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12/01/2011

Saint-Dié sur "glisse" !

A Saint-Dié, il n’était pas nécessaire de se rendre sous la halle de la place du marché pour découvrir les sensations de glisse. Le jour de Noël, la ville a été transformée en une gigantesque patinoire.

De mémoire de Déodatien, on n’avait jamais vu ça ! Rues recouvertes de glace, trottoirs enneigés, passages pour piétons non dégagés, parkings impraticables, transports urbains perturbés… Bref une circulation dangereuse voire impossible dans toute la ville. Même les habitants des communes voisines déploraient l’état des rues de Saint-Dié alors que les routes de leurs villages avaient été dégagées.

Dans les colonnes du quotidien vosgien du 30 décembre, un responsable des services techniques nous a exposé les différents facteurs à l’origine de cette situation : manque de sel (comme l’hiver dernier), le froid et deux véhicules hors-service. On aurait souhaité quand même que le maire ou l’un de ses adjoints, d’habitude si prompts à communiquer, viennent expliquer aux Déodatiens les raisons d’un tel désordre.

Partant du principe que gouverner c’est prévoir, nous déplorons un manque de prévoyance de la part du maire.

Pour Noël, on nous avait annoncé « Saint-Dié sur glace », C. Pierret nous a offert « Saint-Dié sur glisse » !


Michel Cacclin, Président de l’association Union Pour Saint-Dié (UPS)

 

Déneigement.jpg

16:53 Publié dans Environnement, cadre de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : déneigement, salage, voirie | | |  Facebook

22/10/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) pour L'Echo des Vosges du 15/10/10 (publiée le 22/10)

Développement durable : réalité ou contrefaçon ?

Au sein de la municipalité déodatienne, Mme J. Fresse a l'honneur de porter le titre d'adjointe au développement durable. Que recouvre en réalité cette mission ? Rappelons qu'avant de devenir une formule galvaudée et un slogan servant à vendre de la "peinture verte", le développement durable est un objectif qu'avait défini Mme G. H. Brundtland dans un célèbre rapport de 1987 intitulé Notre avenir à tous, et qu'a popularisé le Sommet de la Terre organisé en 1992 par l'ONU à Rio. En toute rigueur, reportons-nous à cette référence internationale.

Le "développement durable" c'est, selon le rapport Brundtland, un mode de développement qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Remarquons déjà que l'endettement de notre ville, transmis aux futurs Déodatiens qui devront payer un jour, ne va pas précisément dans ce sens.

Le développement durable défini à Rio, c'est par ailleurs une politique qui repose sur trois piliers et concilie trois objectifs : progrès économique, justice sociale et préservation de l'environnement.

L'économie, ce n'est malheureusement pas l'atout majeur de Saint-Dié, dont la désindustrialisation est loin de s'inverser. La pression fiscale dissuasive empêche l'implantation d'entreprises, et les indicateurs du chômage sont parmi les plus inquiétants de la région.

La justice sociale et la solidarité collective : se vérifient-elles quand les services publics élémentaires sont, soit privatisés comme l'eau, soit menacés comme certaines écoles de quartier ? Se vérifient-elles quand certains élus s'installent dans des communes périphériques pour échapper à la fiscalité de la ville qu'ils administrent ?

La préservation de l'environnement : l'équipe municipale y pense-t-elle quand elle modifie sans cesse les documents d'urbanisme pour installer une zone d'activités dans des espaces naturels protégés (Grandes Croisettes) ou lorsqu’elle projette de vendre plus de 250 hectares de forêt (Kemberg) ?   

Enfin, l'Agenda 21 (plan d'action pour le XXIe siècle) signé à Rio invite les collectivités locales à décliner le développement durable à leur échelle, à partir d'un mécanisme de consultation de la population (chapitre 28). Cette démocratie participative, les Déodatiens ne l'ont jamais vue se mettre en place, pas plus que l'Agenda 21 local, réduit à un vague et timide "P3D".

Précisons enfin que la géographe Sylvie Brunel, pilier du FIG et co-auteur avec C. Pierret d'un ouvrage récent sur la question, considère avec mépris que « le développement durable est devenu une véritable religion » et émet régulièrement des doutes sur « la véracité des informations alarmantes sur le devenir de la Terre » (revue L'Histoire n°324, octobre 2007). Même esprit chez leur compère Jean-Robert Pitte qui, en tant que président de la Société de Géographie, vient de décerner un prix à Claude Allègre. Ces trois proches de C. Pierret, pourtant en rien spécialistes du sujet, contestent régulièrement les travaux du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat, prix Nobel en 2007) sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.

Finalement, le développement durable dans la ville de Christian Pierret, est-ce vraiment crédible ?

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr 

29/09/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 24/09/10

Journées du patrimoine : après la destruction annoncée de l’ancienne Fonderie Burlin, quel avenir pour la Maison des Syndicats ? 

Alors que l’on célébrait le patrimoine le week-end du 19 et 20 septembre, la presse quotidienne s’est fait l’écho du projet de la municipalité de détruire les anciennes fonderies Burlin situées dans le quartier de Foucharupt, le long de la voie ferrée.

Ce bâtiment, considéré à tort par la ville comme une verrue, est le dernier témoin d’un passé industriel datant du milieu du XXe siècle. Nous considérons qu’il devrait être conservé. D’ailleurs, c’est ce qu’avait affirmé Benoît Larger, conseiller municipal chargé de la valorisation du patrimoine devant les membres du conseil d’administration de la Société Philomathique Vosgienne, le 13 février 2009. Dans de nombreuses villes de France comme Nancy, Strasbourg, Mulhouse ou Lille, fief de Martine Aubry, on conserve le patrimoine industriel en le réaffectant à une nouvelle destination… A Saint-Dié, devra-t-on ne se souvenir que de l’ère Pierret et de rien d’autre ?

maison des syndicats.jpgQuant à la Maison des Syndicats, rien n’est clair.

C’est un ancien établissement scolaire datant de 1859 dont les actuels locataires vont être relogés dans des locaux réaménagés de l’école Vincent Auriol. Mais que va devenir ce bâtiment ? Sera-t-il conservé ?  Nous serons vigilants car nous gardons en mémoire le sort de l’école de la rue du 10ème BCP, autre école datant du XIXe siècle sauvée de la destruction programmée par la Ville, grâce à la mobilisation des déodatiens !

Nous incitons C. Pierret à retenir  et appliquer pour Saint-Dié les leçons de son ami Jack Lang qui, à l’occasion des Journées du Patrimoine, dénonçait avec vigueur « les ventes du patrimoine français pour renflouer les caisses de l’Etat ».


Une expulsion peu fraternelle

Kiosque.jpgEn l’espace de vingt ans, l’office de tourisme de Saint-Dié aura connu trois adresses : initialement installé 31 rue Thiers, il a déménagé au n° 8 quai De Lattre de Tassigny. Récemment encore, ce local a bénéficié d’aménagements conséquents. On aurait pu espérer que cet emplacement serait durable …

Eh bien non ! Il semblerait que C. Pierret ne le trouve déjà plus à son goût. En effet, ce dernier a pris la décision de ne pas renouveler le bail de la Friterie « Jean-Jacques » installée dans « le kiosque de la Fraternité », Quai Leclerc afin d’y loger l’office de tourisme. 

Ce nouveau déplacement de l’office (conséquence d’une nouvelle opération immobilière ?) fait ainsi une victime directe, à savoir un commerce florissant depuis plusieurs dizaines d’années, très apprécié des Déodatiens et des touristes.

Au vu des solutions proposées par la Mairie pour son transfert, Jean-Jacques Mathieu, exploitant de la friterie, a écrit dans la presse locale : « Pourquoi pas une place à l’entrée du cimetière, ce serait plus près pour y être enterré. » 

Est-ce ainsi qu’on développe l’animation du centre ville ?


Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

21/09/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 17/09/10

Taxes foncières

Les avis d’imposition que les Déodatiens viennent de découvrir dans leur boîte-aux-lettres confirment malheureusement nos prévisions : les taxes foncières ont augmenté de 8% pour la part départementale (notamment pour assurer le financement de prestations sociales insuffisamment compensées par l’Etat) et de 6% pour la part communale. Cette dernière hausse alourdit une imposition locale déjà largement supérieure à la moyenne nationale. Elle est d’autant plus malvenue pour les classes moyennes que la crise actuelle les a particulièrement fragilisées.

Une meilleure gestion des finances locales aurait pu éviter cette pression fiscale accrue, nuisible au pouvoir d’achat des Déodatiens et à l’attractivité de notre ville. Il est à craindre que la taxe d’habitation subisse également une forte augmentation, conformément à la décision de C. Pierret de taxer davantage les contribuables déodatiens.

 

La rose(tte) au poing ?

Grâce aux investigations de la police et de la presse, on commence à en savoir plus sur les liens entre la milliardaire Liliane Bettencourt et la trésorerie de l’UMP. Nous avons notamment pu découvrir d’étonnants renvois d’ascenseur qui pourraient s’apparenter à un trafic de Légions d’honneur. Par exemple, Le Canard enchaîné du 1er septembre rappelle le contexte de la décoration du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, dont la médaille, remise par Eric Woerth, fut attribuée sur le contingent de Jean-Louis Borloo pour la promotion du 14 juillet 2007.

L’année suivante, grâce (entre autres) au soutien de Jean-Louis Borloo, la rosette tant convoitée a été épinglée, toujours dans le cadre de la promotion du 14 juillet, sur le beau veston du premier magistrat de Saint-Dié. Dans le même temps, le « président-fondateur du FIG », pouvait se féliciter de compter parmi les mécènes du festival une certaine Liliane Bettencourt, contactée par l’intermédiaire d’un certain … Patrice de Maistre (Vosges Matin du 20/07/2010).

N’en déplaise à ceux qui croient encore à la farouche opposition entre gauche pierretiste et droite sarkozyste, on se risquera à penser que le cénacle parisien de C. Pierret est décidément à son aise sur la rive droite !

 

L’écologie selon Pierret

L’édition 2010 du FIG devrait servir de rampe de lancement à un ouvrage collectif de géographes auquel participe C. Pierret. Ce livre est présenté comme une réponse rassurante et optimiste au "catastrophisme" des écologistes. Nous aurions en effet été étonnés d’une conversion de l’ex-ministre de l’Industrie à la cause de l’environnement.

Rappelons que celui-ci s’est jusque-là toujours démarqué des écologistes, dont il dénonçait naguère les « tentations totalitaires », leur attribuant un « panthéon composite où Rousseau voisine avec Pétain, quand ce n'est pas Pol Pot » (intervention au Congrès du PS, 14 décembre 1991). A l’instar de son ancien collègue Claude Allègre, il fait passer le souci écologique derrière sa foi indéfectible dans le progrès technique, renvoyant les sceptiques dans le camp de l’obscurantisme.

Il est peu probable que les vrais défenseurs de l’environnement soient convaincus par les pages de C. Pierret, bien connu d’eux pour ses activités de soutien aux lobbys des agrocarburants [1], du nucléaire [2] et des OGM [3].

[1] Dans La faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard, 2007, p. 55), F. Nicolino dénonce l'enthousiasme du secrétaire d'Etat Pierret pour cette filière juteuse et rappelle ses liens avec le lobby des betteraviers via le cabinet Boury.

[2] Cf. l’article des Déo’mocrates dans L’Echo des Vosges du 14/05/2010.

[3] Lire son vibrant plaidoyer contre le principe de précaution dans son livre Ministre à gauche, le magique et le réel, Le Pré aux Clercs, 2002, pp. 114-117.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

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