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03/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 27 décembre

Conseil municipal du 21 décembre (1ère partie)

Une fois de plus, C. Pierret a convoqué le conseil au dernier moment, trois mois après la précédente séance, d’où un ordre du jour chargé (54 points) peu propice à une étude approfondie des dossiers ou à un débat démocratique transparent. Nous proposons une organisation plus sérieuse et plus digne d’une ville moyenne, avec 8 ou 9 réunions annuelles inscrites dans un calendrier prévisionnel public.

Le point 2 avait pour objet l’élection d’un 13e adjoint, ou plutôt la promotion à ce titre d’un conseiller municipal, déjà en charge des mêmes dossiers. Nous avons voté blanc car notre engagement est clair : par souci d’économie (chaque adjoint touchant des indemnités), notre équipe municipale comptera moins de dix adjoints.

A l’occasion du point sur Aquanova, C. Pierret s’est vanté du prix décerné à ce projet par le « club des PPP ». Or, ce dernier réunit notamment les grandes firmes intéressées à ce chantier (Spie batignolles, Financière Duval, Dalkia, cabinet d’architectes Chabanne …), ce qui n’est pas vraiment un gage d’impartialité.  De plus, l’Inspection générale des finances (IGF) reproche à un organisme fondateur de ce club, la Mission d’appui aux PPP (MaPPP), d’être en « conflit d’intérêts », sa mission de conseil se transformant systématiquement en promotion de ce type de contrat : le patron de la MaPPP vient du privé, où il vendait … des PPP ! C’est ce que révèle le Canard enchaîné du 19/12, qui déplore le fait que les « élus signent les bons de commande mais laissent la facture à leurs successeurs » tandis que « les constructions réalisées en PPP ont coûté 25% plus cher que les autres ».

Contrairement à l’affirmation de C. Pierret selon laquelle le partenaire privé assumerait le risque, nous rappelons que l’apport du privé est ridiculement faible, que c’est la ville qui paiera le manque à gagner à défaut de la fréquentation attendue et qu’elle ne touchera, dans le cas contraire, que 40% des gains. De plus, cette piscine profitable au privé a déjà coûté 7 millions … d’argent public !

Nous reviendrons dans les prochaines semaines sur ce conseil, et notamment sur le prix injuste de l’eau.

Nous vous souhaitons une nouvelle année riche en espoirs : 2013 sera une étape décisive dans la préparation du projet d’alternance humaniste et durable que nous allons mener avec vous pour l’avenir de notre ville.

Les élus du groupe UPS

23/12/2012

Tribune vidéo des élus du groupe Union Pour Saint-Dié (décembre 2012)

Les élus d'Union Pour Saint-Dié évoquent quelques points importants du conseil municipal du 21 décembre (cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à la plateforme de diffusion ou cliquez ici pour visionner ces séquences sur le site de la ville).

Tribune vidéo 12 12.jpg

Vous pouvez également retrouver notre intervention précédente (désormais retirée du site de la ville) en cliquant ici (1ère partie) puis ici (seconde partie).

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28/10/2012

Notre tribune dans le mensuel municipal (novembre 2012)

La démocratie n’est pas le mensonge

C’est sous ce titre que, dans le dernier magazine municipal, les pierretistes ont osé aligner des contrevérités censées égratigner notre groupe. Selon eux, nous n’aurions « d’autre programme à proposer » que la défense de la « démocratie bafouée » … par eux. Ce serait pourtant déjà beaucoup, vu leur absence d’esprit démocratique, mais les Déodatiens qui suivent nos publications et notre blog savent que nos propositions s’étendent à tous les domaines de compétence d’une commune.

Autre mensonge : nous aurions refusé d’user de notre droit d’expression sur le site Internet de la ville. C’est faux. Rappelons que nous avions exigé à plusieurs reprises ce droit inscrit dans la loi. C. Pierret nous avait alors répondu que la diffusion intégrale des conseils municipaux sur le site de la ville était une garantie démocratique suffisante. Après plusieurs séances où les contradictions des élus pierretistes étaient apparues au grand jour, ils ont changé d’avis et remplacé les vidéos du conseil par une sorte de tribune filmée.  Présentée comme une avancée démocratique, elle n’est que l’application a minima de la loi républicaine.

Ce droit d’expression est hélas saboté par un cahier des charges ubuesque (interdiction de publier ces séquences et de filmer les lieux concernés par les votes …) et un mode de diffusion rendant le téléchargement long et la lecture saccadée. Malgré cela, et contrairement aux allégations des pierretistes, nous ne boycottons pas ce petit espace d’expression et l’utilisons pour porter à votre connaissance l’explication de nos votes. Néanmoins, nous exigeons le retour des vidéos intégrales des conseils municipaux, afin que les Déodatiens puissent être informés directement et en toute transparence des débats les concernant.

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

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19/10/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 12 octobre

Compte-rendu du conseil municipal (3/3)

Nous revenons une dernière fois sur les points marquants du conseil.

Dexia : un partenariat toxique ?

Nous avons relevé à la ligne 7 des décisions du maire, « l’autorisation d’ester en justice pour le différend opposant la ville de Saint-Dié-des-Vosges à la Caisse d’Epargne de Lorraine à Metz et à Dexia Crédit Local à Paris ».

Les relations entre Dexia et C. Pierret semblaient pourtant idylliques lors du renouvellement en novembre 2010 de la charte liant la ville à son principal prêteur (55% de notre endettement). Le maire affichait alors « une volonté de redéfinir un partenariat au long cours » et vantait sa « gestion active de la dette ».

Moins d’un an plus tard, Libération révélait que Saint-Dié était concernée par des financements hasardeux appelés « emprunts toxiques ».

Lors du conseil municipal de septembre 2011, nous interpelions le maire sur ce problème et peu après nous lui proposions de s’inspirer de son collègue de Rosny-sur-Seine qui avait déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Dexia pour « escroquerie en bande organisée » et « tromperie ».

Méprisant nos conseils et le journal Libération qu’il traitait de « torchon », C. Pierret prétendait alors que notre commune n’était pas concernée par ces emprunts.

L’entêtement de C. Pierret a fait perdre beaucoup de temps. Malgré un dépôt de plainte bien tardif, nous espérons évidemment un aboutissement favorable. Toutefois, si le maire avait aussitôt suivi la proposition du groupe UPS, c’est dès l’automne 2011 que la ville aurait engagé cette action.

MJC Louise-Michel

La fin de chaque conseil étant l’occasion de questions diverses, un élu pierretiste en a posé une sur l’ex MJC de l’Orme. L’adjointe chargée du dossier a répondu que la ville avait tout fait pour sauver cette association. Les anciens administrateurs de cette structure apprécieront à leur juste valeur ces propos.

Contrairement à l’usage, la question posée ne correspondait pas au texte remis aux groupes d’élus en début de séance. Pourquoi B. Larger n’a-t-il pas lu la phrase accusant « des personnes proches de l’opposition » de prêter à la municipalité l’intention de « vendre la MJC » ? Cet élu avait-il réellement rédigé sa question ? Autant d’interrogations restées sans réponse puisque le maire a refusé tout débat et immédiatement mis fin au conseil.

Les élus du groupe UPS

12/10/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 5 octobre

Compte-rendu du conseil municipal du 21 septembre (2/3)

Nous poursuivons cette semaine notre analyse des points marquants de ce conseil.

Point 2 : Le Sénégal a été de nouveau victime de graves inondations qui ont  malheureusement causé la mort de 13 personnes et d’importants dégâts. Sur notre proposition, le conseil municipal a décidé, à l’unanimité, de doubler l’aide financière au Sénégal : soit un montant de 4 000 euros au lieu des 2 000 euros initialement proposés par le maire.

Point sur le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) : L. Chrétien nous a confirmé que la Déodatie possédait plus de 210 hectares de zones aménagées et disponibles, soit l’équivalent de 50 années de nos futurs besoins. Vu cette surabondance d’espaces, notre opposition au "bétonnage" de toute nouvelle surface agricole ou forestière (comme les Grandes Croisettes) se trouve renforcée et se justifie également par l’application d’un des principes du SCoT : « favoriser un urbanisme économe en ressources foncières et énergétiques ».

Grandes croisettes 5 octobre 2012.jpg

Point 7 : La subvention de 7 000 euros pour le club de basket (qui s’ajoute à celle de 20 000 euros déjà votée) est la conséquence de la venue de T. Parker. Lors de ce passage plus que rapide, nous avions attiré l’attention de C. Pierret sur le coût pour le contribuable déodatien d’un tel événement plus médiatique que sportif. Mais, une fois de plus, ne regardant que l’usage politicien qu’il pouvait tirer de cette présence, il a dépensé sans compter.

Points 10 et 11 : La ville cède deux terrains, dont l’un par le biais d’un agent immobilier qui, pour une transaction de 35 000 euros, touchera une commission de 5 000 euros. Pour éviter cet intermédiaire, le "cher" service communication de la ville n’a-t-il pas les moyens de diffuser largement l’information sur les nombreux biens communaux à vendre ?

Rappelons également que ces terrains sont situés sur la zone « Ecosite des Tiges », censée « protéger et mettre en valeur notre nature ». En effet, dans le bulletin municipal de mai 2008, C. Pierret promettait : « Grâce à l’ouverture de l’Ecosite des Tiges, les Déodatiens, notamment les jeunes, pourront profiter de la très grande richesse de la faune et de la flore vosgienne et participer aux activités de l’ancienne ferme transformée en espace d’accueil, d’animation et d’exposition ».

Nous laissons les lecteurs apprécier la véracité des propos du maire.

 

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(Cliquez sur l'image pour l'afficher en grand)

A suivre…

Les élus du groupe UPS

06/10/2012

Tribune vidéo des élus du groupe Union Pour Saint-Dié (septembre/octobre 2012)

Depuis quelques jours, vous pouvez retrouver sur le site de la ville la tribune vidéo de notre groupe, qui aborde brièvement plusieurs points à l’ordre du jour du conseil municipal du 21 septembre dernier.

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Contrairement à ce qu’affirme C. Pierret, cette nouvelle forme de tribune n’est nullement une « avancée démocratique » mais l’application a minima de la loi attribuant aux groupes d’élus un droit d’expression sur tous les supports d’information municipaux. Nous avons rappelé cette règle à plusieurs reprises (cf. la  question de Jean-Louis Bourdon lors du conseil municipal du 9 décembre 2011), mais C. Pierret puis son adjoint O. Caspary nous avaient répondu que la diffusion intégrale des séances du conseil municipal sur le site officiel de la ville était une garantie démocratique suffisante.

Après plusieurs séances où les contradictions des élus pierretistes sont apparues au grand jour suite à nos interpellations (affaire du Darou, affaire du vote des subventions aux associations …), ils ont brusquement changé d’avis et remplacé les vidéos du conseil par cette nouvelle forme de tribune filmée.

Malgré un cahier des charges ubuesque (interdiction de publier ces séquences directement sur notre blog, interdiction d’y insérer des images prises sur le terrain déodatien pourtant concerné par les votes du conseil…), nous utiliserons cet espace d’expression que nous réclamons depuis longtemps, sans cesser pour autant d’exiger le retour des vidéos intégrales des conseils municipaux, afin que les Déodatiens puissent être informés directement, en toute transparence, des votes et des débats les concernant.

Tribune vidéo UPS Septembre 2012.jpg

(Cliquez sur l'image ci-dessus pour accéder au site de la ville)


Avertissement : Les problèmes de temps de chargement et les images saccadées que vous risquez de rencontrer lors du visionnage de ces séquences sur le site de la ville ne sont pas du fait des services municipaux mais reflètent la volonté de C. Pierret de restreindre la diffusion de ces tribunes filmées (contrairement à la vidéo où V. Huguenot lui donne la réplique et aux autres vidéos du service communication, auxquelles la publication via un célèbre site d’hébergement assure une meilleure fluidité et une plus grande audience).

MISE A JOUR (23/12/12) : Suite à la mise en ligne (désormais selon le procédé adéquat évoqué ci-dessus) de la tribune vidéo de décembre 2012, celle de septembre n'est plus disponible. Vous pourrez la retrouver ici (première partie) puis ici (seconde partie).

09:02 Publié dans Conseil municipal, Défense de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vidéo, conseil municipal | | |  Facebook

05/10/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 28 septembre

Compte-rendu du conseil municipal du 21 septembre (1/3)

Cette semaine et les suivantes, nous reviendrons sur les points marquants de ce conseil.

Celui-ci s’est tenu, in extremis, un jour avant l’expiration du délai légal (art. L2121-7 du  CGCT), les élus ayant, une fois de plus, reçu l’ordre du jour moins d’une semaine avant.

Afin de permettre aux représentants des Déodatiens de s’organiser pour travailler de manière sereine et approfondie, nous proposons d’établir un calendrier annuel des séances (qui auraient lieu toutes les 6 semaines).

Le point 2-ter incluait une information sur le projet départemental intégrant notre ville dans une intercommunalité a minima. C. Pierret, dont les positions excessives et la gestion municipale inquiètent de nombreux maires de communes voisines, est grandement responsable de cette situation. Au-delà de ce constat, il faut avancer une alternative crédible, ambitieuse et capable de vaincre les réticences.

Depuis le conseil du 14 avril 2011, nous proposons une communauté d’agglomération cohérente et compétitive de 64 communes du Nord-Est des Vosges (76.000 habitants). Cette solution nous procurerait de nouvelles subventions, un cadre pour élaborer des politiques d’ensemble (tel le SCoT) et, surtout, le poids nécessaire pour réinsérer notre territoire dans la mondialisation.

Nous lançons donc un appel à tous les élus de la Déodatie pour qu’enfin le bon sens l’emporte et qu’une structure intercommunale de la Grande Déodatie voie le jour, offrant ainsi un nouvel avenir à ses habitants.

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Au point 14, nous nous sommes abstenus d’approuver la création, par la Société d’Equipement Vosgienne (dont la ville est l’associée majoritaire) et divers actionnaires inconnus, d’une société chargée de construire un bâtiment, en face du CIRTES, puis de le vendre à une autre société inconnue, qui le louera enfin à la SA INORI. En effet, il serait plus simple et moins coûteux pour INORI (dont le capital est de 3,5 millions) d’emprunter pour construire, sans intermédiaires inutiles, ses propres locaux.

Outre l’opacité du montage, l’emplacement pose problème : suite à nos questions insistantes, C. Pierret a dû avouer que cette partie de la rue d’Hellieule serait transformée en voie piétonne ! Ce qui ne serait pas sans conséquence sur le plan de circulation et le quotidien des commerçants et des riverains.

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A suivre …

Les élus du groupe UPS

03/08/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 27 juillet

M. Pierret, gardez votre calme !

Dans l’éditorial du dernier magazine municipal, repris dans l’Echo des Vosges du 13 juillet, C. Pierret tient des propos intolérables et injurieux. Ainsi, accuse-t-il, dans un français approximatif, « un ou deux chefs de l’opposition » de « manipuler les faits, à en créer de faux, à des fins de démolir, de salir, voire de chercher à abattre le maire et son équipe ».

Si s’opposer à la construction d’une piscine au coût pharaonique endettant notre ville sur plusieurs générations, c’est « salir » le premier magistrat, alors nous n’avons pas la même lecture du dictionnaire.

En réalité, notre volonté d’informer les citoyens sur les méfaits de la politique municipale sème un vent de panique chez C. Pierret qui en est réduit à caricaturer notre action au service des Déodatiens. N’est-ce pas une façon de masquer un malaise grandissant au sein des élus et « supporters » pierretistes ?

C. Pierret se trouve ainsi, depuis plusieurs mois, en situation de dérapage incontrôlé comme l’attestent ces propos : « ce climat est propice aux rumeurs dont celle, particulièrement ridicule, qui verrait le maire nommé Ambassadeur… ». Mais qui crée des « rumeurs » ?

C. Pierret lui-même … qui annonçait le 17 juin, à un ancien élu, son départ dans « 20 jours » !

Par ailleurs, pour le maire, « la majorité municipale ne déviera pas de sa ligne, courtoise mais ferme, résolue et démocratique ». Alors pourquoi a-t-il supprimé, au motif que cela « ennuie » les Déodatiens, la diffusion intégrale sur le site de la ville des séances du conseil municipal ?

Quant à dire que celles-ci ont été transformées en « Café du Commerce » par les opposants, c’est avoir la mémoire bien courte. Qui a dit : « les ignorants du fond, écoutez l’orateur, crier ne vous rend pas plus intelligents » ?

Il y a peu de temps encore, lors de nos prises de parole, le dernier « carré de supporters pierretistes » huait, insultait sans que le maire n’y trouve à redire. Bien sûr les temps ont changé, le nombre de ces inconditionnels s’est réduit comme peau de chagrin et leurs voix se sont un peu éteintes.

Nous appelons donc C. Pierret à garder son sang-froid et à cesser d’insulter ses opposants démocratiquement élus par les Déodatiens. Pour notre part, nous ne sommes pas dans l’invective, l’injure et la guerre des mots mais dans la construction, avec force, sérénité et tranquillité, de l’alternance politique.

Les élus du groupe UPS

Conseil_municipal_2.jpg

[Illustration : Géhu -Tous droits réservés]

20/07/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 13/07/12

Vente du camping municipal : une bonne affaire … pour qui ?

Le 22 juin, soit vingt jours après la signature du compromis de vente, C. Pierret a demandé au conseil municipal d’approuver la cession du terrain de camping à la SAS Campwood. Cette société, non porteuse d’un projet touristique, est constituée uniquement en vue de « la commercialisation double de terrains (250 m2) et chalets en bois à y installer », et « agit exclusivement comme acheteur du terrain, aménageur des VRD [voirie, réseau, distribution], via un tiers professionnel, revendeur des chalets » (annonces légales du 16/05/12).

Alors que cette société parisienne, présidée par M. de Germay, est « en cours d’immatriculation », le compromis de vente indique un numéro de SIREN. Il s’avère, comme nous l’avions déjà annoncé lors de ce conseil, que cette identification n’est pas celle de la SAS Campwood. Est-ce bien rassurant ?

Si la transaction porte sur un montant de 955 000 euros, l’acheteur n’apporte que 10 000 euros. Le solde doit être financé par un emprunt. La société, du fait de son activité de marchand de biens, « s’engage à revendre le bien acquis dans le délai maximum de cinq ans » (p. 14), ce qui prouve que nous sommes très loin d’une activité de camping. A terme, ce terrain municipal désormais déclassé deviendra un simple lotissement privé de 75 « bungalows » ou « mobile home ».

Alors que l’objet social de la SAS prévoyait de confier l’aménagement du site à « un tiers professionnel », c’est en réalité la commune qui paiera la viabilisation du terrain : 350 000 euros, soit plus du tiers du prix de vente. Finalement, notre ville encaissera moins de 17 euros pour chacun des 33 714 mètres carrés sortis du patrimoine déodatien.

« A la demande de l’acquéreur, la vente pourra être étendue sur les parcelles AP80 et AP81, d’une superficie totale de 27 547 m2, se traduisant par une option d’achat au prix de 12 euros le m2 » (p. 9). Lors du débat, nous avons dû poser de nombreuses questions au maire et à son adjoint au tourisme, P. Cochet, pour qu’ils avouent que ces parcelles correspondent bien au terrain de rugby et à ses installations.

Ces transactions qui privent Saint-Dié d’un camping municipal sont incohérentes avec notre classement en ville touristique. Conclues à des conditions financières défavorables pour notre commune, ces ventes sont encore un mauvais coup porté aux Déodatiens. Il est urgent de changer de politique.

Les élus du groupe UPS

 

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[Illustration : Géhu - Tous droits réservés]

13/07/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 06/07/12

Une eau « bienfaisante » … pour le privé

Lors du conseil municipal du 22 juin, les élus devaient valider un acte déjà signé le 30 avril par C. Pierret : une convention autorisant l’exploitation privée d’une source communale située côte St-Martin.

Conclu avec TETHYA SAS, société encore « en cours de constitution » et au capital inconnu, cet acte fixe les lourds engagements pris par C. Pierret au nom de notre ville :

- la prise en charge intégrale des « frais de toutes les démarches afin d’obtenir les autorisations de classement […] en eau de source, et si possible en eau de montagne » ainsi que « les autorisations de transport de ladite eau » ;

- la réalisation des aménagements de protection de la source ;

- toujours aux frais des Déodatiens, « les travaux de raccordement entre la source et l’unité d’embouteillage » puis l’entretien de cette canalisation.

Cette convention, qui réserve à la société privée l’exclusivité de l’exploitation et lui accorde une priorité (« droit de préférence ») sur toutes les autres sources, est conclue « pour une durée de neuf années […] reconductible ». Or, suivant l’article 12, seule TETHYA pourrait dénoncer ce contrat : la ville ne pourra donc jamais y mettre fin.

Ces négociations ont été très mal menées sur le plan financier. En effet, en face des charges supportées par la ville, la société, qui prévoit de vendre 300.000 bouteilles par an de « La bienfaisante de Saint-Dié-des-Vosges », ne versera à la commune que quelques centimes par exemplaire vendu ainsi qu’une maigre redevance annuelle.

De plus, le blog d’une association de Bourbonne-les-Bains nous alerte sur la crédibilité du dirigeant de TETHYA : le 22 mai 2012, le maire de cette ville a déploré devant le conseil municipal l’échec d’un projet similaire du même « investisseur » alors que la commune avait déjà dépensé 400.000 euros.

Comment C. Pierret, avocat d’affaires à Paris, peut-il signer un contrat aussi défavorable à l’intérêt des Déodatiens ?

Après analyse attentive de cette convention et recherches approfondies, nous avons voté contre ce projet.


La gauche refuse les PPP (suite)

Nous avions indiqué l’opposition du président de la République aux Partenariats Public-Privé. Sa ministre de la Justice, C. Taubira, vient de juger que ce mode de financement n’est « pas acceptable », rejoignant ainsi la position de son collègue des Transports, F. Cuvillier, qui estime que les PPP font « le jeu des banques ».


Les conseillers municipaux UPS