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19/05/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 14 mai

Même le Parti socialiste déodatien contredit C. Pierret !

« Nous faisons de Saint-Dié-des-Vosges une cité qui suscite l'intérêt et attire les regards. Et, ainsi, conquiert de nouveaux habitants, visiteurs et investisseurs. » [Christian Pierret, Notre Saint-Dié-des Vosges n° 19, p. 3]

Saint-Dié.jpg« De nombreuses jeunes familles quittent la Déodatie pour aller trouver du travail dans de grands centres urbains » [Tribune de la section du PS de Saint-Dié, dans L'Echo des Vosges du 23 avril, p. 5]

Sans commentaire ...


 

Mais où s'arrêtera-t-il ?

Dans le budget 2010, C. Pierret a prévu de céder pour 1,8 millions d'euros de biens immobiliers municipaux. Si les locaux de la Banque de France et de La Poste ont déjà fait l'objet de communications au conseil municipal, cette liste risque de s'allonger étant donné la désaffection prochaine des bâtiments occupés jusqu'alors par les syndicats et l'office de tourisme.

Face à cette frénésie d'opérations immobilières touchant le patrimoine déodatien, nous espérons que des lieux nécessaires à l'animation du centre-ville (comme le Centre Schumann) seront « épargnés ». Nous nous interrogeons également sur les motivations réelles de C. Pierret quand il s'entête à vouloir fermer l'école Camille-Claudel ...


Combien ça nous coûte ?

6 170 000 Euros.

C'est le coût annuel de la dette. Malgré cette charge qui pèse trop lourdement sur le budget de notre ville, notre endettement global dépasse encore les 51 millions d'euros. Cette politique financière basée pour l'essentiel sur un recours massif et excessif à l'emprunt se traduit notamment, par un plan d'austérité pour les associations qui voient leurs subventions gelées, diminuées ou pire supprimées.

Nous avions donc raison d'alerter les Déodatiens sur cette politique budgétaire menée par C. Pierret qui laisse à nos enfants le poids d'une dette supérieure de plus de 50% à la moyenne des villes de même taille.


Sont-ils solidaires des Déodatiens ?

Nous vous avions laissé une semaine de réflexion et de recherche pour connaître le lieu de résidence de J. Fresse, adjointe aux privilèges durables.

Réponse : Hé oui ! Comme C. Pierret, R. Gbedey et P. Leroy, elle n'habite pas à Saint-Dié. Résidant à Saint-Michel-sur-Meurthe, elle échappera elle aussi à l'augmentation de 18.13 % de la taxe d'habitation. Mais sont-ils les seuls ?

Nous vous proposons de réfléchir sur le domicile de Mme Fève-Chobaut, adjointe aux expulsions [1].

Réponse la semaine prochaine dans L'Echo des Vosges.


[1] Mme Fève-Chobaut a procédé à l'expulsion du comité des fêtes hors de son local.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

13/05/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 7 mai

Y a-t-il encore un pilote dans l'avion ?

Privilégiant ses activités professionnelles d'avocat d'affaires, C. Pierret est habituellement à Paris la plus grande partie de la semaine. Or, il était encore absent le week-end du 24 avril, malgré l'importance de l'actualité déodatienne : cérémonies du souvenir de la déportation, accueil républicain du nouveau Sous-préfet, et manifestation contre la fermeture de l'école de Marzelay.

Six cents Déodatiens ont défilé dans les rues de la ville contre la décision arbitraire et injustifiable de C. Pierret de fermer une école publique de quartier. Regroupant toutes les associations de parents d'élèves, toutes les sensibilités politiques et syndicales et tous les quartiers de la ville, cette mobilisation, par son ampleur exceptionnelle, aurait mérité une plus grande considération de la part du premier magistrat !

école camille-claudel.jpg

L'école : une priorité ?

Alors que C. Pierret et son adjoint prétendent que « le budget Education est le 1er budget de la ville » [1], les chiffres du compte administratif 2009, présentés au conseil municipal du 12 avril, démontrent qu'il n'en est rien. Seuls 8 % du budget général de la ville sont consacrés à l'éducation de nos enfants.

A titre d'exemple, le montant des investissements prévus en 2010 dans toutes les écoles primaires est inférieur aux indemnités versées aux élus de la majorité.

[1] Extrait d'un argumentaire distribué aux militants du PS local.


Sont-ils solidaires des Déodatiens ?

Nous vous avions laissé une semaine de réflexion et de recherche pour connaître le lieu de résidence de P. Leroy, adjoint aux réouvertures et fermetures de magasins.

Réponse : Hé oui ! Comme C. Pierret et R. Gbedey, il n'habite pas à Saint-Dié. Résidant à Nayemont-les-Fosses, il échappera lui aussi à l'augmentation de 18.13 % de la taxe d'habitation. Mais sont-ils les seuls ?

Nous vous proposons de réfléchir sur le domicile de Mme Fresse, l'adjointe aux privilèges durables [2].

Réponse la semaine prochaine dans L'Echo des Vosges.

[2] Propos tenus par cette adjointe, lors du dernier conseil municipal, à l'encontre des parents d'élèves de l'école Camille Claudel : « Ils veulent garder leurs privilèges ! »


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

20/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 16 avril

IMPOTS : record battu !

Depuis de nombreuses années, nous alertons C. Pierret sur les dérives des finances municipales : des dépenses de fonctionnement incontrôlées, des investissements toujours aussi faibles et une dette démesurée.

Malheureusement, le compte administratif 2009 (chiffres vérifiés par les services de la préfecture) confirme nos craintes. La situation financière de notre ville est inquiétante :


2005

2009

Ecarts

Dette globale

50,2 millions d'euros

51,6 millions d'euros

+ 1,4 millions d'euros

Dépenses de fonctionnement (BP)

30,9 millions d'euros

32,4 millions d'euros

+ 1,5 millions d'euros

Investissements (BP)

10,6 millions d'euros

8,4 millions d'euros

- 2,2 millions d'euros

Pour mémoire le montant des investissements du budget principal était de 11,6 millions d'euros en 2007 soit une baisse de 3,2 millions d'euros en 2 ans.

Pour faire face à ce bilan désastreux, C. Pierret a trouvé la solution : toujours plus d'impôts et de taxes !

C'est ainsi qu'il prévoit pour le budget 2010 une augmentation inconsidérée des taxes foncières et d'habitation (+18,13% pour cette dernière).

Nous laissons chaque Déodatien juger de la pertinence de cette politique basée non pas sur la maitrise des dépenses de fonctionnement (le train de vie de la mairie) mais sur l'alourdissement de la fiscalité locale. Pourtant une statistique devrait faire réfléchir C. Pierret : la Déodatie serait l'un des 3 bassins de France le plus touché par le chômage. Voilà ou nous mène sa politique « du tape à l'œil » qui oublie de prendre en compte la situation financière des Déodatiens, si durement touchés par la crise.


camille claudel.jpgEDUCATION : ne touche pas à l'école !

L'école Camille Claudel, qui accueille les enfants des 3 quartiers du Villé - La Pêcherie - Marzelay, a la chance d'avoir depuis plus de 10 ans des effectifs très stables. Grâce à cette stabilité, l'Inspection Académique n'a pas proposé de fermeture de classe à la rentrée de septembre 2010. Les effectifs prévisionnels étant en augmentation pour les prochaines années, la pérennité de ce groupe scolaire semblait donc assurée.

Cette école présente la particularité d'accueillir une CLIS (Classe d'Intégration Spécialisée qui regroupe des enfants autistes ou à troubles du comportement) car l'éducation nationale a jugé que cette structure scolaire déodatienne était la mieux adaptée pour la recevoir (taille, classes de plain-pied et environnement). Le bilan actuel de l'évolution des élèves de cette CLIS est très bon. Malheureusement en cas de changement d'établissement, il existe un risque majeur de ralentissement de leur progression voire d'une probable régression.

La fermeture de cette école entraînerait aussi la disparition des assistantes-maternelles (9 personnes perdent potentiellement leur emploi) et du seul lieu d'échange entre les habitants des 3 quartiers.

Si les familles avec enfants ne s'installent plus dans ces quartiers, ne risque-t-on pas de les voir se transformer très rapidement en cité dortoir ?

Beaucoup de grands-parents continuent à voir quotidiennement leurs petits-enfants parce qu'ils assurent leur garde pendant le temps périscolaire. Ces relations intergénérationnelles sont importantes dans la construction d'un enfant puisqu'elles lui enseignent son histoire familiale.

Alors M. Pierret, pourquoi avez-vous décidé sans aucune concertation de fermer cette école ? Pourquoi n'écoutez-vous pas  l'avis unanime des fédérations et associations de parents d'élèves qui sont contre cette décision arbitraire ?

 

« Donner le meilleur à nos enfants par l'école pour leur réussite » (Christian Pierret pendant la campagne électorale des municipales de mars 2008)

« Qui ouvre une école, ferme une prison » (Victor Hugo)

victor_hugo.jpg

 

 

 

 

 

 


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

07/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 2 avril

Est-ce bien sérieux ?

Composé de seulement quatre feuilles, le Document d'Orientation Budgétaire (DOB) 2010 nous est enfin parvenu mais son contenu - ou plutôt son absence de contenu - nous scandalise.

En effet, comment peut-on se contenter d'un document aussi succinct pour présenter les grandes orientations financières et les onze budgets d'une ville de plus de 20 000 habitants ?

Pour dix de ces budgets, les informations se limitent à l'énumération de leur nom : Eau, assainissements, forêt, bâtiments, Espace G. Sadoul, ordures ménagères, ORU, parkings, office de tourisme.

Pas un seul chiffre, pas une seule explication, pas un seul projet. En un mot : rien.

La lecture de ce document nous conduit étrangement du Brésil à la Chine en passant par l'Europe centrale et l'Inde. C'est seulement à la dernière page que nous arrivons finalement à Saint-Dié et aux « véritables » prévisions budgétaires : enfin des chiffres ! A condition, toutefois, de ne pas être trop difficile, car ces orientations financières se limitent à 5 chiffres prévisionnels.

De qui se moque-t-on ? Des élus ? Des Déodatiens ?


Un maire contre les avancées sociales ?

Dans ce document, C. Pierret écrit, à propos des employés municipaux : « Des contraintes budgétaires extérieures pèsent de plus en plus fortement sur la commune :

- Revalorisation du SMIC,

- Majoration de la rémunération des 14 premières heures supplémentaires de 7 à 25 % ...,

- Hausse des cotisations de retraite,

- Reconduction du dispositif GIPA (garantie individuelle du pouvoir d'achat). »

Pour C. Pierret, ces avancées sociales sont des « contraintes budgétaires ». Pour nous, ce sont des mesures normales et justifiées qui maintiennent le pouvoir d'achat des employés communaux et qui garantissent leur retraite.


Services publics ... privatisés : un jeu de sociétés

Dans ce document d'orientation budgétaire, C. Pierret écrit également : « Afin de garantir aux Déodatiens un grand service public de qualité... »

Quels services publics ?

L'eau ? Concédée à la société Suez.

Les ordures ménagères ? Concédées à la société Sita.

Les transports ? Concédés à la société Véolia.

La restauration scolaire ? Concédée à la société Avenance.

Le chauffage urbain ? Concédé à la société Dalkia.

La piscine ? Cet équipement sera, avec le projet Nova America, confié à une entreprise privée.

Comment C. Pierret peut-il défendre les services publics alors qu'il les a tous privatisés ?


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

29/03/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 26 mars

Le débat d'orientation budgétaire (DOB)

Le Code Général des Collectivités Territoriales impose la tenue d'un débat d'orientation budgétaire (DOB) dans les deux mois qui précèdent le vote du budget primitif. Il sert à préciser les grands axes financiers de la ville et donne à l'opposition la possibilité d'exprimer son point de vue. Le DOB doit également permettre à l'exécutif municipal de présenter les engagements pluriannuels envisagés.

Qu'en est-il à Saint-Dié ?

Nous sommes fin mars, trois mois se sont écoulés depuis le début de l'année, et ce débat d'orientation budgétaire pour 2010 n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour d'un conseil municipal.

Pourquoi ce retard ?

Compte tenu de la situation économique de notre ville, nous estimons qu'une large concertation aurait dû s'ouvrir avec les Déodatiens et leurs représentants élus de la majorité ou de l'opposition.

De même, les commissions municipales, qui devraient être le lieu de discussions et d'échanges, se réunissent rarement et ne sont plus que des chambres d'enregistrement.

Pourquoi, C. Pierret en réduisant tous les moyens d'expression de l'opposition (magazine, site internet....) fuit-il un débat pourtant indispensable à une véritable démocratie ?

Plus que jamais, notre groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) est déterminé à représenter une opposition ferme et constructive.


Les conseils de quartier

La création de conseils de quartier est encadrée par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité. Ils sont consultés sur l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier dans la cadre de la politique de la ville.

Dans notre projet, ces conseils sont les acteurs majeurs de la démocratie participative car nous voulons associer le plus grand nombre de Déodatiens à la bonne marche de notre ville. Même si le dernier mot doit revenir aux élus, les citoyens ont une légitimé pour donner leurs avis sur des décisions concernant leur vie quotidienne.

C'est notre vision de la démocratie et c'est pour cela que nous regrettons que depuis plusieurs mois, les habitants ne soient plus consultés. Les conseils de quartiers doivent être une autre façon de donner la voix aux Déodatiens. Encore faut-il avoir la volonté et le courage de les écouter.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.