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27/01/2012

PPP : un article du Monde pour en savoir plus

Dans l'édition du Monde du 24 janvier 2011, Isabelle Rey-Lefebvre et Laetitia Clavreul ont consacré un article aux Partenariats public-privé (PPP).

Sur beaucoup de points, il confirme nos observations et nos craintes quant à l'application de ce mode de financement au projet de piscine Aquanova America.

Nous vous invitons à lire cet article en ligne.

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Illustration : Géhu [Tous droits réservés]

11/12/2011

Conseil municipal du 9 décembre 2011 : Votes et interventions des élus du groupe Union Pour Saint-Dié (Première partie)

Conseillers UPS.JPG

1. Adoption du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 23 septembre 2011

 

ABSTENTION.

 

2. Remplacement de M. Jérémy Chrétien dans les différentes commissions et instances dans lesquelles il siégeait

 

M. Chrétien ayant démissionné à compter du 14 octobre, il est proposé de le remplacer par plusieurs autres conseillers au sein des différentes commissions et instances dans lesquelles il siégeait.

POUR.

 

Point d’information sur la refonte de la carte intercommunale

 

Mme Lovely Chrétien rend compte des travaux de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI).

Elle rappelle que, le 8 juillet, le conseil municipal a émis un avis défavorable au premier schéma proposé par cette instance. En effet, celui-ci prévoyait une intercommunalité manquant d’étendue comme d’ambition.

Finalement, malgré une demande de délai formulée par Mme Chrétien, le schéma sera arrêté par Mme la Préfète au 16 décembre prochain.

Serge Vincent prend la parole pour rappeler que les élus d’Union Pour Saint-Dié ont été les premiers à proposer une communauté d’agglomération de la Grande Déodatie et se réjouit que ce terme, naguère dédaigné par les membres du groupe pierretiste, ait été employé dans le rapport de Mme Chrétien. Rappelant que, lors de la réunion du 10 décembre de la CDCI, le maire de Saint-Jean-d’Ormont a clairement posé la question de la communauté d’agglomération, Serge Vincent se félicite que les uns et les autres, et notamment plusieurs maires de communes rurales, aient su évoluer sur le sujet en commençant à surmonter leurs réticences initiales.

Seule une communauté d’agglomération de Grande Déodatie (64 communes et 76.000 habitants, selon notre projet dévoilé au printemps dernier) sera apte à répondre aux attentes de nos concitoyens et apporter des solutions face aux défis de demain. Serge Vincent invite par conséquent le maire, qui est par ailleurs président de la Fédération des maires des villes moyennes, à reprendre cette solution ambitieuse (plutôt que son projet initial, qui n’est pas beaucoup plus étendu que le schéma proposé par la CDCI).

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Mme Chrétien répond que la Préfète refuserait cette solution et prétend que notre territoire ne serait pas éligible à la constitution d’une communauté d’agglomération car il comprendrait « trop de communes rurales » [sic]. En disant cela, Mme Chrétien ignore ou mésinterprète l’article L5216-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), qui impose en réalité « un ensemble de plus de 50 000 habitants d'un seul tenant et sans enclave, autour d'une ou plusieurs communes centre de plus de 15 000 habitants ». Notre projet est donc bel et bien conforme à la loi.

Appuyant les propos de Mme Chrétien, le maire est plus direct dans son argumentation en exprimant sa crainte que les délégués de la ville de Saint-Dié ne siègent qu’en majorité relative (et non absolue) au sein d’une communauté d’agglomération.

M. Pierret craindrait-il une intercommunalité qu’il ne pourrait pas entièrement garder sous son contrôle ?

Ne serait-il pas temps, au contraire, de faire preuve de bonne volonté et d’esprit de concertation pour établir une confiance mutuelle avec nos futurs partenaires intercommunaux ?

 

3. Nova America – Demande de subventions

 

REFUS DE VOTE :

Nous sommes résolument opposés à ce projet dangereux pour l’avenir de notre ville.

Nous avons donc mené une campagne d’information sur ce sujet en distribuant plus de 11.000 documents dans les boîtes-à-lettres déodatiennes. Beaucoup de nos concitoyens y ont réagit, nous manifestant à leur tour leur inquiétude devant une décision qui mettrait en péril les finances de notre cité.

Face à cette prise de conscience, nous savons, contrairement à ce qu’affirme la maire, que ce projet est de plus en plus loin de faire l’unanimité.

Christian Pierret n’a pas eu mandat pour signer ce contrat de PPP : sa profession de foi de 2008 évoquait seulement, entre autres promesses souvent abandonnées, un ... « aqualand » [sic]. Depuis, le montage financier (manifestement inachevé, puisque la demande de subventions n’intervient que maintenant), l’emplacement ainsi que l’étendue et les dimensions du projet ont varié à plusieurs reprises. Sans parler des données économiques et financières nouvelles posées par une crise qui n’a – hélas – pas épargné notre territoire. Aucun vote de 2008 ne saurait donc être interprété comme un chèque en blanc, contrairement à la vision étriquée et passéiste de la démocratie représentative invoquée par Christian Pierret.

Serge Vincent est donc intervenu pour proposer l’organisation d’un référendum local sur ce projet. Ce serait en effet faire preuve de courage politique et de respect de la démocratie que de solliciter l’avis des Déodatiens sur une question qui engage si lourdement leur avenir.

 

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(Suite de ce compte-rendu dans une prochaine note de notre blog ...)

09/12/2011

Revue de Presse : Vosges Matin du 08/12/11

Gardez-le pour vous 8 12 11.jpg

12/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 04/11/11

Virtuel ?

Le mensuel municipal du mois d’octobre consacre plusieurs de ses pages aux images virtuelles de plusieurs promesses de C. Pierret.

Par contre nous n’avons toujours aucune nouvelle :

- Du retour du « virtuel supermarché Leader Price » près du rond-point Camus, annoncé dans le magazine municipal de mai 2010, et qui devait créer 6 à 10 emplois.

- De l’hôtel restaurant « haut de gamme » qui, en 2008, devait s’implanter « prochainement » dans le bâtiment de la Banque de France et apporter une aide au développement du tourisme déodatien.

- De la société « Eau, sources et ressources » (annoncée par C. Pierret en octobre 2010) qui devait embouteiller et commercialiser l’eau (très chère et bienfaisante) du massif du Kemberg.

- Des différents points inscrits à l’ordre du jour des conseils municipaux des 30 novembre 2007 et 15 février 2008 comme : l’éco-site des Tiges, le projet Dormeuil, l’aménagement de l’avenue de Robache mais aussi la mise en place d’un observatoire de la sécurité et de la tranquillité publique.

Comment dans ce contexte accorder la moindre crédibilité aux promesses de C. Pierret ?

Banque de France 2008 - Nov 2011.jpg

Ahurissant !

Depuis plusieurs mois, nous alertons les Déodatiens sur les dangers du projet pharaonique de la piscine Aquanova America. Enfermé dans un silence aussi long qu’inquiétant, C. Pierret s’est enfin décidé, dans le dernier numéro de l’Echo des Vosges, à répondre aux légitimes inquiétudes des Déodatiens sur le contrat de Partenariat Public Privé (PPP). Mais ses réponses superficielles et inexactes sont loin de nous rassurer sur les terribles conséquences, pour notre endettement, de ce contrat d’une durée d’un quart de siècle.

Tous les spécialistes économiques ainsi que la Cour des comptes sont unanimes pour reconnaître que les PPP « ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l’emprunt bancaire pour couvrir n’importe quel besoin de financement car ils n’offrent pas la même souplesse [et] génèrent des coûts de financement bien supérieurs ».

Ainsi, pour tous les experts, ce type de montage, appelé également « astuce ou artifice comptables », coûte plus cher que les financements classiques.

Alors comment ne pas être préoccupé par les propos de C. Pierret : « Réaliser Nova America par nos propres moyens eût été impossible » ?

En effet, si le recours à l’emprunt est « impossible » comment alors réaliser un PPP qui est plus onéreux ?

L’interview de C. Pierret se termine par une succession de contradictions : le Partenaire privé sera « gagnant » (cela, nous voulons bien le croire), la ville sera « gagnante »,  le « service public sera gagnant » et,  pour finir en beauté, par cette phrase magnifique : « sans compter toute la charge positive » (sic).

Mais le plus grave reste sa conclusion : « c’est un pari, je le crois gagnable mais c’est un pari ».

Après le jeu du « Monopoly » évoqué par une adjointe au maire pour justifier les ventes des différents bâtiments municipaux, c’est au tour du premier magistrat de se croire sur un champ de courses ou au casino pour faire un « pari » non pas avec son argent mais avec celui des Déodatiens.

Non, Monsieur Pierret, les Déodatiens n’ont pas besoin d’une municipalité de joueurs, mais d’une équipe de vrais gestionnaires pour les préserver d’un surendettement irréversible.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

07/10/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 30/09/11

Comment entrainer une ville à la faillite ?

Acte I :

L’étude publiée par le ministère des finances sur les comptes administratifs 2010 des communes françaises nous permet de comparer notre situation financière à celle des villes de même taille :

 

Moyenne des villes de même taille

Saint-Dié des Vosges

Ecart

Dette par habitant

(Budget principal)

1 082 €

1 745 €

+ 61 %

Capacité d’investissement

 (Par habitant)

101 €

54 €

 - 47 %

Taux de taxe d’habitation

14,88 %

18,88 %

+ 27 %

Taux de taxe foncière

17,23 %

26,18 %

+ 52 %

 

En plus, nous apprenons dans un article de Libération (car C. Pierret a toujours soutenu l’inverse) que notre dette de plus de 50 millions d’euros serait en partie composée « d’emprunts toxiques ». Ce quotidien qui évalue le « montant total des surcoûts [pour notre ville] à 3 582 000 € » conclut que ces emprunts « devraient pourrir la vie des collectivités encore de nombreuses années ».

Nous sommes donc surimposés et notre endettement, en plus d’être abyssal, risque d’entraîner d’énormes surcoûts.

Fin de l’acte I.

Acte II :

Malgré cela, C. Pierret décide de lancer le projet pharaonique d’Aquanova America et de le financer par un Partenariat Public Privé (PPP). Nous avons largement expliqué dans les précédentes éditions de l’Echo des Vosges tous les dangers de ce type de montage baptisé d’ailleurs « astuce ou artifice comptables » par de nombreux économistes.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons rappelé, sans que la majorité pierretiste  ne contredise nos chiffres, le coût exorbitant pour les contribuables déodatiens de ce « Partenariat » : plus de 73 millions d’euros !

Rappelons que le coût annuel de fonctionnement de l’actuelle piscine est inférieur à 0,5 million d’euros.

De plus, pendant les 25 années de ce PPP, tous les risques ou incertitudes qui entraîneraient des frais supplémentaires, sont également à la charge de la ville (impôts nouveaux, recettes insuffisantes, indexation des dépenses, …).

Comment dans ce contexte ne pas sourire (jaune) des propos de C. Pierret : « J’ai négocié mot à mot ».

Fin de l’acte II.

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Illustration : Gehu (Tous droits réservés).

Acte III :

Pour faire face à cet « océan de dettes » généré par ce projet de piscine, C. Pierret n’a pas d’autres solutions que de trouver de l’argent. Et il n’a pas tardé à le faire.

Après les ventes de notre patrimoine (forêts, bâtiments, appartements d’étudiants, ..) les pierretistes ont décidé, lors de ce même conseil, d’augmenter une série de taxes municipales (les portants ainsi au maximum autorisé) :

-        sur l’électricité (au mépris de toute justice sociale car cette taxe touche les plus défavorisés de nos concitoyens),

-        sur les constructions,

-        et sur les surfaces de vente de certains commerces déodatiens.

Ce n’est pas en augmentant encore et encore les impôts locaux que les Déodatiens cesseront de quitter notre ville, que les appartements vides seront loués et que les commerçants ne déposeront plus leur bilan.

Fin de l’acte III mais pas de la politique catastrophique menée par C. Pierret.

 

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

29/09/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 23/09/11

Centre Aqualudique : Le projet de toutes les folies !

Depuis plusieurs mois nous attirons l’attention des Déodatiens sur le projet pharaonique Aquanova America dans le cadre d’un Partenariat Public Privé (PPP).

Ce type de contrat est fortement critiqué par la Cour des Comptes qui estime qu’ils « génèrent des coûts de financement bien supérieurs », par l’Ordre des Architectes qui exprime « sa très grande réserve sur cette procédure très onéreuse en raison de la limitation drastique de la concurrence de milliers d’entreprises à 3 ou 4 majors, toujours les mêmes » et par les sénateurs socialistes qui avaient réclamé l’annulation de l’ordonnance créant les PPP et dénoncé une « privatisation larvée ».

La lecture du contrat que C. Pierret s’apprête à signer a malheureusement confirmé nos craintes.

De l’analyse du dossier technique, il ressort que le bassin principal aura une surface de 400 m² (25 x 16). Pourtant, dans les différentes études annexées à ce contrat,  sa dimension est supérieure de 31% (25 x 21 soit 525 m²). Nous sommes donc très loin des « lacs » annoncés par la municipalité et ce d’autant plus que dans la convention d’exploitation ce bassin ne fait plus que 375 m² (25 x 15).

Mais ce projet n’est pas seulement grave pour ses incohérences, il l’est surtout pour son aspect financier.

Le coût de cette piscine est pour l’instant estimé à plus de 21 millions TTC. Pour assurer son financement, les actionnaires, dans un grand geste de générosité, apporteront…. 73 000 euros !

Le reste proviendra de subventions (3 millions d’euros), de remboursement de TVA (3 millions d’euros), d’emprunts (12 millions d’euros) et…. d’une avance de la ville !

En effet, si l’ouverture de ce centre est seulement prévu en février 2014 (soit quelques jours avant les prochaines élections municipales), les contribuables déodatiens devront payer, dés 2012, des « avances sur loyers » pour un montant global de 3 millions d’euros hors taxes.

Malgré cette avance et l’espoir d’encaisser plus d’une million de recette annuelle provenant des entrées, le total des loyers à payer pour les 25 années du contrat est démesuré : 63  millions TTC.

Ce montant astronomique provient de la prise en charge par la ville de toutes les dépenses de l’exploitant. C’est ainsi que l’article 68.1 prévoit : « Toutes les taxes, que ce soit en phase de construction ou en phase d’exploitation seront refacturées à…la ville» et même une évolution de la fiscalité puisque « les conséquences des évolutions de la réglementation fiscale seront à la charge de la ville »

Et que dire de l’annexe 10 dans laquelle sont listées d’autres dépenses laissées à la charge de la ville :

-        l’éclairage des extérieurs,

-        les factures d’eau (coût annuel : 110 000 euros TTC),

-        le coût du chauffage (coût annuel : 169 000 euros TTC).

Au total, c’est 74 millions d’euros que les contribuables déodatiens payeront pendant les 25 années de ce contrat dramatique pour notre ville.

Mais rassurez-vous, si tous ces chiffres vous donnent le vertige, les « intérêts » du Partenaire Privé de ce PPP et de ses actionnaires sont bien préservés car dans le  plan de financement, il est écrit que l’« objectif de rémunération est un taux de rentabilité de 12% ».

Chers contribuables déodatiens à vos porte-monnaie !

 

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Illustrations : Gehu (Tous droits réservés)

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

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28/08/2011

Notre tribune dans le mensuel municipal (septembre 2011)

Endettement public et enrichissement privé :

La crise financière montre les dangers d’une dette publique abyssale. Pour contourner le surendettement de notre ville, C. Pierret veut financer son projet démesuré de « Nova America » par un Partenariat Public Privé (PPP).

La Cour des Comptes critique très sévèrement ces contrats qui « visent en fait surtout à faire face à l’insuffisance de crédits immédiatement disponibles et engendrent des surcoûts très importants [et ils] ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l’emprunt bancaire [car ils] génèrent des coûts bien supérieurs,.. »

Le PPP a longtemps constitué pour les collectivités un tour de passe-passe budgétaire puisque son coût n’était pas, jusqu’à présent, assimilé à un emprunt. Par arrêté du 16 décembre 2010, il devient officiellement une dette.

Les conséquences pour notre ville seront dramatiques car notre endettement va passer de 52 à plus de 75 millions d’euros.

Ce « partenariat », qui engage les contribuables déodatiens pour 25 ans, est sans risque pour les grands groupes privés retenus. En effet, si notre ville ne peut plus rembourser, le préfet devra intervenir et fera augmenter nos impôts.

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT.

17:18 Publié dans Aquanova America | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dette, nova america, ppp, partenariat public privé | | |  Facebook

05/08/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 29/07/11

Nova America : la cour des comptes confirme nos inquiétudes

La cour des comptes dans son rapport du 13 juillet 2011 sur la gestion de la dette publique locale attire l’attention des élus sur les coûts excessifs des PPP pour les collectivités :

« La sélectivité, vis-à-vis des partenariats public-privé (PPP), qui ne peuvent pas servir de source de financement de substitution à l'emprunt bancaire pour couvrir n'importe quel besoin d'investissement car ils n'offrent pas la même souplesse, génèrent des coûts de financement bien supérieurs, et n'ont de sens économiquement que par leurs avantages non financiers ».

Les recommandations de cette haute autorité, présidée par le socialiste Didier Migaud, confirment nos craintes sur le financement du projet surdimensionné de Nova America par un Partenariat Public Privé.

Nous avons donc raison de refuser ce projet, non seulement démesuré pour notre ville mais fort coûteux pour plusieurs générations de contribuables Déodatiens (contrat sur 25 ans).

 

Animations : bonjour tristesse !

Malheureusement, chaque année les « Arts en Liberté » (ex semaine de la Liberté réduite à 5 jours) clôturent dès le 13 juillet, les animations estivales déodatiennes.

Dans son édition du mardi 19 juillet, le quotidien vosgien confirme ce constat dans un article : « Trouver des loisirs en famille à Saint-Dié relève un peu du parcours du combattant ».

Consulté par le journaliste, le personnel de l’office du tourisme reconnait aussi la pauvreté des activités de l’été : « après la semaine des Arts en Liberté, l’agenda est un peu vide, côté déodatien […] Au mieux, [précise le personnel] un concours de pétanque le 27 juillet près des terrains de tennis…

D’où la conclusion pour le moins ironique de cet article : « Bref, pas de quoi s’occuper jusqu’au 5 septembre ».

Nous proposons une autre politique d’animation, notamment en remplaçant les quelques jours des Arts en Liberté  par une programmation riche et variée sur la totalité des mois de juillet et d’août.

 

Les idées comme la fumée…pas si sûr !

Après avoir récupéré notre proposition sur l’intercommunalité (rejoindre le « Sillon Lorrain ») au cours du dernier conseil municipal, C. Pierret vient de reprendre une autre de nos idées.

En effet, nous avons toujours défendu le principe qu’un parking payant vide ne sert à rien (Echo des Vosges du 27 août 2010) comme par exemple, celui situé rue Pierre Evrat.

Les travaux de rénovation de cette rue sont enfin terminés et aucun horodateur n’a été remis en place. Nous pouvons donc supposer que ce parking deviendra gratuit comme nous l’avions prévu dans notre programme.

Contrairement à ses récentes déclarations dans la presse locale (« Cette fumée, c’est comme les idées… Les idées de mes opposants ! »), le premier magistrat semble reconnaître ainsi le bien-fondé de nos idées.

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Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

21/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 15/07/11

Nova America : Attention danger !

Depuis plus de 4 ans, C. Pierret nous annonce l’ouverture prochaine du centre aqualudique « Nova America ». Pendant cette longue période, nous n’avons jamais cessé de nous opposer à ce projet pharaonique et démesuré pour une ville de la taille de Saint-Dié.

Après avoir renoncé à un financement par une Délégation de Service Public (DSP), C. Pierret a malheureusement choisi de recourir à un Partenariat Public Privé (PPP) et d’envoyer en avril 2010 un Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC)  pour les candidatures.

Seulement trois groupements ont répondu à cet AAPC et ont participé à la phase de discussion appelée « dialogue compétitif », avec notamment l’organisation de réunions dont certaines se sont bizarrement tenues à Paris !

La commission d’appel d’offres du jeudi 7 juillet 2011, qui devait choisir un de ces groupements, n’a pas eu beaucoup à réfléchir. En effet, sur les trois candidats, deux avaient jeté l’éponge. Seul le groupe qui comprend entre autres les multinationales Dalkia et Spie Batignolles avait déposé un dossier.

Mais, comme le conseil municipal se tenait le 8 juillet, nous n’avons disposé que de 24 heures pour analyser le contenu de leur projet.

Toutefois, il ressort de cette analyse de nombreux points négatifs notamment sur le plan financier :

- Le coût des bâtiments : 21,5 millions d’euros TTC soit l’équivalent de 60 années du budget consacré aux investissements dans les écoles !

- Le loyer annuel versé par la ville : 2,3 millions d’euros soit plus de 58 millions sur la durée de l’exploitation !

- Les recettes espérées qui doivent venir en déduction de ce loyer : 1,1 million soit 5 fois le montant actuel des entrées de la piscine !

- La durée de cette location : 25 ans, jusqu’en 2036 !

- Les impôts locaux (taxe locale d’équipement, ..) payés par ce groupement d’entreprises au moment de la construction (225 000 euros) lui seront remboursés par la ville !

Le recours au PPP pour financer ce projet démesuré de Nova America est une nouvelle offensive de privatisation de l’action publique. C. Pierret présente les PPP comme l’horizon unique de la nouvelle action publique, alors que sa particularité consiste à désengager les villes des tâches d’intérêt général qui leur reviennent et à diminuer leur marge d’inflexion et d’évolution des choix publics. En finalité, les PPP sont un moyen de socialiser les pertes, tout en privatisant les bénéfices.

Après la privatisation de l’eau, de l’assainissement, des transports, des ordures, de la restauration collective, c’est l’un des derniers services publics (la piscine) qui disparaît.

Fermement opposés à cette politique ultra-libérale qui se traduit entre autres par des impôts locaux sans cesse en augmentation,  les élus du groupe Union Pour Saint-Dié continueront à défendre les intérêts des Déodatiens. En votant contre ce projet nous refusons d’apporter notre caution à quelques grands groupes internationaux dont l’objectif unique est la course aux bénéfices au détriment des citoyens.

 

Intercommunalité : notre projet voté à l’unanimité

Epine dorsale de notre projet municipal, l’intercommunalité est l’un des enjeux majeurs de cette décennie.

Depuis plus de trois ans et plus particulièrement depuis le début de cette année, nous défendons le principe d’une intercommunalité la plus large possible. C’est ainsi que dans le magazine « Notre Saint-Dié des Vosges » de juin 2011 nous écrivions :

«  Face à une communauté d’agglomération spinalienne de 39 communes pour une population de 80.000 habitants, futur point d’ancrage à la partie sud du sillon lorrain (Thionville-Metz-Nancy-Epinal), Saint-Dié se retrouve isolée dans une structure inadaptée. »  Face à cette situation, nous avions insisté sur la nécessité d’une intercommunalité qui soit capable de « se structurer juridiquement et d’offrir aux Déodatiens des services de haut niveau dans le domaine scolaire, universitaire, médical, culturel, sportif, économique et touristique ».

Après avoir constaté l’échec de ses démarches initiales, C. Pierret a dû reconnaitre le bien-fondé de cette inquiétude et le bons sens de notre proposition. Ainsi, cette dernière correspond exactement à la délibération votée à l’unanimité (sauf une abstention) lors du conseil municipal du 8 juillet dernier.

 

Carte scolaire : Les incohérences de la politique municipale

 Une nouvelle fois, l’adjoint à la vie scolaire (comme C. Pierret lors d’un précédent conseil) a affirmé que les décisions municipales de regrouper les écoles maternelles et élémentaires dans plusieurs quartiers de la ville s’étaient faites en tenant compte de propositions unanimes de la commission municipale consultative et avec l’accord des enseignants et parents d’élèves. Ceci est totalement faux car, par exemple, aucun vote n’a eu lieu lors des différents conseils d’écoles concernés.

L’adjoint a ensuite dénoncé la politique gouvernementale de réduction des postes d’enseignants. Mais cela ne l’a pas empêché de voter, comme ses collègues de la majorité municipale, les regroupements d’écoles proposés par l’inspectrice d’académie.

Ces regroupements se traduisent pourtant par des disparitions de postes de direction et par la création d'établissements de grandes tailles qui n’offrent plus des conditions d’accueil satisfaisantes pour les élèves.

Nous avons dit non à cette politique scolaire municipale et nous dénonçons cette position très ambiguë des élus pierretistes.

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

28/02/2010

Notre tribune dans le mensuel municipal (mars 2010)

Nova América : la folie des grandeurs ?

Il coûtera annuellement aux contribuables déodatiens plus de 1,5 millions d'euros et cela pendant 20 ans.

C'est une dépense pharaonique liée à la démesure du projet.

Le contrat (Partenariat Public Privé) qui met fin au dernier service public de notre ville est une façon de faire payer les pertes par les Déodatiens, tout en privatisant les bénéfices.

Souvenez-vous du parking de la place du marché !


Augmentations d'impôt : crue annoncée pour les taxes sur l'eau

Après l'augmentation des tarifs de bus et celle du stationnement payant, c'est au tour du montant des taxes communales sur l'eau de subir un véritable tsunami :

+ 56 % pour l'assainissement !

+ 63 % pour l'eau !

Ces nouvelles hausses s'appliquent à des tarifs pesant déjà lourdement sur le budget des ménages.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.