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24/02/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 17/02/12

Trophées des Sports : carton rouge à C. Pierret et son équipe

Les comptes-rendus de la presse locale de la remise des Trophées des Sports ne sont pas tendres avec les élus pierretistes.

Il semble que certains d’entre eux avaient décidé de se mettre en valeur au lieu de laisser les sportifs récompensés savourer leur victoire bien méritée. Comme d’habitude, C. Pierret, speaker du soir, s’était autoproclamé grand maître de la cérémonie. En réponse à cette situation, L’Echo des Vosges note qu’il serait préférable « de confier le rôle de présentateur(s) des trophées à un ou deux professionnels de la chose ».

De son côté, le quotidien vosgien s’est interrogé « sur l’intervention des élus qui ont tendance à voler la vedette aux sportifs » avant de suggérer qu’il « aurait été plus judicieux de réduire le temps de parole des représentants de la municipalité au profit des sportifs au moment de la remise des récompenses ».

Trophées_des_sports.jpg

Le coûteux service de communication de la ville a manifestement souhaité transformer cette soirée d’honneur et de récompenses des sportifs déodatiens en une nouvelle opération publicitaire au profit de C. Pierret et de ses colistiers.

Même si depuis de nombreuses années, la municipalité s’attribue tous les bons résultats des sportifs, cette fête ne doit pas servir à glorifier la politique municipale. Mais hélas, il en est ainsi à Saint-Dié, où il ne peut y avoir qu’un seul champion, un seul gagnant et où la médaille d’or ne peut échapper à C. Pierret.

Nous pouvons déjà craindre que la prochaine édition de cette manifestation biennale (en février 2014, soit quelques jours avant les prochaines élections municipales) se transforme en meeting électoral.

Pourtant, comme le notait votre hebdomadaire, le rôle des élus est de remettre « les trophées mais sans trop se faire mousser ».

Pour nous, le sport doit rester un formidable outil de lien et de cohésion sociale. Nous souhaitons donc une politique sportive qui favorise l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi. Nous aimerions que C. Pierret impulse une telle politique et ne « vole » pas les victoires des sportifs en voulant être « le calife à la place du calife ».

C’est notre conception. Ainsi, lors d’une remise de récompenses, ce sont les sportifs, les dirigeants et les bénévoles qui doivent être honorés, mais en aucun cas les élus.

[Illustration : Géhu - Tous droits réservés]

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

06:01 Publié dans Encourager les initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trophées du sport, sport, sports | | |  Facebook

Subventions municipales

MJC de l'Orme et subvention municipale.jpg

02/12/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 25/11/11

Pour une intercommunalité ambitieuse, économe et démocratique

Grande Déodatie.jpg


Sale temps pour l’intercommunalité ? Alors que les travaux en cours ont été ajournés pour cause de frilosité de certains élus et de précampagne électorale, Le Canard enchaîné vient de dresser un tableau inquiétant des dérives de plusieurs Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) qui ont entraîné un alourdissement de la fiscalité locale.

Notre engagement pionnier pour une intercommunalité ambitieuse aux champs de compétence élargis (la communauté d’agglomération de la Grande Déodatie, avec 64 communes et 76.000 habitants), la seule qui soit à la hauteur des défis auxquels notre territoire doit faire face, n’en reste pas moins intact.

Le Canard pointe surtout du doigt les armées mexicaines de vice-présidents aux indemnités plus que confortables et les « doublons » créés entre communes et structures intercommunales (alors que le but de celles-ci est la mutualisation et non l’empilement). Pour éviter ces écueils, il faudra faire, à l’échelle intercommunale, le contraire de ce qui est pratiqué aujourd’hui par l’actuelle municipalité, incapable de travailler en collectivité et dont le nombre d’adjoints ainsi que le montant des indemnités flirte avec le maximum légal.

Il faudra aussi, en organisant régulièrement des consultations et référendums locaux sur les questions importantes, réconcilier et reconnecter les citoyens avec des institutions intercommunales dont les membres ont longtemps été élus au suffrage indirect (ce qui ne sera, heureusement, plus le cas à partir de 2014).

Cet engagement démocratique est notre priorité.

 

Pour aider les associations : une salle polyvalente en intercommunalité

Avec son parc des expositions, Epinal peut accueillir de nombreuses animations. Depuis la vente de l’Espace Georges Schumann, notre ville ne dispose plus d’un équipement indispensable à l’organisation d’importantes manifestations. C’est sans doute pour cela que tous les salons ont disparus de notre ville (habitat, énergies renouvelables...).

Seul, celui de l’automobile était encore organisé, grâce au travail considérable de quelques bénévoles et à la mise à disposition par le Tennis club de ses terrains couverts.

Malheureusement, il semble que l’édition 2011 ne soit pas programmée. C’est encore un nouveau coup dur pour l’animation et le commerce de notre ville !

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

14/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 02/09/11

Une politique culturelle pour tous

 

Nous voulons faire de notre ville un carrefour des cultures. Pour cela notre projet repose sur trois grands principes et s’appuie sur trois axes principaux.

 

Trois grands principes :


1° La Culture représente un des enjeux de l’éducation

La Culture constitue un outil de la réussite éducative, une aide à l’égalité des chances et à la prévention de la délinquance. C’est pourquoi nous en faisons un enjeu d’éducation. La Culture doit symboliser la liberté de l’esprit, en dehors de toute idéologie. Il faut déceler et soutenir l’émergence de nouveaux talents, de nouveaux désirs d’Art.

 

2° La Culture représente un des enjeux de l’intégration

La mixité de la population génère des attentes et des besoins très divers. Elle constitue une richesse qu’il convient de valoriser et de faire vivre comme élément fort du lien social. Un lien social au sein de la vie de chaque quartier, par le développement d’actions culturelles de proximité : expositions, animations, présentations d’œuvres…

 

3° La Culture représente un des enjeux du partage

Les politiques culturelle, éducative et sportive, bien que de natures différentes doivent poursuivre des objectifs similaires : favoriser l’accès à tous les domaines de la connaissance, aider à l’émancipation des individus, développer la responsabilité et encourager l’engagement collectif. La politique culturelle ne doit pas fonctionner en vase clos mais au contraire s’ouvrir à tous les Déodatiens.

 

Trois axes principaux :

 

1° Dès à présent, la nécessité d’organiser des états généraux de la culture s’impose. Ils permettront (en partenariat avec les habitants, les associations, les représentants des établissements culturels, les artistes et les créateurs), de définir les attentes, d’évaluer les besoins et de bâtir les cohérences nécessaires.

 

2° A partir de cet état des lieux, il faudra établir un plan d’action mobilisant au mieux les créatifs culturels déodatiens pour toucher tous les publics, stimuler l’expression et la créativité, valoriser les spécificités des différents groupes sociaux et développer les échanges. Comme nous voulons éviter que la Culture ne s’oriente trop vers une approche élitiste, nous souhaitons une politique culturelle partagée qui doit viser à organiser des événements liés à la vie des habitants, à leur histoire, à leurs pratiques associatives, culturelles et artistiques. Elle doit répondre à la volonté de tisser des liens de proximité et intergénérationnels. Faire la fête tous ensemble par la Culture, en des lieux et des moments donnés, permettra de surmonter nos différences dans la recherche d’un mieux vivre-ensemble.

Bien entendu, des événements de ce type ne se décrètent pas mais se construisent collectivement.

La concertation sera ensuite assurée par une commission culturelle élargie dont la composition sera définie lors de ces états généraux. Elle aura pour but d’en conserver l’esprit.

 

3° Enfin, l’un des moyens de mise en œuvre de cette politique culturelle passe par la construction d’une salle de spectacles, polyvalente, conforme à nos besoins et surtout compatible avec nos moyens financiers. En complément de l’Espace Georges Sadoul, il est souhaitable qu’elle soit réalisée dans le cadre d’une coopération intercommunale.

 

Les conseillers municipaux UPS.

29/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 22/07/11

Salon des loisirs

Les Déodatiens peuvent malheureusement constater la disparition des foires et salons. Il est vrai que depuis la vente du Centre Robert-Schuman, nous ne disposons plus de locaux pouvant accueillir ce type d’animation.

Nous rappelons que notre projet comprend un volet important pour l’animation de notre ville. Ainsi, dans le cadre d’une intercommunalité élargie, nous proposons la construction d’un parc des expositions polyvalent.

Avec un tel équipement, nous pourrions notamment créer un « salon des loisirs », évènement parfaitement adapté à la capitale du massif vosgien.

En étroite relation avec les associations déodatiennes, cet évènement pourrait présenter des activités très différentes telles que : les sports, la randonnée, le bien-être, les jeux, la musique, la peinture, la sculpture, le bricolage, le jardinage ...

Ce salon donnerait donc un aperçu complet des loisirs possibles en Déodatie et dans les Vosges.

 

Un maire décidemment fâché avec les chiffres

Le 5 juillet, au cours d’un entretien sur la radio RFI, C. Pierret affirmait être le maire d’une ville de 25 000 habitants. L’ex-candidat aux primaires socialistes prendrait-il ses désirs pour des réalités,  ou ignorerait-il vraiment le nombre d’habitants de sa ville ?

Selon le dernier recensement de l’INSEE, la population municipale n’est plus que de 21 705 habitants, à moins de prendre en compte les résidents de communes limitrophes (Pair-et-Grandrupt, Taintrux, Nayemont-les-Fosses …).  Après tout, certains d’entre eux siègent bien au conseil municipal de Saint-Dié …

 

Une visite à grande vitesse !

Le mercredi 15 juin, C. Pierret a accueilli Guillaume Pépy, président de la SNCF. On aurait souhaité que les problèmes que rencontrent les usagers de la ligne à « petite vitesse », Saint-Dié-Epinal soient abordés : retards fréquents, trains annulés et remplacés par un bus, horaires inadaptés…

Les Déodatiens se rendant chaque jour à Epinal (travailleurs, étudiants…) attendent toujours une réponse à ces problèmes récurrents. Au-delà du TGV, c’est par la prise en compte des attentes quotidiennes de ses usagers que la SNCF pourra promouvoir le train comme une véritable alternative à la voiture.

Ligne St-Di- Epinal-1.jpg

Or, ces questions essentielles ont été complètement occultées. Par contre un sujet a retenu toute l’attention de C. Pierret : à la gare de l’Est, l’annonce de la destination « Saint-Dié » ne précise pas « des Vosges ». Les usagers apprécieront les priorités du premier magistrat !

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

05/11/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 29/10/10

Le Sport pour tous

Source d’épanouissement et de bien-être individuel, le sport est aussi un formidable outil de cohésion sociale. Il a pour vocation de rassembler : il peut et doit être une école de la vie en groupe, favorisant l’épanouissement des idéaux de respect, de tolérance, de générosité et de dépassement de soi.

Conscients de ces enjeux, nous avons construit notre projet de politique sportive autour de trois axes principaux :

-        Favoriser la pratique sportive pour le plus grand nombre en s’appuyant sur des équipements performants ;

-        Intégrer le sport comme un outil d’éducation et de citoyenneté, notamment pour la jeunesse ;

-        Soutenir les associations sportives locales.

Sur ce dernier point, malgré le travail et l’implication de nombreux bénévoles qui ne comptent ni leur temps ni, bien souvent, leur argent, un certain nombre de clubs sportifs connait des difficultés (résultats, effectifs, finances, équipements, etc.).

Face à cette situation, nous proposons d’organiser des assises déodatiennes du sport. Elles permettraient de recenser les attentes des associations sportives et de leurs partenaires (éducateurs, entraineurs, dirigeants, parents, sponsors …). En s’appuyant sur les conclusions de ces assises, il serait possible de prendre les mesures nécessaires pour aider les clubs dans leur rôle d’animateurs de la vie locale.


Doit mieux faire …

Quand il s’agit de l’avenir de nos enfants, nous refusons toute approche uniquement comptable et financière. En effet, l’éducation est par nature un service public de proximité qui doit être considéré comme un investissement à long terme et non comme une charge.

C’est pourquoi nous regrettons que lors de la première réunion du 16 octobre 2010 de la  commission multipartite (commission que nous avions demandée dès le conseil municipal d’avril 2010 et dont la création a seulement été décidée le 18 juin), C. Pierret et son adjoint R. Gbedey aient essentiellement abordé la question du périmètre scolaire sous ses angles financier et matériel.

Nous demandons que les prochaines réunions de la commission replacent l’enfant au centre des débats.


Les revenus des Déodatiens

Le site « SalaireMoyen.com » a réalisé, à partir des statistiques fournies par l’INSEE et le ministère des Finances, une enquête très intéressante sur les revenus nets des Français. Nous apprenons que celui d’une famille déodatienne est de 1 914 euros par mois soit 921 euros par personne du ménage. Sur  les 36 717 communes concernées par cette étude, notre ville se situe au 28 481ème rang (en recul de 510 places par rapport à l’année précédente).

Si ce résultat n’est malheureusement pas une surprise, il confirme que les Déodatiens disposent de revenus parmi les plus faibles de France. Tel est le triste bilan des différentes politiques menées dans notre ville, et notamment celle qui est conduite depuis plus de 20 ans par C. Pierret. Celui-ci a bien eu certaines opportunités (poste de ministre, contrat de ville, subventions importantes de l’Etat…), mais il n’a pas su en faire bénéficier les Déodatiens.

Aujourd’hui ce constat de pauvreté est la conséquence la plus grave et la plus tragique d’une politique municipale qui repose trop sur la communication et le tape-à-l’œil, et dont les choix en matière de fiscalité sont absolument contre-productifs.


Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

15/02/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 12 février

La Ville de Saint-Dié a-t-elle des problèmes de trésorerie ?

Lors du conseil municipal du 31 mars 2008, M. Pierret avait fait voter une délibération lui attribuant un maximum de pouvoir et, notamment, celui de contracter des lignes de trésorerie (qui peuvent être assimilées à des « autorisations de découvert ») jusqu'à 1,4 millions d'euros. Aujourd'hui, compte tenu des besoins financiers de la commune, il souhaite porter ce montant à 2,1 millions d'euros.

La gestion financière de notre ville est-elle vraiment « saine et rigoureuse » ?


Vélodatienne

Pour un coût déjà estimé à 60 000 euros, la Vélodatienne va faire l'objet d'une première avance de 7 500 € sur les subventions municipales. Cette avance est destinée à une association spécialement créée à cet effet, alors que des associations existantes, et notamment Déo d'Anim, s'étaient proposées pour organiser à moindre coût cet événement.

Notre projet de relance des 24 heures cyclistes, tel que nous l'avions exposé dans notre programme de mars 2008, s'appuyait davantage sur le riche tissu associatif déodatien.


Augmentations d'impôt : crue annoncée pour les taxes sur l'eau

Après l'augmentation des tarifs de bus et celle du stationnement payant, c'est au tour du montant des taxes sur l'eau de subir un véritable tsunami :

+ 56 % pour la taxe communale sur l'assainissement !

+ 63 % pour la taxe communale sur le prix de l'eau !

Ces nouvelles hausses s'appliquent à des tarifs pesant déjà lourdement sur le budget des ménages. Dans l'intérêt des Déodatiens, nous continuons de proposer une renégociation, voire une dénonciation d'un contrat peu avantageux pour le contribuable. Nous voulons revenir à un véritable service public !


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

04/01/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 31 décembre

Le Chevalier Pierret : Censeur ... et sans reproche ?

Lors d'un récent conseil municipal, nous avons attiré l'attention de C. Pierret sur les espaces d'expression du pluralisme politique prévus par le Code général des collectivités territoriales (CGCT).

En effet, non seulement nous n'avons pas accès au site internet de notre ville, mais notre seul espace public d'expression, dans le mensuel de la commune, se réduit comme peau de chagrin.

Après avoir osé nous répondre que la réduction de l'espace de parole de l'opposition se justifiait par des « contraintes techniques », C. Pierret a menacé de censurer la retransmission du conseil municipal sur le site de la commune en caviardant les interventions de l'opposition proportionnellement au nombre des élus.

Accompagnant sa menace d'un sourire ironique, C. Pierret a osé prétendre que sa « gestion de la présidence du conseil municipal est extrêmement libérale ».

On savait C. Pierret libéral sur le plan économique ... mais sur le plan politique, et plus particulièrement en matière de liberté d'expression, on peut en douter !

Comme nous dénoncions cette situation dans le dernier magazine, « la rédaction » nous a répondu que notre espace est « nettement supérieur à ce que prescrit la loi, et qui est inscrit dans le règlement intérieur adopté par le Conseil municipal ».

En réalité, la loi (article L2121-27-1 du CGCT) dit simplement : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale. Les modalités d'application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur. » C'est donc la majorité municipale, en votant le règlement intérieur, qui fixe elle-même les limites de l'espace d'expression ... ce qui lui permet, si elle aussi peu démocrate qu'à Saint-Dié, de censurer son opposition !

**

Promesses non tenues : faut-il encore croire au Père Noël ?

Construction du complexe aqualudique Nova America, reconversion de l'ancienne Banque de France en hôtellerie-restauration haut-de-gamme, aménagement du parc Dormeuil, implantation d'entreprises et création d'emplois sur la zone d'Hellieule, valorisation de l'« écosite » des Tiges, mise en service du boulodrome couvert, réfection de l'espace Sadoul ... autant de promesses démesurées et inconsidérées, toujours inachevées ou restées à l'état d'effet d'annonce malgré les sommes déjà engagées.

***

Combien ça nous coûte ?

60 000 euros

C'est le budget prévisionnel de l'édition 2010 de la « Vélodatienne ».

Quand la ville se substitue aux associations pour organiser une manifestation, ce sont les contribuables qui trinquent. Dans le même temps, la plupart des subventions aux associations ont été revues à la baisse.

 

Serge Vincent, Francine Walter,  Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

25/11/2009

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 20 novembre

Démocratie

Droit d'expression de l'opposition municipale

Dans une commune, l'état de santé de la démocratie peut se mesurer à l'échelle du droit d'expression accordé par la majorité municipale à son opposition.

A Saint-Dié, l'espace d'expression de l'opposition dans le mensuel municipal vient d'être réduit de 25% sur décision du maire.
On est loin du temps où M. Pierret accrochait dans ses réunions publiques une banderole reprenant les propos de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire ».


Invitations des élus d'opposition

L'Echo des Vosges de la semaine dernière annonçait la pose de la première pierre de la pépinière d'entreprises située sur l'ancien site de la STAHV.

L'opposition municipale n'était pas présente. Et pour cause ! Elle n'a pas été invitée. Il s'agit là malheureusement d'une pratique courante.

Ce n'est sûrement pas pour des raisons financières, car nous avons reçu le même jour deux invitations dans deux enveloppes différentes pour la même cérémonie (commémoration de la libération de la ville) !


Délai de convocation et de transmission des documents du conseil municipal : service minimum

Les élus d'opposition ont reçu le samedi 14 novembre la convocation et les documents du conseil municipal du vendredi 20 novembre.

Durant ce délai (qui est tout juste le minimum légal de 5 jours francs), nous devons afin de préparer ce conseil, analyser près de 500 pages (491 exactement) !

Dans d'autres collectivités, les élus disposent de davantage de temps pour remplir leur mandat.


Protocole républicain ?

Lors des cérémonies officielles, les élus d'opposition sont constamment oubliés par le protocole et se retrouvent placés derrière des proches de la majorité municipale


Contradiction

Dans les tribunes politiques du magazine Notre Saint-Dié-Des-Vosges du mois de novembre, Christian Pierret et ses colistiers signaient un article intitulé : « Stop à la privatisation de la poste ! »

Il est de bon ton de la part d'un élu (surtout lorsque qu'il se dit de gauche !) de défendre un service public comme la Poste et de s'opposer à la privatisation de ce grand service public !

Après la participation de plus de 2 millions de personnes à la votation citoyenne sur l'avenir de la Poste, il est facile de demander l'organisation d'un débat public qui pourrait déboucher sur un vrai référendum.

La démocratie à besoin d'un discours de vérité : on ne peut pas dire tout et son contraire.

Pourtant, dans un article publié par L'Expansion, intitulé : « C. Pierret un libéral en Jospinie » le secrétaire d'Etat à l'Industrie déclarait : « ma tâche c'est de défricher pour trouver des solutions nouvelles ».

Parmi ses prises de positions, on découvrait :

- « Nucléaire : il est partisan de l'énergie nucléaire

- EDF : il pousse à une libéralisation rapide du marché de l'électricité

- GDF : il aurait souhaité l'ouverture rapide du capital

- LA POSTE : il est favorable à  une libéralisation accélérée »

Enfin, l'hebdomadaire Marianne dans un article daté du 13 mai 2002, intitulé : « Un artiste nommé Pierret », nous indique que : « en quittant le ministère de l'Industrie, C. Pierret n'a pas oublié de signer le décret (J.O. du 5/05/2002) permettant à la Poste de gérer son patrimoine immobilier comme elle l'entend. L'entreprise va donc liquider quelques-uns de ses 17 100 bureaux de poste répartis en France ».

C. Pierret pratique le double langage : à Saint-Dié-Des-Vosges il défend le service public, mais à Paris, sous les lambris dorés des palais de la République, il pousse à la libéralisation....

D'ailleurs dans notre ville, n'a-t-il pas privatisé tous les services publics (eau, ordures ménagères, restauration scolaire, chauffage urbain, transport) ?


Déo d'Anim, un comité qui n'est pas à la fête !

Nous apprenons que la municipalité a expulsé le comité des fêtes « Déo d'Anim » de son local.

Voilà comment C. Pierret revient sur sa parole, lui qui a signé une convention mettant ce local à disposition de « Déo d'Anim » jusqu'en 2012 !

Voilà comment C. Pierret remercie les bénévoles qui ont consacré plusieurs mois pour transformer un bâtiment insalubre en un lieu de convivialité parfaitement aménagé pour permettre à de nombreuses associations d'y réaliser les chars et les costumes du défilé de la Saint-Nicolas.

De plus, la municipalité prend le contrôle de la Saint-Nicolas, grand événement populaire et familial organisé depuis plus de 60 ans par les bénévoles du comité des fêtes avec le succès que l'on sait.

C. Pierret entend ainsi poursuivre sa politique de municipalisation des associations (Surtout celles dont quelques membres ont le tort, immense, d'appartenir à l'opposition municipale !).

Mais au delà de ces manœuvres politiciennes, ce sont les contribuables Déodatiens qui trinquent !

En effet,  pourquoi payer un agent communal de 8h à 12h et de 14h à 22h du lundi au dimanche, uniquement pour ouvrir et fermer la porte à clef du local ?

Il aurait été si simple et bien plus économique de donner un double de cette clef à chaque association comme l'a fait jusque présent le comité des fêtes Déo d'Anim !

Monsieur Pierret, faire confiance aux citoyens peut parfois engendrer de grandes économies et permettre une gestion en bon père de famille !

 

Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON  et Ramata BA

Conseillers municipaux d'opposition du groupe Union Pour Saint-Dié (U.P.S.)