse du parking souterrain de la place du marché nous a appris à être très prudents avec les investisseurs privés. Après quelques mois d'exploitation, la ville a dû emprunter pour racheter ce parking. Les profits à court terme étaient-ils à la hauteur des promesses ?

En tout cas, il y a aujourd'hui une certitude : ce sont les contribuables déodatiens qui paient.

Nous craignons que ce PPP de Nova America aboutisse au même résultat.

 

Un coût qui risque de nous faire boire la tasse

Le rapport des cabinets d'audit présenté au conseil municipal prévoit un coût annuel de plus de 1 500 000 euros, et cela pendant 20 ans. Ce sont les contribuables déodatiens qui paieront encore.

Ce montant, que l'on pourrait considérer comme une estimation a minima, représente déjà plus de 3 fois celui de l'actuelle piscine municipale, pour des prestations discutables : par exemple, le nouveau bassin aura la même longueur que l'ancien (25 mètres).

Sans parler de la situation financière de notre ville, nous estimons que cette dépense est bien excessive au regard des impôts et taxes qui pèsent déjà trop lourdement sur le budget des familles déodatiennes.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.