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31/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 24 janvier

Un candidat qui ne veut pas d’adversaire

Dans le magazine de propagande municipale de janvier, C. Pierret répond à la question « Serez-vous à nouveau candidat [aux prochaines municipales] ? » par « Il n’y a aucune raison pour que je ne le sois pas », confirmant l’annonce faite lors du conseil municipal du 21 décembre. Ainsi, le maire sortant, à défaut d’autres perspectives, ambitionne … un cinquième mandat.

Lors du traditionnel goûter des seniors, le candidat Pierret a transformé ce moment convivial en meeting pré-électoral pour vanter sa politique. Au mépris des usages républicains, il a écarté d’un revers de main ses opposants de ce rendez-vous festif.

Dans leur tribune, les élus pierretistes nous reprochent « d’être déjà en campagne dix-huit mois avant les élections ». Ainsi, seul le maire sortant aurait le droit de déclarer sa candidature, sans que nous puissions informer les Déodatiens de notre projet d’alternance pour 2014.

Un endettement toujours aussi lourd

Lors de ses vœux, le maire sortant a annoncé : « notre collectivité n’a pas peur de financer des projets structurants » tout en poursuivant « un désendettement de 15 millions depuis 2004 » (Vosges Matin du 12 janvier 2013).

En fait, en consultant les comptes administratifs certifiés par C. Pierret, la dette globale était de 50,4 millions d’euros début 2004 contre 50,7 millions d’euros au 31 décembre 2011 (dernier chiffre connu). Ce n’est donc pas une baisse de 15 millions mais une augmentation de 300 000 euros. Pourquoi tromper les Déodatiens ?

Plus grave encore, dans cette dette déjà abyssale ne figurent pas les 75 millions d’euros à payer pour la piscine Aquanova pendant les 25 années du contrat de Partenariat Public Privé !

Pourtant, le maire sortant est fier d’annoncer qu’il mène « une gestion dynamique de la dette ». Dynamique ou plutôt explosive ?

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Combien cela nous coûte ?

La Tour de la Liberté vieillit mal. Le maire sortant a décidé du « remplacement de l’architecture textile » pour un coût des travaux à la charge des contribuables déodatiens de 202 832 euros.

Combien cela nous coûte ? (suite)

La ville va acquérir un bien immobilier situé 8, rue de la Prairie au prix de 187 600 euros, hors frais de notaire. Quel est l’intérêt de cette nouvelle dépense publique ? Serait-ce pour aider à la concrétisation d’un projet privé (hôtel dans l’ex-Banque de France) annoncé depuis de nombreuses années par le maire ? Pourtant, à ce jour, il reste toujours au stade de promesse électorale.

Les élus du groupe UPS

17/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 10 janvier

Conseil municipal du 21 décembre (3ème partie)

Le point 31 concernait un avenant au contrat de Délégation de Service Public (DSP) signé par la ville en 1991 avec la société ELRES (ex-Avenance) pour la restauration scolaire et municipale. A quatre ans de l’échéance de cette DSP (janvier 2017), ELRES a reconnu que le financement de la cuisine centrale était désormais achevé. La ville était donc en droit d’obtenir une réduction du prix des repas ou le paiement d’une indemnisation appelée « redevance concessive ».

Or, C. Pierret a préféré l’option du versement annuel d’une redevance de 115 000 euros au détriment des familles déodatiennes.

Ce qui est plus scandaleux, c’est l’avenant qu’il a signé : « A la demande de la Commune, la redevance de concession sera versée d’avance pour les 4 exercices 2013  à 2017, soit un montant de 460 000 €. Cette somme sera versée […] avant le 31 décembre 2012 ».

Et, alors que la ville ne sera propriétaire de cette cuisine qu’en janvier 2017, C. Pierret a décidé de la céder pour seulement 400 000 euros et de percevoir dès maintenant la totalité de ce prix sous forme d’acomptes.

Par ces artifices comptables, C. Pierret anticipe des rentrées financières pour un montant global de 860 000 euros réduisant, en apparence, l’endettement de la ville : le financement de sa piscine ne serait-il pas assuré ?

En revanche, il laisse aux Déodatiens les clauses dangereuses de cet avenant. En effet, en cas de résiliation du contrat « la Ville de Saint-Dié-des-Vosges s’engage à verser, à titre transactionnel, une indemnité » dont le montant initial est de 1 260 000 euros. De même les parties renoncent  « à toute réclamation amiable ou action contentieuse l’une envers l’autre ayant pour cause ou origine la fin anticipée ou la nullité du Traité de Concession ». Après le catastrophique PPP pour sa piscine, C. Pierret continue d’engager irrémédiablement notre ville avec des contrats contraires à l’intérêt des Déodatiens, compromettant ainsi l’avenir de Saint-Dié. Cela ressemble fort à une politique de la terre brûlée !

Nous condamnons ces pratiques, indignes d’un maire responsable. Elles confirment que C. Pierret est prêt à toutes les « manœuvres » pour cacher aux Déodatiens la déplorable situation financière de notre ville due à ses mauvais choix. Un quart de siècle de gestion pierretiste, ça suffit !

Les élus du groupe UPS

10/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 3 janvier

Conseil municipal du 21 décembre (2ème partie)

Présenté lors de ce conseil, le rapport annuel du maire sur le prix et la qualité de l’eau confirme que, pour une consommation référentielle de 120 m3,  notre facture a augmenté de 6,17% entre le 1er janvier 2011 et le 1er janvier 2012 (3 fois plus que l’inflation). Cette forte hausse a pour conséquence de porter le prix du mètre cube à 5,28 euros, soit l’un des plus élevés de France. En effet, selon une récente étude de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), le prix moyen du mètre cube est de 3,62 euros.

Toutefois, à l’approche des élections municipales, C. Pierret juge « opportun » de modifier le mode de facturation de l’eau tout en refusant notre proposition d’appliquer une tarification écosolidaire entièrement progressive comme cela est déjà le cas dans de nombreuses villes françaises.

Pourtant, notre proposition est une démarche sociale et environnementale permettant à chacun l’accès à l’eau, tout en préservant la ressource. Ainsi, les premiers mètres cubes seraient presque gratuits puis le prix augmenterait en fonction de la consommation. En clair, nous voulons que le prix de l’eau vitale (alimentaire, sanitaire…) ne soit pas le même que celui de l’eau utilisée pour ses loisirs.  

Or, C. Pierret a décidé que les 30 premiers mètres cubes consommés par une famille (et non par une personne) seront plus chers que les suivants. C’est une décision profondément injuste : moins on consomme, plus c’est cher. De plus, elle n’aidera pas les Déodatiens qui ont de grandes difficultés à régler leur facture (+87% d’impayés en un an).

C. Pierret a donc très mal négocié avec la Lyonnaise des Eaux. D’ailleurs, Le Canard Enchaîné du 29 août constatait que si « de nombreux élus engagent un bras de fer avec les marchands de flotte », « d’autres préfèrent se laisser câliner par ces compagnies ».

Pourtant, C. Pierret ne manquait pas d’argument. Depuis 1989, il a fait le choix de la délégation de service public (DSP) au profit de cette multinationale de l’eau. Et alors que le Conseil d’Etat a estimé en 2009 que les DSP d’une durée supérieure à 20 ans (comme à Saint-Dié) devaient être renégociées, il a repoussé le terme final de ce contrat en 2023, sans obtenir de bénéfice notoire. Cette allégeance méritait bien mieux que les quelques euros que certains Déodatiens vont économiser sur leurs prochaines factures.

Les élus du goupe UPS


Prix de l'eau 3 janvier 2013.jpg

03/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 27 décembre

Conseil municipal du 21 décembre (1ère partie)

Une fois de plus, C. Pierret a convoqué le conseil au dernier moment, trois mois après la précédente séance, d’où un ordre du jour chargé (54 points) peu propice à une étude approfondie des dossiers ou à un débat démocratique transparent. Nous proposons une organisation plus sérieuse et plus digne d’une ville moyenne, avec 8 ou 9 réunions annuelles inscrites dans un calendrier prévisionnel public.

Le point 2 avait pour objet l’élection d’un 13e adjoint, ou plutôt la promotion à ce titre d’un conseiller municipal, déjà en charge des mêmes dossiers. Nous avons voté blanc car notre engagement est clair : par souci d’économie (chaque adjoint touchant des indemnités), notre équipe municipale comptera moins de dix adjoints.

A l’occasion du point sur Aquanova, C. Pierret s’est vanté du prix décerné à ce projet par le « club des PPP ». Or, ce dernier réunit notamment les grandes firmes intéressées à ce chantier (Spie batignolles, Financière Duval, Dalkia, cabinet d’architectes Chabanne …), ce qui n’est pas vraiment un gage d’impartialité.  De plus, l’Inspection générale des finances (IGF) reproche à un organisme fondateur de ce club, la Mission d’appui aux PPP (MaPPP), d’être en « conflit d’intérêts », sa mission de conseil se transformant systématiquement en promotion de ce type de contrat : le patron de la MaPPP vient du privé, où il vendait … des PPP ! C’est ce que révèle le Canard enchaîné du 19/12, qui déplore le fait que les « élus signent les bons de commande mais laissent la facture à leurs successeurs » tandis que « les constructions réalisées en PPP ont coûté 25% plus cher que les autres ».

Contrairement à l’affirmation de C. Pierret selon laquelle le partenaire privé assumerait le risque, nous rappelons que l’apport du privé est ridiculement faible, que c’est la ville qui paiera le manque à gagner à défaut de la fréquentation attendue et qu’elle ne touchera, dans le cas contraire, que 40% des gains. De plus, cette piscine profitable au privé a déjà coûté 7 millions … d’argent public !

Nous reviendrons dans les prochaines semaines sur ce conseil, et notamment sur le prix injuste de l’eau.

Nous vous souhaitons une nouvelle année riche en espoirs : 2013 sera une étape décisive dans la préparation du projet d’alternance humaniste et durable que nous allons mener avec vous pour l’avenir de notre ville.

Les élus du groupe UPS

01/12/2012

Notre tribune dans le mensuel municipal (décembre 2012)

Mais que fait-il de nos impôts ?

Après 23 ans de gestion pierretiste, les revenus des Déodatiens sont malheureusement parmi les plus faibles de France. Malgré cela, C. Pierret poursuit sa politique intolérable de hausse des impôts.

Mais pourquoi une telle surimposition ?

Pour pratiquer des tarifs publics abordables ? Non ! Le prix de l’eau est démesuré au regard des autres villes françaises.

Pour payer moins de taxes communales ? Non ! Ainsi, à service identique, le prix des ordures ménagères est très supérieur à celui des autres communes de la Grande Déodatie.

Pour préparer l’avenir de nos enfants ? Non ! C. Pierret ferme des écoles à Saint-Dié, patrie de Jules Ferry.

Pour financer des investissements utiles aux Déodatiens ? Non ! Nous ne disposons pas d’équipements indispensables à une ville de 22 000 habitants (parc des expositions, complexe cinématographique, maison des associations...).

Pour conserver notre patrimoine ? Non ! Depuis des années, nous déplorons une vente massive de biens communaux : forêts, écoles, Saint-Dié-Plage, camping, résidence étudiante, office du tourisme, maison des syndicats, Centre Schuman…

Pour éviter de trop emprunter ? Non ! Notre ville est l’une des plus endettées de France.

Alors pourquoi cette surimposition ?

Parce que, malheureusement, celle-ci sert à payer des projets pharaoniques comme Aquanova América ou inexplicablement coûteux comme les travaux à Sadoul (2,5 millions d’euros pour moins de places et moins de confort).

Contrairement à C. Pierret, nous voulons réduire les frais de fonctionnement et le train de vie de la mairie, par une gestion sérieuse et attentive à la situation financière des Déodatiens. Ainsi, nous pourrons baisser les impôts locaux, maintenir des services publics de qualité et préserver le patrimoine communal.


Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

10:12 Publié dans Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts | | |  Facebook

30/11/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 23 novembre

Mais que fait-il de nos impôts ?

Pour les cérémonies du 11 novembre, deux bus étaient judicieusement mis à la disposition des élus et des associations patriotiques pour se rendre sur les lieux de commémoration.

Pourtant, C. Pierret n’a pas daigné utiliser ce moyen de transport en commun. Il a préféré mobiliser son chauffeur, un dimanche, pour se faire emmener  avec la « voiture du maire » (depuis Pair-et-Grandrupt ?) au cimetière des Tiges puis au monument aux morts. Ajoutant le ridicule au gaspillage, c’est avec ce même véhicule qu’il s’est fait conduire à la mairie distante de quelques pas.

Qu’en pense son adjointe au développement durable ? Et surtout, que doivent penser les Déodatiens des propos de C. Pierret dans le magazine municipal de mars 2012 : « Nous maîtrisons les dépenses de fonctionnement » ?

 

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Nos impôts, leurs indemnités

Suite aux élections municipales de mars 2008, C. Pierret a décidé de s’entourer de 13 adjoints au maire. Ceci a notamment eu pour conséquence une envolée du montant des indemnités à verser aux élus (+30% par rapport à la précédente mandature).

Malgré cette équipe pléthorique et des finances municipales au plus bas, il se murmure que le maire, jamais avare d’idées lorsqu’il s’agit de dépenser les impôts des Déodatiens, envisagerait de nommer un nouvel adjoint.

Il se pourrait même qu’il choisisse un de ses colistiers n’habitant pas notre ville. Dans ce cas, celui-ci rejoindrait la liste des adjoints qui, résidant hors de Saint-Dié comme C. Pierret, ne payent pas de taxe d’habitation dans notre ville : P. Leroy, R. Gbedey, J. Fresse et M. Fève-Chobaut.

 

Aquanova America : le danger s’aggrave

Au sujet de la construction d’une nouvelle patinoire, le maire d’Epinal précisait récemment : « Si la communauté d’agglomération n’avait jamais existé, la ville d’Epinal n’aurait pas été en mesure de faire ce qu’elle a fait, entre le coût, élevé, et le délai ».

A l’exemple de son collègue, et comme nous l’avions proposé, C. Pierret aurait dû construire la future piscine en intercommunalité. Ainsi, le coût aurait été bien moindre pour les contribuables déodatiens.

Plus grave encore pour nos finances, de très nombreuses communes proches de Saint-Dié sont intéressées par un projet de centre aqualudique sur le parc d’activités de Raon-Thiaville [cf. article de Vosges Matin ci-dessous]. Celui-ci privera Aquanova d’une grosse partie de ses clients potentiels.

 

Les élus du groupe UPS

 

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Article de Vosges Matin, 17/10/2012

Boulodrome

Boulodrome 23 novembre 2012.jpg

02:36 Publié dans Arrêt sur image, Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boulodrome | | |  Facebook

23/11/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 16 novembre

Mais que fait-il de nos impôts ?

Après 23 ans de gestion pierretiste, de nombreuses enquêtes montrent que les revenus des Déodatiens sont malheureusement parmi les plus faibles de France. Malgré cela, C. Pierret poursuit sa politique intolérable de hausse des impôts, qui ont atteint, cette année, un nouveau record.

Mais pourquoi une telle surimposition ?

Pour conserver notre patrimoine ? Non ! Depuis plusieurs années, nous déplorons une vente massive de biens communaux : terrains, forêts, écoles, Saint-Dié-Plage, camping, résidence étudiante, office du tourisme, maison des syndicats, Centre R. Schuman…

Pour éviter de trop emprunter ? Non ! Notre ville est l’une des plus endettées de France. Comme Levallois-Perret qui vient de dépenser plus de 17 millions d’euros pour un centre aquatique. C’est sans doute une pure coïncidence…

Pour préparer l’avenir de nos enfants ? Non ! C. Pierret ferme des écoles à Saint-Dié, patrie de Jules Ferry.

Pour payer moins de taxes communales ? Non ! Ainsi, à service identique, le prix des ordures ménagères est deux à trois fois plus élevé à Saint-Dié que dans les autres communes de la Grande Déodatie.

Pour pratiquer des tarifs publics abordables ? Non ! Le prix de l’eau est démesuré au regard des autres villes françaises.

Pour financer des investissements utiles aux Déodatiens ? Non ! Nous ne disposons pas d’équipements indispensables à une ville de 22 000 habitants (parc des expositions, complexe cinématographique, maison des associations...). Ainsi, récemment, une association déodatienne a été contrainte de s’expatrier à Sainte-Marguerite faute de pouvoir disposer d’une salle adaptée à ses besoins.

Alors pourquoi cette surimposition ?

Parce que, malheureusement, celle-ci sert à payer des projets pharaoniques comme Aquanova América et bien d’autres dépenses injustifiées ou somptuaires. Par exemple, comment expliquer les 2,5 millions d’euros de travaux au centre G. Sadoul sans que le résultat final soit à la hauteur des dépenses engagées (moins de places et moins de confort) ?

Contrairement à C. Pierret, nous voulons réduire les frais de fonctionnement et le train de vie de la mairie, par une gestion sérieuse et attentive à la situation financière des Déodatiens. Ainsi, nous pourrons baisser les impôts locaux, maintenir des services publics de qualité et préserver le patrimoine communal.

 

Les élus du groupe UPS

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06:06 Publié dans Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, dette, endettement | | |  Facebook

19/10/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 12 octobre

Compte-rendu du conseil municipal (3/3)

Nous revenons une dernière fois sur les points marquants du conseil.

Dexia : un partenariat toxique ?

Nous avons relevé à la ligne 7 des décisions du maire, « l’autorisation d’ester en justice pour le différend opposant la ville de Saint-Dié-des-Vosges à la Caisse d’Epargne de Lorraine à Metz et à Dexia Crédit Local à Paris ».

Les relations entre Dexia et C. Pierret semblaient pourtant idylliques lors du renouvellement en novembre 2010 de la charte liant la ville à son principal prêteur (55% de notre endettement). Le maire affichait alors « une volonté de redéfinir un partenariat au long cours » et vantait sa « gestion active de la dette ».

Moins d’un an plus tard, Libération révélait que Saint-Dié était concernée par des financements hasardeux appelés « emprunts toxiques ».

Lors du conseil municipal de septembre 2011, nous interpelions le maire sur ce problème et peu après nous lui proposions de s’inspirer de son collègue de Rosny-sur-Seine qui avait déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Dexia pour « escroquerie en bande organisée » et « tromperie ».

Méprisant nos conseils et le journal Libération qu’il traitait de « torchon », C. Pierret prétendait alors que notre commune n’était pas concernée par ces emprunts.

L’entêtement de C. Pierret a fait perdre beaucoup de temps. Malgré un dépôt de plainte bien tardif, nous espérons évidemment un aboutissement favorable. Toutefois, si le maire avait aussitôt suivi la proposition du groupe UPS, c’est dès l’automne 2011 que la ville aurait engagé cette action.

MJC Louise-Michel

La fin de chaque conseil étant l’occasion de questions diverses, un élu pierretiste en a posé une sur l’ex MJC de l’Orme. L’adjointe chargée du dossier a répondu que la ville avait tout fait pour sauver cette association. Les anciens administrateurs de cette structure apprécieront à leur juste valeur ces propos.

Contrairement à l’usage, la question posée ne correspondait pas au texte remis aux groupes d’élus en début de séance. Pourquoi B. Larger n’a-t-il pas lu la phrase accusant « des personnes proches de l’opposition » de prêter à la municipalité l’intention de « vendre la MJC » ? Cet élu avait-il réellement rédigé sa question ? Autant d’interrogations restées sans réponse puisque le maire a refusé tout débat et immédiatement mis fin au conseil.

Les élus du groupe UPS

20/07/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 13/07/12

Vente du camping municipal : une bonne affaire … pour qui ?

Le 22 juin, soit vingt jours après la signature du compromis de vente, C. Pierret a demandé au conseil municipal d’approuver la cession du terrain de camping à la SAS Campwood. Cette société, non porteuse d’un projet touristique, est constituée uniquement en vue de « la commercialisation double de terrains (250 m2) et chalets en bois à y installer », et « agit exclusivement comme acheteur du terrain, aménageur des VRD [voirie, réseau, distribution], via un tiers professionnel, revendeur des chalets » (annonces légales du 16/05/12).

Alors que cette société parisienne, présidée par M. de Germay, est « en cours d’immatriculation », le compromis de vente indique un numéro de SIREN. Il s’avère, comme nous l’avions déjà annoncé lors de ce conseil, que cette identification n’est pas celle de la SAS Campwood. Est-ce bien rassurant ?

Si la transaction porte sur un montant de 955 000 euros, l’acheteur n’apporte que 10 000 euros. Le solde doit être financé par un emprunt. La société, du fait de son activité de marchand de biens, « s’engage à revendre le bien acquis dans le délai maximum de cinq ans » (p. 14), ce qui prouve que nous sommes très loin d’une activité de camping. A terme, ce terrain municipal désormais déclassé deviendra un simple lotissement privé de 75 « bungalows » ou « mobile home ».

Alors que l’objet social de la SAS prévoyait de confier l’aménagement du site à « un tiers professionnel », c’est en réalité la commune qui paiera la viabilisation du terrain : 350 000 euros, soit plus du tiers du prix de vente. Finalement, notre ville encaissera moins de 17 euros pour chacun des 33 714 mètres carrés sortis du patrimoine déodatien.

« A la demande de l’acquéreur, la vente pourra être étendue sur les parcelles AP80 et AP81, d’une superficie totale de 27 547 m2, se traduisant par une option d’achat au prix de 12 euros le m2 » (p. 9). Lors du débat, nous avons dû poser de nombreuses questions au maire et à son adjoint au tourisme, P. Cochet, pour qu’ils avouent que ces parcelles correspondent bien au terrain de rugby et à ses installations.

Ces transactions qui privent Saint-Dié d’un camping municipal sont incohérentes avec notre classement en ville touristique. Conclues à des conditions financières défavorables pour notre commune, ces ventes sont encore un mauvais coup porté aux Déodatiens. Il est urgent de changer de politique.

Les élus du groupe UPS

 

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[Illustration : Géhu - Tous droits réservés]