Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 14/10/11

Démissions, expulsions, manifestations

Elle avait annoncé sa démission du conseil municipal quelques heures avant le vote par ses colistiers de la signature du dangereux contrat « Aquanova America ». Dans le quotidien local du 1er octobre, Mme Marie-José Marangoni, adjointe aux Finances depuis 2008, a évoqué les raisons de sa décision, présentant avec beaucoup de tact plusieurs défauts de la gouvernance pierretiste : visions à court-terme (manque de « réflexion »), « inertie » et incapacité à se remettre en cause (une « certaine difficulté à changer les habitudes ») … Ainsi, quand Mme Marangoni a déclaré : « Démissionner, pour moi, c’est avouer une faiblesse », il ne fallait pas y voir une autocritique mais bien la prise de conscience de la « faiblesse » de la politique gestionnaire de C. Pierret.

Quelques années avant Mme Marangoni, c’est Serge Vincent qui avait décidé de ne plus cautionner certaines pratiques en renonçant à cette même délégation aux Finances. En 2010, une autre colistière de C. Pierret avait démissionné du conseil lors des violentes attaques du premier magistrat contre l’école Camille-Claudel.

aquanova america,nova america,finances,l'entracte,déod'anim,pierret,marzelay,école camille claudel,quai carnot,manifestationCes démissions sont d’autant plus courageuses qu’il peut être risqué de refuser de servir le camp Pierret. Le comité des fêtes, Déo d’Anim, avait ainsi été expulsé de son local avec pertes et fracas. Aujourd’hui, c’est au tour du gérant de « L’Entracte », lieu de convivialité et de concerts rock bien connu des Déodatiens, de se voir brutalement mis à la rue. Il est vrai qu’il avait eu le « tort » d’accueillir en ses murs des conférences-débats totalement étrangères à la communication officielle ...

Le 1er octobre, un cortège de 150 personnes a défilé contre cette fermeture avant de se heurter aux portes closes de la mairie. A l’image des mobilisations massives de ces dernières années contre un autre projet de fermeture (concernant l’école de Marzelay), de tels mouvements illustrent le rejet progressif d’un système néfaste et périmé, sourd aux attentes de nos concitoyens.

C’est ce même système dont Mme Marangoni s’est détournée … non sans indiquer de voie alternative. En effet, en appelant au respect des électeurs et au refus d’un « stérile » « affrontement gauche contre droite », elle appuie notre démarche au delà des clivages politiciens nationaux et au service de l’intérêt général déodatien.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

02/08/2010

Conférence de Presse (L'Echo des Vosges, 30/07/2010, p. 5)

 

L'Echo des Vosges 30 07 10.jpg

 

12:09 Publié dans UPS : Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ups, serge vincent, finances, taxes, forêts, tlpe, damien parmentier, dpsd | | |  Facebook

20/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 16 avril

IMPOTS : record battu !

Depuis de nombreuses années, nous alertons C. Pierret sur les dérives des finances municipales : des dépenses de fonctionnement incontrôlées, des investissements toujours aussi faibles et une dette démesurée.

Malheureusement, le compte administratif 2009 (chiffres vérifiés par les services de la préfecture) confirme nos craintes. La situation financière de notre ville est inquiétante :


2005

2009

Ecarts

Dette globale

50,2 millions d'euros

51,6 millions d'euros

+ 1,4 millions d'euros

Dépenses de fonctionnement (BP)

30,9 millions d'euros

32,4 millions d'euros

+ 1,5 millions d'euros

Investissements (BP)

10,6 millions d'euros

8,4 millions d'euros

- 2,2 millions d'euros

Pour mémoire le montant des investissements du budget principal était de 11,6 millions d'euros en 2007 soit une baisse de 3,2 millions d'euros en 2 ans.

Pour faire face à ce bilan désastreux, C. Pierret a trouvé la solution : toujours plus d'impôts et de taxes !

C'est ainsi qu'il prévoit pour le budget 2010 une augmentation inconsidérée des taxes foncières et d'habitation (+18,13% pour cette dernière).

Nous laissons chaque Déodatien juger de la pertinence de cette politique basée non pas sur la maitrise des dépenses de fonctionnement (le train de vie de la mairie) mais sur l'alourdissement de la fiscalité locale. Pourtant une statistique devrait faire réfléchir C. Pierret : la Déodatie serait l'un des 3 bassins de France le plus touché par le chômage. Voilà ou nous mène sa politique « du tape à l'œil » qui oublie de prendre en compte la situation financière des Déodatiens, si durement touchés par la crise.


camille claudel.jpgEDUCATION : ne touche pas à l'école !

L'école Camille Claudel, qui accueille les enfants des 3 quartiers du Villé - La Pêcherie - Marzelay, a la chance d'avoir depuis plus de 10 ans des effectifs très stables. Grâce à cette stabilité, l'Inspection Académique n'a pas proposé de fermeture de classe à la rentrée de septembre 2010. Les effectifs prévisionnels étant en augmentation pour les prochaines années, la pérennité de ce groupe scolaire semblait donc assurée.

Cette école présente la particularité d'accueillir une CLIS (Classe d'Intégration Spécialisée qui regroupe des enfants autistes ou à troubles du comportement) car l'éducation nationale a jugé que cette structure scolaire déodatienne était la mieux adaptée pour la recevoir (taille, classes de plain-pied et environnement). Le bilan actuel de l'évolution des élèves de cette CLIS est très bon. Malheureusement en cas de changement d'établissement, il existe un risque majeur de ralentissement de leur progression voire d'une probable régression.

La fermeture de cette école entraînerait aussi la disparition des assistantes-maternelles (9 personnes perdent potentiellement leur emploi) et du seul lieu d'échange entre les habitants des 3 quartiers.

Si les familles avec enfants ne s'installent plus dans ces quartiers, ne risque-t-on pas de les voir se transformer très rapidement en cité dortoir ?

Beaucoup de grands-parents continuent à voir quotidiennement leurs petits-enfants parce qu'ils assurent leur garde pendant le temps périscolaire. Ces relations intergénérationnelles sont importantes dans la construction d'un enfant puisqu'elles lui enseignent son histoire familiale.

Alors M. Pierret, pourquoi avez-vous décidé sans aucune concertation de fermer cette école ? Pourquoi n'écoutez-vous pas  l'avis unanime des fédérations et associations de parents d'élèves qui sont contre cette décision arbitraire ?

 

« Donner le meilleur à nos enfants par l'école pour leur réussite » (Christian Pierret pendant la campagne électorale des municipales de mars 2008)

« Qui ouvre une école, ferme une prison » (Victor Hugo)

victor_hugo.jpg

 

 

 

 

 

 


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

01/08/2008

Le rapport de la CRC sur la gestion de Saint-Dié par Christian Pierret

Un rappel utile pour commencer : quelques assertions sur la gestion de la ville par Christian Pierret, lues dans les pages « bilan » du site de campagne du maire sortant :

lu sur le site du candidat pierret.jpg

[Source : http://www.sddv2008.christianpierret.net/bilan.html]

 

 

Qu’en est-il réellement ?

 

Avant toute chose, nous tenons à préciser que tout ce qui suit est extrait d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC). La CRC est une juridiction financière composée de magistrats impartiaux chargés de veiller à la régularité, à la qualité et à la probité des gestions publiques locales.

Ce qui suit n’est donc pas une appréciation subjective de la part d’élus de l’opposition. Nous n’avons rien rajouté à ces extraits. Nous nous sommes contentés d’en souligner (en rouge) les passages les plus importants. Ecrits sur un fond de couleur différente, nos commentaires ne peuvent quant à eux être confondus avec les passages du document original.

Vous pourrez d’ailleurs vérifier par vous-même l’authenticité des extraits cités  – et en tirer vos propres conclusions - en allant consulter l’ensemble du dossier, mis en ligne sur le site de la CRC : http://www.ccomptes.fr/fr/CRC16/documents/ROD/LOR200827.pdf

 

Une gestion peu rigoureuse et présentant des incohérences

 

 

p24.jpg

 

[p. 24 du rapport de la CRC - cliquez sur l'extrait pour le voir en plus grand format]

 

p23I.jpg

 

[p. 23 du rapport]

 

 

p24II.jpg[p. 24 – suite -]

 

Sur quel « accord » se base la réponse de l’ordonnateur (le maire) ?

 

 

 

Une pression fiscale plus élevée et des services plus chers que dans les communes comparables

 

Pendant la campagne des municipales et lors des derniers conseils municipaux, le maire a toujours insisté sur le fait que les taxes et les impôts locaux n’étaient pas plus élevés qu’ailleurs.

Qu’en est-il vraiment ?

p33 tx.jpg[p. 33]
ANNEXE 22 Comparaison tx.jpg[Annexe 22]
p34 Pression fiscale.jpg[p. 34]

 

A une exception près, les taux communaux sont donc supérieurs aux taux nationaux.

La « pression fiscale » est bien plus élevée à Saint-Dié que dans les villes de la même strate.

 

Quant à l’augmentation des taxes sur l’assainissement et sur l’eau, elle est manifeste :

p38 augm de l'assainissement.jpg

[p. 38]

 

La taxe d’assainissement a donc subi une augmentation de 121 % en 5 ans !

p39 augm eau.jpg[p. 39]

 

La taxe sur l’eau a donc subi une augmentation de 89 % en 5 ans !

 

 

 

Une dette lourde et négligée

 

 

p. 36 dette.jpg

[p. 36]

 

Le poids de la dette, qui transparaît dans l’encours par habitant, est non seulement plus élevé que dans les communes comparables, mais en plus le désendettement est pour le moins pris à la légère : 213 100 € par an sur une dette de 41 429 385 €, cela fait ... 194 ans pour rembourser notre dette !

 

 

 

Un contrôle fiscal en 2005 ?

 

p27 contrôle fiscal.jpg
[p. 27]
Un contrôle fiscal au sujet duquel le maire s’est bien gardé de trop communiquer ...

 

 

Gestion des ressources humaines : manque de rigueur, non respect du code du travail et longues durées de non titularisation

 

p42 gestions rh.jpg[p. 42]
p45 gestion rh.jpg[p. 45]
p46 non titulaires.jpg[p. 46]

Une gestion du personnel qui paraît ainsi peu en accord avec les principes sociaux affichés par le maire ...

 

 

 

Une « délégation totale » au maire pour le moins problématique

 

p36 délégation au maire.jpg
[p 36]

Nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer ce type de « délégation totale » (voir Déo... et Débats n° 1, juin 2008), qui donne trop de pouvoir de décision au maire aux dépens des avis des adjoints ou des conseillers municipaux.

 

Une telle délégation, d’ailleurs réitérée lors du conseil municipal du 31 mars dernier, peut entraîner ce genre de dérives préoccupantes :

p72 signature.jpg[p. 72]

 Des marchés ont donc été conclus par la maire ... avant le vote du conseil municipal !

 

 

Manque de lisibilité, références obsolètes, coûts anormalement élevés : une maîtrise bien trop légère des Délégations de Service Public (DSP)

 

Les DSP recouvrent l’ensemble des services publics qui ont été affermés (confiés), par contrat, à des entreprises privées.

La gestion de ces délégations paraît pour le moins « légère », s’appuyant notamment sur des conditions peu lisibles et des références obsolètes, et s’avère peu satisfaisante quant aux tarifs pratiqués.

p56 gestion des dsp.jpg[p. 56]

 

p60 psddo obsolète.jpg[p. 60]
p63 coût comparatif eau.jpg[p. 63]

 

Pour ce qui est de la restauration scolaire et municipale (pp. 64 à 66 du rapport), la CRC pointe un écart important et difficilement justifiable entre le prix payé par les Déodatiens et celui des repas livrés à l’extérieur :

P66 restauration scolaire.jpg[p. 66]

Autre sujet d’inquiétude quant à la gestion des contrats avec les délégataires : l’avance de 1 957 443, 37 € consentie par la Lyonnaise des Eaux et remboursable jusqu’en 2022.

 

Lisez plutôt :

p64 rôle du délégataire.jpg[p. 64]

 

 

 

Une certaine négligence dans la réception des travaux

 

P79 réception tvx.jpg[p. 79]
P80 pv réception.jpg[p. 80]

 

 

 

A l’ensemble de ces remarques, le maire répond en mettant en avant une régularisation ou une amélioration en 2008 ...

 

 

 UPS