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10/02/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 03/02/12

PPP : une bombe à retardement

Plusieurs articles viennent de paraître sur les contrats de Partenariat Public Privé (PPP) :

Marianne les définit comme un « Partenariat qui Profite au Privé ».

Le Parisien souligne « la bombe à retardement » qu’ils représentent et prend l’exemple du futur Pentagone français dont le prix initial est évalué à 745 millions mais qui coûtera à l’Etat plus de 3,5 milliards de loyers sur 27 ans.

Le Canard enchainé évoque le PPP de l’hôpital de Corbeil-Essonnes. En plus de ses 8 000 malfaçons, il a entrainé un surcoût colossal selon la chambre régionale des comptes : il reviendra à 1,2 milliards sur 30 ans contre 757 millions si l’Etat l’avait financé en empruntant à 4,5%.
En outre, comme le souligne le Canard, « contrairement à un bête marché public classique, ces chantiers ne sont pas saucissonnés en plusieurs lots. A la trappe, les petites boîtes ! »
Malgré ces constats confirmant nos mises en garde, C. Pierret s’est obstiné à financer Aquanova America par un PPP.


Des Délégations de Services Publics (DSP) trop chères

Les grands groupes à Saint-Dié.jpg

Dans une étude sur les DSP et les prix de l’eau, Marianne constate que « partout où les municipalités ont entrepris soit de renégocier les contrats de délégations […], soit de les rompre pour reprendre elles-mêmes la gestion, des économies comprises entre 17 % (Bordeaux) et 25 % (Toulouse) sont espérées. […] Mais seulement 30 % des communes gèrent l’eau par l’intermédiaire d’une régie. Qu’attendent donc les autres ? »
L’hebdomadaire conclut : « Lorsque les groupes privés assurent les missions de service public, les prix […] atteignent des sommets. Sans aucune raison valable ».

Les Déodatiens subissent pleinement ces tarifs abusifs car tous les services publics ont été privatisés.

A cause de cet étranglement financier, de nombreuses familles quittent notre ville pour les communes voisines. Le dernier recensement de l’INSEE indique que la population de Saint-Dié (21 523 habitants) a encore diminué (perte de 1 067 habitants en 10 ans).
Cette baisse démographique alourdit la charge fiscale pesant sur les foyers déodatiens, charge à laquelle ne sont pas soumis de nombreux élus pierretistes qui, n’habitant pas à Saint-Dié, échappent ainsi aux conséquences financières de leurs dramatiques décisions.

Il est temps que cette politique cesse !


Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

04/11/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 28/10/11

Scandaleux !

Depuis plusieurs mois, la crise des dettes souveraines nous interpelle sur les risques encourus par les pays dont les finances publiques sont dégradées. Trop longtemps, les hommes politiques des Etats concernés ont sous-estimé les effets d’un endettement démesuré. Aujourd’hui, nous allons payer le prix fort de l’irresponsabilité de ces élus dont la vision se limitait trop souvent à la durée de leur mandat.

Cette situation, les Déodatiens risquent également de la vivre sur le plan local, tant les décisions insensées de C. Pierret nous conduisent dans une impasse budgétaire. Et ce n’est pas la démission récente de son adjointe aux finances qui peut nous rassurer.

Dans ce contexte, où une gestion « en bon père de famille » s’impose, comment ne pas être révolté par certaines dépenses municipales comme :

- les 140 000 euros pour le transfert d’une centaine de mètres de l’office de tourisme dans des locaux réduits ;

- les 60 000 euros pour le déplacement de quelques mètres d’un jet d’eau dans la Meurthe ;

- les 24 000 euros pour le nettoyage par une société privée des véhicules du maire et de quelques directeurs de service.

Ces exemples démontrent que nous disposons de moyens financiers mais que ceux-ci sont très mal utilisés pour ne pas dire gaspillés. Notre ville a besoin de vrais gestionnaires qui sauront répondre à l’attente des Déodatiens et les protéger d’une fiscalité insupportable.


Nouvelle déception 

Lors du conseil municipal du 8 juillet 2011, l’adjoint au développement des entreprises du commerce et de l’artisanat nous a promis une zone économique regroupant les concessions automobiles déodatiennes. Malheureusement cette promesse, comme bien d’autres, restera sans doute sans effet puisqu’une grande marque française a décidé de quitter notre ville pour s’implanter dans une commune voisine.

Serait-ce encore la conséquence d’une fiscalité pierretiste dissuasive ?

Entreprise qui quitte St-Dié Octobre 2011.jpg

Ordures : un vrai service public pour baisser les impôts

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir dénonce, dans un rapport récent, la forte augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) par les collectivités et l’opacité de la gestion de ce « service public ».

D’après cette étude, la moyenne de TEOM par habitant desservi s'établit à 99 euros (données 2009). Rappelons que ce montant s’élève à 108 euros pour notre ville.

Parmi les trois causes principales de dérapages tarifaires, L'UFC-Que Choisir pointe du doigt le recours, comme à Saint-Dié, à une société privée : « en moyenne des coûts de collecte à la tonne supérieurs de 12% quand la prestation est assurée par une société privée par rapport à une organisation en régie ».

Ces observations viennent confirmer le manque de concurrence dans ce secteur où Veolia Propreté et SITA (entreprise du groupe Suez-Environnement, ex-Lyonnaise des Eaux et présente dans notre ville) se partagent l'essentiel du marché. De plus pour l’association de consommateurs, « l'insuffisance des contrôles du service par les collectivités ou EPCI laisse l'opportunité aux co-contractants de surfacturer leurs prestataires ».

Nous soutenons la proposition d'UFC Que Choisir de réaliser « une étude d'évaluation et d'optimisation de leur schéma de gestion des déchets » et demandons à C. Pierret de réunir au plus vite la commission municipale des services publics afin de lancer cette étude et de décider l'instauration d'indicateurs de performance du service de gestion des déchets.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

05/07/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 01/07/11

Le Bilan à mi-mandat (suite)

Ce titre est d’ailleurs à lui seul une contrevérité. Comment peut-on utiliser ce mot « bilan » qui signifie « évaluation que l’on fait après une opération », pour un dossier composé en grande partie d’images virtuelles et « de nombreux plans ou esquisses d’architecte » (p. 2) ?

Mais il est vrai que le véritable bilan de cette période 2008/2011 est si peu convaincant que C. Pierret tente de l’enjoliver !

Or, en toute objectivité, nous aurions notamment espéré connaître les corrections et améliorations apportées en réponse aux 69 « recommandations » de la Chambre Régionale des Comptes (CRC). Ce rapport remis au maire en juin 2008 était pourtant un sévère avertissement auquel ce dernier aurait dû porter une attention prioritaire.

Rappelons quelques termes utilisés par la CRC :

- Finances : « la dette […] demeure élevée » ; « importante cession d’actifs (7 071 850 €) »

- Présentation des comptes : « imputations budgétaires peu rigoureuses » ; « les pièces justificatives n’ont pu être retrouvées » ; « actif fictif » ; « Comptabiliser correctement » certaines dépenses ou recettes (le terme « correctement » est répété 8 fois),

- Restauration scolaire : « eu égard à l’ampleur du coût exceptionnellement élevé du service, il semble utile de vérifier que le dispositif actuel est équitable » ; « A titre indicatif, le prix moyen hors taxe du repas livré à l’extérieur s’élevait à 3,24 € contre 8,22 pour la commune. »

- Investissements : « les taux d’exécution sont assez faibles »

- Subventions aux associations : « sont en diminution [...] 1 373 999,22 € en 2006 contre 1 894 151,75 € en 2001. »

Mais, comme à nos questions posées sur le budget 2011, C. Pierret fait la sourde oreille sans apporter le moindre début de réponse aux critiques de la CRC.

 

Paris-plag…iat ?

Lors de la présentation du guide des activités estivales déodatiennes, « Saint-Di-été », le directeur de la communication ose accuser Bertrand Delanoë de plag…iat. Il affirme avec aplomb que « Saint-Dié Plage » a été créée «  bien avant Paris. En fait Delanoë nous a piqué l’idée, mais on la lui prête de bon cœur ». [Source : site radio Cocktail F.M daté du 21 juin]

Petit rappel des faits : Paris Plages a été organisée pour la première fois en 2002, alors que sa déclinaison déodatienne ne date que de 2006.

Le communicant en chef de la mairie s’est cependant bien gardé de pousser trop loin la comparaison. En effet, à ce jour, les berges de Seine appartiennent toujours à la ville de Paris, alors que le terrain de Saint-Dié Plage a été vendu à un acheteur privé inconnu !

 

Des arguments qui tombent à l’eau

Absents à la conférence-débat que nous avons coorganisée avec l’association « Demain pour Saint-Dié » le 7 juin dernier sur le thème de l’eau, C. Pierret et son adjointe J. Fresse ont tenté, après coup, d’opposer quelques pâles arguments au constat que nous avons fait sur son coût exorbitant à Saint-Dié et à notre volonté de revenir à une gestion en régie municipale.

Ils prétendent tout d’abord que le « fermier » (Suez-Lyonnaise des Eaux) a réalisé des « investissements énormes » pour éliminer les « branchements au plomb » et pour corriger « l’acidité naturelle de l’eau par l’apport de neutralite ». Pour ce qui est du plomb, « serpent de mer », cher à J. Fresse, cela fait plusieurs années que l’on nous annonce la mise en conformité du réseau (pourtant, il existe encore près de 1000 branchements en plomb). Quant à la neutralite, c’est la ville de Saint-Dié (donc le contribuable) qui paie la note, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des autres communes (ex : Corcieux), où ces frais sont pris en charge par le délégataire.

C. Pierret et son adjointe soulignent ensuite que la ville de Saint-Dié est soumise à des « normes européennes, très strictes ». Les communes qui ont été comparées à Saint-Dié (Anglet, Toulouse, Libourne …) seraient-elles donc des principautés étrangères à l’Union européenne et à ses normes ?

Pour conclure cette défense laborieuse, C. Pierret prophétise la future hausse des tarifs de l’eau dans les communes qui ont renégocié leurs contrats de délégation ou qui sont revenues en régie municipale. Or, c’est exactement le contraire qui se produit dans ces villes.

Afin de justifier sa décision de prolonger de huit ans (jusqu’en 2023, au lieu de 2015) le contrat qui nous lie à la Lyonnaise, C. Pierret devra donc trouver des arguments plus convaincants.

 

Les conseillers municipaux UPS.

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

13/05/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 06/05/11

Intercommunalité : suivons l’exemple du Sillon lorrain

L’intercommunalité a toujours été au cœur de notre programme. Nous sommes convaincus que tous les projets structurants de la Déodatie doivent se réaliser en concertation avec l’ensemble des communes regroupées dans une communauté d’agglomération.

C. Pierret tente de justifier son projet a minima (concernant seulement 14 communes) en soulignant le refus de nombreux maires du secteur à l’égard d’une intercommunalité avec notre ville. Il faut bien entendu s’interroger sur les causes de ces réticences et y remédier.

Nous sommes intervenus lors du dernier conseil municipal pour rappeler que notre ville a perdu assez de temps dans ce domaine de l’intercommunalité et que notre territoire a besoin de l’union la plus large possible.

Pour s’en convaincre, il suffit de considérer la décision des élus de Metz, Nancy, Thionville et Epinal, de créer un pôle métropolitain du Sillon lorrain regroupant 1,2 million d’habitants !

Ce nouveau syndicat mixte va permettre à ces villes de se structurer juridiquement, d’offrir des services de haut niveau dans les domaines universitaires, médicaux, culturels et touristiques, et de renforcer la coopération transfrontalière.

Pendant que ces élus construisent ce large regroupement qui pèsera fortement dans un environnement de vive concurrence à l’échelle européenne, notre territoire ne doit pas se résigner à devenir une marge délaissée et inorganisée. C’est le défi que doit relever l’ensemble des élus de la grande Déodatie en s’appuyant sur une communauté d’agglomération.

 

UDAC : une association de commerçants qui bat de l’aile ?

Après la démission de son président, l’UDAC n’a toujours pas trouvé de volontaire pour le remplacer. L’omniprésence de la ville dans cette structure est-elle en cause ?

Comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises, une association de commerçants doit être totalement indépendante de la municipalité. Si la ville peut apporter un soutien matériel et humain pour l’organisation des différentes manifestations, en aucun cas les élus municipaux ne doivent siéger au conseil d’administration ou décider des actions à mener.

Il est urgent pour le commerce déodatien que renaisse une association comparable à l’ ASCAD ou à Saint-Dié-Boutiques, qui avaient pour but de donner de l’attractivité au commerce du cœur de la cité.

Il est important que les habitants de la grande Déodatie, à travers des manifestations commerciales, redécouvrent la qualité, l’accueil, la disponibilité et le professionnalisme des commerçants et artisans de Saint-Dié.

 

Un jeune Déodatien tué par balle

Comme beaucoup de Déodatiens, nous avons été choqués et émus par la mort d’un jeune de 19 ans lors d’une fusillade. Au jour où nous écrivons (lundi 2 mai), la situation semble heureusement ne pas avoir dégénéré. Néanmoins, nous refusons, contrairement aux élus de la majorité municipale, de considérer cet acte comme de la « délinquance ordinaire ».

La montée de la violence et de l’incivilité dans notre ville nécessite des réponses fortes, aux antipodes de la politique de l’autruche menée par l’actuelle municipalité. En s’appuyant sur l’ensemble des acteurs présents sur le terrain, il faut concilier prévention et sanction, et restaurer le lien social sans tomber dans les pièges d’un cloisonnement entre les quartiers ou d’un communautarisme démagogique vecteur de divisions.

Les Déodatiens méritent la tranquillité et la sécurité indispensables au développement de toute société démocratique.


Déo… et débats :

Dans « le magazine de la communauté urbaine du Grand Nancy » d’avril-mai 2011, les élus de d’opposition du groupe « La Gauche du Grand Nancy » demandent une baisse du prix de l’eau qui est de 3,32 euros le mètre cube. Ils évoquent notamment la forte augmentation de la rémunération de l’exploitant (le groupe Suez, comme à Saint-Dié).

Rappelons que dans notre ville, le prix du mètre cube d’eau (plus de 5 euros) est supérieur de 55% à celui payé par les Nancéens !

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

23/04/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 22/04/11

Eau : nouvelle augmentation

Alors que les massifs déodatiens présentent d’importantes réserves naturelles, le prix de l’eau à Saint-Dié dépasse largement les cinq euros le mètre cube  (33% de plus que la moyenne nationale). Pour ce prix, les Déodatiens seraient en droit de bénéficier des meilleurs services. Malheureusement, plus de 20 ans après la signature du contrat d’affermage avec la Lyonnaise des Eaux, C. Pierret reconnait que notre ville a encore 950 branchements en plomb !

Le Conseil d’Etat, dans son arrêt du 8 avril 2009 a estimé « que les contrats de délégation de service public [DSP] conclus […] pour une durée supérieure à 20 ans [c’est le cas de Saint-Dié] ne pourront plus être régulièrement exécutés à compter du 3 février 2015 ».

C. Pierret avait donc une opportunité de sortir plus tôt que prévu de cette DSP. Malheureusement, il a préféré demander une dérogation qui repousse le terme final de ce contrat en 2023 !

La conséquence de cette mauvaise décision  est une très forte augmentation du prix de l’eau (hors assainissement) :

- Part fixe (selon le diamètre du compteur) : de + 24 à + 29%  pour les petits diamètres,

- Part proportionnelle (prix du mètre cube) : + 6%.

 Le service de l’eau, qui par nature devrait être public, est devenu une charge insupportable pour de nombreux foyers. Plus que jamais, nous appelons nos concitoyens à manifester leur mécontentement devant une politique municipale profondément injuste pour les Déodatiens et notamment pour les plus démunis.

 

Compte administratif 2010 : que des mauvaises nouvelles !

Ce document reprend toutes les opérations intervenues durant l’année écoulée. Les montants des dépenses et des recettes inscrites qui correspondent à des sommes réelles et non pas prévisionnelles, sont donc indiscutables.

De l’analyse de ce compte administratif, il ressort plusieurs éléments inquiétants pour l’avenir de notre ville :

-        Les dépenses de fonctionnement n’ont jamais été aussi élevées (plus de 32,5 millions d’euros pour le budget principal) ;

-        Le montant des investissements est le plus faible depuis de très nombreuses années ;

-        Les impôts ont fortement augmenté (+ 1,2 millions) ;

-        La dette reste démesurée (plus de 50 millions d’euros) malgré une ligne de découvert approchant le million d’euros. (multipliée par 5 en un an !)

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Investissements 2010 : réduits comme peau de chagrin

De tous les points évoqués ci-dessus le plus inquiétant est certainement la faiblesse des dépenses d’investissement. Alors que dans les villes de même taille la moyenne de ces dépenses est de 400 euros par habitant, le montant à Saint-Dié est de moins de 150 euros.

C’est ainsi que sur un budget principal de 47 millions, moins de 6 millions sont consacrés aux investissements pourtant indispensables pour l’avenir de notre ville. Cette somme dérisoire est choquante compte tenu des efforts fiscaux demandés aux Déodatiens et des nombreuses ventes du patrimoine communal.

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Dessin de Gehu : Tous droits réservés.

Déo… et débats :

A Saint-Dié, chaque année plus de 20 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque. La seule façon de réduire ce nombre, c’est d’implanter des DAE (Défibrillateurs Automatiques Externes) accessibles au public 24 heures sur 24, permettant aux premiers témoins d’agir avant l’arrivée des secours (chaque minute qui passe c’est 10% de survie en moins).

C’est ce que nous avions prévu dans notre programme. Un projet porté par le Pays de la Déodatie a permis d’en installer dans trente communes en 2010. D’autres le seront cette année. Il n’y en a actuellement aucun à Saint-Dié. Pourtant, il s’agirait d’une intercommunalité de projet, chère à C. Pierret... De plus, grâce aux financements obtenus par le Pays, les communes n’ont payé en 2010 que 50% du coût des défibrillateurs.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons été informés de l’installation d’appareil dans chacun des trois gymnases. Comme nous faisions remarquer que les arrêts cardiaques ont lieu en très grande majorité, en dehors des enceintes sportives (dont les 3/4 au domicile des victimes), le maire a accepté de les fixer à l’extérieur.

D’après les avis spécialisés, il faudrait une trentaine de ces appareils répartis dans les différents quartiers de notre ville. Cela permettrait de sauver chaque année 4 à 5 vies pour un coût total estimé à 75 000 €. Rien qu’avec l’argent gaspillé pour l’audit sur les écoles (17 000 € TTC), on aurait pu financer près  de 7 DAE.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

22/03/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 18/03/11

Eau : un contrat vraiment mal négocié

A la suite de l’arrêt de la commercialisation du calcaire marin (maërl) de l’archipel des Glénans (site Natura 2000), l’eau de notre ville sera traitée avec un calcaire terrestre (neutralite). Pour cette opération il sera nécessaire de modifier le système de filtration des quatre stations qui alimentent l’ensemble des usagers déodatiens.

Lors du dernier conseil municipal, Mme Fresse, adjointe au développement durable, nous informait que cette transformation coûtera aux contribuables 638 330 euros hors taxes.

eau,calcaire,fresse,lyonnaise des eaux,suez,veolia,corcieux,environnement,developpement durable,voie verte,pistes cyclables,schéma d'aménagement,salveco,holcim,emploisA Saint-Dié, la Lyonnaise des Eaux, société privée délégataire du service public de l’eau, encaisse le montant de notre facture. Ne serait-il donc pas normal que cette entreprise supporte au moins une partie du coût de ces travaux ?

Nous avons donc posé cette question lors du conseil : C. Pierret nous a répondu que le contrat qu’il a signé avec cette filiale de la multinationale Suez laisse à la ville la charge de ce type d’aménagements.

D’autres communes du massif vosgien sont bien sûr confrontées à la même adaptation, comme Corcieux qui a chargé, dès le conseil municipal du 27 février 2009, la société Veolia de remplacer le sel marin par un produit de substitution. Mais contrairement à notre ville, c’est l’exploitant Veolia qui financera le coût de cette opération.

Certains contrats sont-ils donc meilleurs que d’autres ? Ou simplement mieux négociés, par des maires plus soucieux de l’intérêt de leur ville et de leurs administrés-contribuables ?

[Illustration : Dessin de Gehu paru dans L'Echo des Vosges du 4 février 2011. Tous droits réservés.]

 

Cadre de vie et environnement

L’aménagement urbain doit jouer un rôle majeur dans le bien-être des Déodatiens. Il doit aussi aider notre ville à se mettre en valeur, à se démarquer, et contribuer ainsi à son attractivité auprès des entreprises, des habitants et des touristes.

Notre projet s'inscrit dans une démarche de développement durable, avec pour ambition l'amélioration de notre cadre de vie et un développement économique équitable dans le respect de l’environnement.

Notre projet urbain repose sur 3 enjeux :

- Se loger et vivre ensemble, en préservant et valorisant un paysage et un environnement exemplaires ; 

- Se déplacer autrement, en favorisant les modes de circulation douce, notamment par l’aménagement d’une voie verte continue sur les bords de la Meurthe et la création d’un réseau de pistes cyclables ;

- Affirmer Saint-Dié comme capitale économique et commerciale du massif vosgien en s’appuyant sur notre patrimoine et notre histoire.

Ces principes convergent vers un même objectif : un nouveau schéma d'aménagement adapté, équilibré et respectueux, capable d'anticiper les évolutions futures et de faire de Saint-Dié un modèle innovant d'éco-territoire vosgien.

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[Illustration : Cl. Ch. Amet - Creative Commons]

 

Sa parole s’envole, ses écrits restent (7) …

Ordre du jour du Conseil Municipal du 7 mai 2009 :

- « L’extension de la Société SALVECO qui se traduira début 2009 par le doublement de la capacité de production et par la création d’environ 20 emplois… »

- « Il en sera de même avec l’installation de la société HOLCIM BETON et la création de 11 emplois nouveaux ».

Nous laissons les Déodatiens juger de la vérité des annonces de C. Pierret !

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

05/02/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 04/02/11

Commission Municipale Consultative (CMC) : pourquoi tant de précipitation ?

Composée d’élus, de parents d’élèves, d’enseignants, de personnalités qualifiées, d’agents municipaux et de délégués départementaux de l’Education nationale, et présidée par l’adjoint à l’éducation, la CMC avait pour mission de faire des propositions au maire en vue du « regroupement » d’écoles.

Lors de sa dernière réunion, le 20 décembre 2010, la CMC était tenue de ratifier en toute hâte un document de synthèse proposé par son président.

Nous avons déjà expliqué dans les colonnes de cet hebdomadaire les raisons qui ont amené notre représentant, Jean-Louis Bourdon, à refuser de signer ce document :

            - présentation d’une suite d’hypothèses sans ligne directrice et sans réelle prise en compte des propositions des membres de la commission ;

            - lancement de marchés pour la construction de salles de classe dans une école avant même les conclusions de la CMC ;

            - absence de données chiffrées sur le coût des travaux.

Malgré la pression imposée aux membres de la commission en vue d’une ratification urgente qui s’apparentait à un véritable chèque en blanc, le dossier, désormais entre les seules mains du maire, n’a pas encore abouti. L’urgence était pourtant motivée par la nécessité d’une décision du conseil municipal prévue en janvier 2011.

Le délai de cinq semaines déjà écoulé aurait pu permettre à la commission d’affiner ses propositions, comme l’avait demandé un grand nombre de ses membres.


Pour un retour à un service public de l’eau

Le 23 janvier, l’émission « Dimanche + » consacrait un reportage aux mouvements de citoyens qui réclament le retour de la distribution d’eau en régie municipale. Habitants de communes où le service de l’eau a été concédé à de grandes sociétés comme Suez et Veolia, ils constatent que ces firmes ont surtout des impératifs de rentabilité à court terme (aux dépens du souci d’entretien du réseau sur le long terme) et que la « concurrence » n’a pas eu d’impact positif sur leurs factures.

A Saint-Dié, l’eau et l’assainissement ont été concédés à Suez-environnement (Lyonnaise des Eaux).

Résultat ? Aucune amélioration du service perceptible pour l’usager, mais un prix de l’eau parmi les plus élevés de l’Est de la France.

C’est pourquoi, dans l’intérêt des Déodatiens, nous proposons d’envisager le retour à un service public municipal de l’eau.

L'eau.jpg


 

Sa parole s’envole, ses écrits restent … (2)

Ecrit dans le mensuel municipal de janvier 2008 (page 15) :

- « Le Programme Déodatien de Développement Durable (P3D) [de janvier 2007] prévoit l’aménagement d’un espace environnemental sur le site des Tiges […] avec l’opportunité de réaménager l’ancienne ferme qui y est implantée et qui pourrait être utilisée comme espace d’accueil, d’animation et d’exposition ».

La réalité en 2011 :

Ce projet d’ « éco-site » était surtout chargé d’ajouter quelques touches de « vert » aux promesses de campagne de C. Pierret, par ailleurs bien connu pour ses convictions très modérées en matière d’écologie (et décomplexées en matière d’énergie nucléaire).

A ce jour, rien n’a été fait … ce qui est peut-être préférable pour ce site si l’on considère l’exemple récent du massacre paysager des Grandes Croisettes.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

17/03/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 12 mars

En France, les prix de l'eau ont baissé en 2009 ...

L'enquête annuelle de la Fédération professionnelle de l'eau devrait conclure à une baisse de 5 à 9% des tarifs moyens de l'eau en France. Cette baisse des prix s'inscrit dans le cadre de renégociations de contrats dans différentes villes de France. En effet, l'arrivée prochaine à échéance des concessions octroyées aux distributeurs permet aux élus d'exercer une pression sur les grands opérateurs, parmi lesquels figure notamment le groupe Suez - Lyonnaise des Eaux présent en Déodatie.

Une autre raison de cette baisse est le poids croissant de l'intercommunalité qui réussit à  fédérer les efforts des communes afin d'obtenir, face à ces opérateurs, des baisses substantielles de tarifs.

Le journal Le Monde donne dans une de ses récentes éditions l'exemple de plusieurs villes françaises dont les habitants ont vu leur facture d'eau réduite : -16% à Lyon, -23% à Saint-Etienne, et -30% à Nantes.

En octobre 2009, un rapport de cette même Fédération professionnelle avait indiqué que le prix moyen de l'eau était de 3,09 euros par mètre cube.


Et à Saint-Dié ...

Alors que le prix du mètre cube dépasse déjà les 4,50 euros, C. Pierret vient de faire voter en conseil municipal, malgré notre opposition, une augmentation pour 2010 de plus de 55% des taxes communales.

Face à cette dramatique décision qui pénalisera lourdement les familles les plus nombreuses et les plus démunies, nous pouvons évidemment nous poser la question du volontarisme des responsables déodatiens et de leur réticence étonnante à l'égard d'une renégociation d'un contrat qui, sous sa forme actuelle, est très défavorable à l'intérêt général.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.