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07/10/2015

Restauration scolaire : la position d'Union Pour Saint-Dié

Depuis plusieurs mois, les repas proposés par la restauration scolaire sont au cœur d’un débat national.

Cet été, le député UDI Yves Jégo a repris une idée de François Bayrou en proposant de généraliser la possibilité de choisir entre un menu végétarien et un menu comprenant de la viande.

Dans ce contexte, quelle est la position d’UPS sur ce sujet d’actualité ?

Il faut d’abord préciser que la restauration scolaire constitue un « service public facultatif » et qu’aucune obligation ne contraint les communes en matière de menus. Les collectivités peuvent donc l’organiser librement mais en respectant les impératifs du service public.

Pour notre part, nous tenons fermement au principe de Laïcité, inscrit dans la loi de 1905 mais aussi dans celle de 2004 qui interdit toute manifestation ostentatoire d’une appartenance religieuse au sein des écoles de la République.

Pour UPS, l’État et les collectivités doivent, aujourd’hui plus que jamais, rester neutres et ne pas céder aux demandes allant à l’encontre de nos valeurs républicaines.

Aussi, nous estimons que notre ville doit proposer un choix entre, d’une part, un menu comprenant de la viande ou du poisson et, d’autre part, un menu végétarien complet et équilibré.

L’École de la République ne doit laisser aucun enfant sur le bord de la route. C’est une question d’éthique, de justice et d’égalité des chances. A l’opposé des positions dogmatiques, la liberté de choisir entre deux repas consacre le principe du libre arbitre : tout le monde peut s’y retrouver et contribuer, ainsi, au « vivre ensemble ».

09/12/2011

Tribune du groupe Union Pour Saint-Dié (UPS) dans L'Echo des Vosges du 02/12/11

Liberté, Egalité, Fraternité … Laïcité

Publiée le 18/11 en page d’accueil du site de la ville, une vidéo présente le « monsieur communication » de la mairie, qui interroge l’évêque de Saint-Dié sur l’ « engagement des citoyens dans la religion ». En septembre, le magazine mensuel de la municipalité (n°33, p.34) invitait à « fêter la fin du ramadan », tandis que le maire faisait voter par le conseil municipal une importante subvention à une association israélite.

Nous sommes bien entendu sensibles à la question du dialogue interreligieux ou à la place du patrimoine cultuel dans notre cité. Nous sommes heureux que les Déodatiens, dans la diversité de leurs croyances, puissent mener librement leurs quêtes spirituelles et pratiquer leurs cultes dans les meilleures conditions possibles.

Mais les manifestations de la foi appartiennent à la sphère privée et doivent ainsi rester à l’abri des interventions politiques.

En tant que citoyens préoccupés par les événements nationaux et internationaux de ces derniers mois, mais aussi en tant qu’élus républicains, nous réaffirmons notre attachement à la Laïcité.

Seul le respect de cette valeur de la République permet de concilier, en toute impartialité et sans ambiguïté, liberté de culte et neutralité de la sphère publique. En tant que femmes et hommes politiques responsables, nous préférons rassembler les Déodatiens au-delà de leurs différences religieuses, sans favoritisme, ni communautarisme, ni mélange des genres.

Cet engagement pour la Laïcité est un impératif démocratique.

laïcité,république,liberté,démocratie,jaurès« Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. Qu’est-ce que la démocratie ? Royer-Collard […] en a donné la définition décisive : « La démocratie n’est autre chose que l’égalité des droits. » Or, il n’y a pas égalité des droits si l’attachement de tel ou tel citoyen à telle ou telle croyance, à telle ou telle religion, est pour lui une cause de privilège ou une cause de disgrâce. Dans aucun des actes de la vie civile, politique ou sociale, la démocratie ne fait intervenir, légalement, la question religieuse. Elle respecte, elle assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale. »

Jean Jaurès (discours du 30 juillet 1904)

 

Ramata BA, Catherine SAINT-DIZIER, Francine WALTER, Jean Louis BOURDON, Sébastien ROCHOTTE et Serge VINCENT

08:05 Publié dans Défense de la démocratie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : laïcité, république, liberté, démocratie, jaurès | | |  Facebook