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22/02/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 19 février

Conseil municipal du 5 février : pourquoi nous avons voté CONTRE « Nova America »


Un projet démesuré qui risque le flop

C. Pierret assure qu'il y a un public pour un tel équipement. Ce type d'argument avait justifié l'achat de l'immeuble de la Banque de France pour y aménager un hôtel-restaurant haut-de-gamme qui semble être tombé à l'eau ...

Pour Nova America, C. Pierret compte sur « 300 000 à 350 000 entrées par an », soit environ 1000 clients par jour !

Dans notre programme de 2008, nous proposions la construction d'une piscine à vocation scolaire et sportive. Celle-ci aurait offert un véritable service public avec des tarifs adaptés au pouvoir d'achat des Déodatiens.

 

Un contrat sans bouée de sauvetage

Le contrat choisi par la municipalité est un Partenariat Public Privé (PPP) qui consiste à céder à un financier la conception, la construction, la maintenance et la gestion d'un équipement.

Avec ce PPP, la mairie « perd la main » au profit d'entreprises privées qui chercheront évidemment à optimiser leurs bénéfices.

L'expérience malheureuse du parking souterrain de la place du marché nous a appris à être très prudents avec les investisseurs privés. Après quelques mois d'exploitation, la ville a dû emprunter pour racheter ce parking. Les profits à court terme étaient-ils à la hauteur des promesses ?

En tout cas, il y a aujourd'hui une certitude : ce sont les contribuables déodatiens qui paient.

Nous craignons que ce PPP de Nova America aboutisse au même résultat.

 

Un coût qui risque de nous faire boire la tasse

Le rapport des cabinets d'audit présenté au conseil municipal prévoit un coût annuel de plus de 1 500 000 euros, et cela pendant 20 ans. Ce sont les contribuables déodatiens qui paieront encore.

Ce montant, que l'on pourrait considérer comme une estimation a minima, représente déjà plus de 3 fois celui de l'actuelle piscine municipale, pour des prestations discutables : par exemple, le nouveau bassin aura la même longueur que l'ancien (25 mètres).

Sans parler de la situation financière de notre ville, nous estimons que cette dépense est bien excessive au regard des impôts et taxes qui pèsent déjà trop lourdement sur le budget des familles déodatiennes.


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA.

11/01/2010

Notre tribune dans L'Echo des Vosges du 8 janvier

Bus urbains : des tarifs qui augmentent, des services qui diminuent !

Dans « Notre St-Dié-des-Vosges »  les Déodatiens découvrent la nouvelle organisation des transports urbains. La municipalité fait de l'autosatisfaction en qualifiant ce service « d'exceptionnel pour une ville de l'importance » de St-Dié.

Suite à la grogne des usagers des quartiers de Saint-Roch et de L'Orme, des arrêts, initialement supprimés  dans le  projet de cet automne, ont été rétablis.

Mais, le tarif d'un billet passe de 0,75 euros à  0,85 euros soit une augmentation de plus de 13%.

Malgré cette forte hausse, injuste pour les Déodatiens qui souffrent si durement de la crise, le service public, ou du moins ce qu'il en reste, est encore diminué.

Ainsi, contrairement à ce qui est annoncé, la fréquence de passage de la ligne 1, seule vraie ligne du réseau urbain, est fortement réduite (3 passages à l'heure au lieu de 4 et l'interruption sur l'heure de midi est allongée).

Le comparatif qui est fait avec Nancy n'est pas flatteur pour notre ville. Si le prix à Nancy est de 1,20 euros, l'usager nancéien bénéficie d'une offre de transport qui n'a rien de comparable : nombre et longueur des lignes de bus, tram, circulation en soirée, le week-end et les jours fériés. De plus, avec un même billet, il est possible de faire plusieurs voyages, y compris un aller et retour (validité du billet de 1 heure).

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Le marché de l'avant-Noël

Un marché de Noël qui ferme ses chalets le 20 décembre, il fallait y penser...la ville de Saint-Dié l'a réalisé !

Une commission mise en place par la municipalité avait pourtant travaillé sur ce qui devait être l'évènement de cette fin d'année 2009. Mais il faut reconnaître que le marché de Noël made-in Saint-Dié-des-Vosges n'a pas attiré la foule de touristes escomptée et sa fermeture à 5 jours de Noël est une grossière erreur.

Même P. Cochet, adjoint au maire, chargé de l'animation du centre ville et organisateur reconnaît l'échec de cette manifestation pourtant très attendue. Dans les colonnes de Vosges-Matin du 27 décembre, l'adjoint au maire déclare à propos de la fermeture prématurée du marché : « Maintenant, c'est vrai qu'il faudrait pouvoir ouvrir une semaine de plus... Moi, j'ai des clients qui sont arrivés juste avant Noël et qui vont tomber sur des chalets fermés au centre ville ». (P. Cochet est aussi le directeur du village-vacances Cap France à La Bolle).

Ne pas copier l'Alsace, c'était sans doute le mot d'ordre des organisateurs, ils peuvent être rassurés : Riquewihr, Kaysersberg, Neuf-Brisach, n'ont pas eu à supporter la concurrence déodatienne.

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Combien ça nous coûte ?

200 000 euros

C'est le montant des dépenses prévues en 2009 pour le parking du marché.

Le groupe Vinci qui avait construit ce parking,  l'a très rapidement revendu à la ville. Lors de cette transaction, C. Pierret avait affirmé qu'il ne coûterait rien aux Déodatiens. Encore une promesse qui n'est pas tenue !


Serge VINCENT, Francine WALTER, Jean-Louis BOURDON et Ramata BA