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01/02/2016

Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (février 2016)

« Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité. » (Charles de Gaulle)

 

Le 24 février 2014, le directeur de campagne du candidat David Valence affirmait : « David Valence sera un maire à plein-temps […]. Et contrairement à ce que M Vincent chante sous tous les toits [sic], David Valence ne sera pas candidat à une autre élection». Cette position a été confirmée à plusieurs reprises par l’intéressé lors de débats télévisés et de réunions publiques.

Qui a trompé les Déodatiens ?

Notre maire a en effet décidé de cumuler quatre mandats :

  • - maire ;
  • - président de la communauté de communes ;
  • - membre du conseil syndical du Pays de la Déodatie ;
  • - conseiller régional.

Sans parler d’autres fonctions exigeant beaucoup de temps :

  • - président de l’association des élus du massif vosgien ;
  • - président de la commission Transports de la région ;
  • - et membre de nombreuses autres structures politiques.

Certes, il ne sera plus président du pays de la Déodatie, mais cela ne lui enlèvera aucun revenu puisque cette fonction n’était pas rémunérée.

Par contre, son nouveau mandat d’élu régional va lui apporter des indemnités supplémentaires.

Il touchera ainsi mensuellement près de 9 000 euros d’indemnités brutes, soit l’équivalent du salaire brut de 6 personnes travaillant à temps complet et rémunérées au SMIC.

Comment ne pas s’indigner que des hommes politiques perçoivent la totalité de leurs indemnités alors qu’ils n’exercent leurs mandats qu’à temps partiel ?

Ces « professionnels » de la politique n’ont matériellement pas le temps d'assumer pleinement toutes les missions liées à leurs multiples fonctions.

Serge Vincent : « J’ai assumé simultanément deux mandats par le passé, alors que ce débat était moins présent. Même si mes fonctions d’adjoint au maire et de conseiller général d’opposition étaient moins exigeantes en temps, j’ai compris que pour assumer parfaitement les responsabilités confiées par les citoyens, il faut consacrer toute son énergie à un seul mandat. C’est pourquoi, en fondant UPS, j’ai souhaité que ce mouvement indépendant porte des valeurs démocratiques nouvelles et salutaires telles que le non-cumul des mandats. »

Face aux politiciens dont la seule défense est d’accuser de « populisme » et de « démagogie » tous les citoyens dénonçant des pratiques révolues, nous continuons à proposer des alternatives capables de réconcilier les Déodatiens avec la politique.

Elus UPS SDDV Magazine Février 2016.jpg

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

30/01/2016

Info + (janvier 2016)

Voici le septième numéro d'info +, la lettre d'information citoyenne déodatienne :

infoplus7.jpg

(Cliquez sur l'image pour ouvrir le fichier pdf)

08/01/2016

Cumul des mandats (communiqué d'Union Pour Saint-Dié du 7 janvier 2016)

« Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité. » (Charles de Gaulle)

 

Le 24 février 2014, le directeur de campagne du candidat David Valence affirmait : « David Valence sera un maire à plein-temps […]. Et contrairement à ce que M Vincent chante sous tous les toits [sic], David Valence ne sera pas candidat à une autre élection ». Cette position a été confirmée à plusieurs reprises par l’intéressé lors de débats télévisés et de réunions publiques.

Qui a trompé les Déodatiens ?

Notre maire a en effet décidé de cumuler quatre mandats :

  • maire ;
  • président de la communauté de communes ;
  • membre du conseil syndical du Pays de la Déodatie ;
  • conseiller régional.

Sans parler d’autres fonctions exigeant beaucoup de temps :

  • président de l’association des élus du massif vosgien ;
  • président de la commission Transports de la région ;
  • et membre de nombreuses autres structures politiques.

Certes, il ne sera plus président du Pays de la Déodatie, mais cela ne lui enlèvera aucun revenu puisque cette fonction n’était pas rémunérée.

Par contre, son nouveau mandat d’élu régional va lui apporter des indemnités supplémentaires dont le montant sera au minimum de 2 130 euros.

Il touchera ainsi mensuellement près de 9 000 euros d’indemnités brutes, soit l’équivalent du salaire brut de 6 personnes travaillant à temps complet et rémunérées au SMIC.

Comment ne pas s’indigner que des hommes politiques perçoivent la totalité de leurs indemnités alors qu’ils n’exercent leurs mandats qu’à temps partiel ?

Ils n’ont matériellement pas le temps d'assumer pleinement toutes les missions liées à leurs multiples fonctions.

Le cumul des mandats est aujourd’hui rejeté par 91% des Français (sondage Elabe/BFMTV du 16/12/2015), qui ne veulent plus d’une professionnalisation de la politique financée par leurs impôts.

Les élus doivent prendre en compte cette attente, sous peine d’accroître davantage le désarroi des Français.

Serge Vincent : « J’ai assumé simultanément deux mandats par le passé, alors que ce débat était moins présent. Même si mes fonctions d’adjoint au maire et de conseiller général d’opposition étaient moins exigeantes en temps, j’ai compris que pour assumer parfaitement les responsabilités confiées par les citoyens, il faut consacrer toute son énergie à un seul mandat. C’est pourquoi, en fondant UPS, j’ai souhaité que ce mouvement indépendant porte des valeurs démocratiques nouvelles et salutaires telles que le non-cumul des mandats. »

Face à l’inertie des politiciens, un mouvement citoyen tel que le nôtre est à l’avant-garde des pratiques et des idées qui pourront réconcilier les Déodatiens avec la politique.

 

Les membres du conseil d’administration de l’association UPS

02/12/2015

Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (décembre 2015)

Communiqué des élus d’Union Pour Saint-Dié *

Union Pour Saint-Dié a une pensée émue pour les victimes et pour les nombreux blessés des attentats du vendredi 13 novembre. Elle partage la peine et la douleur de leurs familles et de leurs proches.

La colère légitime contre ces atrocités ne doit pas nous laisser céder à la peur ni à la division que les terroristes souhaitent installer en France.

Notre ville, comme l’ensemble du pays avec ses institutions et ses citoyens rassemblés, devra faire face à cette agression délibérée, avec détermination et responsabilité. Nous relèverons ce défi en conservant plus que jamais nos valeurs de liberté, fraternité et de solidarité.

Au-delà de la douleur et de l'indignation, face à cet acte de guerre, il appartient à tous d'être responsables et confiants en l’avenir. Comme en d'autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l'union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs, puisées aux sources de son histoire.

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA, Orhan TURAN


* Communiqué transmis le 20 novembre, date limite pour l’envoi de notre texte.

19:00 Publié dans Défense de la démocratie, Solidarités | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

17/07/2015

Compte-rendu du conseil municipal du 26/06/15 (IV)

(Suite du point 11)

Rappel concernant ce point sur la taxe communale : Intervenant au nom du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS), Christine Urbès a proposé de ne pas fixer le coefficient multiplicateur à son plus haut niveau autorisé. Le maire refuse cette proposition et maintient son choix d’une augmentation de cette taxe communale.

Dans sa réponse, M. Valence se livre à une violente attaque contre Serge Vincent, lui reprochant de ne pas s’intéresser aux sujets important que sont le contrat de ville et la médiathèque intercommunale, de ne pas s’intéresser à Kellermann et Saint-Roch/L’Orme… Alors que plusieurs élus d’Union Pour Saint-Dié sont pourtant intervenus sur tous ces points !

Suite à ces attaques et à cette mise en cause personnelle, Serge Vincent et Jean-Louis Bourdon demandent la parole pour une deuxième intervention.

Le maire la leur refuse et passe alors au vote malgré les protestations des élus UPS.

Le vote a donc lieu sans que les membres d’UPS aient eu droit à la parole, ce qui est contraire à l’article 10 du règlement intérieur.

Par conséquent, les élus UPS ne participent pas au vote.

 

Remarque d’UPS : Une nouvelle fois, la façon de faire du maire rappelle celle de son prédécesseur. On peut s’étonner que certains adjoints cautionnent maintenant un tel comportement alors qu’ils le critiquaient précédemment lorsqu’ils siégeaient à nos côtés dans l’opposition.

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12. Indemnité de logement pour les instituteurs

Cette indemnité concerne deux instituteurs pour la ville de Saint-Dié.

Vote : adopté à l’unanimité.


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13. Personnel territorial - Tableau des effectifs

Ce point est l’objet d’informations bien plus détaillées que d’habitude. Y aurait-il un lien  avec l'une des questions écrites adressées par le groupe UPS ?

On notera qu’il y a eu 34 suppressions et 30 créations, soit un solde négatif de 4 postes.

Vote : adopté à l’unanimité.

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14. Compte-rendu des décisions du Maire et tableau récapitulatif des marchés attribués du 12 mai 2015 au 15 juin 2015

L’une de ces décisions concerne les indemnités de résiliation du marché pour la construction d’un nouveau bâtiment à l’école Darmois (construction qui avait été envisagée par la précédente municipalité).

(Suite et fin du compte-rendu dans quelques jours, avec les questions écrites)

09/07/2015

Compte-rendu du conseil municipal du 26/06/15 (I)

conseil municipal,commissions

 

Le conseil commence par une minute de silence en mémoire des victimes de Sousse (Tunisie) et de l’Isère.

Points d’information :

- Situation financière de la ville ;

- Subventions du Conseil départemental aux collèges de la ville ;

- Courrier du Préfet sur les travaux de la RN 59 qui seront réalisés en septembre.

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1. Compte rendu du conseil municipal du 22 mai

Serge Vincent intervient pour confirmer ce qu’il avait signalé la veille au Directeur Général des Services : la délibération concernant la désignation de nouveaux membres des commissions administratives paritaires n’est pas conforme à la réalité. Elle omet de signaler qu’il y a eu 4 votes successifs.

Le premier sur la candidature de Mme Chobaut, qui recueille 27 voix pour et 8 voix contre,

le second sur la candidature de Michel Cacclin, qui recueille 6 voix pour et 29 abstentions et se trouve donc en situation d’être élu, alors qu’il n’y a qu’un siège.

Comme l’an dernier, le maire avait demandé que l’on revote ! Serge Vincent lui avait fait remarquer que cela n’était pas possible.

Une troisième délibération avait été prise demandant l’annulation des votes précédents. Adoptée à l’unanimité, celle-ci avait conduit à un 4ème vote validant l’élection de Mme Chobaut.

Le compte rendu ne faisant état que de ce 4ème vote, il n’est donc pas conforme à la réalité.

Au nom du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS), Serge Vincent a demandé à ce que la vérité soit rétablie dans le compte rendu du conseil municipal.

Le maire ayant refusé de corriger ce compte rendu, le groupe UPS a voté contre.

Seuls les membres de Saint-Dié Avenir (SDA) ont voté pour.

C’est la seconde fois en un an qu’un compte rendu n’est pas conforme à la réalité.

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2. Syndicat mixte d’électricité des Vosges

Remplacement de Mme Chinoune par M. Fichter, et de M. Frison-Roche par M. Zanchetta.

Par ailleurs, les horaires des réunions qui ont lieu à Épinal n’étant pas compatibles avec ses obligations professionnelles, Serge Vincent demande que Jean-Louis Bourdon, actuellement son suppléant, puisse devenir titulaire à sa place.

Adopté à l’unanimité des présents.

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3. Commission consultative des services publics

Remplacement de Mme Lecomte par Mme Legrand et de Mme Kiener par M. Besombes.

Adopté à l’unanimité des présents.

 

(La suite demain, avec les points concernant la médiathèque)

(Crédits illustration : A.T-2013 CC-BY-SA-3.0)

11:14 Publié dans Conseil municipal, Défense de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil municipal, commissions | | |  Facebook

02/05/2015

Conseils citoyens, prix de l'eau... Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (mai 2015)

Démocratie locale : la majorité des citoyens et des quartiers « oubliée »

Afin de permettre aux Déodatiens de faire entendre leurs attentes et leurs doléances, nous maintenons notre proposition d’instaurer un conseil citoyen dans chaque quartier de notre commune.

Contrainte par une nouvelle loi de créer de telles instances dans les quartiers de Kellermann et de Saint-Roch – L’Orme, déclarés prioritaires par le gouvernement, la municipalité aurait pu en profiter pour étendre ce dispositif aux autres quartiers de Saint-Dié.

Les habitants de La Bolle, Foucharupt, La Vigne-Henry, Robache, Marzelay, le Centre-Ville…etc. méritent également d’être consultés et entendus.

Or, le maire et ses colistiers sont plus que timides à l’égard de la démocratie participative. Nous les encourageons donc à surmonter leurs réticences et à faire preuve de volontarisme en accordant les mêmes droits à tous.

Les citoyens ne sont pas que de simples électeurs que l’on convoque tous les six ans pour signer des « chèques en blanc » à des représentants.

Il faut les associer aux grandes décisions, surtout quand celles-ci impliquent des situations ou des propositions qui n’ont pas été débattues lors de l’élection municipale.

 

Baisser le prix de l’eau, une priorité

Dans de nombreuses villes, les tarifs de l’eau sont en forte diminution, notamment grâce à l'intercommunalité, qui fédère les efforts des communes pour obtenir des baisses substantielles face aux opérateurs privés.

Pourquoi pas à Saint-Dié ?

Outre les prix élevés, la tarification actuelle de l’eau y est injuste. En effet, les premiers mètres cubes consommés par une famille sont plus chers que les suivants.

Nous regrettons que la municipalité, indépendamment de tout changement de gestion, n’ait pas transmis au préfet la candidature de notre ville à un nouveau dispositif (loi du 15/04/2013) qui permettait une tarification plus juste, avec une forte baisse du prix des 75 premiers mètres cubes, soit l’eau « essentielle » (consommation, cuisson et hygiène).

Une autre piste existe : les résultats des comptes administratifs 2014 de l’eau et de l’assainissement (et les décisions modificatives s’y rattachant) font apparaitre un excédent de plus de 500 000 euros ! Cet excédent n’est ni nouveau ni ponctuel : nous proposons de le redistribuer en partie aux usagers sous forme d’une diminution des taxes communales.

Ainsi nous redonnerons du pouvoir d’achat aux Déodatiens.

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

01/04/2015

Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (avril 2015)

Emploi : une inexplicable et inexcusable abstention

Comme l’ensemble des groupes du conseil municipal, Union Pour Saint-Dié est présente à la Communauté de communes.

Le 4 mars, le vice-président Vincent Benoît a proposé aux élus de l’assemblée intercommunale d’accorder une participation financière à un organisme associatif pour le suivi de 15 dossiers de créateurs ou repreneurs d’entreprise. Dans un contexte difficile pour un  bassin d'emploi qui subit le plus fort taux de chômage de Lorraine, nous avons approuvé cette proposition qui méritait de faire l’unanimité.

Tous les élus présents ont donc voté pour cette mesure… sauf M. Valence, qui s’est ostensiblement abstenu sans donner préalablement d’explication de vote. La délibération ayant été adoptée, le débat s’est clos sur cette abstention. Celle-ci reste incompréhensible, aussi bien pour les citoyens présents à cette réunion que pour les élus de toutes sensibilités siégeant au conseil communautaire.

Nous n’osons imaginer que cet étrange refus de soutenir les entreprises déodatiennes puisse s’expliquer par une arrière-pensée politicienne à l’encontre d’une élue de notre groupe, celle-ci travaillant pour l’association concernée (à ce titre et conformément à la loi, elle n’a d’ailleurs pas pris part au vote afin d’éviter tout conflit d’intérêts).

Suite à nos demandes d’explication, M. Valence a fini par faire savoir qu’il se serait abstenu par opposition au montant proposé, celui-ci étant selon lui inférieur à la subvention de l’année dernière. Or, c’est la première fois que notre communauté de communes soutient financièrement cette association !

De plus, qui peut croire que le président de la communauté de communes aurait laissé son propre vice-président (et adjoint) proposer une mesure qu’il juge lui-même inacceptable ? Pourquoi n’aurait-il pas alors émis une autre proposition ou, au moins, une explication de vote ?

david valence,saint-dié,saint-dié-des-vosges,communauté de communes de saint-dié-des-vosges,emploi(Photo par Marc Fourniquet : Conseil communautaire du 04/03/15 à Plainfaing)

 

Démocratie (suite)

Dans la tribune du mois dernier, nous déplorions l’absence d’esprit démocratique et de pluralisme dans les pratiques politiques du maire et de sa majorité. Ce constat a récemment été conforté par la non-invitation des élus d’opposition à la remise des cartes d’électeurs aux citoyens nouvellement inscrits.

Il ne peut s’agir d’un oubli involontaire, le directeur de cabinet du maire et le directeur général des services ayant promis que cette exclusion ne se reproduirait plus après les précédents de l’installation du conseil municipal des jeunes et des vœux au personnel communal, dont les élus d’opposition avaient déjà été écartés.

De telles cérémonies civiques devraient pourtant être consensuelles et dépourvues de toute discrimination partisane.

Il est grand temps que le maire fasse preuve de hauteur de vue et d’esprit républicain.

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

01/03/2015

Démocratie municipale et droits de l'opposition. Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (mars 2015)

démocratie,opposition,droits de l'opposition,tribune,vidéo,conseils de quartier« Il arrive plus souvent encore que les doctrines en contradiction, au lieu d’être l’une vraie et l’autre fausse, se partagent la vérité ; alors l’opinion dissidente est nécessaire pour fournir le reste de la vérité dont la doctrine reçue ne réalise qu’une partie. »

(John Stuart Mill)

 

En démocratie, le rôle de la minorité et le droit d’expression qui lui est accordé sont indispensables à l’intérêt général. Ceux qui étaient encore dans l’opposition il y a moins d’un an ne devraient pas l’oublier et ne pas reproduire aujourd’hui, dans ce domaine comme dans d’autres, les erreurs qu’ils prétendaient combattre hier.

A Saint-Dié, l’opposition n’a pas plus d’espace d’expression qu’elle n’en avait sous la mandature précédente. En effet, si cette tribune (toujours reléguée sur une page terne repoussant le regard) compte désormais quelques lignes supplémentaires, c’est sans commune mesure avec la place accordée aux élus de la majorité, qui bénéficient chaque mois d’une pleine page illustrée pour leur communication politique. Cette disproportion est d’autant plus criante sur Internet, où les élus de l’opposition sont exclus du site municipal, où la retransmission intégrale des conseils municipaux (pourtant pratiquée par de nombreuses villes) n’a pas été rétablie, et où la tribune vidéo des différents groupes a été supprimée sans explication par le nouveau maire.

 

Cette crainte visible du maire à l’encontre de l’opposition se retrouve dans les commissions et dans les autres instances auxquelles participent des élus. Alors qu’il avait expliqué que celles-ci seraient ouvertes à l’opposition dès le troisième siège, il a récemment réservé à ses seuls colistiers les commissions administratives paritaires qui comptent pourtant trois titulaires et trois suppléants.

Sur ce point, le maire peut se retrancher timidement derrière la loi, qui n’impose pas encore le pluralisme dans certaines commissions, mais il ne peut pas alors prétendre incarner le volontarisme en matière d’ouverture et de démocratie.

Par contre, la loi prévoit que les élus d’opposition doivent disposer d’un local et ont droit à la formation. Conscients des difficultés financières, nous renonçons volontairement au premier droit et, plutôt que de recourir à des journées de formation coûteuses, nous avons demandé à être abonnés à quelques revues techniques et juridiques. Or, seule une demie revue par élu d’opposition (soit 70 euros par an) a été acceptée par le maire, alors que celui-ci et sa majorité s’accordent plus de 300.000 euros d’argent public par an !

 

Pourquoi le maire a-t-il peur d’une opposition dont les interventions constructives et l’expérience lui éviteraient de reproduire les erreurs du passé ? Pourquoi redoute-t-il également la démocratie locale au point de refuser d’écouter les Déodatiens dans le cadre de conseils de quartier ouverts à tous ?

 

Pour être démocrate, il faut pratiquer le pluralisme, accepter le débat, respecter l’opposition et écouter les citoyens de toutes sensibilités. Telles sont les conditions nécessaires à la prise en compte du bien commun.

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

Illustration : J. Stuart Mill (domaine public)

22/06/2014

Rythmes scolaires, terrain de camping, situation financière de la ville... Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (juillet 2014)

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Rythmes scolaires

Lors d’une des deux seules réunions d’information (et non de concertation) pour l’ensemble des écoles de la ville, le maire a annoncé que le futur aménagement des rythmes scolaires sera celui que l’ancienne municipalité a mis en place à Ferdinand Brunot.

Or, après une année d’expérimentation, de nombreux parents de cette école sont mécontents de cette option, qui entraîne notamment une fatigue accrue pour leurs enfants. Ce choix pose également des problèmes aux associations sportives et culturelles pour planifier leurs activités du mercredi.

Nous avons proposé de regrouper les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) sur une demi-journée par semaine afin de faciliter leur organisation et leur mise en œuvre par des intervenants qualifiés, contrairement à la décision de la nouvelle municipalité de répartir ces activités sur deux jours. Notre solution est d’ailleurs adoptée par un nombre croissant de communes.

Nous avons également rappelé au maire sa promesse électorale quant à la gratuité de ces TAP.

 

Terrain de camping

Dès la présentation du projet « Campwood » par Christian Pierret en juin 2012, nous avons alerté les Déodatiens sur les risques financiers et économiques encourus par notre ville. En effet, ce projet immobilier inadapté prive Saint-Dié de son seul terrain de camping pour le troisième été consécutif, tout en ayant coûté 480 000 euros de viabilisation au contribuable déodatien.

Nos craintes quant à la solvabilité de l’acquéreur se sont malheureusement révélées exactes car, lors du conseil municipal du 20 juin, le maire a présenté une décision budgétaire modificative prenant en compte le risque quasi-certain d’un impayé de près d’un million d’euros !

 

Les Déodatiens ont droit à la transparence

Sans nos questions sur les emprunts « toxiques », le terrain de camping, le coût du FIG et le contrat avec la Lyonnaise des Eaux, ces sujets essentiels pour les Déodatiens n’auraient pas été abordés lors des derniers conseils municipaux. Comment expliquer ce mutisme de la nouvelle équipe municipale à l’égard du passif désastreux de Christian Pierret ?

Nous pouvons craindre que d’autres dossiers mettent aussi en péril les finances de la ville. Par exemple, la vente du terrain de l’ancienne piscine pour 1,2 millions d’euros est loin d’être aboutie. De plus, faute d’informations, les Déodatiens peuvent être légitimement inquiets des conséquences du PPP (partenariat public-privé) d’Aquanova et de la santé financière de la SEV (Société d’Equipement Vosgienne, en charge de l’aménagement des zones économiques), dont le capital est détenu majoritairement par la ville.

Aussi, nous demandons la convocation rapide d’un conseil municipal exceptionnel, consacré à la situation financière de Saint-Dié. Les Déodatiens sont en droit d’avoir toute la transparence que promettait, il y a quelques mois, le candidat David Valence.

D’ailleurs, le maire dispose depuis son arrivée d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Il aurait donc pu, bien avant sa publication obligatoire, réunir la commission des finances afin d’informer les représentants des Déodatiens de la situation réelle de leur commune.

Nous continuerons à défendre le droit des citoyens à une information complète, dans l’esprit de l’open data (libre accès aux données et comptes publics).

 

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN