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17/03/2013

Revue de Presse : L'Echo des Vosges du 28 février

Conseil municipal du 22 février (1/2)

Le débat d’orientation budgétaire (DOB) fixe la politique financière de la collectivité pour l’année à venir … ou, comme à Saint-Dié, pour l’année déjà entamée. Pour permettre un véritable débat, nous aurions dû recevoir une note explicative de synthèse rappelant le contenu du précédent budget. Elle devait aussi comporter des éléments d’analyse prospective (produit escompté des recettes fiscales et dotations de l’Etat, dépenses nettes de fonctionnement et d’investissement, charges d’intérêt de la dette, épargne brute et nette) et des informations sur les principaux investissements projetés. Or, la quasi-totalité de ces informations ne figurait pas dans la note reçue.

En tant qu’élus responsables, nous avons rappelé la procédure légale au maire sortant. Soucieux d’éviter le blocage du budget, ce qui aurait eu pour conséquence de faire payer aux Déodatiens l’incompétence de leur premier magistrat, nous avons décidé de ne pas porter l’affaire devant le tribunal administratif.

Conscients de l’incapacité de C. Pierret à remettre en cause ses mauvais choix et à saisir l’intérêt des Déodatiens, nous n’avons pas rappelé nos sept propositions d’orientation de 2012.

Nous avons en revanche relativisé les propos irréalistes du maire sortant (à l’image de cette aberrante liste de « priorités » énumérant … toutes les compétences d’une ville), en signalant une capacité d’autofinancement inférieure de 72 % à celle des villes de même strate - et ce malgré des impôts plus lourds - ce qui nuit aux investissements (40 % de moins que les autres villes moyennes). A nos questions sur les conséquences des emprunts toxiques et du PPP d’Aquanova sur l’endettement de notre ville, C. Pierret n’a pas daigné nous apporter le moindre début de réponse !

Outre ce passif accablant, c’est à une véritable politique de la terre brûlée que se livre un maire sortant qui doute de sa réélection. Ainsi C. Pierret a avoué que son objectif était de faire en sorte que le futur maire n’ait pas d’autre choix que de poursuivre sa politique actuelle.

Exemple au point 4, avec la vente anticipée, pour un prix sous-évalué, de la cuisine centrale à ELRES-ELIOR (ex-Avenance) alors que la ville aurait dû récupérer en fin de contrat (janvier 2017) ce bâtiment. Cette perspective servait d’ailleurs à justifier le prix des repas, très supérieur à celui des autres communes.

photo 28 février.jpg

De plus, cette cession nuira à un éventuel retour de ce service en régie publique (impossible sans cuisine) ou à un nouvel appel à la concurrence, désormais faussée au profit du délégataire actuel.

Cette politique à courte vue, faite d’expédients qui coûteront très cher aux Déodatiens, s’apparente à un sabotage irresponsable commis par orgueil et mépris.

 

Les élus du groupe UPS

17/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 10 janvier

Conseil municipal du 21 décembre (3ème partie)

Le point 31 concernait un avenant au contrat de Délégation de Service Public (DSP) signé par la ville en 1991 avec la société ELRES (ex-Avenance) pour la restauration scolaire et municipale. A quatre ans de l’échéance de cette DSP (janvier 2017), ELRES a reconnu que le financement de la cuisine centrale était désormais achevé. La ville était donc en droit d’obtenir une réduction du prix des repas ou le paiement d’une indemnisation appelée « redevance concessive ».

Or, C. Pierret a préféré l’option du versement annuel d’une redevance de 115 000 euros au détriment des familles déodatiennes.

Ce qui est plus scandaleux, c’est l’avenant qu’il a signé : « A la demande de la Commune, la redevance de concession sera versée d’avance pour les 4 exercices 2013  à 2017, soit un montant de 460 000 €. Cette somme sera versée […] avant le 31 décembre 2012 ».

Et, alors que la ville ne sera propriétaire de cette cuisine qu’en janvier 2017, C. Pierret a décidé de la céder pour seulement 400 000 euros et de percevoir dès maintenant la totalité de ce prix sous forme d’acomptes.

Par ces artifices comptables, C. Pierret anticipe des rentrées financières pour un montant global de 860 000 euros réduisant, en apparence, l’endettement de la ville : le financement de sa piscine ne serait-il pas assuré ?

En revanche, il laisse aux Déodatiens les clauses dangereuses de cet avenant. En effet, en cas de résiliation du contrat « la Ville de Saint-Dié-des-Vosges s’engage à verser, à titre transactionnel, une indemnité » dont le montant initial est de 1 260 000 euros. De même les parties renoncent  « à toute réclamation amiable ou action contentieuse l’une envers l’autre ayant pour cause ou origine la fin anticipée ou la nullité du Traité de Concession ». Après le catastrophique PPP pour sa piscine, C. Pierret continue d’engager irrémédiablement notre ville avec des contrats contraires à l’intérêt des Déodatiens, compromettant ainsi l’avenir de Saint-Dié. Cela ressemble fort à une politique de la terre brûlée !

Nous condamnons ces pratiques, indignes d’un maire responsable. Elles confirment que C. Pierret est prêt à toutes les « manœuvres » pour cacher aux Déodatiens la déplorable situation financière de notre ville due à ses mauvais choix. Un quart de siècle de gestion pierretiste, ça suffit !

Les élus du groupe UPS

10/02/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 03/02/12

PPP : une bombe à retardement

Plusieurs articles viennent de paraître sur les contrats de Partenariat Public Privé (PPP) :

Marianne les définit comme un « Partenariat qui Profite au Privé ».

Le Parisien souligne « la bombe à retardement » qu’ils représentent et prend l’exemple du futur Pentagone français dont le prix initial est évalué à 745 millions mais qui coûtera à l’Etat plus de 3,5 milliards de loyers sur 27 ans.

Le Canard enchainé évoque le PPP de l’hôpital de Corbeil-Essonnes. En plus de ses 8 000 malfaçons, il a entrainé un surcoût colossal selon la chambre régionale des comptes : il reviendra à 1,2 milliards sur 30 ans contre 757 millions si l’Etat l’avait financé en empruntant à 4,5%.
En outre, comme le souligne le Canard, « contrairement à un bête marché public classique, ces chantiers ne sont pas saucissonnés en plusieurs lots. A la trappe, les petites boîtes ! »
Malgré ces constats confirmant nos mises en garde, C. Pierret s’est obstiné à financer Aquanova America par un PPP.


Des Délégations de Services Publics (DSP) trop chères

Les grands groupes à Saint-Dié.jpg

Dans une étude sur les DSP et les prix de l’eau, Marianne constate que « partout où les municipalités ont entrepris soit de renégocier les contrats de délégations […], soit de les rompre pour reprendre elles-mêmes la gestion, des économies comprises entre 17 % (Bordeaux) et 25 % (Toulouse) sont espérées. […] Mais seulement 30 % des communes gèrent l’eau par l’intermédiaire d’une régie. Qu’attendent donc les autres ? »
L’hebdomadaire conclut : « Lorsque les groupes privés assurent les missions de service public, les prix […] atteignent des sommets. Sans aucune raison valable ».

Les Déodatiens subissent pleinement ces tarifs abusifs car tous les services publics ont été privatisés.

A cause de cet étranglement financier, de nombreuses familles quittent notre ville pour les communes voisines. Le dernier recensement de l’INSEE indique que la population de Saint-Dié (21 523 habitants) a encore diminué (perte de 1 067 habitants en 10 ans).
Cette baisse démographique alourdit la charge fiscale pesant sur les foyers déodatiens, charge à laquelle ne sont pas soumis de nombreux élus pierretistes qui, n’habitant pas à Saint-Dié, échappent ainsi aux conséquences financières de leurs dramatiques décisions.

Il est temps que cette politique cesse !


Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

26/07/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 23/07/10

« Les Arts en Liberté » : un magicien en cuisine !

Le quotidien vosgien nous apprend : « quand le rideau tombera, près de 600 repas auront été servis » aux différents acteurs du festival « Les Arts en Liberté ».

De la cantine ? Non ! De la véritable restauration.

Car, durant les 4 jours de ce Festival, c’est le cuisinier officiel de la ville qui s’est installé au « piano » de la cuisine  salle Carbonnar. Cet « artiste » mitonne, pour seulement 3 euros, un repas qui « n’a rien de comparable avec les plats de célèbres centrales de restauration » pour « le meilleur rapport qualité-prix de toute la ville ! ».

Pour ce modique prix, les convives ont pu se régaler avec : « feuilleté aux poireaux, gigot d’agneau et son gratin de pommes de terre et un moelleux au chocolat. Le tout servi sur assiette par une brigade de serveuses issues du personnel communal ».

Il est dommage que les talents de ce « maître queux officiel de la ville » ne soient pas mis au service des Déodatiens. En effet, avec « celui qui régale les invités personnels du maire lors de la vingtaine de repas annuels qui ont pour cadre la salle à manger de l’hôtel de ville » et « celui qui sustente les sommités du festival de géographie » la mairie pourrait proposer de reprendre à Avenance le service public de restauration collective.

Pourquoi payer plus de 10 euros un plateau repas de type industriel alors que le(s) cuisinier(s) municipaux peuvent faire beaucoup mieux pour beaucoup moins cher ?

 

L’été à Saint-Dié : demandez le programme !

La ville de Saint-Dié a édité le programme des festivités de l’été. Ce document d’une cinquantaine de pages, de bonne qualité et sans doute onéreux, comporte un éditorial de C. Pierret annonçant un été 2010 extraordinaire.

Le 15 juillet seulement, soit plus de 15 jours  après le début de certaines manifestations (Festival Guitares, Arts en liberté, …), le responsable municipal chargé du commerce et de l’animation du centre ville distribuait cette brochure dans différentes boutiques.

Par cette distribution tardive, non seulement ce guide touristique perd beaucoup de son utilité mais devient un nouvel exemple de gaspillage des deniers publics !

 

Une fête nationale républicaine ?

Chaque 14 juillet, il est de tradition dans les villes de France, que les élus de toutes sensibilités politiques participent aux différentes réceptions organisées pour les hôtes de la mairie (représentants de l’Etat, élus des villes jumelées…).

Pourtant à Saint-Dié, même cette journée, symbole de l’unité de notre pays, est encore l’occasion pour C. Pierret d’« oublier » les élus de l’opposition, exclus de la liste des invités.

Pour notre part, nous pensons que l’esprit républicain doit prévaloir lors de notre fête nationale.

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr