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09/12/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) du 09/12/11

Sapin de Noël : 1 pour le prix de 2

Nombreux sont les Déodatiens à s’interroger sur la valse des sapins de Noël place de la cathédrale. Dans son édition du 25 novembre,  le quotidien vosgien nous apprend que le sapin « chétif » initialement installé venait de … Gap. Ce premier conifère a été vite remplacé par un autre, plus fourni et bien de chez nous.

Pourquoi le maire de la capitale du massif vosgien a-t-il tout d’abord acheté un sapin dans les Alpes du Sud ? Pourquoi aller chercher très loin et payer très cher ce que nous avons abondamment dans nos forêts (du moins celles que C. Pierret n’a pas encore vendues) ? Sans parler de l’aberration écologique et du coût d’un tel transport …

Cette histoire, digne d’un premier avril, pourrait faire sourire si elle n’avait aucune conséquence financière pour les contribuables déodatiens.

Après le déplacement du jet d’eau pour 60 000 euros, cette nouvelle décision municipale prouve malheureusement que notre ville est bien mal gérée.

Les 2 sapins de Noel 2011.jpg

Le sapin qui cachait (la vente de) la forêt

C. Pierret vient de vendre 257 hectares de notre patrimoine forestier dans le massif du Kemberg. Cette décision, profondément scandaleuse, va priver définitivement notre ville d’une ressource importante pour l’équilibre de nos finances. Si cet espace naturel doit demeurer accessible aux promeneurs, les nouveaux propriétaires pourront exploiter comme ils l’entendent cette ressource par des coupes de bois dont l’ampleur pourrait remettre en cause la qualité environnementale du site.

Nous sommes outrés que C. Pierret se soit « félicité » de cette vente qui, selon lui, « permet de valoriser le patrimoine ». Ces propos sont choquants et fort déplacés à l’égard des Déodatiens amoureux de leurs forêts.

C. Pierret n’a jamais obtenu mandat pour vendre la forêt déodatienne afin de financer une très faible partie de son projet pharaonique « Aquanova America ». Ces deux décisions malheureuses et intimement liées auraient dû être soumises à référendum.


Echec de la politique touristique : qui est le vrai responsable ?

La société Mangin Loisirs gère le terrain de camping de la Vanne de pierre et celui de Bouzey à Epinal. Ce professionnel avait été choisi par l’actuelle municipalité pour exploiter grâce à une Délégation de Service Public (DSP) notre camping municipal.

Alors que sa gestion du site spinalien ne semble pas poser de problème, il a reçu de la mairie une lettre recommandée lui signifiant la fin de cette DSP. C’est un nouvel échec de la politique municipale en matière de tourisme. Depuis plus de 20 ans et après chaque déboire, C. Pierret promet qu’il va insuffler une « nouvelle dynamique » (quotidien vosgien du 28/11) et cela ne reste à chaque fois qu’un effet d’annonce et une nouvelle promesse sans lendemain.

Seule une nouvelle politique municipale associant tous les acteurs du tourisme et de l’animation (hôtelier, restaurateurs, cafetiers, loueurs de gîte, associations, etc.) fera de Saint-Dié la ville phare du massif vosgien.

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

27/11/2011

Communiqué de l'association Union Pour Saint-Dié

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Danielle Mitterrand, Présidente de la fondation France-Libertés.

Femme de conviction et de combat, elle a su, par ses actions courageuses, sensibiliser de nombreux citoyens à de justes causes. Parmi celles-ci, une de ses priorités était l’accès à l’eau pour tous.

C’est autour de cette préoccupation commune que nous avons eu le plaisir de recevoir récemment à Saint-Dié Emmanuel Poilâne, directeur de France-Libertés, pour une conférence-débat au cours de laquelle il avait dénoncé la privatisation du service de l’eau et ses conséquences, notamment pour les Déodatiens.

Danielle Mitterrand restera pour nous un modèle d’engagement et d’indépendance. Nous saluons son équipe qui, en continuant ses combats, rend le meilleur hommage à cette femme exemplaire.

france-libertés,danielle mitterrand,emmanuel poilâne

« C'est une façon d'exister que de résister. »

Danielle Mitterrand (1924-2011)


[Photo : N. Charbonnier / Radio France - 10 mai 2011]

18/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 11/11/11

Où va-t-il trouver l’argent ?

La politique municipale menée depuis trop longtemps par C. Pierret conduit inévitablement notre ville dans une impasse budgétaire. Conscients de cette situation, les Déodatiens s’inquiètent du financement des nombreux projets annoncés : école Darmois, Nef, Espace Georges Sadoul, Institut de la géographie, Aquanova America …

Même si certains d’entres-eux rejoindront la longue liste des promesses non tenues et resteront des effets d’annonces,  il est malgré tout légitime de se poser la question : comment trouver les dizaines de millions d’euros nécessaires aux paiements de ces dépenses ?

Nos gouvernants viennent seulement de prendre conscience des effets désastreux de la dette et des déficits publics. Pour essayer de contenir cette crise financière,  ils vont devoir nous imposer un plan d’austérité incompatible avec une augmentation des subventions versées aux communes. Nous ne devons donc pas espérer beaucoup d’aides publiques pour financer ces projets.

C. Pierret ne peut également compter sur les effets positifs des regroupements de communes. Depuis 1992, il avait la possibilité de faire entrer notre ville dans un projet intercommunal. Mais, vingt ans plus tard, son immobilisme politique et la situation financière pour le moins inquiétante de notre ville ont amené la totalité des communes censées nous rejoindre à refuser ce rapprochement.

Il ne reste à C. Pierret que les propres moyens financiers de notre ville. Malheureusement, aucune ressource nouvelle n’est possible : les taxes municipales sont, pour un grand nombre, au maximum légal autorisé, les impôts locaux sont déjà bien trop élevés et notre surendettement nous prive de la possibilité de recourir à de nouveaux emprunts.

Comme nos dépenses de fonctionnement (notamment le train de vie de la mairie) ne sont toujours pas maîtrisées, il n’y a aucune solution pour financer ces projets. Ainsi les frais de bouche (plus de 40 000 euros) sont choquants en période de crise où d’énormes efforts financiers sont demandés aux Déodatiens.

Et que dire du dernier caprice de C. Pierret  qui fait l’objet dans le dernier Notre Saint-Dié des Vosges, d’un fabuleux commentaire : « La Meurthe est dotée, depuis le FIG ; d’un nouveau jet d’eau… qui évoque - cité de la géographie oblige – son célèbre homologue situé à Genève. La hauteur de ce geyser déodatien est loin d’être négligeable puisque la machinerie propulse l’eau à une hauteur de 18 mètres ».

Mais ce qui est « loin d’être négligeable » c’est son coût : 60 000 euros pour un déplacement de quelques mètres. Comment ne pas être révolté par ces dépenses somptuaires et inutiles quand, dans le même temps et dans tous les quartiers, des routes et des trottoirs sont dans un état lamentable et que de nombreux travaux d’entretien dans les bâtiments publics ne sont pas faits (écoles, équipements sportifs …) ?

 

Pour une autre politique

Depuis trop d’années, la politique partisane menée par C. Pierret a largement contribué à la situation actuelle : une ville qui mériterait une bien meilleure place en Lorraine et des habitants qui payent les conséquences d’une mauvaise gestion et de promesses non tenues.

La nécessité de mettre fin à cette politique nous a conduits à constituer une équipe basée sur l’adhésion à un projet de développement humain, solidaire et durable de notre ville.

Sur les questions de l’emploi, du logement, du cadre de vie, de la sécurité, de l’adaptation de la ville au handicap, de la réussite éducative, de la culture, du sport et du vivre-ensemble nous avons fait le choix du bons sens : écouter les Déodatiens pour leur proposer un projet alternatif et cohérent.

Ce projet s’appuie sur les solidarités sociales et générationnelles indispensables à un esprit fraternel devenu absent de la politique municipale actuelle. Nous proposons une nouvelle dynamique avec des femmes et des hommes, sans esprit de clan, dont la seule ambition est de servir avec respect et honnêteté les Déodatiens.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

06:26 Publié dans Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette, endettement, saint-dié, finances | | |  Facebook

12/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 04/11/11

Virtuel ?

Le mensuel municipal du mois d’octobre consacre plusieurs de ses pages aux images virtuelles de plusieurs promesses de C. Pierret.

Par contre nous n’avons toujours aucune nouvelle :

- Du retour du « virtuel supermarché Leader Price » près du rond-point Camus, annoncé dans le magazine municipal de mai 2010, et qui devait créer 6 à 10 emplois.

- De l’hôtel restaurant « haut de gamme » qui, en 2008, devait s’implanter « prochainement » dans le bâtiment de la Banque de France et apporter une aide au développement du tourisme déodatien.

- De la société « Eau, sources et ressources » (annoncée par C. Pierret en octobre 2010) qui devait embouteiller et commercialiser l’eau (très chère et bienfaisante) du massif du Kemberg.

- Des différents points inscrits à l’ordre du jour des conseils municipaux des 30 novembre 2007 et 15 février 2008 comme : l’éco-site des Tiges, le projet Dormeuil, l’aménagement de l’avenue de Robache mais aussi la mise en place d’un observatoire de la sécurité et de la tranquillité publique.

Comment dans ce contexte accorder la moindre crédibilité aux promesses de C. Pierret ?

Banque de France 2008 - Nov 2011.jpg

Ahurissant !

Depuis plusieurs mois, nous alertons les Déodatiens sur les dangers du projet pharaonique de la piscine Aquanova America. Enfermé dans un silence aussi long qu’inquiétant, C. Pierret s’est enfin décidé, dans le dernier numéro de l’Echo des Vosges, à répondre aux légitimes inquiétudes des Déodatiens sur le contrat de Partenariat Public Privé (PPP). Mais ses réponses superficielles et inexactes sont loin de nous rassurer sur les terribles conséquences, pour notre endettement, de ce contrat d’une durée d’un quart de siècle.

Tous les spécialistes économiques ainsi que la Cour des comptes sont unanimes pour reconnaître que les PPP « ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l’emprunt bancaire pour couvrir n’importe quel besoin de financement car ils n’offrent pas la même souplesse [et] génèrent des coûts de financement bien supérieurs ».

Ainsi, pour tous les experts, ce type de montage, appelé également « astuce ou artifice comptables », coûte plus cher que les financements classiques.

Alors comment ne pas être préoccupé par les propos de C. Pierret : « Réaliser Nova America par nos propres moyens eût été impossible » ?

En effet, si le recours à l’emprunt est « impossible » comment alors réaliser un PPP qui est plus onéreux ?

L’interview de C. Pierret se termine par une succession de contradictions : le Partenaire privé sera « gagnant » (cela, nous voulons bien le croire), la ville sera « gagnante »,  le « service public sera gagnant » et,  pour finir en beauté, par cette phrase magnifique : « sans compter toute la charge positive » (sic).

Mais le plus grave reste sa conclusion : « c’est un pari, je le crois gagnable mais c’est un pari ».

Après le jeu du « Monopoly » évoqué par une adjointe au maire pour justifier les ventes des différents bâtiments municipaux, c’est au tour du premier magistrat de se croire sur un champ de courses ou au casino pour faire un « pari » non pas avec son argent mais avec celui des Déodatiens.

Non, Monsieur Pierret, les Déodatiens n’ont pas besoin d’une municipalité de joueurs, mais d’une équipe de vrais gestionnaires pour les préserver d’un surendettement irréversible.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

04/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 28/10/11

Scandaleux !

Depuis plusieurs mois, la crise des dettes souveraines nous interpelle sur les risques encourus par les pays dont les finances publiques sont dégradées. Trop longtemps, les hommes politiques des Etats concernés ont sous-estimé les effets d’un endettement démesuré. Aujourd’hui, nous allons payer le prix fort de l’irresponsabilité de ces élus dont la vision se limitait trop souvent à la durée de leur mandat.

Cette situation, les Déodatiens risquent également de la vivre sur le plan local, tant les décisions insensées de C. Pierret nous conduisent dans une impasse budgétaire. Et ce n’est pas la démission récente de son adjointe aux finances qui peut nous rassurer.

Dans ce contexte, où une gestion « en bon père de famille » s’impose, comment ne pas être révolté par certaines dépenses municipales comme :

- les 140 000 euros pour le transfert d’une centaine de mètres de l’office de tourisme dans des locaux réduits ;

- les 60 000 euros pour le déplacement de quelques mètres d’un jet d’eau dans la Meurthe ;

- les 24 000 euros pour le nettoyage par une société privée des véhicules du maire et de quelques directeurs de service.

Ces exemples démontrent que nous disposons de moyens financiers mais que ceux-ci sont très mal utilisés pour ne pas dire gaspillés. Notre ville a besoin de vrais gestionnaires qui sauront répondre à l’attente des Déodatiens et les protéger d’une fiscalité insupportable.


Nouvelle déception 

Lors du conseil municipal du 8 juillet 2011, l’adjoint au développement des entreprises du commerce et de l’artisanat nous a promis une zone économique regroupant les concessions automobiles déodatiennes. Malheureusement cette promesse, comme bien d’autres, restera sans doute sans effet puisqu’une grande marque française a décidé de quitter notre ville pour s’implanter dans une commune voisine.

Serait-ce encore la conséquence d’une fiscalité pierretiste dissuasive ?

Entreprise qui quitte St-Dié Octobre 2011.jpg

Ordures : un vrai service public pour baisser les impôts

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir dénonce, dans un rapport récent, la forte augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par les collectivités et l’opacité de la gestion de ce « service public ».

D’après cette étude, la moyenne de TEOM par habitant desservi s'établit à 99 euros (données 2009). Rappelons que ce montant s’élève à 108 euros pour notre ville.

Parmi les trois causes principales de dérapages tarifaires, L'UFC-Que Choisir pointe du doigt le recours, comme à Saint-Dié, à une société privée : « en moyenne des coûts de collecte à la tonne supérieurs de 12% quand la prestation est assurée par une société privée par rapport à une organisation en régie ».

Ces observations viennent confirmer le manque de concurrence dans ce secteur où Veolia Propreté et SITA (entreprise du groupe Suez-Environnement, ex-Lyonnaise des Eaux et présente dans notre ville) se partagent l'essentiel du marché. De plus pour l’association de consommateurs, « l'insuffisance des contrôles du service par les collectivités ou EPCI laisse l'opportunité aux co-contractants de surfacturer leurs prestataires ».

Nous soutenons la proposition d'UFC Que Choisir de réaliser « une étude d'évaluation et d'optimisation de leur schéma de gestion des déchets » et demandons à C. Pierret de réunir au plus vite la commission municipale des services publics afin de lancer cette étude et de décider l'instauration d'indicateurs de performance du service de gestion des déchets.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

29/10/2011

Notre tribune dans le mensuel municipal (novembre 2011)

Une dette explosive

Le Journal du Dimanche [JDD] du 9 octobre publie le palmarès 2010 des grandes villes les plus endettées : Saint-Etienne pointe en tête avec 2 158 € par habitant, suivi de Marseille (2 118 €).

Pour Saint-Dié, en retenant les chiffres des comptes administratifs 2010, nous obtenons la somme exorbitante de 2 251 €.

Le JDD précise : « La bombe est amorcée. Dans une relative opacité, des centaines de villes sont en proie à un endettement fulgurant. La faute aux emprunts toxiques distribués par des banques peu scrupuleuses, à la naïveté de certains élus et à des projets trop ambitieux ».

Un article du journal Libération intitulé « Votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? » nous informe que nous sommes aussi concernés par ces financements hasardeux. Ce quotidien s’est procuré « un fichier confidentiel de la banque Dexia » qui évalue le montant des emprunts dangereux pour notre ville à 19 656 000 € et les surcoûts à payer par les Déodatiens à 3 582 000 €.

La quasi-totalité de ces emprunts, dont la vente est aujourd’hui « prohibée » selon le journal Le Monde, a été souscrite le 1er mai 2008, bizarrement au lendemain des dernières élections municipales…

Libération conclut : « L’addition pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu’en 2025 ou 2030 [2032 pour notre ville], ces emprunts toxiques n’ont pas fini de pourrir la vie des collectivités [et] des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics ».

Face à cette dette explosive, nous proposons :

- de renoncer au projet de piscine AquaNova qui aggravera de manière irréversible notre surendettement,

- de saisir, comme l’ont fait une soixantaine de maires, le médiateur désigné par les pouvoirs publics pour renégocier nos emprunts.

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

28/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 21/10/11

La vérité !

Dans l’éditorial du magazine municipal du mois d’octobre, intitulé « Un devoir de vérité » C. Pierret a non seulement perdu le sens des responsabilités mais aussi celui du mot « vérité ».

Lâché par plusieurs de ses anciens adjoints aux finances, comment peut-il écrire que la dette de notre ville (51 millions d’euros) diminue alors que nous allons payer en plus 70 millions d’euros pendant les 25 ans du contrat de location de la piscine Aqua Nova ?

La vérité, les Déodatiens aimeraient la connaître sur « les emprunts toxiques ». Selon « un fichier confidentiel de la banque Dexia », révélé par Libération, ils sont évalués pour notre ville à 19 656 000 euros et vont entraîner un surcoût de 3 582 000 euros à payer par les contribuables.

La vérité, c’est aussi reconnaître le bien-fondé de nos propositions comme :

- une maison d’accueil pour personnes âgées en centre ville et non pas à l’écart des commerces et des autres services ;

- un service de distribution de l’eau en régie municipale et non une privatisation rallongée jusqu’en 2023, alors qu’il était possible d’arrêter le contrat dès 2014 et sans pénalités ;

- une diminution des impôts et taxes et non une surimposition insupportable pour de nombreuses familles déodatiennes ;

- le développement et l’entretien de notre patrimoine communal et non la vente de nos forêts ou de nos bâtiments ;

- une piscine pour les scolaires et les adultes en intercommunalité et non un projet Aquanova hors de prix ;

- une voie verte tout le long de la Meurthe et de vraies pistes cyclables et non des portions de bandes cyclables étroites et dangereuses ;

- des aménagements urbains favorisant le déplacement des personnes à mobilité réduite ou des familles avec de jeunes enfants et non des réfections de trottoirs inadaptées ;

- un nouveau plan de circulation et non des rues et des carrefours encombrés ;

-  la diminution des zones de stationnement payant et non pas une politique du tout payant néfaste à l’activité commerciale et touristique de la ville ;

- la consultation des Déodatiens par un référendum citoyen et non pas la suppression des conseils de quartier ;

- l’organisation des assises du sport afin de recenser les besoins des bénévoles et non pas des « coups » médiatiques très onéreux et sans lendemain ;

- une politique éducative réellement prioritaire et non pas la fermeture d’écoles de la République ;

- le maintien d’un espace musical de centre ville pour les jeunes et non pas la fermeture de L’Entracte ;

- la construction d’une salle polyvalente intercommunale pouvant accueillir concerts, spectacles, expositions, salons (loisirs, tourisme, énergies renouvelables,..), et non pas la vente du Centre Schuman, privant ainsi Saint-Dié d’un espace d’animation de centre ville.

Oui, Monsieur Le Maire, nous avons des projets ambitieux pour notre ville répondant aux attentes de nos concitoyens et adaptés à nos finances. Des projets qui éviteront à plusieurs générations de payer vos dangereux choix politiques !

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

21/10/2011

Entre compromission et démission, ils ont choisi ...

Adjoints aux finances Octobre 2011.jpg

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 14/10/11

Démissions, expulsions, manifestations

Elle avait annoncé sa démission du conseil municipal quelques heures avant le vote par ses colistiers de la signature du dangereux contrat « Aquanova America ». Dans le quotidien local du 1er octobre, Mme Marie-José Marangoni, adjointe aux Finances depuis 2008, a évoqué les raisons de sa décision, présentant avec beaucoup de tact plusieurs défauts de la gouvernance pierretiste : visions à court-terme (manque de « réflexion »), « inertie » et incapacité à se remettre en cause (une « certaine difficulté à changer les habitudes ») … Ainsi, quand Mme Marangoni a déclaré : « Démissionner, pour moi, c’est avouer une faiblesse », il ne fallait pas y voir une autocritique mais bien la prise de conscience de la « faiblesse » de la politique gestionnaire de C. Pierret.

Quelques années avant Mme Marangoni, c’est Serge Vincent qui avait décidé de ne plus cautionner certaines pratiques en renonçant à cette même délégation aux Finances. En 2010, une autre colistière de C. Pierret avait démissionné du conseil lors des violentes attaques du premier magistrat contre l’école Camille-Claudel.

aquanova america,nova america,finances,l'entracte,déod'anim,pierret,marzelay,école camille claudel,quai carnot,manifestationCes démissions sont d’autant plus courageuses qu’il peut être risqué de refuser de servir le camp Pierret. Le comité des fêtes, Déo d’Anim, avait ainsi été expulsé de son local avec pertes et fracas. Aujourd’hui, c’est au tour du gérant de « L’Entracte », lieu de convivialité et de concerts rock bien connu des Déodatiens, de se voir brutalement mis à la rue. Il est vrai qu’il avait eu le « tort » d’accueillir en ses murs des conférences-débats totalement étrangères à la communication officielle ...

Le 1er octobre, un cortège de 150 personnes a défilé contre cette fermeture avant de se heurter aux portes closes de la mairie. A l’image des mobilisations massives de ces dernières années contre un autre projet de fermeture (concernant l’école de Marzelay), de tels mouvements illustrent le rejet progressif d’un système néfaste et périmé, sourd aux attentes de nos concitoyens.

C’est ce même système dont Mme Marangoni s’est détournée … non sans indiquer de voie alternative. En effet, en appelant au respect des électeurs et au refus d’un « stérile » « affrontement gauche contre droite », elle appuie notre démarche au delà des clivages politiciens nationaux et au service de l’intérêt général déodatien.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

14/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 07/10/11

Mourir intoxiqués ?

dette,endettement,dexia,emprunts toxiques,rapport,crcDans un article intitulé « Votre commune est-elle infectée par un emprunt toxique ? », le journal Libération  nous informe que Saint-Dié est concernée par ces financements hasardeux. Ce quotidien s’est procuré « un fichier confidentiel de la banque Dexia Crédit Local » qui évalue le montant total des emprunts dangereux pour notre ville à 19 656 000 euros et les surcoûts à payer par les contribuables déodatiens à 3 582 000 euros.

La quasi-totalité de ces emprunts, dont la vente est aujourd’hui « prohibée » (selon le journal Le Monde) a été souscrite le 1er mai 2008, soit quelques jours après les dernières élections municipales…

Libération conclut son analyse par des termes très inquiétants : « L’addition pourrait encore grimper avec des prêts qui courent jusqu’en 2025 ou 2030 [2032 pour notre ville], ces emprunts toxiques n’ont pas fini de pourrir la vie des collectivités [et] des contribuables, sur qui pèse une double menace : l’augmentation des impôts locaux et un déficit de services publics ».

Et pourtant, jusqu’au dernier conseil municipal, C. Pierret a toujours soutenu que notre commune n’était pas concernée par ces « emprunts toxiques » !

Au lieu d’insulter le journal Libération en le traitant de « torchon », nous proposons au maire de Saint-Dié de s’inspirer de l’exemple de son collègue de Rosny-sur-Seine, qui a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Dexia Crédit Local devant le tribunal de grande instance pour des faits « d’escroquerie en bande organisée » et « tromperie ».

Illustration : Capture d'écran du site de Libération.

 

C. Pierret, au-dessus des lois ?

Lors du conseil municipal du 23 septembre, C. Pierret a proposé le vote d’un avenant à la convention qui lie la ville à la société « Bus-Est ». Cette délibération était nécessaire pour la mise en application de certains horaires de bus desservant plusieurs quartiers.

On pouvait alors penser que ces modifications seraient effectives à l’issue du vote des élus. Mais à Saint-Dié, on ne procède pas comme dans les autres villes : les nouveaux horaires ont été appliqués dès le 5 septembre soit 18 jours avant le vote du conseil.

La loi est souvent mise à mal à Saint-Dié. Dans un rapport de juin 2008, la Chambre Régionale des Comptes épinglait déjà le maire : « il ressort également que la signature de l’acte d’engagement est parfois antérieure à la dite délibération autorisant la dite signature… Ces anomalies résultent principalement du nombre peu élevé de réunions du conseil municipal ».

Tout cela est-il bien légal ?

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.