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22/11/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) et de Demain pour Saint-Dié dans L'Echo des Vosges du 19/11/10

Impôts locaux : des réelles inquiétudes

 

Nos associations Demain Pour Saint-Dié et Union Pour Saint-Dié tiennent à remercier les 180 citoyens-contribuables, déodatiens ou non, venus s’informer et débattre, ainsi que les autres associations participantes qui ont permis la réussite de cette première.

 

Les personnes présentes ont été très intéressées par les explications détaillées des différents intervenants et par les réponses apportées à leurs questions. De ce débat, il ressort une certitude : la très forte hausse de la taxe d’habitation (jusqu’à 30%) est considérée non seulement comme scandaleuse mais également comme injuste car elle touche plus sévèrement les foyers disposant d’un logement modeste.

 

Cette nouvelle surimposition (1 million d’euros d’impôts supplémentaires), va encore faire baisser le pouvoir d’achat des Déodatiens et, ainsi, pénaliser le commerce de notre ville.

 

Les Déodatiens s’interrogent aussi sur les raisons d’une telle augmentation car les autres décisions prises par C. Pierret sont également inquiétantes : ventes du patrimoine communal, projet de cession d’une grosse partie du domaine forestier de notre ville, hausses des taxes communales, volonté de fermer des écoles, endettement toujours aussi démesuré …

 

Les Déodatiens se posent donc à juste titre cette question : des impôts très lourds, mais pour quoi faire ?

Conf-rence d-bat imp-ts locaux.jpg

Parole au peuple

 

La présence massive des citoyens à cette soirée nous conforte dans nos convictions en matière de démocratie participative : il faut plus d’espace d’échange et d’expression à Saint-Dié. Trop de personnes ont le sentiment d’être des « acteurs » pendant les deux mois précédant le scrutin, puis de redevenir simples « spectateurs » pour les six années suivantes…

 

Pour notre part, nous avons toujours pensé que le citoyen devait être associé à la vie de la cité, et ce en dehors du cadre formel et restreint des conseils municipaux, lesquels mettent simplement les administrés devant le fait accompli, en l’occurrence les décisions votées par la majorité municipale.

 

Par conséquent, le « service minimum » de la démocratie représentative a vécu, c’est-à-dire qu’il ne suffit plus d’une réunion publique par quartier, tous les six ans, pour convaincre l’électorat de confier la gestion de la ville et d’une partie de l’argent de ses impôts à une équipe municipale. Si certains s’en accommodent, nous déplorons l’abstention grandissante et la défiance manifestée à l’égard des élus, tous partis confondus.

C’est pourquoi, outre la pratique régulière de conférences-débats, nous proposons également de demander l’avis des Déodatiens grâce à l’utilisation de référendums consultatifs. A ce propos, certains élus parlent de démagogie ; nous avançons plutôt les termes de « démocratie directe » ou plus exactement de « démocratie semi-directe », des élus étant mandatés pour appliquer la volonté populaire sans toutefois se substituer à cette dernière.

D’ailleurs, toujours en lien avec cette notion de démocratie semi-directe, nous voulons réunir des « Assemblées de quartier », présidées par le maire. Car il faut tenir compte des divers problèmes posés, très différents selon l’endroit de la ville où l’on réside. Les habitants voteraient pour élire des représentants, ceux-ci constituant un relais entre le quartier et les conseillers municipaux, afin de faire remonter les informations entre les deux assemblées.

Certes, on peut comprendre la réticence, voire la crainte de certains maires à l’idée de se confronter directement aux remarques et requêtes des citoyens, mais nous pensons qu’il est du devoir du premier magistrat de rester au plus près de la vie quotidienne de ses administrés. Pour ce faire, nous souhaitons un maire à plein temps, sans aucun autre mandat que celui confié par les Déodatiens.

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Ramata Ba et Vincent Benoit

16/11/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 12/11/10

TNT :

Le 28 septembre, la Déodatie a basculé sur la TNT. Depuis cette date, de nombreux Déodatiens constatent une mauvaise réception de certaines chaînes.

Nous regrettons que les Déodatiens ne soient pas tenus informés des mesures prises pour améliorer la qualité des images diffusées par plusieurs chaînes, en particulier celles du service public.

 

A vendre ?

Après le centre Schuman, la forêt du Kemberg, l’office de tourisme, l’ex-maison de syndicats … un nouveau projet de vente du patrimoine déodatien va-t-il s’ajouter à cette trop longue liste ?

En effet, les étudiants logés à la résidence universitaire du quai Carnot, propriété de la ville, ont été priés de libérer les lieux en pleine période de rentrée.

Pourquoi cette décision discutable n’a-t-elle pas fait l’objet d’un débat au conseil municipal ?

Résidence étudiants Quai Carnot.jpg.png

 

Un 0/20 en rédaction !

Dans une circulaire, la directrice de l’école maternelle Sainte-Marie affirme que la ville « a interrompu l’aide financière accordée […] pour les repas pris à la cantine ». Dans le dernier mensuel municipal, le service de communication de C. Pierret essaye de répondre en employant deux arguments totalement contradictoires :

« 1 – La Ville continue d’accorder cette aide financière et les parents d’élèves peuvent en témoigner.

2 – Si les enfants des écoles privées n’en bénéficient plus, c’est Sainte-Marie qui en est responsable […] »

Comprenne qui pourra … Cette aide financière est-elle versée, oui ou non ?

 

Ecole Camille-Claudel : un soutien emblématique !

Le quotidien vosgien daté du 4 novembre nous indique qu’Isabelle Adjani accepte d’être la marraine républicaine de l’école de Camille-Claudel. L’actrice qui a incarné à l’écran de manière inoubliable l’artiste Camille Claudel déclare dans son blog : «  il est impossible de fermer une école qui s’appelle Camille Claudel, elle qui réclamait à grand cri la liberté. Cette liberté est le plus précieux de nos trésors républicains : liberté d’enseigner, liberté d’apprendre, liberté de créer. » L’artiste termine par cette phrase forte : « Je suis donc à vos côtés, marraine de votre école, pour vous aider à stopper les tentatives de fermeture de cet établissement ».

Comme Isabelle Adjani, les élus UPS resteront attentifs au devenir de cette école et à celui des autres établissements scolaires Déodatiens qui pourraient être menacés de fermeture pour des raisons budgétaires. L’école doit rester un service public de proximité.

N’oublions pas cette citation de Derek Bok (Ancien président de Harvard) :

« Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance »


Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

26/10/2010

Envolée de la taxe d'habitation à Saint-Dié

envolée de la taxe d'habitation.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 22/10/10

Matraquage fiscal : assez !

La taxe d'habitation n'est progressive que jusqu'à un certain niveau de revenus et devient ensuite "régressive". Ce qui signifie, selon Didier Migaud (Président socialiste de la Cour des comptes), que « les ménages modestes ou moyens subissent proportionnellement un prélèvement plus lourd que les ménages les plus aisés ».

C’est pourtant cet impôt que C. Pierret, en principe de même sensibilité politique que D. Migaud, vient d’augmenter de manière profondément injuste et inconsidérée (plus de 10% pour 2010 !).

En juin 2009, dans le cadre des Assises des villes moyennes(1) et à la question : « Les impôts locaux [de Saint-Dié] vont-ils augmenter ? », il répondait : « Non, ils sont stables depuis 15 ans. En termes de taux, les impôts des ménages sont peu élevés […] Nous avons des taux de taxe d’habitation faibles par rapport à la moyenne des villes moyennes mais un taux de taxe professionnelle élevé. »

Monsieur Pierret, non seulement,  votre affirmation sur les taux est fausse(2) mais en plus, vous avez menti aux Déodatiens car quelques mois après cette promesse de stabilité des impôts, vous avez décidé et fait voter une hausse déraisonnable des taxes foncières et d’habitation.

Après les ventes du patrimoine, l’augmentation des tarifs publics et des taxes communales (eau, assainissement, transports urbains, publicité pour les commerçants…), vous nous infligez maintenant ces hausses insupportables des impôts locaux.

Union Pour Saint-Dié et de nombreux Déodatiens vous disent :  Assez !

P.S. : Mais au fait, quel est le montant des taxes d’habitation payées à la ville de Saint-Dié par M. Pierret et ses adjoints, Mmes Fresse, Fève-Chobaut et MM Gbedey et Leroy ?

(1)  (http:// www.localtis.info)

(2)

Taux de taxe d’habitation 2009 : source Ministère des Finances :

Moyenne des villes de la même taille :

14,86%

Saint-Dié des Vosges :

18,03%

 

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C. Pierret : candidat à la candidature

Dans un article daté du 5 octobre, le quotidien vosgien consacre un article à la candidature de C. Pierret aux primaires qui seront organisées par le parti socialiste fin 2011.

Après l’effet de surprise qui a suivi cette annonce en Déodatie et suite au peu d’enthousiasme qu’elle a suscité au plan national, nous nous interrogeons aujourd’hui sur le but exact de cette déclaration.

L’intéressé (à « l’ego surdimensionné » ?) se donne de réelles chances de sortir vainqueur de ces primaires. Il ne souhaite même pas un poste de ministre, il rêve d’être LE candidat d’un nouveau courant : « social-démocrate modéré ». Pas avare de contradictions, celui qui se veut le plus « mitterrandien » des candidats estime que : « La gauche doit en finir avec les vieilles litanies de 1981… ».

Ses points forts selon lui : il est « proche des préoccupations des Français »  et il vit « en province en famille ». Cette dernière affirmation ne peut tromper les Déodatiens, qui n’ignorent pas que C. Pierret, avocat d’affaires à Paris, ne passe que des fins de semaine dans les Vosges.

 « La priorité des priorités est d’abord la croissance. Il faut investir dans la recherche, réindustrialiser la France pour s’attaquer au chômage » et il prétend jouir « d’une expérience gouvernementale importante ». Mais, quel est le bilan de son passage au Ministère de l’industrie et de ses 30 années politiques passées dans une des régions les plus touchée par le chômage ?

Il défendra une « politique complètement nouvelle » en accordant « la priorité des priorités » (encore une !) à … l’Education. Les Déodatiens et les parents d’élèves de l’école Camille-Claudel apprécieront !

On pourrait penser que tout cela est sérieux, mais nous sommes déodatiens et nous connaissons hélas, la politique que C. Pierret a menée dans notre ville depuis plus de 20 ans (hausse des taxes et des impôts, privatisation des services publics, …) et savons qu’elle est à l’opposé des premières promesses du futur « candidat à la candidature ».

 

C. Pierret : candidat à la candidature (bis)

Quelques extraits de la presse écrite nationale :

Le Canard enchainé du mercredi 6 octobre 2010 : « L’ancien ministre de l’Industrie et maire de Saint-Dié, Christian Pierret, s’est déclaré, la semaine dernière, candidat à la primaire socialiste, en vue de la présidentielle. Et dire que pareille nouvelle est passée inaperçue. »

Le Point sur son site du jeudi 7 octobre 2010 en commentant notamment la candidature de C. Pierret : « Ces candidats «  farfelus » aux primaires socialistes ».

La Croix publie un portrait du candidat : « Son entrée en lice, à dire vrai n'a pas fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le Landerneau socialise. Aucun de ses concurrents possibles n'a réagi, et la direction du PS ne l'a même pas contacté pour sonder ses intentions."

Enfin Marianne dans son numéro 703 du 9 octobre 2010 : « Christian Pierret, qui fut ministre de l’Industrie sous Lionel Jospin, a décidé de se lancer dans la course à la primaire au sein du PS. L’actuel maire de Saint-Dié-des-Vosges revendique « un parcours unique parmi les socialistes ». Il est tellement unique qu’il est passé totalement inaperçu. »

Que d’enthousiasme !

22/10/2010

Service public en danger ...

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12/10/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 08/10/10

« Hermès » : la charrue avant les bœufs

A la suite de la vente de l’espace Schuman, la ville se trouve dépourvue d’un site pouvant accueillir certaines manifestations, en particulier les salons.

Devant l’urgence de la situation, la municipalité souhaitait signer une convention de location du bâtiment « Hermès » appartenant à la SA Gantois. Initialement, il était demandé « au conseil municipal d’autoriser le maire à conclure une convention de mise à disposition […] avec prise d’effet au 1er janvier 2011 et pour une durée annuelle avec tacite reconduction ». Signalons que cette société souhaite vendre le site, mais la municipalité n’est pas en mesure de  réaliser un tel achat (peut-être pour des raisons financières).

Le bâtiment, situé près du centre ville, d’une surface de 4000 m2, offre des possibilités de stationnement et se trouve à proximité de l’emplacement réservé à « Nova America », un autre projet victime d’effets d’annonce prématurés et d’un manque de concertation.

Mais c’est seulement une étude de faisabilité qui a été votée le 24 septembre. Une fois encore, C. Pierret confond vitesse et précipitation. En effet, ce bâtiment industriel doit absolument répondre aux normes de sécurité obligatoires pour l’accueil du public.

Nos engagements de mars 2008 restent donc d’actualité. Nous proposions la construction en intercommunalité d’un parc des expositions polyvalent pour organiser concerts, salons et spectacles.

 

Les premières heures d’« un social démocrate modéré »

Chaque mois, nous envoyons un texte pour la rubrique « Expression des sensibilités politiques » du Magazine Municipal « Notre Saint-Dié-des-Vosges ».

Une lettre du 27 octobre 2009 signée par Mme Chantal Weill, adjointe de C. Pierret, nous précise : « Les textes doivent être adressés [...] au plus tard le 8 du mois précédant le mois d’édition ». Dans le dernier numéro, le groupe Pierretiste évoque des événements intervenus le 23 et le 24 septembre soit 15 jours après la date limite d’envoi des textes. Une fois de plus, les droits de l’opposition sont bien différents de ceux des élus de la majorité !

Lors du dernier conseil municipal, il a été voté une prise de participation majoritaire de la commune de Saint-Dié dans le capital de la SA « Le Toit Vosgien ». Malheureusement, lors de la désignation des élus déodatiens pour siéger au sein du conseil d’administration de cette société, C. Pierret a refusé qu’un conseiller municipal d’opposition puisse en être membre !

Au cours du même conseil municipal, un élu d’opposition a été traité de « malotru » par C. Pierret. Cette insulte s’ajoute à la longue liste des injures et autres quolibets prononcés par les Pierretistes, qu’ils soient élus ou non. Heureusement pour eux et contrairement à leur mentor, nous ne sommes pas des procéduriers et laissons leurs auteurs pour ce qu’ils sont !

Mais rassurez-vous, comme C. Pierret est maintenant « un social démocrate modéré », il va certainement présenter ses excuses et s’engager à respecter la démocratie et les élus de l’opposition.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba


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05/10/2010

Taxe foncière

taxe foncière.jpg

 

29/09/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 24/09/10

Journées du patrimoine : après la destruction annoncée de l’ancienne Fonderie Burlin, quel avenir pour la Maison des Syndicats ? 

Alors que l’on célébrait le patrimoine le week-end du 19 et 20 septembre, la presse quotidienne s’est fait l’écho du projet de la municipalité de détruire les anciennes fonderies Burlin situées dans le quartier de Foucharupt, le long de la voie ferrée.

Ce bâtiment, considéré à tort par la ville comme une verrue, est le dernier témoin d’un passé industriel datant du milieu du XXe siècle. Nous considérons qu’il devrait être conservé. D’ailleurs, c’est ce qu’avait affirmé Benoît Larger, conseiller municipal chargé de la valorisation du patrimoine devant les membres du conseil d’administration de la Société Philomathique Vosgienne, le 13 février 2009. Dans de nombreuses villes de France comme Nancy, Strasbourg, Mulhouse ou Lille, fief de Martine Aubry, on conserve le patrimoine industriel en le réaffectant à une nouvelle destination… A Saint-Dié, devra-t-on ne se souvenir que de l’ère Pierret et de rien d’autre ?

maison des syndicats.jpgQuant à la Maison des Syndicats, rien n’est clair.

C’est un ancien établissement scolaire datant de 1859 dont les actuels locataires vont être relogés dans des locaux réaménagés de l’école Vincent Auriol. Mais que va devenir ce bâtiment ? Sera-t-il conservé ?  Nous serons vigilants car nous gardons en mémoire le sort de l’école de la rue du 10ème BCP, autre école datant du XIXe siècle sauvée de la destruction programmée par la Ville, grâce à la mobilisation des déodatiens !

Nous incitons C. Pierret à retenir  et appliquer pour Saint-Dié les leçons de son ami Jack Lang qui, à l’occasion des Journées du Patrimoine, dénonçait avec vigueur « les ventes du patrimoine français pour renflouer les caisses de l’Etat ».


Une expulsion peu fraternelle

Kiosque.jpgEn l’espace de vingt ans, l’office de tourisme de Saint-Dié aura connu trois adresses : initialement installé 31 rue Thiers, il a déménagé au n° 8 quai De Lattre de Tassigny. Récemment encore, ce local a bénéficié d’aménagements conséquents. On aurait pu espérer que cet emplacement serait durable …

Eh bien non ! Il semblerait que C. Pierret ne le trouve déjà plus à son goût. En effet, ce dernier a pris la décision de ne pas renouveler le bail de la Friterie « Jean-Jacques » installée dans « le kiosque de la Fraternité », Quai Leclerc afin d’y loger l’office de tourisme. 

Ce nouveau déplacement de l’office (conséquence d’une nouvelle opération immobilière ?) fait ainsi une victime directe, à savoir un commerce florissant depuis plusieurs dizaines d’années, très apprécié des Déodatiens et des touristes.

Au vu des solutions proposées par la Mairie pour son transfert, Jean-Jacques Mathieu, exploitant de la friterie, a écrit dans la presse locale : « Pourquoi pas une place à l’entrée du cimetière, ce serait plus près pour y être enterré. » 

Est-ce ainsi qu’on développe l’animation du centre ville ?


Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

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21/09/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 17/09/10

Taxes foncières

Les avis d’imposition que les Déodatiens viennent de découvrir dans leur boîte-aux-lettres confirment malheureusement nos prévisions : les taxes foncières ont augmenté de 8% pour la part départementale (notamment pour assurer le financement de prestations sociales insuffisamment compensées par l’Etat) et de 6% pour la part communale. Cette dernière hausse alourdit une imposition locale déjà largement supérieure à la moyenne nationale. Elle est d’autant plus malvenue pour les classes moyennes que la crise actuelle les a particulièrement fragilisées.

Une meilleure gestion des finances locales aurait pu éviter cette pression fiscale accrue, nuisible au pouvoir d’achat des Déodatiens et à l’attractivité de notre ville. Il est à craindre que la taxe d’habitation subisse également une forte augmentation, conformément à la décision de C. Pierret de taxer davantage les contribuables déodatiens.

 

La rose(tte) au poing ?

Grâce aux investigations de la police et de la presse, on commence à en savoir plus sur les liens entre la milliardaire Liliane Bettencourt et la trésorerie de l’UMP. Nous avons notamment pu découvrir d’étonnants renvois d’ascenseur qui pourraient s’apparenter à un trafic de Légions d’honneur. Par exemple, Le Canard enchaîné du 1er septembre rappelle le contexte de la décoration du gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, dont la médaille, remise par Eric Woerth, fut attribuée sur le contingent de Jean-Louis Borloo pour la promotion du 14 juillet 2007.

L’année suivante, grâce (entre autres) au soutien de Jean-Louis Borloo, la rosette tant convoitée a été épinglée, toujours dans le cadre de la promotion du 14 juillet, sur le beau veston du premier magistrat de Saint-Dié. Dans le même temps, le « président-fondateur du FIG », pouvait se féliciter de compter parmi les mécènes du festival une certaine Liliane Bettencourt, contactée par l’intermédiaire d’un certain … Patrice de Maistre (Vosges Matin du 20/07/2010).

N’en déplaise à ceux qui croient encore à la farouche opposition entre gauche pierretiste et droite sarkozyste, on se risquera à penser que le cénacle parisien de C. Pierret est décidément à son aise sur la rive droite !

 

L’écologie selon Pierret

L’édition 2010 du FIG devrait servir de rampe de lancement à un ouvrage collectif de géographes auquel participe C. Pierret. Ce livre est présenté comme une réponse rassurante et optimiste au "catastrophisme" des écologistes. Nous aurions en effet été étonnés d’une conversion de l’ex-ministre de l’Industrie à la cause de l’environnement.

Rappelons que celui-ci s’est jusque-là toujours démarqué des écologistes, dont il dénonçait naguère les « tentations totalitaires », leur attribuant un « panthéon composite où Rousseau voisine avec Pétain, quand ce n'est pas Pol Pot » (intervention au Congrès du PS, 14 décembre 1991). A l’instar de son ancien collègue Claude Allègre, il fait passer le souci écologique derrière sa foi indéfectible dans le progrès technique, renvoyant les sceptiques dans le camp de l’obscurantisme.

Il est peu probable que les vrais défenseurs de l’environnement soient convaincus par les pages de C. Pierret, bien connu d’eux pour ses activités de soutien aux lobbys des agrocarburants [1], du nucléaire [2] et des OGM [3].

[1] Dans La faim, la bagnole, le blé et nous (Fayard, 2007, p. 55), F. Nicolino dénonce l'enthousiasme du secrétaire d'Etat Pierret pour cette filière juteuse et rappelle ses liens avec le lobby des betteraviers via le cabinet Boury.

[2] Cf. l’article des Déo’mocrates dans L’Echo des Vosges du 14/05/2010.

[3] Lire son vibrant plaidoyer contre le principe de précaution dans son livre Ministre à gauche, le magique et le réel, Le Pré aux Clercs, 2002, pp. 114-117.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

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14/09/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 10/09/10

Les perles du magazine municipal de septembre

 

Exposition de sculptures

Lors de l’inauguration de l’exposition de sculptures au parc Mansuy, C. Pierret avait annoncé 100.000 visiteurs. Le mensuel municipal indique que 2.034 entrées auraient « déjà » été enregistrées entre le 14 juillet et le 15 août. Il reste quelques semaines pour accueillir les 97.966 visiteurs manquants. En espérant qu’ils n’attendent pas tous le week-end du FIG pour contribuer à ce « succès monumental » dont M. Cochet attend « un effet d’entraînement important » sur le tourisme local (p. 17).

 

Marchés nocturnes

Reprenant une de nos propositions de mars 2008, la ville a organisé des marchés nocturnes au centre-ville. Or, faute d’un lieu adapté à ce genre de manifestation (du type marché couvert) et d’une préparation plus approfondie en concertation avec l’ensemble des partenaires, le public et la clientèle n’ont pas vraiment été au rendez-vous, obligeant le photographe du mensuel municipal à faire poser deux adjoints en guise de visiteurs (p. 6).

 

TNT

En page 8, le service de la communication attribue généreusement à C. Pierret l’ « émergence de la TNT », à défaut sans doute de son invention. Curieusement, il a oublié de rappeler que l’ancien ministre a également favorisé l’ouverture du capital de La Poste, de France Télécom et d’EDF … hélas en cohérence avec sa politique de privatisation des services publics déodatiens (eau, restauration, transports, ordures …).

 

Ecoles

Dans son article sur la rentrée scolaire de septembre 2010, la rédaction a essayé de grossir le montant des travaux réalisés dans les écoles en reprenant la totalité des dépenses depuis… janvier 2009. Malgré cette acrobatie, la somme globale représente moins de 1 % du budget annuel. Peut-on vraiment affirmer, comme le rédacteur de la page 10, que « la Ville investit fortement sur [sic] l’éducation » ?

 

Forêt

« La forêt, un sujet d’une actualité brûlante » (p. 15). Au-delà de l’allusion pour le moins douteuse aux dramatiques incendies en Russie, ce titre pourrait parfaitement s’appliquer au projet de C. Pierret de vendre plus de 250 hectares de notre forêt du Kemberg.

 

Braderie

Page 19, une centaine d’exposants a disparu en une vingtaine de lignes. En effet, le chapeau de l’article, annonçant 700 exposants, est contredit plus bas par le chiffre de 600 stands. La mairie a décidément beaucoup de problèmes avec les chiffres !

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba