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22/03/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 18/03/11

Eau : un contrat vraiment mal négocié

A la suite de l’arrêt de la commercialisation du calcaire marin (maërl) de l’archipel des Glénans (site Natura 2000), l’eau de notre ville sera traitée avec un calcaire terrestre (neutralite). Pour cette opération il sera nécessaire de modifier le système de filtration des quatre stations qui alimentent l’ensemble des usagers déodatiens.

Lors du dernier conseil municipal, Mme Fresse, adjointe au développement durable, nous informait que cette transformation coûtera aux contribuables 638 330 euros hors taxes.

eau,calcaire,fresse,lyonnaise des eaux,suez,veolia,corcieux,environnement,developpement durable,voie verte,pistes cyclables,schéma d'aménagement,salveco,holcim,emploisA Saint-Dié, la Lyonnaise des Eaux, société privée délégataire du service public de l’eau, encaisse le montant de notre facture. Ne serait-il donc pas normal que cette entreprise supporte au moins une partie du coût de ces travaux ?

Nous avons donc posé cette question lors du conseil : C. Pierret nous a répondu que le contrat qu’il a signé avec cette filiale de la multinationale Suez laisse à la ville la charge de ce type d’aménagements.

D’autres communes du massif vosgien sont bien sûr confrontées à la même adaptation, comme Corcieux qui a chargé, dès le conseil municipal du 27 février 2009, la société Veolia de remplacer le sel marin par un produit de substitution. Mais contrairement à notre ville, c’est l’exploitant Veolia qui financera le coût de cette opération.

Certains contrats sont-ils donc meilleurs que d’autres ? Ou simplement mieux négociés, par des maires plus soucieux de l’intérêt de leur ville et de leurs administrés-contribuables ?

[Illustration : Dessin de Gehu paru dans L'Echo des Vosges du 4 février 2011. Tous droits réservés.]

 

Cadre de vie et environnement

L’aménagement urbain doit jouer un rôle majeur dans le bien-être des Déodatiens. Il doit aussi aider notre ville à se mettre en valeur, à se démarquer, et contribuer ainsi à son attractivité auprès des entreprises, des habitants et des touristes.

Notre projet s'inscrit dans une démarche de développement durable, avec pour ambition l'amélioration de notre cadre de vie et un développement économique équitable dans le respect de l’environnement.

Notre projet urbain repose sur 3 enjeux :

- Se loger et vivre ensemble, en préservant et valorisant un paysage et un environnement exemplaires ; 

- Se déplacer autrement, en favorisant les modes de circulation douce, notamment par l’aménagement d’une voie verte continue sur les bords de la Meurthe et la création d’un réseau de pistes cyclables ;

- Affirmer Saint-Dié comme capitale économique et commerciale du massif vosgien en s’appuyant sur notre patrimoine et notre histoire.

Ces principes convergent vers un même objectif : un nouveau schéma d'aménagement adapté, équilibré et respectueux, capable d'anticiper les évolutions futures et de faire de Saint-Dié un modèle innovant d'éco-territoire vosgien.

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[Illustration : Cl. Ch. Amet - Creative Commons]

 

Sa parole s’envole, ses écrits restent (7) …

Ordre du jour du Conseil Municipal du 7 mai 2009 :

- « L’extension de la Société SALVECO qui se traduira début 2009 par le doublement de la capacité de production et par la création d’environ 20 emplois… »

- « Il en sera de même avec l’installation de la société HOLCIM BETON et la création de 11 emplois nouveaux ».

Nous laissons les Déodatiens juger de la vérité des annonces de C. Pierret !

 

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr

22/10/2010

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) pour L'Echo des Vosges du 15/10/10 (publiée le 22/10)

Développement durable : réalité ou contrefaçon ?

Au sein de la municipalité déodatienne, Mme J. Fresse a l'honneur de porter le titre d'adjointe au développement durable. Que recouvre en réalité cette mission ? Rappelons qu'avant de devenir une formule galvaudée et un slogan servant à vendre de la "peinture verte", le développement durable est un objectif qu'avait défini Mme G. H. Brundtland dans un célèbre rapport de 1987 intitulé Notre avenir à tous, et qu'a popularisé le Sommet de la Terre organisé en 1992 par l'ONU à Rio. En toute rigueur, reportons-nous à cette référence internationale.

Le "développement durable" c'est, selon le rapport Brundtland, un mode de développement qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Remarquons déjà que l'endettement de notre ville, transmis aux futurs Déodatiens qui devront payer un jour, ne va pas précisément dans ce sens.

Le développement durable défini à Rio, c'est par ailleurs une politique qui repose sur trois piliers et concilie trois objectifs : progrès économique, justice sociale et préservation de l'environnement.

L'économie, ce n'est malheureusement pas l'atout majeur de Saint-Dié, dont la désindustrialisation est loin de s'inverser. La pression fiscale dissuasive empêche l'implantation d'entreprises, et les indicateurs du chômage sont parmi les plus inquiétants de la région.

La justice sociale et la solidarité collective : se vérifient-elles quand les services publics élémentaires sont, soit privatisés comme l'eau, soit menacés comme certaines écoles de quartier ? Se vérifient-elles quand certains élus s'installent dans des communes périphériques pour échapper à la fiscalité de la ville qu'ils administrent ?

La préservation de l'environnement : l'équipe municipale y pense-t-elle quand elle modifie sans cesse les documents d'urbanisme pour installer une zone d'activités dans des espaces naturels protégés (Grandes Croisettes) ou lorsqu’elle projette de vendre plus de 250 hectares de forêt (Kemberg) ?   

Enfin, l'Agenda 21 (plan d'action pour le XXIe siècle) signé à Rio invite les collectivités locales à décliner le développement durable à leur échelle, à partir d'un mécanisme de consultation de la population (chapitre 28). Cette démocratie participative, les Déodatiens ne l'ont jamais vue se mettre en place, pas plus que l'Agenda 21 local, réduit à un vague et timide "P3D".

Précisons enfin que la géographe Sylvie Brunel, pilier du FIG et co-auteur avec C. Pierret d'un ouvrage récent sur la question, considère avec mépris que « le développement durable est devenu une véritable religion » et émet régulièrement des doutes sur « la véracité des informations alarmantes sur le devenir de la Terre » (revue L'Histoire n°324, octobre 2007). Même esprit chez leur compère Jean-Robert Pitte qui, en tant que président de la Société de Géographie, vient de décerner un prix à Claude Allègre. Ces trois proches de C. Pierret, pourtant en rien spécialistes du sujet, contestent régulièrement les travaux du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat, prix Nobel en 2007) sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.

Finalement, le développement durable dans la ville de Christian Pierret, est-ce vraiment crédible ?

Serge Vincent, Francine Walter, Jean-Louis Bourdon et Ramata Ba

 

Consultez notre blog : http://unionpoursaintdie.fr 

25/05/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 21 mai

Quand entendra-t-il la colère des Déodatiens ?

Manif faites-du-bruit 15 mai.jpgRejoints par de nombreux citoyens représentant toutes les sensibilités politiques de notre ville, les parents d'élèves de l'école Camille-Claudel ont fait beaucoup de bruit samedi dernier entre la tour de la liberté et le perron de l'hôtel de ville. Leur clameur, leurs roulements de tambour et leurs sifflets ont-ils été entendus par C. Pierret ? On peut en douter, car le premier magistrat n'est malheureusement plus à l'écoute de ses administrés, auxquels il a décidé de supprimer un service public essentiel.

C. Pierret s'est en effet montré totalement sourd à la voix de la raison exprimée par les représentants des parents d'élèves. Ces derniers n'ont pu se faire entendre lors d'une réunion de dernière minute organisée « à la va vite et à huis clos » par le maire samedi à midi, soit moins de deux heures avant la manifestation annoncée.

Refusant tout dialogue, C. Pierret s'est contenté de réaffirmer sa décision arbitraire et de critiquer le large mouvement d'opinion soulevé contre son projet. Une fois de plus, il n'a pas hésité à mentir, en affirmant que l'embargo sur les inscriptions d'enfants à l'école de Marzelay relève d'une décision de l'Inspection académique. Or, ce véritable sabotage est bel et bien du fait de C. Pierret, dont la volonté de fermer l'école semble tourner à l'obsession.


Quand renoncera-t-il à son combat solitaire envers et contre tout ?

Et il a maintenant réussi à faire l'unanimité contre lui [1] : les partis politiques, les syndicats d'enseignants, les fédérations de parents d'élèves, les élus d'oppositions, nos concitoyens (3000 signataires de la pétition).

De plus, même dans son camp, il est de plus en plus isolé : de nombreux militants socialistes rejettent le projet de fermeture de l'école et ont refusé de distribuer un tract rédigé et diffusé par le dernier carré des pierretistes, sans parler de la démission d'une conseillère municipale de son équipe, et du silence embarrassé de beaucoup de ses colistiers.

[1] Pour connaître toutes les forces qui soutiennent cette action citoyenne, consultez l'article intitulé « amnésie » sur le blog des parents d'élèves : marzelay-dans-la-rue.over-blog.com


Sont-ils solidaires des Déodatiens ?

Nous vous avions laissé une semaine de réflexion et de recherche pour connaître le lieu de résidence de Mme Fève-Chobaut, adjointe aux expulsions.

Réponse : Hé oui ! Comme C. Pierret, R. Gbedey, P. Leroy et J. Fresse, elle n'habite pas à Saint-Dié. Résidant à Taintrux, elle échappera elle aussi à l'augmentation de 18.13 % de la taxe d'habitation. Mais sont-ils les seuls ?

Nous vous proposons de réfléchir sur le domicile de D. Christophe, conseiller municipal délégué aux travaux.

Réponse la semaine prochaine dans L'Echo des Vosges.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

19/05/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 14 mai

Même le Parti socialiste déodatien contredit C. Pierret !

« Nous faisons de Saint-Dié-des-Vosges une cité qui suscite l'intérêt et attire les regards. Et, ainsi, conquiert de nouveaux habitants, visiteurs et investisseurs. » [Christian Pierret, Notre Saint-Dié-des Vosges n° 19, p. 3]

Saint-Dié.jpg« De nombreuses jeunes familles quittent la Déodatie pour aller trouver du travail dans de grands centres urbains » [Tribune de la section du PS de Saint-Dié, dans L'Echo des Vosges du 23 avril, p. 5]

Sans commentaire ...


 

Mais où s'arrêtera-t-il ?

Dans le budget 2010, C. Pierret a prévu de céder pour 1,8 millions d'euros de biens immobiliers municipaux. Si les locaux de la Banque de France et de La Poste ont déjà fait l'objet de communications au conseil municipal, cette liste risque de s'allonger étant donné la désaffection prochaine des bâtiments occupés jusqu'alors par les syndicats et l'office de tourisme.

Face à cette frénésie d'opérations immobilières touchant le patrimoine déodatien, nous espérons que des lieux nécessaires à l'animation du centre-ville (comme le Centre Schumann) seront « épargnés ». Nous nous interrogeons également sur les motivations réelles de C. Pierret quand il s'entête à vouloir fermer l'école Camille-Claudel ...


Combien ça nous coûte ?

6 170 000 Euros.

C'est le coût annuel de la dette. Malgré cette charge qui pèse trop lourdement sur le budget de notre ville, notre endettement global dépasse encore les 51 millions d'euros. Cette politique financière basée pour l'essentiel sur un recours massif et excessif à l'emprunt se traduit notamment, par un plan d'austérité pour les associations qui voient leurs subventions gelées, diminuées ou pire supprimées.

Nous avions donc raison d'alerter les Déodatiens sur cette politique budgétaire menée par C. Pierret qui laisse à nos enfants le poids d'une dette supérieure de plus de 50% à la moyenne des villes de même taille.


Sont-ils solidaires des Déodatiens ?

Nous vous avions laissé une semaine de réflexion et de recherche pour connaître le lieu de résidence de J. Fresse, adjointe aux privilèges durables.

Réponse : Hé oui ! Comme C. Pierret, R. Gbedey et P. Leroy, elle n'habite pas à Saint-Dié. Résidant à Saint-Michel-sur-Meurthe, elle échappera elle aussi à l'augmentation de 18.13 % de la taxe d'habitation. Mais sont-ils les seuls ?

Nous vous proposons de réfléchir sur le domicile de Mme Fève-Chobaut, adjointe aux expulsions [1].

Réponse la semaine prochaine dans L'Echo des Vosges.


[1] Mme Fève-Chobaut a procédé à l'expulsion du comité des fêtes hors de son local.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

08/12/2009

TLPE (taxe locale sur la publicité extérieure) : ce qu'il en est vraiment

Ci-dessous, la fiche d'information que nous avons distribuée aux commerçants de Saint-Dié :


Les Elus de l'Opposition municipale vous informent


Madame, Monsieur,


Afin de compléter votre information sur La Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE), nous vous prions de trouver ci-dessous des précisions à la lettre envoyée pour le compte de M. le Maire par Mme FRESSE, adjointe déléguée.

Les trois taxes locales sur la publicité (taxe sur la publicité frappant les affiches, réclames et enseignes lumineuses, taxe sur les emplacements publicitaires fixes et taxe sur les véhicules publicitaires) sont remplacées par une taxe unique, dénommée Taxe Locale sur la Publicité Extérieure.

Ce nouveau dispositif résulte de l'article 171 de la loi de modernisation de l'économie.

Contrairement aux sous-entendus du courrier que vous avez reçu de la mairie, c'est une taxe facultative : Les communes ne sont pas obligées de taxer la publicité présente sur leur territoire.

Pour l'instituer, le conseil municipal doit prendre une délibération avant le 1er juillet de l'année N pour qu'elle soit applicable l'année N+1.

Si une commune (c'est le cas de notre ville), percevant déjà en 2008 une taxe sur la publicité, ne veut pas percevoir la TLPE, elle doit délibérer pour que cette substitution ne s'effectue pas et, dans ce cas, la publicité ne fera l'objet d'aucune taxation sur le territoire communal.

En l'absence de délibération de la commune, la TLPE s'appliquera automatiquement, sur la base du tarif de référence de droit commun.

En revanche, la commune doit délibérer si, outre l'institution de la TLPE, elle souhaite calculer elle-même son tarif de référence (qui peut donc être inférieur à celui qui vous est imposé).

Voici des précisions que nous estimons utiles à votre réflexion sur cette nouvelle taxe qui risque encore de pénaliser le commerce déodatien, lequel souffre déjà d'une imposition que nous estimons démesurée.


Pour le groupe Divers-Droite

Nathalie MANDRA

Avec Françoise LEGRAND, Vincent BENOIT et Michel BOULET.


Pour le groupe Union Pour Saint-Dié (U.P.S.)

Serge VINCENT

Avec Francine WALTER, Jean- Louis BOURDON et Ramata BA.