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07/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 30/09/11

Comment entrainer une ville à la faillite ?

Acte I :

L’étude publiée par le ministère des finances sur les comptes administratifs 2010 des communes françaises nous permet de comparer notre situation financière à celle des villes de même taille :

 

Moyenne des villes de même taille

Saint-Dié des Vosges

Ecart

Dette par habitant

(Budget principal)

1 082 €

1 745 €

+ 61 %

Capacité d’investissement

 (Par habitant)

101 €

54 €

 - 47 %

Taux de taxe d’habitation

14,88 %

18,88 %

+ 27 %

Taux de taxe foncière

17,23 %

26,18 %

+ 52 %

 

En plus, nous apprenons dans un article de Libération (car C. Pierret a toujours soutenu l’inverse) que notre dette de plus de 50 millions d’euros serait en partie composée « d’emprunts toxiques ». Ce quotidien qui évalue le « montant total des surcoûts [pour notre ville] à 3 582 000 € » conclut que ces emprunts « devraient pourrir la vie des collectivités encore de nombreuses années ».

Nous sommes donc surimposés et notre endettement, en plus d’être abyssal, risque d’entraîner d’énormes surcoûts.

Fin de l’acte I.

Acte II :

Malgré cela, C. Pierret décide de lancer le projet pharaonique d’Aquanova America et de le financer par un Partenariat Public Privé (PPP). Nous avons largement expliqué dans les précédentes éditions de l’Echo des Vosges tous les dangers de ce type de montage baptisé d’ailleurs « astuce ou artifice comptables » par de nombreux économistes.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons rappelé, sans que la majorité pierretiste  ne contredise nos chiffres, le coût exorbitant pour les contribuables déodatiens de ce « Partenariat » : plus de 73 millions d’euros !

Rappelons que le coût annuel de fonctionnement de l’actuelle piscine est inférieur à 0,5 million d’euros.

De plus, pendant les 25 années de ce PPP, tous les risques ou incertitudes qui entraîneraient des frais supplémentaires, sont également à la charge de la ville (impôts nouveaux, recettes insuffisantes, indexation des dépenses, …).

Comment dans ce contexte ne pas sourire (jaune) des propos de C. Pierret : « J’ai négocié mot à mot ».

Fin de l’acte II.

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Illustration : Gehu (Tous droits réservés).

Acte III :

Pour faire face à cet « océan de dettes » généré par ce projet de piscine, C. Pierret n’a pas d’autres solutions que de trouver de l’argent. Et il n’a pas tardé à le faire.

Après les ventes de notre patrimoine (forêts, bâtiments, appartements d’étudiants, ..) les pierretistes ont décidé, lors de ce même conseil, d’augmenter une série de taxes municipales (les portants ainsi au maximum autorisé) :

-        sur l’électricité (au mépris de toute justice sociale car cette taxe touche les plus défavorisés de nos concitoyens),

-        sur les constructions,

-        et sur les surfaces de vente de certains commerces déodatiens.

Ce n’est pas en augmentant encore et encore les impôts locaux que les Déodatiens cesseront de quitter notre ville, que les appartements vides seront loués et que les commerçants ne déposeront plus leur bilan.

Fin de l’acte III mais pas de la politique catastrophique menée par C. Pierret.

 

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

24/09/2011

Conseil municipal du 23 septembre 2011 : Votes et interventions des élus du groupe Union Pour Saint-Dié

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En début de séance, il est officiellement annoncé que Mme Marangoni, adjointe aux Finances, a démissionné de son mandat « pour raisons personnelles » et qu’elle est remplacée, en tant que conseillère municipale, par Mme Taruffi (N°30 de la liste de C. Pierret, le colistier N°29 ne souhaitant pas siéger « pour raisons personnelles et professionnelles »).

Les postes de membre de différentes commissions confiés à Mme Marangoni sont ainsi réattribués entre plusieurs conseillers.

Serge Vincent obtient qu’à cette occasion il soit également procédé à la réattribution des postes qui avaient été confiés aux deux conseillers municipaux ayant démissionné il y a quelques mois. Ce point n’ayant pas été prévu à l’ordre du jour, il a lieu en fin de conseil, après suspension de séance.

 

C. Pierret propose de voter ces réattributions à main levée, sans vote à bulletin secret.

POUR.


1. Adoption du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 8 juillet 2011


ABSTENTION.


Point d’information économique relatif à la pépinière d’entreprises


(Point d’information, sans vote).


2. Aquanova America – Signature du contrat de partenariat

 

CONTRE :

Nous votons contre un contrat qui sacrifie l’intérêt général à des profits privés et qui provoquera la faillite de notre ville !


Jean-Louis Bourdon puis Serge Vincent interviennent pour détailler les conséquences d’un contrat que de nombreux conseillers du groupe pierretiste ne semblent pas avoir lu avec toute l'attention nécessaire.

MM. Bourdon et Vincent rappellent tout d’abord que, de conseil en conseil, ce projet a vu son coût augmenter au fil des mois, parallèlement à des prestations constamment revues à la baisse.


De manière générale, les partenariats public-privé (PPP) sont fortement critiqués par :

- la Cour des Comptes, qui estime qu’il « génèrent des coûts de financement bien supérieurs » ;

- par l’Ordre des Architectes, qui exprime « sa très grande réserve sur cette procédure très onéreuse en raison de la limitation drastique de la concurrence de milliers d’entreprises à 3 ou 4 majors, toujours les mêmes » ;

- et par les sénateurs socialistes qui, en dénonçant  une « privatisation larvée », avaient réclamé l’annulation de l’ordonnance créant les PPP.

 

On observe déjà, dans d’autres villes, que les PPP entraînent des surcoûts et qu’ils forcent les communes à emprunter à des taux deux fois plus élevés que d’habitude.

 

En outre, le contrat de PPP concernant Aquanova America, rédigé et « amendé » en toute précipitation moins de dix jours avant ce conseil (J.-L. Bourdon fait remarquer que des plans inclus dans le contrat sont datés du 14 septembre), est particulièrement mal ficelé.

De l’analyse du dossier technique, il ressort que le bassin principal aura une surface de 400 m² (25 x 16). Pourtant, dans les différentes études annexées à ce contrat, sa dimension est supérieure de 31% (25 x 21, soit 525 m²). Nous sommes donc très loin des « lacs » annoncés par la municipalité et ce d’autant plus que, dans la convention d’exploitation, ce même bassin ne fait plus que 375 m² (25 x 15).


Mais ce projet n’est pas seulement grave pour ses incohérences formelles, il l’est surtout pour son aspect financier.

 

Le coût de cette piscine est pour l’instant estimé à plus de 21 millions TTC.

Or, les actionnaires, à propos desquels M. Arena affirme qu’ils possèdent des « milliards » d’euros de capital, n’apporteront que … 73.000 euros !

Le reste proviendra de subventions (3 millions d’euros), de remboursement de TVA (3 millions d’euros), d’emprunts (12 millions d’euros) et ... d’une avance de la ville.

En effet, si l’ouverture de ce centre est seulement prévu en février 2014 (soit quelques jours avant les prochaines élections municipales), les contribuables déodatiens devront payer, dès 2012, des « avances sur loyers » pour un montant global de 3 millions d’euros hors taxes.

 

Malgré cette avance et l’espoir d’encaisser plus d’une million de recette annuelle provenant des entrées, le total des loyers à payer pour les 25 années du contrat est démesuré : 63  millions TTC.

Ce montant astronomique provient de la prise en charge par la ville de toutes les dépenses de l’exploitant. C’est ainsi que l’article 68.1 du contrat prévoit que « toutes les taxes, que ce soit en phase de construction ou en phase d’exploitation seront refacturées à la ville » et, qu’en cas d’évolution de la fiscalité, « les conséquences des évolutions de la réglementation fiscale seront à la charge de la ville ».

 

La participation de la commune aux profits futurs est plafonnée, mais pas sa participation aux frais ! Ce contrat n’a pas été négocié dans l’intérêt de la collectivité.

 

D’autres dépenses laissées à la charge de la ville sont encore listées dans l’annexe 10 :

- l’éclairage des extérieurs ;

- les factures d’eau (coût annuel : 110 000 euros TTC) ;

- le coût du chauffage (coût annuel : 169 000 euros TTC).


Au total, c’est 74 millions d’euros que les contribuables déodatiens puis leurs enfants payeront pendant les 25 années de ce contrat dramatique pour notre ville.


La dette par habitant est pourtant déjà supérieure de 61% (1.700 euros par habitant, contre 1.082) à la moyenne des villes de la même strate !

Nous prenons acte de la déclaration de C. Pierret, qui prétend, contrairement aux révélations récentes du journal Libération (qu’il qualifie à l’occasion de « torchon » et de « journal de diffamation », propos auxquels nous refusons naturellement de nous associer), que cette dette ne serait pas aggravée par des emprunts toxiques.

Cependant, nous ne pouvons qu’être alarmés par l’ampleur actuelle de cette dette, à laquelle le montant du PPP sera intégré, conformément à une nouvelle disposition légale, d’ici moins de quatre ans.


3. Attribution de subventions à différentes associations

 

POUR :

Convaincus de la nécessité de soutenir les initiatives des associations déodatiennes, nous sommes favorables à l’attribution de telles subventions (malgré nos interrogations au sujet de deux d’entre elles).

Catherine Saint-Dizier attire cependant l’attention des membres du conseil sur la nécessité de respecter l’article 432-12 du Code pénal en ne prenant pas part au vote de subventions à des associations dans lesquelles ils occuperaient des postes importants (présidence, vice-présidence voire d’autres postes de membre du bureau). Serge Vincent rappelle qu’il avait déjà souligné ce point du droit, dont l’importance a depuis été confirmée par M. le Sous-Préfet.


4. Dotation de développement urbain 2011 – Approbation des plans de financement


POUR.


5. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 88.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Touraine

6. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 150.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné au financement de la résidentialisation du bâtiment Île-de-France

7. Octroi de la garantie de la ville de Saint-Dié-des-Vosges au Toit vosgien pour un emprunt de 460.000 euros souscrit auprès de la Caisse des dépôts et consignations destiné à financer l’acquisition d’un terrain situé rue de la Menantille à Saint-Dié-des-Vosges


POUR.

Concernant le point 7, nous nous interrogeons toutefois sur le « stock » de terrains à bâtir (et parmi lequel certaines parcelles semblent « gelées ») dont dispose actuellement le Toit vosgien.


8. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Eric Huguenin [19, chemin de la Côte Saint-Martin]

9. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Hayri Karakaya [22, rue de la Grotte]

10. Demande de remise gracieuse des pénalités des taxes d’urbanisme concernant M. Mehmet Uslu [35, rue Erckmann Chatrian]


Serge Vincent rappelle qu’il est impératif de moraliser la vie politique et que de telles remises de pénalités ne pourraient être légitimes que si elles étaient accordées à des personnes en difficulté financière et non à des particuliers qui auraient pu payer en temps et en heure. C’est une question de solidarité, dont nous faisons un principe général qui ne saurait souffrir d’exception.

Nous nous

ABSTENONS

donc d’exprimer un quelconque accord à ces demandes de remise de pénalités, qui seront malheureusement reportées sur tous les contribuables au profit de particuliers ayant manifestement les moyens d’engager des travaux coûteux.


11. Taxes et produits irrécouvrables – Admission en nonvaleur

 

POUR.

 

12. Taxe sur la consammation finale d’électricité – Fixation du coefficient multiplicateur unique

 

CONTRE :

Sébastien Rochotte intervient pour souligner qu’en faisant passer la part communale de 8 à 8,12% (alors qu’une telle actualisation de montant n’est pas obligatoire), C. Pierret et ses colistiers provoqueront immanquablement une augmentation de cette taxe, qui touche davantage les foyers à revenus modestes. Nous sommes contre cette mesure antisociale.


13. Modulation du taux de la taxe sur les surfaces commerciales


CONTRE :

Dans un contexte difficile où de nombreux emplois sont en jeu, il ne nous paraît pas pertinent de fixer ce taux à son coefficient maximal. Nous demandons par conséquent le maintien de cette taxe à son niveau actuel.


14. Réforme de la fiscalité de l’urbanisme et de l’aménagement – Délibération fixant le taux et les exonérations facultatives en matière de taxe d’aménagement communale


CONTRE :

Le projet de délibération prévoit d’exonérer de 50% les surfaces excédant 100 m² pour les constructions à usage de résidence principale financées à l’aide du PTZ+. Il semblerait plus logique d’exonérer de 50% les 100 premiers m² et, par conséquent, d’aider prioritairement les foyers les moins aisés (qui ne peuvent assumer les frais de construction de grandes maisons) avant ceux qui ont les moyens de faire bâtir de vastes édifices.


15. Renouvellement du partenariat et convention d’objectifs avec le parc naturel régional des Ballons des Vosges


POUR.


16. Convention de délégation de service public [DSP] du réseau de transports publics conclu avec la société Bus Est – Avenant N°5


NOUS REFUSONS DE PRENDRE PART AU VOTE.

Nous refusons de cautionner une pratique irrégulière et illégale - déjà épinglée en 2008 par la Chambre régionale des comptes - consistant à faire voter une décision déjà mise en application. En effet, comme le fait remarquer Sébastien Rochotte, cet avenant à la convention de DSP concernant les transports en commun a été signé le 4 septembre et mis en œuvre les jours suivants.


17. Forêt communale soumise – Contrat d’approvisionnement spécifique aux bois mitraillés


POUR.

Nous regrettons toutefois que Mme Fresse ait refusé de nous indiquer l’attributaire de ce contrat.


18. Cession à Réseau ferré de France (RFF) au titre de la compensation – Cession de ces parcelles dans le domaine public de l’Etat par compensation des emprises de la ligne grande vitesse


CONTRE :

Nous nous opposons à la vente de cette forêt, présente dans le patrimoine communal depuis la Révolution. Cette vente privera pour toujours notre commune d’un revenu important (entre 150.000 et 200.000 euros par an), d’autant plus que les bois de ces parcelles étaient à maturité.


19. Déclassement du domaine public d’une parcelle située le long de l’avenue de l’Egalité


POUR.


20. Echange de terrains entre la ville de Saint-Dié-des-Vosges et M. Raymond Pauly [18, rue des Jonquilles]


POUR.


21. Délégation de la ville à l’établissement foncier de Lorraine (EPFL) pour l’acquisition de l’immeuble du tribunal de grande instance


POUR le projet d’acquisition de cet immeuble (via l’EPFL dans un premier temps), mais, contrairement au projet de C. Pierret visant à y installer un « Institut international de géographie appliquée » (qui pourrait trouver sa place ailleurs, près de la gare TGV ou dans un autre quartier de notre ville), nous restons attachés à notre projet d’une maison de retraite qui permettrait le maintien de nos aînés au cœur de la vie de la cité et à proximité des services.


22. Proposition d’achat pour la médiathèque Victor Hugo de deux livres reliés en marqueterie par le relieur d’art de renom Alain Taral


Ce point, qui avait été retiré in extremis de l’ordre du jour du conseil du 8 juillet, n’est toujours pas rédigé dans des termes satisfaisants : il n’est pas normal de voter l’acquisition d’une œuvre avant de voter la demande de subvention la plus élevée possible. D’autant plus qu’il n’y avait pas plus d’urgence à voter cette acquisition en septembre qu’en juillet.

 

En outre, dans le rapport de Mme Fève-Chobaut, il est mentionné plusieurs œuvres données aux collections de la ville par les artistes (Laura Pitscheider, Hardin Plischki, Kijno) et par les mécènes (Jean et Mathilde Bertho, des « Amis de la Fondation Goll »). Or, dans le cas présent, il ne s’agit pas de don mais bien d’une proposition d’achat (4.700 euros pour deux reliures d’art contemporaines réalisées en 2004 et 2010).

Pourquoi ne pas proposer à M. Taral de suivre les admirables précédents de ses généreux confrères en faisant don de ses œuvres à sa ville natale ? Il en serait sans doute honoré, sa réputation n’étant plus à faire (il a été lauréat du prix Liliane Bettencourt en 2000, dans la catégorie « Métiers du bois et de la facture instrumentale »).


POUR (après amendement du projet de délibération),

 

Il est évidemment souhaitable que la ville puisse enrichir son patrimoine et ses collections concernant Yvan et Claire Goll, mais de préférence avec des œuvres directement liées à ce couple d’amis des Lettres et des Arts ou à son époque (entre les années 1920 et 1970, c'est-à-dire entre la participation d’Yvan au mouvement surréaliste et le décès, en 1977, de sa veuve, Claire). Toute politique d’acquisition nécessite des choix rigoureux pour ne pas mêler dans un même ensemble des œuvres trop dissemblables en termes de pertinence ou d’authenticité. (Cette réflexion générale est également valable dans le cas du choix des œuvres d’une exposition).


23. Personnel territorial – Création et suppression de postes


POUR.


24. Compte-rendu des décisions du maire + Tableau état des marchés attribués du 9 juin au 9 septembre 2011


(Point d’information, sans vote).

Deux des marchés attribués ne peuvent que soulever nos questions :

- le nettoyage de véhicules municipaux, attribué à la société SINEO. On nous répond, pour justifier cette privatisation, que le personnel communal n’était plus en mesure de procéder efficacement à ce travail de nettoyage.

- une mission d’expertise et de méthodologie (31.000 euros), dont C. Pierret nous informe qu’elle a été attribuée au « consultant qui réorganise l’organigramme ».


25. Questions diverses

 

(Illustration : Détail d'une photographie placée dans le domaine public par Ji-Elle).

14/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 09/09/11

Une « drôle » de communication


Avec un cabinet du maire comprenant un directeur, un directeur adjoint et nombre de collaborateurs, les Déodatiens sont en droit de penser que les invitations pour la prise de fonction d’un nouveau sous-préfet sont envoyées à toutes les personnes concernées. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

En effet, si le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts s’est déroulé en présence de nombreux élus, acteurs de la société civile et représentants du monde patriotique, nous n’avons pu participer à cette cérémonie, faute d’invitation. Ceci au mépris du plus élémentaire respect des principes républicains !

 

Suite aux démissions de Nathalie Mandra et de Michel Boulet, c’est tout naturellement Catherine Saint-Dizier et Sébastien Rochotte, dixième et onzième de la liste menée au second tour des élections de mars 2008 par Damien Parmentier, qui entrent de fait et de droit au conseil municipal.

Le magazine Notre Saint-Dié des Vosges, dont l’objet est d’informer les Déodatiens sur la vie politique de notre ville, a « oublié » de présenter ces deux nouveaux élus de notre groupe UPS. Pourquoi cet oubli ?

 

Avec son projet Aquanova America, C. Pierret nous promet non pas des bassins mais des « lacs » dont l’un sera « estival… en période d’été » et d’une profondeur abyssale d’« 1,20 m ».

Les espaces extérieurs deviennent « plaine sportive » et « prairie ensoleillée » pour atteindre de lointains rivages anglo-saxons avec « aquabuilding, aquabiking, fitness, coaching, cardio-training » et surtout « kid’s mania ». Plus fort, « le lac sportif… variera de 6 lignes d’eau de 2,5 m [soit 15 mètres] à 8 lignes d’eau de 2 m [soit 16 mètres] » … et s’élargira donc d’1 m. Sans doute sous la pression de l’eau !

Superlatifs, franglais et inepties sont-ils les marques de fabrique d’un service communication pléthorique avec à sa tête un directeur de la communication et de la promotion ?

La logique ou le bon sens voudrait qu’une ville figurant en bonne place dans le triste palmarès des villes les plus endettées de France accepte de faire quelques économies, notamment en réduisant la communication interne.

Saint-Dié ne connaît pas la crise ! Rien ne peut endiguer l’autosatisfaction et la suffisance de la majorité municipale. Mesdames et messieurs les pierretistes, il est vraiment temps de gérer autrement l’argent des contribuables déodatiens !


Les conseillers municipaux UPS.

15/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 08/07/11

Assurer la sécurité de nos enfants

L’incendie qui a brutalement ravagé l’école maternelle Baldensperger peu avant l’arrivée des élèves suscite de légitimes inquiétudes. En effet, d’après les premiers éléments communiqués, une simple défaillance électrique serait à l’origine de ce sinistre. Une des raisons de la rapidité et de l’ampleur de l’incendie résiderait dans la nature des matériaux de construction de l’école. Or, il semblerait que d’autres établissements scolaires aient été bâtis avec les mêmes techniques. C’est pourquoi, nous demandons la réalisation, avant le mois de septembre, d’un audit des bâtiments destiné à identifier les risques potentiels et d’y remédier afin que la rentrée se fasse en toute sécurité pour les élèves Déodatiens.

 

Vente du patrimoine : la série noire continue

L’un des points à l’ordre du jour du conseil municipal du 8 juillet concerne la vente du kiosque situé près du monument aux morts. Plus qu’un simple bâtiment municipal, c’est une partie de l’histoire déodatienne qui va ainsi être retirée du patrimoine public.

En effet, ce petit édifice marque l’emplacement d’un événement historique : le 8 septembre 1943, des Résistants y organisèrent un attentat contre le bureau de recrutement de la Légion des volontaires français (LVF) qui avait été installé dans le kiosque à journaux du « quai du Parc » (l’actuel quai du Maréchal de Lattre de Tassigny). Cet acte de résistance symbolisait le refus du nazisme et de la collaboration avec l’occupant, car la LVF recrutait des Français pour renforcer l’armée allemande sur le Front de l’Est.

Nous pensons qu’un tel lieu de mémoire devrait être conservé au sein du patrimoine municipal déodatien.

Kiosque vendu juillet 2011.jpg

 

Contradictions !

Dans le dernier magazine municipal, page 17, le service communication de la ville veut donner des leçons aux Déodatiens sur la bonne utilisation de l’eau en été. Outre les conseils d’économies de cette « chère ressource », on peut lire : « Enfin, l’eau du robinet,  qui est de bonne qualité, est la boisson à adopter au quotidien. L’eau en bouteille est plus chère et son bilan écologique est moins bon (emballage, transport…) ».

En incitant les Déodatiens à boire l’eau du robinet, la mairie ne valorise pas son idée de mise en bouteille de la bienfaisante eau « chère » à C. Pierret. On peut alors s’interroger sur son obstination à vouloir commercialiser l’eau de Saint-Dié.


Un projet innovant pour la petite enfance : les micro-crèches

De nombreuses familles déodatiennes éprouvent des difficultés à trouver des solutions de garde pour leurs enfants. Nous leur proposons une réponse adaptée à leur mode de vie et à leur situation professionnelle : les micro-crèches. Ces petites structures, aménagées dans un appartement ou une maison, permettent à trois adultes d’accueillir jusqu’à neuf enfants de moins de 6 ans (alors que les crèches classiques sont réservées aux moins de 4 ans).

Cette solution représente un mode de garde complémentaire aux types d’accueil existants (grosses structures collectives ou gardes individuelles à domicile par les assistantes maternelles). Peu coûteuses à mettre en place (moins de la moitié d’une crèche classique) grâce à différents partenaires (CAF, Conseil général …), les micro-crèches pourraient offrir des horaires adaptés, notamment en début de matinée ou en soirée.

Outre ces avantages, elles pourraient aussi résoudre les difficultés d’accueil à domicile que rencontrent certaines assistantes maternelles.

Ce projet innovant fait partie de notre programme, il se veut à l’écoute des familles et peut répondre à des demandes de parents inquiets de ne pas trouver de professionnels correspondant à leurs besoins et à ceux de leurs enfants.

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

11/07/2011

Conseil municipal du 8 juillet 2011 : Votes et interventions des élus du groupe Union Pour Saint-Dié

1. Adoption du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 14 avril 2011

 

ABSTENTION.

 

2. Communication de Monsieur le maire concernant l’avis de la commission d’appel d’offres relatif à l’attribution du contrat de Partenariat Public Privé pour la réalisation du centre aqualudique Nova America |Aquanova America]

 

CONTRE : Nous refusons de cautionner ce projet démesuré et son mode de financement préjudiciable à l’avenir de notre ville.

C. Pierret a choisi de recourir à un Partenariat Public Privé (PPP) et d’envoyer en avril 2010 un Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC) pour les candidatures.

Seulement trois groupements ont répondu à cet AAPC et ont participé à la phase de discussion appelée « dialogue compétitif », avec notamment l’organisation de réunions dont certaines se sont bizarrement tenues à Paris !

La commission d’appel d’offres du jeudi 7 juillet 2011, qui devait choisir un de ces groupements, n’a pas eu beaucoup à réfléchir. En effet, sur les trois candidats, deux avaient jeté l’éponge. Seul le groupe IMFINED, qui comprend entre autres les multinationales Dalkia et Spie Batignolles avait déposé un dossier.

Mais, comme le conseil municipal se tenait le 8 juillet, nous n’avons disposé que de 24 heures pour analyser le contenu de leur projet.

 

Toutefois, il ressort de cette analyse de nombreux points négatifs notamment sur le plan financier :

- Le coût des bâtiments : 21,5 millions d’euros TTC soit l’équivalent de 60 années du budget consacré aux investissements dans les écoles !

- Le loyer annuel versé par la ville : 2,3 millions d’euros soit plus de 58 millions sur la durée de l’exploitation !

- Les recettes espérées qui doivent venir en déduction de ce loyer : 1,1 million soit 5 fois le montant actuel des entrées de la piscine !

- La durée de cette location : 25 ans, jusqu’en 2036 !

- Les impôts locaux (taxe locale d’équipement, ..) payés par ce groupement d’entreprises au moment de la construction (225 000 euros) lui seront remboursés par la ville !

 

Le recours au PPP pour financer ce projet démesuré de Nova America est une nouvelle offensive de privatisation de l’action publique. C. Pierret présente les PPP comme l’horizon unique de la nouvelle action publique, alors que sa particularité consiste à désengager les villes des tâches d’intérêt général qui leur reviennent et à diminuer leur marge d’inflexion et d’évolution des choix publics. En finalité, les PPP sont un moyen de socialiser les pertes, tout en privatisant les bénéfices.

Après la privatisation de l’eau, de l’assainissement, des transports, des ordures, de la restauration collective, c’est l’un des derniers services publics (la piscine) qui disparaît.

Fermement opposés à cette politique ultra-libérale qui se traduit entre autres par des impôts locaux sans cesse en augmentation,  nous refusons d’apporter notre caution à quelques grands groupes internationaux dont l’objectif unique est la course aux bénéfices au détriment des citoyens.

 

3. Adoption du projet de schéma départemental de coopération intercommunale établi par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI)

 

POUR : Depuis plus de trois ans, et plus particulièrement depuis le début de cette année, nous défendons le principe d’une intercommunalité la plus large possible. C’est ainsi que dans le magazine « Notre Saint-Dié des Vosges » de juin 2011 nous écrivions :

« Face à une communauté d’agglomération spinalienne de 39 communes pour une population de 80.000 habitants, futur point d’ancrage à la partie sud du sillon lorrain (Thionville-Metz-Nancy-Epinal), Saint-Dié se retrouve isolée dans une structure inadaptée. »

Face à cette situation, nous avions insisté sur la nécessité d’une intercommunalité qui soit capable de « se structurer juridiquement et d’offrir aux Déodatiens des services de haut niveau dans le domaine scolaire, universitaire, médical, culturel, sportif, économique et touristique ».

Après avoir constaté l’échec de ses démarches initiales en vue d’une intercommunalité a minima, C. Pierret a dû reconnaitre le bien-fondé et le bons sens de notre proposition. Ainsi, cette dernière correspond à cette délibération, votée à l’unanimité (moins un refus de vote).

 

4. Attribution de subvention à différentes associations

 

POUR.

 

5. Amélioration du système de vidéo-protection – Demande de subvention à l’Etat

 

ABSTENTION : Il n’y a pas d’urgence à prendre cette décision (qui implique l’achat de six caméras-dômes pour un coût de 60.000 euros) avant d’avoir la certitude que ce système de vidéosurveillance est réellement efficace.

Jean-Louis Bourdon rappelle qu’un récent rapport de la cour des comptes (L’organisation et la gestion des forces de sécurité publique, juillet 2011) souligne le coût élevé de ce dispositif, dont il remet en question l’efficacité réelle.

Extrait : « Il aurait été souhaitable, notamment du fait de l’importance des sommes en jeu, qu’une évaluation de l’efficacité de la vidéosurveillance accompagne, sinon précède, la mise en œuvre, de ce plan de développement accéléré [de la vidéosurveillance]. La France se caractérise par la quasi-absence d’enquête scientifique sur le sujet. Une seule étude a été menée par le ministère de l’intérieur essentiellement à partir des statistiques de la délinquance enregistrées à l’état 4001. Cependant, ses résultats contradictoires autant que sa méthode ne permettent pas d’en tirer des enseignements fiables.

Les études menées à l’étranger ne permettent pas globalement de conclure à l’efficacité de la vidéosurveillance de la voie publique. » (p.150 du rapport)

A Lyon, par exemple, dont de nombreux quartiers sont équipés d’un tel système, la délinquance a diminué de façon moins significative que dans une commune voisine pourtant dépourvue de vidéosurveillance (p. 145 du rapport).

De plus, dans certains cas, ce dispositif ne fait que déplacer la délinquance hors du champ de vision des appareils.

Enfin, pour combattre la délinquance, de plus en plus préoccupante dans notre ville, il ne suffit pas d’installer des caméras : il faut avant tout des moyens humains.

 

 6. Demandes d’exonération de la TEOM [Taxe d’enlèvement des ordures ménagères] pour l’année 2012

 

POUR.

 

7. Etude de libération des emprises foncières du secteur gare TGV

 

POUR.

 

8. Rétrocession à la Société d’Equipement Vosgienne [SEV] des parcelles communales comprises dans le périmètre de la zone d’aménagement « Grande Prairie » (ancien site TSD)

 

POUR.

 

9. Approbation de la quatrième modification du PLU [Plan local d’urbanisme]

 

POUR.

 

10. Approbation de la révision simplifiée n°6 du PLU

 

POUR.

 

11. Reconduction du droit de préemption urbain sur le territoire de la commune de Saint-Dié-des-Vosges

 

POUR.

 

12. ORU de Kellermann – Autorisation au maire de lancer une enquête publique pour le déclassement de voies communales en vue de leur échange, cession ou suppression

 

POUR.

 

13. Déclassement du domaine public du kiosque sis quai Maréchal de Lattre de Tassigny

14. Cession du kiosque à la SARL Prolor

 

CONTRE : Nous sommes opposés à cette nouvelle privatisation du patrimoine public déodatien.

Ce kiosque est un lieu de mémoire lié au souvenir d’un acte de résistance : le 8 septembre 1943, des Résistants y organisèrent un attentat contre le bureau de recrutement de la Légion des volontaires français (LVF) qui avait été installé dans le kiosque à journaux du « quai du Parc » (l’actuel quai du Maréchal de Lattre de Tassigny). Cette action symbolisait le refus du nazisme et de la collaboration avec l’occupant, car la LVF recrutait des Français pour renforcer l’armée allemande sur le Front de l’Est.

Serge Vincent souligne que cette vente n’est pas dans l’intérêt de la ville. En effet, outre l’aspect patrimonial et historique, il est difficile de comprendre le faible montant de cette transaction (40.000 euros), alors que la location de ce bâtiment rapportait 500 euros par mois, soit 6.000 euros de revenu annuels.

 

15. Délégation du droit de propriété de la ville à l’établissement public foncier de Lorraine (EPFL) pour l’exercice de ce droit en vue de l’acquisition de l’immeuble de l’ancien commissariat de police, 11 rue Stanislas

 

POUR.

 

16. Carte scolaire du 1er degré – Proposition de Madame l’Inspectrice d’Académie des Vosges

 

Sur ce point, qui comprenait en réalité deux propositions contradictoires (désapprouver le retrait d’un poste d’enseignant dans une école, mais approuver des projets de fusions qui auront pour conséquence de faciliter de telles suppressions de postes), nous avons demandé et obtenu un vote séparé.

En effet, Jean-Louis Bourdon et Serge Vincent ont rappelé que les préconisations de Madame l’Inspectrice d’Académie relevaient d’une même politique nationale visant à réduire les moyens éducatifs, aux dépens de l’avenir des enfants. Les regroupements d’écoles maternelles et élémentaires entraînent la disparition de postes de direction dans les écoles, tout comme la fermeture de classes accompagne la disparition de postes d’enseignants. En proposant au conseil d’approuver la préconisation de l’Inspectrice d’Académie concernant les fusions administratives des écoles Gaston-Colnat et Jacques-Prévert, R. Gbedey et C. Pierret font donc le jeu de la politique nationale à laquelle ils prétendent s’opposer.

En outre, Jean-Louis Bourdon précise que les projets de fusions, notamment en ce qui concerne Gaston-Colnat ou Fernand-Baldensperger, sont loin d’avoir obtenu l’accord unanime des enseignants et parents d’élèves, contrairement à ce qui avait été affirmé lors du dernier conseil municipal.

 

En conséquence, et dans un souci de cohérence, nous votons :

 

POUR la proposition du rapporteur, R. Gbedey, visant à désapprouver le retrait d’un poste d’enseignant à l’école maternelle Claire-Goll.

 

CONTRE la proposition de ce même rapporteur visant à approuver la fusion des écoles Gaston-Colnat et Jacques-Prévert.

 

17. Fixation des taux de l’indemnité représentative de logement [IRL] des instituteurs pour 2010

 

POUR l’augmentation de l’IRL.

 

18. Elévation de l’exposition « Braque Métamophoses » sise à la tour de la Liberté en « Musée Georges Braque »

 

POUR.

 

19. Proposition d’achat, pour la médiathèque Victor Hugo, de deux livres reliés en marqueterie par le relieur d’art de renom Alain Taral [lauréat du prix Liliane Bettencourt en 2000, dans la catégorie « Métiers du bois et de la facture instrumentale »]

 

Point retiré de l’ordre du jour : pas de vote.

 

19 [20 dans l’ordre du jour initial]. Proposition d’achat d’une peinture de Roger Calixte Poupart pour le Musée Pierre Noël

 

POUR.

 

20 [21 dans l’ordre du jour initial]. Consultation des communes en vue de l’adhésion des communes de La Bresse et de Martinvelle au Syndicat mixte départemental d’électricité des Vosges (SMDEV)

 

POUR.

 

21 [22 dans l’ordre du jour initial]. Mandat d’étude et de réalisation de l’aménagement de l’axe gare/cathédrale – Clôture des comptes de l’opération et quitus à la SEV

                                                                                                            

POUR.

 

22 [23 dans l’ordre du jour initial]. Mandat d’études et de négociations foncières du site de la Madeleine – Nouveau bilan de clôture des comptes de l’opération et quitus à la SEV

 

POUR.

 

23 [24 dans l’ordre du jour initial]. Personnel territorial – Création et suppression de postes

 

POUR.

 

24 [25 dans l’ordre du jour initial]. Compte-rendu des décisions du maire + Tableau état des marchés attribués du 23 mars au 9 juin 2011

 

Point supplémentaire : Avenant au Contrat Urbain de Cohésion Sociale [CUCS] de l’agglomération de Saint-Dié-des-Vosges

 

POUR.

 

25 [26 dans l’ordre du jour initial]. Questions diverses

05/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 01/07/11

Le Bilan à mi-mandat (suite)

Ce titre est d’ailleurs à lui seul une contrevérité. Comment peut-on utiliser ce mot « bilan » qui signifie « évaluation que l’on fait après une opération », pour un dossier composé en grande partie d’images virtuelles et « de nombreux plans ou esquisses d’architecte » (p. 2) ?

Mais il est vrai que le véritable bilan de cette période 2008/2011 est si peu convaincant que C. Pierret tente de l’enjoliver !

Or, en toute objectivité, nous aurions notamment espéré connaître les corrections et améliorations apportées en réponse aux 69 « recommandations » de la Chambre Régionale des Comptes (CRC). Ce rapport remis au maire en juin 2008 était pourtant un sévère avertissement auquel ce dernier aurait dû porter une attention prioritaire.

Rappelons quelques termes utilisés par la CRC :

- Finances : « la dette […] demeure élevée » ; « importante cession d’actifs (7 071 850 €) »

- Présentation des comptes : « imputations budgétaires peu rigoureuses » ; « les pièces justificatives n’ont pu être retrouvées » ; « actif fictif » ; « Comptabiliser correctement » certaines dépenses ou recettes (le terme « correctement » est répété 8 fois),

- Restauration scolaire : « eu égard à l’ampleur du coût exceptionnellement élevé du service, il semble utile de vérifier que le dispositif actuel est équitable » ; « A titre indicatif, le prix moyen hors taxe du repas livré à l’extérieur s’élevait à 3,24 € contre 8,22 pour la commune. »

- Investissements : « les taux d’exécution sont assez faibles »

- Subventions aux associations : « sont en diminution [...] 1 373 999,22 € en 2006 contre 1 894 151,75 € en 2001. »

Mais, comme à nos questions posées sur le budget 2011, C. Pierret fait la sourde oreille sans apporter le moindre début de réponse aux critiques de la CRC.

 

Paris-plag…iat ?

Lors de la présentation du guide des activités estivales déodatiennes, « Saint-Di-été », le directeur de la communication ose accuser Bertrand Delanoë de plag…iat. Il affirme avec aplomb que « Saint-Dié Plage » a été créée «  bien avant Paris. En fait Delanoë nous a piqué l’idée, mais on la lui prête de bon cœur ». [Source : site radio Cocktail F.M daté du 21 juin]

Petit rappel des faits : Paris Plages a été organisée pour la première fois en 2002, alors que sa déclinaison déodatienne ne date que de 2006.

Le communicant en chef de la mairie s’est cependant bien gardé de pousser trop loin la comparaison. En effet, à ce jour, les berges de Seine appartiennent toujours à la ville de Paris, alors que le terrain de Saint-Dié Plage a été vendu à un acheteur privé inconnu !

 

Des arguments qui tombent à l’eau

Absents à la conférence-débat que nous avons coorganisée avec l’association « Demain pour Saint-Dié » le 7 juin dernier sur le thème de l’eau, C. Pierret et son adjointe J. Fresse ont tenté, après coup, d’opposer quelques pâles arguments au constat que nous avons fait sur son coût exorbitant à Saint-Dié et à notre volonté de revenir à une gestion en régie municipale.

Ils prétendent tout d’abord que le « fermier » (Suez-Lyonnaise des Eaux) a réalisé des « investissements énormes » pour éliminer les « branchements au plomb » et pour corriger « l’acidité naturelle de l’eau par l’apport de neutralite ». Pour ce qui est du plomb, « serpent de mer », cher à J. Fresse, cela fait plusieurs années que l’on nous annonce la mise en conformité du réseau (pourtant, il existe encore près de 1000 branchements en plomb). Quant à la neutralite, c’est la ville de Saint-Dié (donc le contribuable) qui paie la note, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres communes (ex : Corcieux), où ces frais sont pris en charge par le délégataire.

C. Pierret et son adjointe soulignent ensuite que la ville de Saint-Dié est soumise à des « normes européennes, très strictes ». Les communes qui ont été comparées à Saint-Dié (Anglet, Toulouse, Libourne …) seraient-elles donc des principautés étrangères à l’Union européenne et à ses normes ?

Pour conclure cette défense laborieuse, C. Pierret prophétise la future hausse des tarifs de l’eau dans les communes qui ont renégocié leurs contrats de délégation ou qui sont revenues en régie municipale. Or, c’est exactement le contraire qui se produit dans ces villes.

Afin de justifier sa décision de prolonger de huit ans (jusqu’en 2023, au lieu de 2015) le contrat qui nous lie à la Lyonnaise, C. Pierret devra donc trouver des arguments plus convaincants.

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

31/05/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 27/05/11

Protégeons les Déodatiens avec un « code de la rue »

Dans de nombreuses villes, les élus se sont investis dans des actions de prévention et de sécurité pour les citoyens.

La création de « zones 30 » favorise la cohabitation de tous les usagers. Dans ces espaces où la vitesse est limitée à 30 km/heure, le piéton peut se déplacer librement, il est prioritaire sur tous les véhicules. Ces zones ont pour but :

*  L’amélioration de la sécurité routière, en particulier celle des piétons.

*  Le partage de l’espace entre les différents modes de déplacement.

*  La réduction des nuisances sonores et de la pollution.

A Saint-Dié, seuls la rue Thiers et les abords de la cathédrale sont classés « zone 30 ».  Les entrées et sorties de ces zones devraient être obligatoirement signalées et aménagées. Or, nous constatons l’absence ou l’insuffisance des panneaux d’indication, en particulier en venant de certaines rues adjacentes.

Rappelons que notre projet prévoit la création d’un nouveau plan de circulation pour améliorer la sécurité des piétons, des cyclistes et des automobilistes Déodatiens. Nous proposons l’installation de dispositifs préventifs informant les conducteurs sur leur vitesse et les incitant à ne pas rouler à plus de 30 km/heure. Ces propositions s’inscrivent dans une démarche citoyenne de responsabilisation et de prévention.


Un Référendum d’Initiative Citoyenne

L’un des points fort de notre projet pour redonner tout son sens au mot démocratie, est la création d’un « Référendum d’Initiative Citoyenne ».

Cette consultation permettrait non seulement aux Déodatiens d’être mieux informés et plus impliqués dans la vie de la cité, mais aussi de désamorcer les tensions et les conflits potentiels.

C’est également un outil de contrôle préventif des décisions des élus qui éviterait bon nombre de gaspillages d’argent public.

Nous pensons que les Déodatiens doivent être consultés sur les sujets importants, et en particulier sur ceux qui engagent l’avenir de notre ville à long terme, comme le projet Nova America, ou de façon irrémédiable, comme la vente de notre forêt communale.

En effet, C. Pierret a-t-il reçu mandat des Déodatiens pour vendre plus de 250 hectares de notre patrimoine forestier ?

Redonner la parole aux Déodatiens sur des enjeux stratégiques pour notre ville, voilà notre conception d’une véritable démocratie.


Déo… et débats

Alors que la population de la Lorraine augmente de 1,56 %, celle de notre ville est en baisse de 3,80 %. Au 1er janvier 2011, la population légale de Saint-Dié est tombée de 22 569 à 21 705 personnes. Cette baisse de 864 habitants est l’une des conséquences de la politique fiscale menée depuis trop longtemps par C. Pierret. Chacun peut d’ailleurs constater les nombreux panneaux apposés aux façades proposant la location ou la vente d’appartements ou de maisons. Au final, des Déodatiens se trouvent privés d’une ressource indispensable sur laquelle ils comptaient pour assurer leur retraite ou faire face à leurs dépenses quotidiennes.

Afin d’enrayer cette spirale négative, nous projetons de réduire la pression fiscale, notamment par une baisse significative de la taxe d’habitation.

 

Les conseillers municipaux UPS.

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

22/05/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 20/05/11

Carte intercommunale : une catastrophe pour notre ville

Depuis plusieurs mois nous attirons l’attention de C. Pierret sur le risque d’une intercommunalité a minima. Hélas, nos craintes se sont révélées exactes car le projet du nouveau schéma départemental présenté par Monsieur le Préfet place notre ville dans une situation catastrophique.

Alors que la ville d’Epinal va bénéficier d’une communauté d’agglomération élargie regroupant 39 communes pour une population de 80 000 habitants et va ainsi servir de point d’ancrage à la partie sud du sillon lorrain (pôle reliant Thionville à Epinal, via Metz et Nancy et comptant 1,2 million d’habitants), Saint-Dié se retrouve isolée dans une structure complètement inadaptée.

La nouvelle carte intercommunale vosgienne propose ainsi de regrouper notre ville avec seulement 8 communes : Etival-Clairefontaine, Saint-Rémy, Nompatelize, La Voivre, La Salle, Saint-Michel/Meurthe, La Bourgonce et Taintrux.

Il est évident que cette proposition n’est pas du tout à la hauteur des enjeux et des défis que notre ville doit relever. Nous sommes très loin de notre projet de rassembler la Grande Déodatie (64 communes regroupant plus de 76 000 habitants) pour en faire une région capable de se structurer juridiquement et d’offrir des services de haut niveau dans les domaines universitaires, médicaux, culturels, sportifs, économiques et touristiques.

C. Pierret, par ses positions excessives et par sa gestion municipale (inquiétante pour de nombreux maires de communes voisines), partage la responsabilité de cette situation désastreuse pour l’avenir de notre bassin.

Mais il est encore temps de réagir car la CDCI (Commission Départementale de Coopération Intercommunale) se réunira dans les prochains mois pour d’éventuels ajustements.

Nous lançons donc un appel à tous les élus de la Déodatie pour qu’enfin le bon sens l’emporte et qu’une structure intercommunale de la Grande Déodatie voit le jour et offre ainsi à tous ses habitants un avenir porteur d’espoir.

Communauté d'Agglomération de la Grande Déodatie.jpg


Commémoration

Le 10 mai est traditionnellement la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Pour rendre hommage au principal artisan du décret de 1848, Victor Schœlcher, une cérémonie est organisée chaque année à Saint-Dié sur le rond-point qui porte son nom.

La municipalité l’organise à 11 heures… Or, à cette heure, de nombreux conseillers municipaux (de la majorité comme de l’opposition) sont pris par leurs obligations professionnelles et ne peuvent y participer. Nous considérons que pour honorer la mémoire de cet humaniste, originaire de Fessenheim et dont les cendres reposent au Panthéon, une heure plus appropriée doit être choisie par le maire.


Déo… et débats :

En feuilletant Notre Saint-Dié-des-Vosges du mois de mai, le lecteur est obligé de constater que tout va pour le mieux dans notre ville. Rien de plus normal à la veille du compte-rendu de mi-mandat qui nous parviendra  prochainement !

Par exemple, dans son éditorial, C. Pierret laisse croire que « la dette régresse de 14,5 % ». Mais en page 7, cette baisse n’est déjà plus que de « 6,80 % tous budgets confondus ». En fait, il se garde bien de préciser que cette petite baisse est largement annulée par le « découvert bancaire » (ligne de trésorerie) qui a été multiplié par 5 en un an, passant de 200.000 à 950.000 euros.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

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21/05/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 13/05/11

« Nationalisation » de la forêt ?

En page 7 du magazine municipal de mai, dans un article concernant la vente de la forêt communale, on peut lire une citation de C. Pierret : « il s’agit très exactement d’une nationalisation ». Le candidat à l’investiture du PS, qui vient de se déclarer « à la gauche de Mélenchon » a-t-il voulu utiliser un terme fort pour séduire des électeurs qui ne comprennent plus son positionnement ?

Non, il s’agit de masquer la bien triste réalité : notre ville a vendu une grande partie de son capital forestier à Réseau Ferré de France (Etablissement public à caractère industriel et commercial). C’est la nouvelle « gestion active et dynamique » du patrimoine communal selon C. Pierret !

 

Prix de l’eau (suite)

La communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard présidée par Pierre Moscovici (partisan de DSK) vient de décider de rompre le contrat qui l’unissait jusqu’en 2022 à Veolia. Ce retour à une régie publique de l’eau, rendu possible par un arrêt du Conseil d’Etat, va se traduire immédiatement par une baisse du prix de l’eau de 10% pour les consommateurs.

C’est le coût élevé du mètre cube d’eau pour ses administrés qui a convaincu le député socialiste du Doubs à agir : « Ce n’est pas une posture politique, mais une question de gestion. Je ne suis pas un idéologue, mais un pragmatique […] Je ne suis pas en croisade. Mais si notre décision inspire d’autres collectivités, ça me réjouit »

Cette décision, identique à celle déjà prise par le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, est à l’opposée du choix de C. Pierret qui a préféré demander une dérogation pour maintenir jusqu’en 2023 le contrat nous liant avec la Lyonnaise des Eaux.

Une fois de plus, l’intérêt général est oublié au profit d’une privatisation accrue d’un service public essentiel à la vie des Déodatiens. Pourquoi ?

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Illustration : Gehu (tous droits réservés).

Défibrillateurs

A la suite d'un arrêt cardiaque survenu récemment à l'Espace F. Mitterrand, une adjointe Déodatienne a été interpellée par une conseillère municipale UPS sur l'absence de Défibrillateur Automatique Externe (DAE) accessible au public dans la ville de Saint-Dié.

La réponse de l’élue pierretiste traduit une profonde méconnaissance du problème : "les défibrillateurs automatiques ne servent à rien car les gens ne savent pas s'en servir". Nous l'invitons à s'informer sur la question en lisant l'article publié pages 5 et 6 de  "Sous la ligne bleue des Vosges", journal d'information diffusé récemment par le Pays de la Déodatie, structure dont la première vice-présidente est sa collègue L. Chrétien, première adjointe de la ville. Elle peut aussi se connecter sur le site de la Fédération Française de Cardiologie (www.1vie3gestes.com).

Inscrite dans notre programme de 2008, la mise en place dans notre ville de DAE accessibles au public 24 heures sur 24 permettrait de sauver plusieurs vies chaque année.


Déo… et débats :

Outre le fait que la première pierre du complexe Nova America devait être posée en avril (propos de C. Pierret lors de ses vœux en janvier 2011), ce projet nous laisse perplexes par son mode de financement.

Tout d’abord, la vente de la forêt du Kemberg est bien destinée à financer une partie de la construction de  « Nova America ».

Vendre un bien public pour payer un projet privé est regrettable et choquant !

Mais, malgré les 2,5 millions de recette provenant de cette vente, le projet « Nova America » ne peut se réaliser sans le recours à un contrat de Partenariat Public-Privé (PPP). Ce mode de financement est désormais considéré comme une dette au même titre qu’un emprunt.

Comment faire face à cette nouvelle charge, estimée pour l’instant à près de 20 millions d’euros, alors que notre ville est déjà surendettée (plus de 51 millions d’euros) ?

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

Vente du patrimoine communal déodatien

Office de tourisme mai 2011.jpg