Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/12/2014

Compte-rendu du conseil municipal du 02/12/14 (3/3)

Suite et fin du compte-rendu du conseil municipal (pour la partie 2, cliquez ICI).

 _____________________________

Questions et interventions dans le cadre du DOB (suite)

 

Financement des écoles privées (Nadia ZMIRLI) :

Vous nous annoncez que la ville a gagné son procès avec les écoles privées concernant les classes maternelles. Est-il possible d’avoir copie du jugement et qu’en est-il pour les classes élémentaires ?

Réponse : Vous pouvez demander le jugement au tribunal !

Pas de réponse pour la deuxième partie de la question.

 

Place Jean XXIII (Orhan TURAN) :

Que reste-t-il comme travaux à faire et quel en est le budget prévisionnel ?

Réponse : La 2ème tranche est prévue pour 160 000€.

 

École Clémencet (Nadia ZMIRLI) :

Qu’entendez-vous par "rénovation" pour cette école maternelle centenaire, avec les contraintes actuelles de sécurité et d’accessibilité aux handicapés ? Quels sont vos projets pour l’école Georges Darmois ?

Réponse : Travaux sur plusieurs années. D’abord les huisseries puis projet de regroupement de l’école Darmois sur le même site avec de nouvelles constructions.

Commentaires d’UPS : Grâce à notre question, les Déodatiens viennent d’apprendre la fermeture, à terme, de l’école Darmois ! Cette fermeture n’a jamais été annoncée par le candidat David Valence.

Le coût des travaux à réaliser à Clémencet - afin de rendre ce bâtiment conforme aux normes et aux besoins d’accueil de toutes les classes maternelles et élémentaires de Foucharupt - nous paraît démesuré compte tenu de la situation financière de notre ville.

Des études et des travaux préliminaires pour plus de 300 000 € avaient pourtant déjà été engagés il y a quelques années pour un regroupement de Clémencet sur Georges Darmois, qui offre une plus grande cour et des locaux de plain-pied.

Réponse à une nouvelle question sur le coût des travaux : « C’est une surprise »  (sic) !

 

Rue d’Hellieule (Michel CACCLIN) :

Comme vous le savez nous sommes opposés à la « piétonisation » d’une partie de cette rue, qui correspond en fait à une quasi privatisation. Nous proposons le maintien, au moins à sens unique, de cette voie. Ce qui permettrait d’économiser 260 000 €.

Réponse : Ce n’est pas une privatisation. Au Moyen Âge les rues privées étaient fermées. A Paris, il y a des rues privées avec des grilles à digicode. Pourquoi n’avez-vous rien dit depuis un an ?

Commentaire d’UPS : Nous étions déjà intervenus lors de la présentation de ce projet par le précédent maire. (Lire notre compte-rendu du conseil municipal du 21 septembre 2012 en cliquant ICI).

 

AquaNova (Jean-Louis BOURDON) :

Emprunt d' 1 million € pour AquaNova America signé le 21 octobre 2014 : est-ce normal que la ville, et elle seule, assume financièrement le non versement d’une subvention d'un million d’euros de la part de l’État ? N’aurait-on pas pu envisager au moins un partage avec le partenaire privé qui va bénéficier cette année d’un intéressement de 60 000 € ?

Réponse : On est prisonniers du contrat.

Commentaire d’UPS : Il faut négocier un avenant (comme c'est fréquemment l'usage pour de nombreux contrats liant la ville à des sociétés).

 

Synthèse par Serge VINCENT :

Nous sommes conscients des difficultés financières de la ville, mais il est important de donner une lueur d’espoir aux Déodatiens. Nous devons donc nous inscrire dans une baisse durable des impôts locaux. Une nouvelle réduction des taxes locales (1 ou 2 %) est possible.

Pour cela, nous devons trouver de nouvelles économies à hauteur de 100 000 €.

Réponse du maire : Il a dit qu’il prenait en compte nos remarques.

Il n’y a pas de vote sur le DOB.

 ___________________________________________

 

Tableau des effectifs

La ville souhaite renforcer les actions de la police municipale avec la création de 3 postes de gardiens de police municipale. L’adjointe évoque des embauches nouvelles (1 voire 2).

Michel CACCLIN intervient pour rappeler les effectifs actuels, soit 26 agents, et indique notre souhait d’un redéploiement des effectifs, avec des actions de police de proximité et la mise en place de l'îlotage pour une meilleure action de prévention. Il rappelle que Saint-Dié est loin d’avoir les mêmes problèmes d'incivilité que de nombreuses villes françaises.

Notre collègue rappelle que la sécurité des personnes et des biens est une mission régalienne de l’État. Elle doit être assurée en premier lieu par la police nationale. Compte tenu de la précarité de nos finances (situation souvent rappelée par le maire), il ne nous semble pas judicieux de procéder à de nouvelles embauches.

Réponse du maire : En contradiction avec son adjointe, il parle non d'embauches mais de promotions pour des ASVP qui ont passé le concours. On ne sait qui croire.

Vote du groupe UPS : Abstention.

14/12/2014

Compte-rendu du conseil municipal du 02/12/14 (2/3)

(Suite du compte-rendu, avec les deux premiers votes à l'ordre du jour et la première partie du Débat d'Orientation Budgétaire)

________________________________

Indemnité de conseil allouée au comptable public 

Cette indemnité est destinée à rémunérer les prestations de conseil et d'assistance en matière budgétaire, comptable, économique et financière que les comptables fournissent aux collectivités. Elle est calculée suivant un barème défini par un arrêté interministériel du 16 décembre 1983.

Vote du groupe UPS : Pour

 ________________________________

Modification de la composition des conseils d'administration des collèges et lycées publics

Le décret n° 2014-1236 du 24 octobre 2014, entré en vigueur le 3 novembre 2014, a réduit de 1 le nombre des élus municipaux dans ces établissements, au profit du département (pour les collèges) ou de la région (pour les lycées), qui auront 2 représentants.

David Valence propose que notre ville ne soit désormais représentée que par des élus de sa majorité. De fait, les membres des groupes d’opposition sont exclus de tous les conseils d’administration des collèges et lycées publics.

Vote du groupe UPS : Contre

 ________________________________

 

Débat d’orientation budgétaire (DOB)

Dans une longue intervention (plus d’une heure), le maire a d’abord fait un exposé sur la situation financière et politique de la France et ses conséquences pour les communes. La réduction des dépenses publiques (réduction de la dette oblige) se traduit par une baisse des dotations de l’État aux communes.

Le maire a rappelé la situation de notre ville : une des plus pauvres de la région, avec un des plus forts taux de chômage.

Il a regretté la réduction des taxes votées en décembre dernier par la majorité de l’époque et le groupe UPS (Rappelons que Françoise Legrand et Vincent Benoit, qui sont devenus ses adjoints, avaient voté contre cette baisse des impôts locaux).

Il s’agissait pourtant d’une première mesure allant dans le sens souhaité par le groupe UPS pour rendre la ville plus attractive et par là même enrayer la baisse de population observée depuis de nombreuses années.

Pour 2015, il envisage des taux de taxes locales inchangés, mais, avec l’augmentation des bases (décidée au niveau national) de 0,9%, les impôts locaux vont augmenter.

Il a évoqué la participation (actuellement 18%) de la Communauté de Communes au financement d'AquaNova America.

Des réductions sont prévues dans les dépenses de personnel (avec des départs non remplacés) et dans les subventions aux associations et au CCAS.

Concernant l’intercommunalité, il a indiqué qu’une inquiétude naissait dans les autres communes devant la crainte que les transferts ne bénéficient qu’à la ville de Saint-Dié et pas aux autres communes.

Concernant le parking du futur bowling qui a été financé par la ville pour une somme de 250 000 €, il a indiqué que sans ce parking, le projet ne se serait pas fait, ce qui n’est pas exact. L’un des responsables de ce bowling, que le groupe UPS avait rencontré avant les élections, avait indiqué que la proposition venait de Christian Pierret pour faire venir le projet à côté de la piscine alors que l’implantation initiale était prévue sur un autre secteur de la ville.

 

Suite à cette longue présentation, les différents membres du groupe UPS ont pu intervenir (non sans une certaine difficulté, le maire entendant réglementer notre mode de prise de parole et refusant initialement de répondre à nos questions).

Le groupe UPS avait en effet décidé de poser des questions permettant d’éclairer les projets de la majorité, avant la prise de parole de synthèse par Serge Vincent.

 

Présentation générale du document (Ramata BA) :

« Ce document présente certes plus de pages que les années passées, mais il reste incomplet car il ne nous éclaire pas sur l’ensemble du budget de la ville pour 2015. En effet, il n’y a aucune information sur les budgets annexes en dehors de celui sur Aqua Nova ».

Réponse : Le budget principal et le BIC ("Bâtiments Industriels et Commerciaux"... en clair il s’agit de la piscine) concernent plus de 90% du budget global.

 

Intercommunalité (Christine URBES) :

Quelles sont, pour la ville, les économies envisagées pour 2015 grâce à l’intercommunalité ?

Réponse : Vous le saurez plus tard !

 

Dette (Christine URBES) :

Pouvez-vous nous indiquer l’augmentation prévisionnelle de la dette au 31 décembre 2014 ?

Réponse : Le directeur des services financiers nous informe que pour 2014, la ville aura souscrit pour 5,9 millions d’euros d’emprunts nouveaux (pour la SEV et pour financer des cessions qui ne se feront pas et des subventions non versées) et aura remboursé 3,4 millions d’euros.

Soit donc une augmentation de notre dette de 2,5 millions d'euros.

 

(A suivre : suite et fin du DOB et dernière partie du conseil)

06/12/2013

Revue de Presse : L'Echo des Vosges du 28/11

Echo du 28 11 13.jpg

(Transcription ci-dessous)

Peut-on se satisfaire des décisions concernant l’intercommunalité ?

En 2011, notre projet d’une communauté d’agglomération de la « Grande Déodatie » (64 communes) avait dû faire face au scepticisme et aux réticences des autres groupes. Aujourd’hui, ce schéma est validé par M. le Préfet et par la majorité des élus du secteur. Le regroupement qui entrera en vigueur le 1er janvier est bien la première étape de cette future intercommunalité large dont nous avons été les pionniers et les promoteurs : nous ne pouvons donc que nous en réjouir.

On peut regretter qu’un seul siège nous ait été accordé dans le conseil qui gérera cette communauté jusqu’aux élections de mars (au lieu de trois sièges, si le maire avait appliqué la proportionnelle).

Mais cela ne nous empêchera pas de représenter dignement les Déodatiens auprès de nos partenaires des communes voisines pendant cette brève période transitoire.

Le DOB (débat d’orientation budgétaire) va-t-il dans le bon sens ?

Le document incomplet présenté lors de ce DOB a les mêmes défauts que les précédents : il « oublie » toujours les nombreux budgets annexes quand il s’agit de dépenses et de dette, mais il les prend en compte quand il s’agit d’investissement (exemple avec la nouvelle piscine). Cette drôle de méthode fausse l’ensemble de la démonstration.

Appuyée sur ce document peu crédible, l’annonce d’une baisse de 5% des taux de quelques taxes (à mettre sur le même plan que la baisse du prix de l’eau annoncée l’année d’avant) nous a fait sourire, car après 25 années d’augmentation de la pression fiscale, le maire sortant semble enfin reconnaître l’impact négatif de cette politique sur l’attractivité de notre ville … impact que nous dénonçons, pour notre part, depuis six ans.

Mais il ne faut pas se leurrer : étant donné l’augmentation des bases, une baisse de 5% du taux n’entraînerait au mieux qu’une diminution de 3,5% du montant à payer. De plus, il faudrait axer cette baisse sur la taxe d’habitation, qui touche beaucoup plus de Déodatiens que la taxe foncière. Nous avons donc réitéré notre proposition d’une baisse de 10% de la taxe d’habitation.

Ce projet est réaliste, car il s’appuie avant tout sur une suppression des dépenses infondées ou exagérées. Exemple récent : le changement de sens de l’entrée du Centre social Lucie-Aubrac. Réalisé pour ouvrir face à la Nef (alors que l’accès du côté du petit square était bien plus rassurant pour les mamans qu’une porte du côté de la route), il a coûté près de 120 000 euros : n’y avait-il pas mieux à faire dans l’intérêt des habitants ?

Quel bilan général peut-on dresser du conseil municipal de vendredi dernier ?

Sur beaucoup de sujets, qu'il s'agisse d'une intercommunalité large ou de la nécessité de baisser les impôts, on constate que les propositions du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) ont fini par s'imposer. Cela nous conforte dans notre démarche constructive au service des Déodatiens.

17/03/2013

Revue de Presse : L'Echo des Vosges du 28 février

Conseil municipal du 22 février (1/2)

Le débat d’orientation budgétaire (DOB) fixe la politique financière de la collectivité pour l’année à venir … ou, comme à Saint-Dié, pour l’année déjà entamée. Pour permettre un véritable débat, nous aurions dû recevoir une note explicative de synthèse rappelant le contenu du précédent budget. Elle devait aussi comporter des éléments d’analyse prospective (produit escompté des recettes fiscales et dotations de l’Etat, dépenses nettes de fonctionnement et d’investissement, charges d’intérêt de la dette, épargne brute et nette) et des informations sur les principaux investissements projetés. Or, la quasi-totalité de ces informations ne figurait pas dans la note reçue.

En tant qu’élus responsables, nous avons rappelé la procédure légale au maire sortant. Soucieux d’éviter le blocage du budget, ce qui aurait eu pour conséquence de faire payer aux Déodatiens l’incompétence de leur premier magistrat, nous avons décidé de ne pas porter l’affaire devant le tribunal administratif.

Conscients de l’incapacité de C. Pierret à remettre en cause ses mauvais choix et à saisir l’intérêt des Déodatiens, nous n’avons pas rappelé nos sept propositions d’orientation de 2012.

Nous avons en revanche relativisé les propos irréalistes du maire sortant (à l’image de cette aberrante liste de « priorités » énumérant … toutes les compétences d’une ville), en signalant une capacité d’autofinancement inférieure de 72 % à celle des villes de même strate - et ce malgré des impôts plus lourds - ce qui nuit aux investissements (40 % de moins que les autres villes moyennes). A nos questions sur les conséquences des emprunts toxiques et du PPP d’Aquanova sur l’endettement de notre ville, C. Pierret n’a pas daigné nous apporter le moindre début de réponse !

Outre ce passif accablant, c’est à une véritable politique de la terre brûlée que se livre un maire sortant qui doute de sa réélection. Ainsi C. Pierret a avoué que son objectif était de faire en sorte que le futur maire n’ait pas d’autre choix que de poursuivre sa politique actuelle.

Exemple au point 4, avec la vente anticipée, pour un prix sous-évalué, de la cuisine centrale à ELRES-ELIOR (ex-Avenance) alors que la ville aurait dû récupérer en fin de contrat (janvier 2017) ce bâtiment. Cette perspective servait d’ailleurs à justifier le prix des repas, très supérieur à celui des autres communes.

photo 28 février.jpg

De plus, cette cession nuira à un éventuel retour de ce service en régie publique (impossible sans cuisine) ou à un nouvel appel à la concurrence, désormais faussée au profit du délégataire actuel.

Cette politique à courte vue, faite d’expédients qui coûteront très cher aux Déodatiens, s’apparente à un sabotage irresponsable commis par orgueil et mépris.

 

Les élus du groupe UPS

27/03/2012

Notre tribune dans le mensuel municipal (avril 2012)

Pour une ville qui compte

Le point le plus important du dernier conseil municipal fut le débat d’orientation budgétaire (DOB). Après avoir dénoncé les insuffisances du document fourni aux élus (données très succinctes sur le budget principal et rien sur les 11 budgets annexes), nous avons proposé 7 orientations pour améliorer les prochains DOB et mieux gérer nos finances :

1. Présenter aux élus la situation financière de manière bien plus complète.

2. Réunir plus en amont la commission des finances afin de mieux préparer ce DOB.

3. Faire réaliser un audit financier par un organisme indépendant.

4. Affecter au désendettement 100 % des recettes issues des cessions de patrimoine.

5. Porter, dans un délai de 2 à 3 ans, notre capacité d’autofinancement à la moyenne des villes de même taille.

6. Stopper le projet Aquanova America.

7. Bloquer puis diminuer les impôts locaux.


Flagrant-déni

Dans l’art de rejeter la réalité, C. Pierret et ses colistiers ont fait fort en niant l’existence d’une décision qu’ils ont pourtant votée … lors du précédent conseil.

En effet, interrogé sur le lien entre la vente de l’ex-banque de France pour un projet hôtelier et la création d’un « parking public et gratuit » à l’arrière de ce bâtiment, le maire a affirmé n’avoir rien approuvé de tel !

Comment un premier magistrat peut-il nier une délibération votée par lui et sa majorité, enregistrée en sous-préfecture et consignée dans le compte-rendu adopté en début de séance ?

Cet inquiétant flagrant-déni est une manifestation de mépris envers les Déodatiens.

Notre conception d’un débat politique transparent et cohérent impose aux élus un devoir de vérité à l’égard des citoyens.

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

16/03/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 09/03/12

Conseil municipal du 2 mars : les 7 propositions d’UPS

Le point le plus important de ce conseil fut le débat d’orientation budgétaire (DOB). Après avoir dénoncé les insuffisances du document fourni aux élus (données très succinctes sur le budget principal et rien sur les nombreux budgets annexes), nous avons proposé sept orientations pour améliorer les prochains DOB et mieux gérer les finances de notre ville :

1. Présenter aux élus la situation financière de manière bien plus complète, grâce à un document de référence élaboré par les services municipaux.

2. Réunir plus en amont la commission des finances afin de mieux préparer ce DOB.

3. Faire réaliser un audit financier par un organisme indépendant.

4. Affecter au désendettement 100 % des recettes issues des cessions de patrimoine.

5. Améliorer, dans un délai de 2 à 3 ans, notre capacité d’autofinancement actuellement très inférieure à la moyenne des villes de même taille.

6. Stopper le projet Aquanova America.

7. Bloquer les impôts locaux à leur niveau actuel.


L’intercommunalité, c’est maintenant !

Lors de son rapport sur ce sujet, Lovely Chrétien a repris notre expression « Grande Déodatie ». Nos propositions continuent donc de s’imposer dans les esprits et de nourrir la réflexion. Cette initiative pionnière dépasse désormais le cadre municipal. En effet une nouvelle association, U-3D, composée de citoyens de tous horizons et dont nous saluons la démarche, reprend notre idée.

Face à un projet actuel insatisfaisant, nous ne proposons pas de nous « hâter lentement » mais bien de rattraper le temps perdu. Par conséquent notre ville doit jouer dès maintenant un rôle moteur dans la coopération avec les autres communes dans la préparation d’une intercommunalité ambitieuse, qui débouchera sur la communauté d’agglomération de la Grande Déodatie.


Flagrant-déni

Dans l’art de rejeter la réalité, C. Pierret et ses colistiers ont fait fort en niant l’existence d’une décision qu’ils ont pourtant votée … lors du précédent conseil. En effet, interrogé sur le lien entre la vente de l’ex-banque de France pour un projet hôtelier et la délibération 4 du 09/12 prévoyant la création d’un « parking public et gratuit » à l’arrière de ce bâtiment (en démolissant plusieurs immeubles dont les propriétaires pourraient être expropriés), le maire a affirmé n’avoir rien voté de tel !

Cet inquiétant flagrant-déni est une manifestation de mépris envers les Déodatiens et plus particulièrement envers les propriétaires, locataires et commerçants qui restent hélas concernés par cette délibération.

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

09/03/2012

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 02/03/12

Améliorer le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) pour plus de démocratie

Les maires de communes de plus de 3 500 habitants ont l’obligation d’organiser un débat sur les orientations générales du budget. Ce DOB, qui nous plonge au cœur de la politique municipale de la prochaine année, est donc loin d’être anodin.

Ce débat doit être l’occasion d’exposer aux Déodatiens, en toute transparence, la situation financière de la commune. Malheureusement, le fait de présenter les orientations budgétaires 2012 alors que l’année est largement commencée, est déjà inacceptable.

De même, tous les élus devraient être invités à une réunion de présentation des analyses des services municipaux ou des cabinets conseillant notre ville. En effet, ceux-ci ne doivent pas être uniquement les experts financiers du maire mais de la totalité de notre assemblée.

De plus, nous regrettons que la commission des finances ne se réunisse qu’une seule fois pour le DOB et seulement quelques heures avant la séance du conseil municipal. C’est une étrange conception qui démontre que le maire a une très grande frilosité pour débattre sereinement et pour assumer ses choix politiques.

Enfin, les insuffisances de la note reçue (seulement trois feuilles) nous scandalisent car elles empêchent tout débat démocratique. Nous n’acceptons pas un document aussi succinct pour présenter les grandes orientations financières et les onze budgets de notre ville.

Cette désinvolture tourne même au mépris quand dix de ces budgets ne sont même pas cités ! Pas un mot, non plus, sur toutes les délégations de service public (eau, ordures, transports, chauffage,  etc.)

Conseil_municipal-02 mars 12.jpg

Concernant le cadre général des orientations budgétaires, il n’est plus possible de dépenser sans compter. Les choses ont changé, le contexte a évolué, il serait irresponsable de camper sur des positions immuables depuis plus de 20 ans. Quand on tient les cordons des finances de la ville, on a l’obligation morale d’agir avec bon sens et de gérer autrement les deniers publics.

Pour notre part, dans l’attente d’un changement politique, nous demandons rapidement un audit financier par un organisme indépendant et neutre.

Il est vraiment temps de marquer une rupture en matière de gestion de nos finances et de nous conformer à la réalité de notre ville et à l’intérêt des Déodatiens.

[Illustration : Géhu - Tous droits réservés]

Les conseillers municipaux UPS : Ramata Ba, Catherine Saint-Dizier, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon, Sébastien Rochotte et Serge Vincent.

07/04/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 2 avril

Est-ce bien sérieux ?

Composé de seulement quatre feuilles, le Document d'Orientation Budgétaire (DOB) 2010 nous est enfin parvenu mais son contenu - ou plutôt son absence de contenu - nous scandalise.

En effet, comment peut-on se contenter d'un document aussi succinct pour présenter les grandes orientations financières et les onze budgets d'une ville de plus de 20 000 habitants ?

Pour dix de ces budgets, les informations se limitent à l'énumération de leur nom : Eau, assainissements, forêt, bâtiments, Espace G. Sadoul, ordures ménagères, ORU, parkings, office de tourisme.

Pas un seul chiffre, pas une seule explication, pas un seul projet. En un mot : rien.

La lecture de ce document nous conduit étrangement du Brésil à la Chine en passant par l'Europe centrale et l'Inde. C'est seulement à la dernière page que nous arrivons finalement à Saint-Dié et aux « véritables » prévisions budgétaires : enfin des chiffres ! A condition, toutefois, de ne pas être trop difficile, car ces orientations financières se limitent à 5 chiffres prévisionnels.

De qui se moque-t-on ? Des élus ? Des Déodatiens ?


Un maire contre les avancées sociales ?

Dans ce document, C. Pierret écrit, à propos des employés municipaux : « Des contraintes budgétaires extérieures pèsent de plus en plus fortement sur la commune :

- Revalorisation du SMIC,

- Majoration de la rémunération des 14 premières heures supplémentaires de 7 à 25 % ...,

- Hausse des cotisations de retraite,

- Reconduction du dispositif GIPA (garantie individuelle du pouvoir d'achat). »

Pour C. Pierret, ces avancées sociales sont des « contraintes budgétaires ». Pour nous, ce sont des mesures normales et justifiées qui maintiennent le pouvoir d'achat des employés communaux et qui garantissent leur retraite.


Services publics ... privatisés : un jeu de sociétés

Dans ce document d'orientation budgétaire, C. Pierret écrit également : « Afin de garantir aux Déodatiens un grand service public de qualité... »

Quels services publics ?

L'eau ? Concédée à la société Suez.

Les ordures ménagères ? Concédées à la société Sita.

Les transports ? Concédés à la société Véolia.

La restauration scolaire ? Concédée à la société Avenance.

Le chauffage urbain ? Concédé à la société Dalkia.

La piscine ? Cet équipement sera, avec le projet Nova America, confié à une entreprise privée.

Comment C. Pierret peut-il défendre les services publics alors qu'il les a tous privatisés ?


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.