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01/02/2015

Budget : nos propositions. Tribune des élus d'Union Pour Saint-Dié (février 2015)

A l’occasion du conseil municipal consacré au budget primitif 2015, le maire a opté pour une augmentation des montants des impôts et a dû revoir à la baisse ses promesses de désendettement.

Malgré le passif inévitable du maire précédent, nous proposons des alternatives à une politique d’austérité qui risque de compromettre davantage l’avenir de Saint-Dié.

 

La dette

Lors de ce conseil était présenté un protocole d’accord avec la Caisse d’épargne. Dans ce document, l’établissement bancaire accepte de financer nos investissements mais aux taux de 3% et 4,35%, soit à des conditions bien moins bonnes que celles pratiquées sur les marchés financiers pour des emprunts d’une durée de 20 ou 25 ans.

Dans cet accord figure aussi un avenant concernant un emprunt « toxique ». Si son taux est désormais compris entre 3,25% et 4,50%, il sera de nouveau indexé sur l’évolution du franc suisse (avec tous les risques que cela comporte) à compter de 2020, année qui correspond « curieusement » aux prochaines élections municipales.

Le point le plus inquiétant de ce protocole demeure le prolongement de 7 années de la durée de six emprunts d’un montant global de 4,4 millions d’euros. Leurs échéances sont ainsi reportées jusqu’en 2027 voire 2030 !

Le désendettement annoncé pour 2015 apparait bien faible par rapport à ces décisions et aux 6 millions d’euros empruntés depuis juin 2014.

Nous avons toujours rejeté l’hypothèse d’un désendettement à court-terme de notre ville car nous avions anticipé la véritable situation financière. En témoignent les alertes que nous avons lancées à propos des emprunts toxiques, du PPP de la piscine, du train de vie de la mairie et de nombreuses dépenses inconsidérées.

Les faits nous ont hélas donné raison. Dans ces conditions, une hausse de la dette était inévitable.

Nous restons cependant convaincus qu’une baisse de la dette par habitant reste possible à long terme, à condition de restaurer l’attractivité de notre ville par des impôts locaux plus supportables.

 

Les impôts

Le poids des taxes locales dissuade les familles de rester ou de s’installer dans notre ville. L’effort doit donc se concentrer sur une baisse de ces impôts. Une première étape, certes insuffisante mais allant dans le bon sens, avait été réalisée en fin de mandature précédente.

Nous devons aller plus loin, avec une baisse durable de la taxe d’habitation, trop chère et payée par le plus grand nombre de Déodatiens. Une diminution de la taxe foncière serait également appréciée, mais nos finances ne le permettent pas.

Nous proposons donc de maintenir le montant de la taxe foncière et de baisser de 2% celui de la taxe d’habitation. Nous parlons bien de montants et non de taux, car un maintien des taux actuels (solution choisie par la majorité municipale) se traduira en réalité par une hausse à cause de l’évolution des bases.

Pour financer nos propositions, 255 000 euros sont à trouver. En renonçant à l’inutile piétonisation de la rue d’Hellieule (260 000 euros) et en adoptant notre projet d’indemnisation des élus (inférieur de 70 000 euros au montant actuel), il resterait une marge de 75 000 euros.

Celle-ci pourrait être rendue aux associations pour compenser  la baisse de 10 à 20% des subventions de certaines d’entre elles.

Serge VINCENT, Christine URBES, Jean-Louis BOURDON, Nadia ZMIRLI, Michel CACCLIN, Ramata BA et Orhan TURAN

14/01/2015

Conseil municipal du 19/12/14 (3/4) : le budget primitif 2015 à St-Dié

budget,investissements,dette,taxe d'habitation,taxe foncière,rue d'hellieule,indemnités des élus,saint-dié,saint-dié-des-vosges,union pour saint-diéSuite du point 8 (budget primitif 2015) avec notre analyse sur les choix budgétaires, nos propositions en la matière, ainsi que la suite des débats.

Demain : suite et fin du compte-rendu du conseil municipal.

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Synthèse sur le budget 2015 (Serge VINCENT) :

 

" Les 3 marqueurs principaux d’un budget d’une commune sont :

- La dette

- Les investissements

- Les impôts locaux

 

La dette

La baisse de la dette a été l’une de vos principales promesses de campagne.

Pour notre part, nous sommes toujours restés prudent sur une baisse à court terme de l’endettement de notre ville car nous avions largement anticipé la véritable situation financière de notre ville.

Chacun se souvient de nos différentes interventions dans cette même salle et de nos nombreux articles sur les emprunts toxiques, sur AquaNova America, sur le train de vie de la mairie ou sur les cessions du patrimoine des Déodatiens qui, lorsqu’elles étaient réelles, ne servaient qu’à boucher les trous laissés par des dépenses inconsidérées.

Les faits nous ont donné raison. Il fallait donc être prudent dans l’annonce d’un désendettement car l’héritage n’est pas brillant.

Que proposez-vous ?

Variation de la dette

2014

2015

-  3 370 000 €

-  2 646 000 €

+ 5 870 000 € (de juin à 12/2014)

+ 2 000 000 €

Solde : + 2 500 000 €

Solde : - 646 000 €

 

Dette par habitant

SDDV

Moyenne des villes de la même strate

1 438,93 €

1 092,00 €

 

Depuis votre arrivée, la dette a donc augmenté.

Ce n’était pas votre engagement.

Toutefois, cette hausse était malheureusement inévitable.

Nous avons toujours dit que nous serions courageux dans nos prises de décisions et dans nos votes.

Nous approuvons donc ce choix budgétaire concernant le recours à la dette pour financer les investissements de 2014 et 2015.

 

Investissement par habitant

SDDV

Moyenne des villes de la même strate

149,75 €

379,00 €

Écart : 253%

Afin de se situer dans la moyenne des villes de même taille, il faudrait donc investir 230 euros de plus par habitant, soit une somme globale de 5 millions d’euros.

Malheureusement, nous ne disposons pas des ressources nécessaires  pour financer un tel montant, sauf à encore augmenter notre dette.

Cette contrainte budgétaire rend encore plus important le choix des investissements réalisables.

Si nous sommes d’accord sur l’enveloppe d’investissement, certes trop faible, de 3 millions d’euros inscrite au budget, nous ne pouvons pas approuver votre choix de consacrer près de 10 % du total des investissements à la piétonnisation de la seule rue d’Hellieule

 

Taux des impôts locaux

Ces taux sont de 20 à 40% plus élevés que la moyenne de taux des villes de même taille.

Devenues insupportables pour de nombreux Déodatiens, les taxes locales expliquent grandement la morosité de l’immobilier dans notre ville.

Trop nombreuses sont les familles qui quittent notre ville ou refusent d’y venir en raison des taux d’imposition intolérables.

Notre effort financier doit donc se concentrer sur une baisse des impôts, afin de redonner confiance à nos concitoyens.

Une première étape a été réalisée en 2014. Elle fut largement appréciée par les contribuables déodatiens.

Nous proposons de poursuivre cet effort et de s’engager dans une baisse durable de la taxe d’habitation, impôt local trop cher et payé par le plus grand nombre de Déodatiens.

Certes, une diminution de la taxe foncière serait également appréciée par les propriétaires, mais nos finances ne le permettent malheureusement pas.

Nous vous proposons donc de la maintenir à son niveau de 2014.

En conclusion nous vous proposons une baisse de 2% de la taxe d’habitation et une non-augmentation de la taxe foncière.

Ces propositions concernent évidemment les montants payés et non pas les taux d’imposition.

Ce qui compte pour les Déodatiens, c’est la somme qu’ils auront à payer et non pas l’artifice du maintien des taux qui se traduit par une hausse réelle de près de 1% (soit bien plus que l’inflation).

Pour financer ces propositions, il est nécessaire de trouver un montant de :

- 200 000 euros pour baisser de 2% la taxe d’habitation (et non pas l’augmenter de 1% comme vous le proposez)

- 55 000 euros pour maintenir la taxe foncière à son niveau de 2014 (et non pas de l’augmenter de 1% comme vous le proposez)

Soit une somme globale de 255 000 euros, qu’il faut rapporter aux 40 millions du seul budget principal.

Cela représente donc moins de 0,65% de ce budget.

Ce montant est donc assez facile à trouver.

Il suffit, entre autres, de :

- supprimer la piétonisation de la rue d’Hellieule = 260 000 euros

- de ne verser à l’ensemble des élus que le montant que nous aurions perçu, soit une économie de 70 000 euros

Total des économies réalisées : 330 000 euros.

Il existe donc une marge de 75 000 euros que nous vous proposons de redonner aux associations. En effet, certaines d’entre elles subissent une trop forte baisse de leur subvention (10 à 20%).

En conclusion, nous vous proposons :

- de rendre du pouvoir d’achat aux Déodatiens

- d’inscrire la baisse des impôts comme LA priorité des années à venir

- de continuer à accompagner les associations dans leur rôle d’animateur de la ville

- et, ainsi, de redonner confiance aux Déodatiens. "

 

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Le maire regrette qu'UPS veuille supprimer l’investissement prévu rue d’Hellieule.

Il revient sur les réunions de la commission des subventions, indiquant que l’opposition était présente et qu’elle est « coresponsable des subventions ». Il affirme qu’il avait défini un delta de 40 000 € avec les services (sauf que cela n’a pas été dit en commission aux élues de l’opposition) et que les élues de l’opposition ont voté pour ces subventions.

Ceci est vigoureusement nié par Christine Urbès, notre version des faits étant confirmée par la représentante de l’autre groupe d’opposition.

Christine Urbès indique que les dossiers ont été préparés en amont de la commission sans que l’on connaisse le montant alloué aux associations ni les orientations générales du budget.

Le maire précise qu’il n’y a pas eu de vote : Ceci est encore faux.

Intervention de l’élue du FN : « Il faut que la baisse des subventions aux associations perdure. Tout le monde doit faire un effort. Il ne faut pas toucher aux taxes ».

Le maire dit : « On n’a pas baissé le montant des subventions des associations qui sont bien gérées ».

 

Vote : 7 voix contre, celles du groupe UPS.

28 pour (la majorité, dont des élus en charge d’associations subventionnées - ce qui est contraire à la loi - ainsi que l’élue de l’autre groupe « d’opposition »).

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Illustration : d'après Honoré Daumier.

14/12/2014

Compte-rendu du conseil municipal du 02/12/14 (2/3)

(Suite du compte-rendu, avec les deux premiers votes à l'ordre du jour et la première partie du Débat d'Orientation Budgétaire)

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Indemnité de conseil allouée au comptable public 

Cette indemnité est destinée à rémunérer les prestations de conseil et d'assistance en matière budgétaire, comptable, économique et financière que les comptables fournissent aux collectivités. Elle est calculée suivant un barème défini par un arrêté interministériel du 16 décembre 1983.

Vote du groupe UPS : Pour

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Modification de la composition des conseils d'administration des collèges et lycées publics

Le décret n° 2014-1236 du 24 octobre 2014, entré en vigueur le 3 novembre 2014, a réduit de 1 le nombre des élus municipaux dans ces établissements, au profit du département (pour les collèges) ou de la région (pour les lycées), qui auront 2 représentants.

David Valence propose que notre ville ne soit désormais représentée que par des élus de sa majorité. De fait, les membres des groupes d’opposition sont exclus de tous les conseils d’administration des collèges et lycées publics.

Vote du groupe UPS : Contre

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Débat d’orientation budgétaire (DOB)

Dans une longue intervention (plus d’une heure), le maire a d’abord fait un exposé sur la situation financière et politique de la France et ses conséquences pour les communes. La réduction des dépenses publiques (réduction de la dette oblige) se traduit par une baisse des dotations de l’État aux communes.

Le maire a rappelé la situation de notre ville : une des plus pauvres de la région, avec un des plus forts taux de chômage.

Il a regretté la réduction des taxes votées en décembre dernier par la majorité de l’époque et le groupe UPS (Rappelons que Françoise Legrand et Vincent Benoit, qui sont devenus ses adjoints, avaient voté contre cette baisse des impôts locaux).

Il s’agissait pourtant d’une première mesure allant dans le sens souhaité par le groupe UPS pour rendre la ville plus attractive et par là même enrayer la baisse de population observée depuis de nombreuses années.

Pour 2015, il envisage des taux de taxes locales inchangés, mais, avec l’augmentation des bases (décidée au niveau national) de 0,9%, les impôts locaux vont augmenter.

Il a évoqué la participation (actuellement 18%) de la Communauté de Communes au financement d'AquaNova America.

Des réductions sont prévues dans les dépenses de personnel (avec des départs non remplacés) et dans les subventions aux associations et au CCAS.

Concernant l’intercommunalité, il a indiqué qu’une inquiétude naissait dans les autres communes devant la crainte que les transferts ne bénéficient qu’à la ville de Saint-Dié et pas aux autres communes.

Concernant le parking du futur bowling qui a été financé par la ville pour une somme de 250 000 €, il a indiqué que sans ce parking, le projet ne se serait pas fait, ce qui n’est pas exact. L’un des responsables de ce bowling, que le groupe UPS avait rencontré avant les élections, avait indiqué que la proposition venait de Christian Pierret pour faire venir le projet à côté de la piscine alors que l’implantation initiale était prévue sur un autre secteur de la ville.

 

Suite à cette longue présentation, les différents membres du groupe UPS ont pu intervenir (non sans une certaine difficulté, le maire entendant réglementer notre mode de prise de parole et refusant initialement de répondre à nos questions).

Le groupe UPS avait en effet décidé de poser des questions permettant d’éclairer les projets de la majorité, avant la prise de parole de synthèse par Serge Vincent.

 

Présentation générale du document (Ramata BA) :

« Ce document présente certes plus de pages que les années passées, mais il reste incomplet car il ne nous éclaire pas sur l’ensemble du budget de la ville pour 2015. En effet, il n’y a aucune information sur les budgets annexes en dehors de celui sur Aqua Nova ».

Réponse : Le budget principal et le BIC ("Bâtiments Industriels et Commerciaux"... en clair il s’agit de la piscine) concernent plus de 90% du budget global.

 

Intercommunalité (Christine URBES) :

Quelles sont, pour la ville, les économies envisagées pour 2015 grâce à l’intercommunalité ?

Réponse : Vous le saurez plus tard !

 

Dette (Christine URBES) :

Pouvez-vous nous indiquer l’augmentation prévisionnelle de la dette au 31 décembre 2014 ?

Réponse : Le directeur des services financiers nous informe que pour 2014, la ville aura souscrit pour 5,9 millions d’euros d’emprunts nouveaux (pour la SEV et pour financer des cessions qui ne se feront pas et des subventions non versées) et aura remboursé 3,4 millions d’euros.

Soit donc une augmentation de notre dette de 2,5 millions d'euros.

 

(A suivre : suite et fin du DOB et dernière partie du conseil)

19/10/2014

Conférence de presse du 15 octobre (revue de presse)

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Union Pour Saint-Dié détaille ses pistes pour renouer avec le moral : la baisse de la taxe d'aménagement (pour inciter à la construction), une très forte baisse du prix de l'eau et, enfin, la poursuite de la baisse de la taxe d'habitation. La "poursuite" puisque la diminution d'impôts, que les contribuables déodatiens ont pu observer "a été décidée sous la mandature précédente, en réaction à nos actions contre une surimposition qui accable depuis trop longtemps les Déodatiens." [...] " De tous les groupes aujourd'hui présents autour de la table du conseil, seul UPS a voté pour cette première étape."

Vosges Matin 2014 10 17.JPG

(Extraits et photo de Vosges Matin du 17/10/14)

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Les membres d’Union Pour Saint-Dié travaillent sans discontinuer afin d’apporter des solutions pour que les classes moyennes et les familles reviennent habiter à Saint-Dié-des-Vosges. Pour y parvenir, la seule solution envisageable et viable selon UPS est d’opérer une baisse significative des impôts locaux.[...]

Toujours selon le groupe d’opposition, la politique de désendettement prônée par l’actuelle majorité est impossible à mettre en œuvre à court terme, au vu du passif désastreux laissé par le précédent maire Christian Pierret, craignant de plus que David Valence contracte de nouveaux emprunts pour combler les trous. Serge Vincent et son équipe ont par ailleurs assuré être au courant depuis maintenant longtemps de la situation financière dans laquelle se trouve Saint-Dié-des-Vosges, et ce bien avant la publication du rapport de la Cour Régionale des Comptes et du futur audit privé [...]. Afin de relancer l’attractivité de la ville, permettant par extension une augmentation de la population et à terme une baisse de la dette par habitant, Union Pour Saint-Dié propose 3 mesures pour y parvenir :

  • La poursuite de la baisse de la taxe d’habitation (-5% pour 2015)

  • Une baisse de la taxe d’aménagement, pour inciter à construire (ou à s’agrandir) dans notre ville

  • Une très forte baisse du prix de l’eau, aujourd’hui l’un des plus chers de France.

Un allégement fiscal dont le financement réside selon eux dans une politique volontaire de réduction des charges de fonctionnement et du « train de vie » de la mairie, regrettant par la même occasion certaines des mesures prises [...], telles que le recrutement d’un directeur de cabinet et d’un directeur adjoint; des embauches injustifiées de personnes proches du maire; un nombre d’adjoints trop important pour la taille de la ville; des indemnités globales annuelles du maire pour ses différentes fonctions dépassant les 80.000 euros. Enfin, estimant que le redressement de la situation de la ville ne doit pas passer par un accablement des Déodatiens via d’injustes mesures d’austérité, bien qu’une certaine rigueur soit néanmoins de mise, le groupe Union Pour Saint-Dié souhaite également éviter que ne s’installe durablement un sentiment de pessimisme et de défaitisme chez les habitants.

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(Extraits et photo de l'article de saintdieinfo.fr du 16/10/14, consultable ICI)

 

A lire également : article à venir dans L’Écho des Vosges du 23 octobre.

01/11/2013

Un devoir d'information et de transparence (tribune des élus du groupe Union Pour Saint-Dié dans le mensuel municipal de novembre 2013)

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Un devoir d’information et de transparence

Plongés au cœur de la crise, les citoyens crient leur colère aux politiciens qui oublient de les écouter et de rendre des comptes quant à leur utilisation des deniers publics.

Ce climat de défiance, nous le ressentons localement, au fil des échanges quotidiens avec nos concitoyens. Les Déodatiens veulent être non seulement écoutés mais également mieux informés de la gestion municipale.

Le maire de Saint-Dié doit faire ce qu’il dit et dire ce qu’il fait … surtout quand il le fait avec l’argent des Déodatiens.

Ces derniers constatent que, malgré un endettement record (Saint-Dié est la 4e ville de plus de 20 000 habitants la plus endettée de tout le Grand Est) et une fiscalité insoutenable, leur vie quotidienne se dégrade.

Ils s’interrogent donc sur l’emploi de leurs impôts locaux.

Par conséquent, nous voulons que toute la lumière soit faite sur des dossiers tels que le financement du FIG (combien nous coûte-t-il réellement ?) ou encore les 107 280 euros versés à une agence bordelaise de « conseil en développement économique ». Nous avons demandé, en vain, les rapports de cette société.

Ce ne sont hélas que deux exemples parmi tant d’autres.

Dans l’esprit constructif et responsable de notre tribune, ce magazine doit avoir uniquement vocation à informer les Déodatiens, en toute transparence et en toute objectivité, sans mener campagne avec des moyens publics.

Ce mensuel municipal ne devrait donc pas contenir, comme ce fut le cas le mois dernier, une tribune si outrancièrement insultante et électoraliste qu’aucun élu de la majorité sortante n’a osé l’assumer de sa signature.

Les Déodatiens méritent un débat démocratique digne, respectueux de tous, et fondé sur une transparence salutaire. Face à cette attente, nous ne nous déroberons pas.

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

06/02/2013

Dette globale par habitant à Saint-Dié : l'une des plus élevées de France

Dette par habitant Février 2013 (31 janvier).jpg

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

31/01/2013

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 24 janvier

Un candidat qui ne veut pas d’adversaire

Dans le magazine de propagande municipale de janvier, C. Pierret répond à la question « Serez-vous à nouveau candidat [aux prochaines municipales] ? » par « Il n’y a aucune raison pour que je ne le sois pas », confirmant l’annonce faite lors du conseil municipal du 21 décembre. Ainsi, le maire sortant, à défaut d’autres perspectives, ambitionne … un cinquième mandat.

Lors du traditionnel goûter des seniors, le candidat Pierret a transformé ce moment convivial en meeting pré-électoral pour vanter sa politique. Au mépris des usages républicains, il a écarté d’un revers de main ses opposants de ce rendez-vous festif.

Dans leur tribune, les élus pierretistes nous reprochent « d’être déjà en campagne dix-huit mois avant les élections ». Ainsi, seul le maire sortant aurait le droit de déclarer sa candidature, sans que nous puissions informer les Déodatiens de notre projet d’alternance pour 2014.

Un endettement toujours aussi lourd

Lors de ses vœux, le maire sortant a annoncé : « notre collectivité n’a pas peur de financer des projets structurants » tout en poursuivant « un désendettement de 15 millions depuis 2004 » (Vosges Matin du 12 janvier 2013).

En fait, en consultant les comptes administratifs certifiés par C. Pierret, la dette globale était de 50,4 millions d’euros début 2004 contre 50,7 millions d’euros au 31 décembre 2011 (dernier chiffre connu). Ce n’est donc pas une baisse de 15 millions mais une augmentation de 300 000 euros. Pourquoi tromper les Déodatiens ?

Plus grave encore, dans cette dette déjà abyssale ne figurent pas les 75 millions d’euros à payer pour la piscine Aquanova pendant les 25 années du contrat de Partenariat Public Privé !

Pourtant, le maire sortant est fier d’annoncer qu’il mène « une gestion dynamique de la dette ». Dynamique ou plutôt explosive ?

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Combien cela nous coûte ?

La Tour de la Liberté vieillit mal. Le maire sortant a décidé du « remplacement de l’architecture textile » pour un coût des travaux à la charge des contribuables déodatiens de 202 832 euros.

Combien cela nous coûte ? (suite)

La ville va acquérir un bien immobilier situé 8, rue de la Prairie au prix de 187 600 euros, hors frais de notaire. Quel est l’intérêt de cette nouvelle dépense publique ? Serait-ce pour aider à la concrétisation d’un projet privé (hôtel dans l’ex-Banque de France) annoncé depuis de nombreuses années par le maire ? Pourtant, à ce jour, il reste toujours au stade de promesse électorale.

Les élus du groupe UPS

23/11/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 16 novembre

Mais que fait-il de nos impôts ?

Après 23 ans de gestion pierretiste, de nombreuses enquêtes montrent que les revenus des Déodatiens sont malheureusement parmi les plus faibles de France. Malgré cela, C. Pierret poursuit sa politique intolérable de hausse des impôts, qui ont atteint, cette année, un nouveau record.

Mais pourquoi une telle surimposition ?

Pour conserver notre patrimoine ? Non ! Depuis plusieurs années, nous déplorons une vente massive de biens communaux : terrains, forêts, écoles, Saint-Dié-Plage, camping, résidence étudiante, office du tourisme, maison des syndicats, Centre R. Schuman…

Pour éviter de trop emprunter ? Non ! Notre ville est l’une des plus endettées de France. Comme Levallois-Perret qui vient de dépenser plus de 17 millions d’euros pour un centre aquatique. C’est sans doute une pure coïncidence…

Pour préparer l’avenir de nos enfants ? Non ! C. Pierret ferme des écoles à Saint-Dié, patrie de Jules Ferry.

Pour payer moins de taxes communales ? Non ! Ainsi, à service identique, le prix des ordures ménagères est deux à trois fois plus élevé à Saint-Dié que dans les autres communes de la Grande Déodatie.

Pour pratiquer des tarifs publics abordables ? Non ! Le prix de l’eau est démesuré au regard des autres villes françaises.

Pour financer des investissements utiles aux Déodatiens ? Non ! Nous ne disposons pas d’équipements indispensables à une ville de 22 000 habitants (parc des expositions, complexe cinématographique, maison des associations...). Ainsi, récemment, une association déodatienne a été contrainte de s’expatrier à Sainte-Marguerite faute de pouvoir disposer d’une salle adaptée à ses besoins.

Alors pourquoi cette surimposition ?

Parce que, malheureusement, celle-ci sert à payer des projets pharaoniques comme Aquanova América et bien d’autres dépenses injustifiées ou somptuaires. Par exemple, comment expliquer les 2,5 millions d’euros de travaux au centre G. Sadoul sans que le résultat final soit à la hauteur des dépenses engagées (moins de places et moins de confort) ?

Contrairement à C. Pierret, nous voulons réduire les frais de fonctionnement et le train de vie de la mairie, par une gestion sérieuse et attentive à la situation financière des Déodatiens. Ainsi, nous pourrons baisser les impôts locaux, maintenir des services publics de qualité et préserver le patrimoine communal.

 

Les élus du groupe UPS

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06:06 Publié dans Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, dette, endettement | | |  Facebook

19/10/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 12 octobre

Compte-rendu du conseil municipal (3/3)

Nous revenons une dernière fois sur les points marquants du conseil.

Dexia : un partenariat toxique ?

Nous avons relevé à la ligne 7 des décisions du maire, « l’autorisation d’ester en justice pour le différend opposant la ville de Saint-Dié-des-Vosges à la Caisse d’Epargne de Lorraine à Metz et à Dexia Crédit Local à Paris ».

Les relations entre Dexia et C. Pierret semblaient pourtant idylliques lors du renouvellement en novembre 2010 de la charte liant la ville à son principal prêteur (55% de notre endettement). Le maire affichait alors « une volonté de redéfinir un partenariat au long cours » et vantait sa « gestion active de la dette ».

Moins d’un an plus tard, Libération révélait que Saint-Dié était concernée par des financements hasardeux appelés « emprunts toxiques ».

Lors du conseil municipal de septembre 2011, nous interpelions le maire sur ce problème et peu après nous lui proposions de s’inspirer de son collègue de Rosny-sur-Seine qui avait déposé une plainte avec constitution de partie civile contre Dexia pour « escroquerie en bande organisée » et « tromperie ».

Méprisant nos conseils et le journal Libération qu’il traitait de « torchon », C. Pierret prétendait alors que notre commune n’était pas concernée par ces emprunts.

L’entêtement de C. Pierret a fait perdre beaucoup de temps. Malgré un dépôt de plainte bien tardif, nous espérons évidemment un aboutissement favorable. Toutefois, si le maire avait aussitôt suivi la proposition du groupe UPS, c’est dès l’automne 2011 que la ville aurait engagé cette action.

MJC Louise-Michel

La fin de chaque conseil étant l’occasion de questions diverses, un élu pierretiste en a posé une sur l’ex MJC de l’Orme. L’adjointe chargée du dossier a répondu que la ville avait tout fait pour sauver cette association. Les anciens administrateurs de cette structure apprécieront à leur juste valeur ces propos.

Contrairement à l’usage, la question posée ne correspondait pas au texte remis aux groupes d’élus en début de séance. Pourquoi B. Larger n’a-t-il pas lu la phrase accusant « des personnes proches de l’opposition » de prêter à la municipalité l’intention de « vendre la MJC » ? Cet élu avait-il réellement rédigé sa question ? Autant d’interrogations restées sans réponse puisque le maire a refusé tout débat et immédiatement mis fin au conseil.

Les élus du groupe UPS

16/03/2012

Une dette trop élevée par rapport aux autres villes moyennes

Dette mars 2012 (Echo du 9 mars).jpg

07:00 Publié dans Arrêt sur image, Finances, impôts, patrimoine municipal | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : dette, endettement | | |  Facebook