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13/01/2016

Compte-rendu du conseil municipal du 22/12/15 (III)

10. Budget primitif 2016 (suite)

Les réponses du maire

Sur un ton professoral, il se dit satisfait de voir Union Pour Saint-Dié faire de telles propositions, mais les dénigre rapidement. Il tourne en dérision la proposition de Serge Vincent. Il estime qu’emprunter un montant identique à celui du remboursement des anciens emprunts fera augmenter notre dette !

Ces propos démontrent soit une mauvaise foi évidente, soit une méconnaissance des mécanismes des emprunts bancaires. Dans les deux cas, les Déodatiens peuvent se poser certaines questions.

Il met également le groupe UPS au défi de trouver un aménagement moins cher pour la voirie du parc de l’ex-piscine (près de 1 000 000 €).

Il indique qu’il n’est pas possible d’aménager un rond-point Place de la Cathédrale tant qu’un nouveau plan de circulation n’est pas établi. Dont acte. Mais pourquoi dans ce cas est-il possible de faire un rond-point place du 8 mai ?

Le maire refuse également notre proposition de ne pas baisser les subventions aux associations et indique que le montant des indemnités versées aux élus est normal. Il répète des arguments maintes fois entendus et aborde uniquement les indemnités des conseillers délégués et des adjoints.

Concernant ces dernières, le maire indique aussi que leurs indemnités sont de 1100 euros, ce qui ne correspond pas à la vérité. La somme votée en mai 2014 est de 1454,16 € par mois. Pourquoi le maire ne dit-il pas la vérité ?

Par contre, pas un mot sur ce qu’il perçoit au titre de maire, 4 863,03 € par mois en 2014, et de président de la communauté de communes, 1929,62 € (valeur 2014). Le total de ces indemnités est de 6792,65€, somme qu’il juge pourtant inférieure à ce qu’il gagnait lorsqu’il était à temps plein à Paris : « J’ai renoncé à des émoluments plus importants ». A ces indemnités vont s’ajouter celle de conseiller régional (plus de 2000 €).

Le débat s’anime. Le maire accuse Union Pour Saint-Dié de faire le jeu d’un parti extrémiste avec de telles propositions. Il reproche à Serge Vincent, qu’il contacté par SMS à plusieurs reprises, de ne pas avoir publié de communiqué en faveur de la liste Richert, dans laquelle il figurait, contrairement à ce qu’a fait le Parti socialiste déodatien.

Remarque : Par respect de ses engagements, UPS ne donne et ne donnera jamais de consigne de vote pour des élections autres que municipales. Tel a été le cas lors des dernières élections départementales alors même que notre collègue et présidente de l’association UPS, Christine Urbès, était candidate.

Serge Vincent rappelle au maire sa promesse de campagne d’être maire à temps-plein. Rappelons que depuis mars 2014, il est devenu président de la Communauté de Communes, puis du Pays de la Déodatie, puis de l’association des élus du massif vosgien et enfin, depuis quelques semaines, conseiller régional et qu’il sera président de la commission des transports.

Pour D. Valence, être un maire à temps plein, ce n’est pas se consacrer uniquement à son mandat de maire, mais c’est habiter à Saint-Dié ! (voir l’article de Vosges Matin du 27 décembre).

Très énervé par le rappel de sa promesse non tenue, il attaque personnellement Serge Vincent, estimant qu’il n’a aucune compétence dans le domaine de la gestion des collectivités publiques.

L’actuel adjoint aux Finances, qui a les mêmes compétences professionnelles que Serge Vincent, appréciera les propos de son chef de file.

Le groupe UPS vote contre la proposition de budget pour 2016.

N.B : On notera que tous les élus de la majorité ont voté le budget, y compris ceux qui ont des responsabilités dans des associations (il s’agit là d’une situation de conflit d’intérêt que nous avons déjà dénoncé par le passé).

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11. Taux des 3 taxes locales

Il est proposé de ne pas les changer. Ce qui va mécaniquement entrainer une hausse de tous les impôts locaux car les bases sont réévaluées de 1%.

Le groupe UPS vote contre.

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12. Indemnités du comptable public

Le groupe UPS vote pour.

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13. Tableau des effectifs

Le groupe UPS vote pour.

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Question écrite de Jean-Louis Bourdon sur l’aménagement de l’arrêt de bus près de la Maison Mosaïque et la Maison des Charmes

Lors du conseil municipal du 26 juin 2015, suite à une question de Christine Urbès concernant l’accessibilité aux bus pour les personnes à mobilité réduite près de la Maison Mosaïque, vous nous avez répondu que des travaux seraient réalisés rapidement.

Pouvez-vous me préciser le calendrier prévisionnel des travaux ?

Réponse de l’adjoint aux travaux : il est prévu d’agrandir le parking de la Maison des Charmes jusqu’à la rue d’Ortimont. L’aménagement de l’arrêt de bus sera alors réalisé.

photo jlb.jpg

(Photo JLB, janvier 2016)

10/01/2016

Compte-rendu du conseil municipal du 22/12/15 (II)

10. Budget primitif 2016

Le maire rappelle son action de 2015 et annonce la vente de l’ancien bâtiment du Tribunal des Prud'hommes, rue de la Meurthe, pour 140 000 €, le rachat de la propriété Dormeuil à l’Orme (sans en préciser le montant). La création d’un skate-park et celle de pistes cyclables sont différées. L’aménagement du carrefour de la place de la cathédrale est « envisagé ».

 

Les interventions du groupe UPS

Intervention de Jean-Louis Bourdon concernant les subventions aux associations :

Les associations, qui contribuent dans bien des domaines à l’animation de la cité, voient, sauf exceptions, le soutien financier de la ville baisser à nouveau cette année. Notamment les clubs sportifs qui sont fortement touchés par d’importantes réductions de la subvention municipale.

Je constate également, une baisse drastique des subventions au CCAS (moins 223 000 en 2016, soit une diminution de 300 000 en deux ans). On note également que la baisse du Contrat Enfance Jeunesse a été répercutée pour la quasi-totalité sur les centres sociaux.

Dans les circonstances actuelles, toutes les structures qui créent du lien social doivent être encouragées. Les clubs sportifs et associations en font partie.

 

Intervention de Jean-Louis Bourdon concernant l’insuffisance de défibrillateurs accessibles au public à Saint-Dié :

Vous annoncez un budget de 8 700 pour des stèles et calvaires, donc à la mémoire des morts. J’aurais aimé voir un investissement pour éviter des morts subites par arrêt cardiaque, grâce à l’implantation de défibrillateurs accessibles au public 24h/24. Notre ville est en effet à la traine dans ce domaine avec un seul appareil. Plusieurs commune de la Déodatie en ont déjà 3 et la ville de Montbard, pilote en la matière, en a une vingtaine. Implanter de tels appareils dans tous les quartiers de la ville permettrait de sauver plusieurs vies chaque année. Quelles ont vos projets en la matière ?

 

Intervention de Michel Cacclin sur les investissements :

Vous annoncez un investissement de 950 000 euros pour la création d’un parc sur le terrain laissé libre par la démolition de l’ancienne piscine, avec une passerelle le reliant au parc Jean Mansuy.

D’autre part, vous souhaitez remplacer la patte d’oie située place du 8 mai par un nouveau rond-point pour un coût de 190 000 euros. Pourtant ce carrefour, reliant les rues du 11 novembre aux rues de la Ménantille et d’Hellieulle, ne pose aucun problème de circulation. Ce n’est pas une priorité, contrairement à la place de la Cathédrale qui est très dangereuse pour les piétons et les automobilistes. D’autre part, de nombreuses rues de notre ville, en mauvais état, mériteraient une réfection.

 

Intervention de Serge Vincent sur les choix budgétaires :

1ère Proposition : celle que nous avons évoquée lors du DOB

Non pas une hausse de 1% de tous les impôts locaux comme l'a décidé le maire, mais une baisse de 5% du taux de la taxe d’habitation.

Pour financer cette proposition, qui entraîne un manque à gagner de 266 000 euros pour la ville, il suffit de baisser de seulement 0,8% les seules dépenses de fonctionnement du budget principal

Nous continuons à penser que la taille de notre ville ne justifie pas d’avoir un directeur du cabinet du maire (avec plusieurs secrétaires). Le directeur général des services peut remplir sans problème les deux fonctions, sauf à considérer que les contribuables déodatiens doivent payer un service « politique » à la disposition du maire.

A noter : le projet de budget nous est déjà présenté avec des recettes fiscales sous-estimées de 111 000 euros. C’est-à-dire qu’une partie de notre proposition est déjà budgétée.

 

2ème Proposition : un plan d’investissement renforcé pendant 5 ans

A une situation souvent difficile (chômage, précarité, mal-vivre…), il ne faut pas imposer aux Déodatiens une politique municipale trop austère et trop rude.

Le montant de nos investissements est bien trop faible pour changer en profondeur l’image de notre ville, pour la rendre plus accueillante qu’elle n’est actuellement, pour redonner de l’espoir, de l’envie, de la confiance à nos concitoyens.

Aussi nous vous proposons de consacrer nos moyens financiers à la réalisation des investissements indispensables à l’avenir de notre ville, à son changement.

A côté de la baisse de la fiscalité, cela doit être LA priorité des 5 prochaines années.

 

Grâce à ce plan de relance de l’économie déodatienne, nous pourrons :

- lancer l’aménagement de la place du Marché, avec la création d’un marché couvert ;

- réaliser un rond-point place de la Cathédrale ;

- programmer un plan de rénovation de la voirie plus ambitieux ;

- procéder à la première tranche de l’aménagement des rives de la Meurthe avec la participation de la Communauté de commune.

 

Pour financer ces millions d’euros, qui seront autant de chiffres d’affaires supplémentaires pour les entreprises locales et donc d’emplois sauvegardés ou créés, de revenus pour les Déodatiennes et Déodatiens, nous n’avons qu’une seule solution :

Geler le montant de notre dette à son niveau actuel.

Je comprends que cette proposition peut faire débat, mais j’ai entendu le message des Français et des Déodatiens lors des dernières élections.

Monsieur le Maire, en tant qu’élus responsables, nous ne devons pas rester sourds à ce cri de désespoir de millions d’électeurs.

...

(A suivre : Réponses du maire et suite des délibérations)

01/02/2015

Budget : nos propositions. Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (février 2015)

A l’occasion du conseil municipal consacré au budget primitif 2015, le maire a opté pour une augmentation des montants des impôts et a dû revoir à la baisse ses promesses de désendettement.

Malgré le passif inévitable du maire précédent, nous proposons des alternatives à une politique d’austérité qui risque de compromettre davantage l’avenir de Saint-Dié.

 

La dette

Lors de ce conseil était présenté un protocole d’accord avec la Caisse d’épargne. Dans ce document, l’établissement bancaire accepte de financer nos investissements mais aux taux de 3% et 4,35%, soit à des conditions bien moins bonnes que celles pratiquées sur les marchés financiers pour des emprunts d’une durée de 20 ou 25 ans.

Dans cet accord figure aussi un avenant concernant un emprunt « toxique ». Si son taux est désormais compris entre 3,25% et 4,50%, il sera de nouveau indexé sur l’évolution du franc suisse (avec tous les risques que cela comporte) à compter de 2020, année qui correspond « curieusement » aux prochaines élections municipales.

Le point le plus inquiétant de ce protocole demeure le prolongement de 7 années de la durée de six emprunts d’un montant global de 4,4 millions d’euros. Leurs échéances sont ainsi reportées jusqu’en 2027 voire 2030 !

Le désendettement annoncé pour 2015 apparait bien faible par rapport à ces décisions et aux 6 millions d’euros empruntés depuis juin 2014.

Nous avons toujours rejeté l’hypothèse d’un désendettement à court-terme de notre ville car nous avions anticipé la véritable situation financière. En témoignent les alertes que nous avons lancées à propos des emprunts toxiques, du PPP de la piscine, du train de vie de la mairie et de nombreuses dépenses inconsidérées.

Les faits nous ont hélas donné raison. Dans ces conditions, une hausse de la dette était inévitable.

Nous restons cependant convaincus qu’une baisse de la dette par habitant reste possible à long terme, à condition de restaurer l’attractivité de notre ville par des impôts locaux plus supportables.

 

Les impôts

Le poids des taxes locales dissuade les familles de rester ou de s’installer dans notre ville. L’effort doit donc se concentrer sur une baisse de ces impôts. Une première étape, certes insuffisante mais allant dans le bon sens, avait été réalisée en fin de mandature précédente.

Nous devons aller plus loin, avec une baisse durable de la taxe d’habitation, trop chère et payée par le plus grand nombre de Déodatiens. Une diminution de la taxe foncière serait également appréciée, mais nos finances ne le permettent pas.

Nous proposons donc de maintenir le montant de la taxe foncière et de baisser de 2% celui de la taxe d’habitation. Nous parlons bien de montants et non de taux, car un maintien des taux actuels (solution choisie par la majorité municipale) se traduira en réalité par une hausse à cause de l’évolution des bases.

Pour financer nos propositions, 255 000 euros sont à trouver. En renonçant à l’inutile piétonisation de la rue d’Hellieule (260 000 euros) et en adoptant notre projet d’indemnisation des élus (inférieur de 70 000 euros au montant actuel), il resterait une marge de 75 000 euros.

Celle-ci pourrait être rendue aux associations pour compenser  la baisse de 10 à 20% des subventions de certaines d’entre elles.

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

14/01/2015

Conseil municipal du 19/12/14 (3/4) : le budget primitif 2015 à St-Dié

budget,investissements,dette,taxe d'habitation,taxe foncière,rue d'hellieule,indemnités des élus,saint-dié,saint-dié-des-vosges,union pour saint-diéSuite du point 8 (budget primitif 2015) avec notre analyse sur les choix budgétaires, nos propositions en la matière, ainsi que la suite des débats.

Demain : suite et fin du compte-rendu du conseil municipal.

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Synthèse sur le budget 2015 (Serge VINCENT) :

 

" Les 3 marqueurs principaux d’un budget d’une commune sont :

- La dette

- Les investissements

- Les impôts locaux

 

La dette

La baisse de la dette a été l’une de vos principales promesses de campagne.

Pour notre part, nous sommes toujours restés prudent sur une baisse à court terme de l’endettement de notre ville car nous avions largement anticipé la véritable situation financière de notre ville.

Chacun se souvient de nos différentes interventions dans cette même salle et de nos nombreux articles sur les emprunts toxiques, sur AquaNova America, sur le train de vie de la mairie ou sur les cessions du patrimoine des Déodatiens qui, lorsqu’elles étaient réelles, ne servaient qu’à boucher les trous laissés par des dépenses inconsidérées.

Les faits nous ont donné raison. Il fallait donc être prudent dans l’annonce d’un désendettement car l’héritage n’est pas brillant.

Que proposez-vous ?

Variation de la dette

2014

2015

-  3 370 000 €

-  2 646 000 €

+ 5 870 000 € (de juin à 12/2014)

+ 2 000 000 €

Solde : + 2 500 000 €

Solde : - 646 000 €

 

Dette par habitant

SDDV

Moyenne des villes de la même strate

1 438,93 €

1 092,00 €

 

Depuis votre arrivée, la dette a donc augmenté.

Ce n’était pas votre engagement.

Toutefois, cette hausse était malheureusement inévitable.

Nous avons toujours dit que nous serions courageux dans nos prises de décisions et dans nos votes.

Nous approuvons donc ce choix budgétaire concernant le recours à la dette pour financer les investissements de 2014 et 2015.

 

Investissement par habitant

SDDV

Moyenne des villes de la même strate

149,75 €

379,00 €

Écart : 253%

Afin de se situer dans la moyenne des villes de même taille, il faudrait donc investir 230 euros de plus par habitant, soit une somme globale de 5 millions d’euros.

Malheureusement, nous ne disposons pas des ressources nécessaires  pour financer un tel montant, sauf à encore augmenter notre dette.

Cette contrainte budgétaire rend encore plus important le choix des investissements réalisables.

Si nous sommes d’accord sur l’enveloppe d’investissement, certes trop faible, de 3 millions d’euros inscrite au budget, nous ne pouvons pas approuver votre choix de consacrer près de 10 % du total des investissements à la piétonnisation de la seule rue d’Hellieule

 

Taux des impôts locaux

Ces taux sont de 20 à 40% plus élevés que la moyenne de taux des villes de même taille.

Devenues insupportables pour de nombreux Déodatiens, les taxes locales expliquent grandement la morosité de l’immobilier dans notre ville.

Trop nombreuses sont les familles qui quittent notre ville ou refusent d’y venir en raison des taux d’imposition intolérables.

Notre effort financier doit donc se concentrer sur une baisse des impôts, afin de redonner confiance à nos concitoyens.

Une première étape a été réalisée en 2014. Elle fut largement appréciée par les contribuables déodatiens.

Nous proposons de poursuivre cet effort et de s’engager dans une baisse durable de la taxe d’habitation, impôt local trop cher et payé par le plus grand nombre de Déodatiens.

Certes, une diminution de la taxe foncière serait également appréciée par les propriétaires, mais nos finances ne le permettent malheureusement pas.

Nous vous proposons donc de la maintenir à son niveau de 2014.

En conclusion nous vous proposons une baisse de 2% de la taxe d’habitation et une non-augmentation de la taxe foncière.

Ces propositions concernent évidemment les montants payés et non pas les taux d’imposition.

Ce qui compte pour les Déodatiens, c’est la somme qu’ils auront à payer et non pas l’artifice du maintien des taux qui se traduit par une hausse réelle de près de 1% (soit bien plus que l’inflation).

Pour financer ces propositions, il est nécessaire de trouver un montant de :

- 200 000 euros pour baisser de 2% la taxe d’habitation (et non pas l’augmenter de 1% comme vous le proposez)

- 55 000 euros pour maintenir la taxe foncière à son niveau de 2014 (et non pas de l’augmenter de 1% comme vous le proposez)

Soit une somme globale de 255 000 euros, qu’il faut rapporter aux 40 millions du seul budget principal.

Cela représente donc moins de 0,65% de ce budget.

Ce montant est donc assez facile à trouver.

Il suffit, entre autres, de :

- supprimer la piétonisation de la rue d’Hellieule = 260 000 euros

- de ne verser à l’ensemble des élus que le montant que nous aurions perçu, soit une économie de 70 000 euros

Total des économies réalisées : 330 000 euros.

Il existe donc une marge de 75 000 euros que nous vous proposons de redonner aux associations. En effet, certaines d’entre elles subissent une trop forte baisse de leur subvention (10 à 20%).

En conclusion, nous vous proposons :

- de rendre du pouvoir d’achat aux Déodatiens

- d’inscrire la baisse des impôts comme LA priorité des années à venir

- de continuer à accompagner les associations dans leur rôle d’animateur de la ville

- et, ainsi, de redonner confiance aux Déodatiens. "

 

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Le maire regrette qu'UPS veuille supprimer l’investissement prévu rue d’Hellieule.

Il revient sur les réunions de la commission des subventions, indiquant que l’opposition était présente et qu’elle est « coresponsable des subventions ». Il affirme qu’il avait défini un delta de 40 000 € avec les services (sauf que cela n’a pas été dit en commission aux élues de l’opposition) et que les élues de l’opposition ont voté pour ces subventions.

Ceci est vigoureusement nié par Christine Urbès, notre version des faits étant confirmée par la représentante de l’autre groupe d’opposition.

Christine Urbès indique que les dossiers ont été préparés en amont de la commission sans que l’on connaisse le montant alloué aux associations ni les orientations générales du budget.

Le maire précise qu’il n’y a pas eu de vote : Ceci est encore faux.

Intervention de l’élue du FN : « Il faut que la baisse des subventions aux associations perdure. Tout le monde doit faire un effort. Il ne faut pas toucher aux taxes ».

Le maire dit : « On n’a pas baissé le montant des subventions des associations qui sont bien gérées ».

 

Vote : 7 voix contre, celles du groupe UPS.

28 pour (la majorité, dont des élus en charge d’associations subventionnées - ce qui est contraire à la loi - ainsi que l’élue de l’autre groupe « d’opposition »).

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Illustration : d'après Honoré Daumier.

13/01/2015

Conseil municipal du 19/12/14 (2/4)

Suite du compte-rendu du conseil municipal du 19 décembre, avec la première partie du point 8 consacré au budget primitif 2015.

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8. Budget primitif 2015 du budget principal et des budgets annexes

 

Interventions des élus d'Union Pour Saint-Dié

 

Budget annexe de la forêt et Budget annexe de l’eau (Jean-Louis BOURDON) :

Forêt : Nous trouvons dans le BP 2015 du budget annexe des forêts des prévisions de recettes de coupes pour 270 000 € alors que le BP 2014 en prévoyait 245 000 (nous n'avons pas encore le compte administratif 2014 pour connaître les revenus tirés des coupes pour cette année).

Cela voudrait donc dire que la ville va encore accentuer la politique de surexploitation de notre forêt communale mise en place par votre prédécesseur, qui voulait maintenir le montant des revenus forestiers malgré la vente de 250 hectares.

De plus, les investissements prévus passent de 30 000 € en 2014 à 10 000 € en 2015. Une telle baisse n'est-elle pas le signe que l’avenir de la forêt n’est pas une préoccupation de la municipalité ?

Eau et assainissement : La ville a financé en 2014 des aménagements à la station des Trois-Fauteuils. Pourquoi y a-t-il encore des travaux à la charge de la ville prévus en 2015. Pourquoi ne sont-ils pas payés par la Lyonnaise ?

On retrouve dans les budgets des frais de personnels pour 2 fois 38 000 € (soit un total de 76 000 €). A quoi correspondent ces emplois ?

Où apparaissent dans le budget 2015 les emprunts contractés auprès de la Lyonnaise et qui seraient responsables d’un « surcoût de 1 € par m3 » dans le prix élevé de l’eau ?

 

Le maire s’étonne de ces questions qui n’ont pas été abordées par des questions écrites ou en réunion des finances (mardi) ou des présidents de groupes politiques (mercredi).

Jean-Louis Bourdon et Serge Vincent expliquent qu’en ayant reçus l’ordre du jour en fin de journée le vendredi précédent, ils n’avaient pas le temps nécessaire pour analyser la totalité des documents avant ces réunions ou même avant le lundi soir pour d’éventuelles questions diverses (qui, de toutes façons, ne concernent pas des points à l’ordre du jour).

 

Réponse de P. Zanchetta : Il s’étonne qu’on lui pose des questions aussi techniques sur son domaine de compétences !

Pour 2015, il y aura des éclaircissements à la Bure et près des plans d’envol de l’Icare Club.

 

Le maire signale que pour 2014 il y a eu pour 384 000 € de coupes dans nos forêts.

 

Pour l’eau, on apprend qu’une rencontre a eu lieu avec la Lyonnaise (mais on n’en saura pas plus) et que la protection des captages n’a jamais été réalisée et que récemment des zones de protection ont été créées.

Par contre, aucune réponse aux autres questions sur l’eau (travaux et frais de personnels).

 

Culture (Nadia ZMIRLI) :

Notre collègue s’inquiète de la forte baisse des crédits alloués à la politique culturelle et notamment de la baisse de près de 40% du budget destiné à la programmation de G. Sadoul.    

Le maire : « Je demande à voir vos chiffres ».

Nadia Zmirli lui montre les documents budgétaires 2015 et notamment ceux de l’Espace G. Sadoul.

Le maire ne répond pas à cette question bien précise. L’adjointe à la culture n’intervient pas.

 

Serge Vincent confirme qu’il y a baisse des budgets de la Nef et de Sadoul.

Le maire indique que la seule baisse concerne la semaine des « Arts en liberté » (80 000 €) qui est supprimée.

 

Subventions aux associations (Christine URBES) :

La question concerne deux « subventions » de 80 000 € pour les écoles privées de la ville.

Dominique Chobaut répond que cela correspond à « une convention avec les écoles maternelles » et que « c’est une participation de la ville » à leur fonctionnement.

Le maire indique être en négociation avec les écoles privées et précise que « ce ne sont pas des subventions ».

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Demain : Suite du compte-rendu, avec notre analyse et nos propositions concernant le budget.

14:52 Publié dans Conseil municipal, Eau, Forêt | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil municipal, budget, forêt, eau, culture | | |  Facebook

20/12/2013

Un "audit" indépendant et fiable ?

Ce soir, avant l'important vote du budget, un "rapport d'analyse" sur les finances de la ville sera présenté aux membres du conseil municipal.

Portant sur la période 2001-2013, il a été réalisé par l'association Forum. Pourquoi faire appel à cette structure, alors que tous les chiffres et les comparatifs concernant les villes de même taille sont à la disposition des services municipaux, notamment grâce aux données publiées sur Internet par Bercy ?

Réponse en page 2 : "afin de garantir l'objectivité de cet audit", en ayant recours à un organisme "totalement indépendant des enjeux politiques" (extrait ci-dessous).

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Pour s'assurer de cette "totale" indépendance, il suffit de se rendre sur le site de Forum pour découvrir que, parmi les membres de son conseil d'orientation et de son conseil de développement, on retrouve ... Christian Pierret, qui n'est pas mentionné en tant que président de la FVM mais bien en tant qu' "ancien ministre, avocat associé, August & Debouzy".

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De plus, le rapport ne prend étrangement en compte que les budgets principaux et écarte d'emblée tous les budgets annexes (eau, assainissement, ordures ...) ainsi que les dépenses liées à la piscine Aquanova, ce qui fausse complètement l'analyse (extrait ci-dessous).

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Outre ces doutes quant à la fiabilité et à l'impartialité du rapport, on constate que celui-ci est truffé d'erreurs qui auraient pu être évitées grâce à une simple relecture.

Un exemple :

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Petit problème mathématique : en se basant sur les chiffres ci-dessus, combien y a-t-il de millions d'habitants à Saint-Dié ?

Bien entendu, il s'agit d'une légère erreur de trois zéros : il fallait lire "652 000" au lieu de "652 millions".

 

Toutefois, en corrigeant ces erreurs évidentes et en relisant attentivement ce rapport entre les lignes et d'un œil critique, on peut y décrypter quelques informations intéressantes. Nous vous en ferons part dans les prochains jours.

08/06/2013

A Saint-Dié, nous pouvons baisser la taxe d’habitation de 10% ! (suite)

Suite de la vidéo de la conférence-débat du 3 mai (première partie ici).

06/06/2013

Tribune des élus du groupe Union Pour Saint-Dié (mensuel municipal de juin 2013)

Tribune Juin UPS.jpg

(Cliquez sur l'image pour agrandir la tribune)

02/06/2013

A Saint-Dié, nous pouvons baisser la taxe d’habitation de 10% !

Afin de redonner du pouvoir d’achat aux Déodatiens et de l’attractivité à notre ville, nous voulons baisser de 10% la taxe d’habitation.

Pour y arriver, notre proposition est simple : dépenser moins et mieux, en réalisant des économies réalistes (correspondant à moins de 2% du seul budget principal), sans impact négatif sur le bien-être de nos concitoyens.

Dans notre dernier document (téléchargeable ici) et lors d’une conférence-débat à Foucharupt (vidéo ci-dessus), nous avons donc ciblé plusieurs dépenses qui s’apparentent à des abus ou des gaspillages.

Dans sa dernière tribune mensuelle, le groupe du maire sortant, visiblement gêné par la publication de ces sommes, évoque de « très nombreux mensonges et manipulations de chiffres ». Or, nous ne faisons que reprendre les chiffres des documents officiels, et notamment ceux du « Grand livre » des dépenses du budget principal 2012. Il s’agit d’un document public, qu’une municipalité moderne et n’ayant pas peur de la transparence pourrait même publier sur le site de la ville.

Le maire sortant, qui a supprimé les retransmissions du conseil municipal et qui rejette la communication directe de ces comptes publics, semble craindre la transparence.

Nous pensons, au contraire, que la vérité est une des conditions de la démocratie.

Extraits GL.jpg

Illustration : Extraits du Grand livre des dépenses

 

04/05/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 27/04/12

Faux en écriture publique ?

Le 14 avril 2011, lors du vote du budget, nous avions suggéré aux élus ayant des responsabilités associatives de quitter momentanément la salle du conseil.

En effet, la Cour de Cassation a confirmé (le 22/10/08) la condamnation d’élus de Bagneux pour le vote de subventions aux associations qu’ils présidaient.

Malgré nos mises en garde, C. Pierret était resté favorable à la présence de ses colistiers concernés par cette situation.

M. le Sous-Préfet a reconnu le 25 juillet 2011 le bien-fondé de nos remarques, et a invité le Maire « à bien vouloir veiller tout particulièrement au bon respect des dispositions de l’article 432-12 du Code pénal ».

Lors du conseil du 30 mars 2012, nous avons rappelé ces faits à nos collègues. Une élue concernée a qualifié cette jurisprudence en ces termes scandaleux : « Je ne partirai pas de l’association pour des conneries ! ». Les 27 conseillers pierretistes ont approuvé le budget, sans aucune réserve, devant les nombreux Déodatiens présents. Le lendemain, la presse locale confirmait : « Le budget a donc été voté à l’unanimité des élus de la majorité, présidents d’association ou pas ».

Or, le recueil officiel des délibérations indique curieusement que 6 élus n’ont pas pris part au vote pour les associations dont ils sont responsables. Non conforme au déroulement de la séance, ce rapport a pourtant été « certifié » par le maire, présent lors du débat sur ce point litigieux mais qui a bizarrement donné procuration pour le vote.

Amnésie ou mensonge (27 avril).jpg

Déjà, les contradictions de C. Pierret sur le dossier du parking « Darou - Banque de France » avaient conduit une journaliste à souligner : « une crise soudaine d’amnésie de Christian Pierret ou la volonté farouche de nier autant la vérité que l’évidence ».

Les Déodatiens ont pu faire le même constat grâce aux vidéos des conseils municipaux habituellement publiées les jours suivants sur le site de la ville. Au jour où nous écrivons, soit plus de trois semaines après le dernier conseil, aucune vidéo du vote litigieux n’est disponible en ligne : hasard ou volonté délibérée d’effacer une preuve de ce qui pourrait être jugé comme un faux en écriture publique ?

Ces nouvelles entorses à la vérité nous confortent dans notre volonté d’informer les Déodatiens sur la politique de C. Pierret. Acculé par un bilan désastreux, il cherche un salut dans la désinformation. C’est intolérable.

Les conseillers municipaux UPS


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[Illustration : Géhu - Tous droits réservés]